Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
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(judah) don't ever let it end

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poisoned soul

MessageSujet: (judah) don't ever let it end Dim 21 Juin - 15:03

don't ever let it end
ft. vega & juddah
Les années d’errance. Les années à jouer des jeux dont elle ne se lasse pas. Cadavre qu’elle sème. Tourment qu’elle pose et les masques qu’elle porte sur son faciès. Le monde qui ne se ressemble plus, qui se fane pour se transformer et les costumes qui se font moins aisés à manipuler. Peut-être la lassitude de jouer des rôles, sauf avec lui. Sauf eux. Les deux dont elle ne se lasse pas. L’enfant qu’elle aime faire ployer, peu importe le masque et le père qu’elle admire.
Les oeuvres qu’elle connaît, les noms, les scènes, les poses et le temps qu’elle passe à lécher les coups de pinceau du regard. Elle reconnaît le talent, peu importe le temps, le nom employé et l’endroit. Elle sait les œuvres et la différence dans son art à lui. Cet art qu’elle transforme en fresque vivante, cadavre qu’elle pose pour lui faire honneur avant de fuir, de filer vers un autre endroit pour continuer les carnages, les jeux. Les mises en scène qu’elle recommence, son art à elle. Elle qui admire les œuvres depuis des siècles, elle place, elle décore, elle pose les victimes de ses envies de beauté. Esthétisme dont elle ne se lasse pas.

Les doigts qui caressent la peau froide. Le cadavre exempt de carmin. Elle place le corps, les vêtements qu’elle a cherchés avant de s’adonner à retirer la vie, à mettre en scène. Une toile qui lui appartient. Un honneur qu’elle fait de temps en temps. Parce qu’elle aime le talent. Parce qu’elle aime les idées. Parce qu’elle crève de l’attention. Vega qui aime être désirée, ces jeux qu’elle accumule et les préférences qu’elle démontre. Pour ce petit humain nouvellement rencontré et ces vampires étroitement liés. Un jeu dangereux, mais qu’importe. Marie-Madelaine en extase. La toile recopiée et calquée à la réalité. Elle ne sait plus. Elle a perdu la trace pendant un moment, mais elle sème les corps pour qu’il revienne à elle. Pour qu’elle puisse avoir son attention tant désirée au fil des siècles.
La femme qu’elle positionne. Le corps qu’elle manipule et la position qu’elle retrouve. Les cheveux. La moindre parcelle, le moindre détail qu’elle tente de rendre identique. Les traits de pinceaux ancrés au fond de la mémoire. Quelques fois où elle aurait pu se faire prendre. Quelques fois ou elle aurait pu croiser la route du peintre, mais qu’elle a fini par filer, s’éclipser avant de la rencontre, de le croiser. L’attention qu’elle désire, sans la confrontation. Une façon de démontrer l’admiration. Trop de sentiments qui se mélangent. Trop de sensations qui se percutent.
Le cadavre de la femme qu’elle finit par placer. La victime qu’elle a choisie, pour les traits qui ressemblent étrangement à ceux de la toile. Pour la forme du corps qui rappelle les rondeurs des temps anciens. Pas comme les femmes sans formes. Pas comme les femmes actuelles.  Quelques pas qu’elle imprime dans le sol pour s’éloigner de la scène. Peu importe s’il est dans cette ville, il finira par en avoir les échos. Les technologiques actuelle qui permet de savoir le monde sans s’y trouver. Ce besoin de saisir le moindre détail, de sentir l’essence de la toile se percuter avec la réalité. L’œuvre qu’elle observe de loin, la toile qu’elle garde en mémoire et les derniers défauts qu’elle tente d’ajuster. Ce besoin de perfection. Ce besoin qu’il reconnaisse la copie de son talent.
Le remercier pour avoir fait de cet homme un vampire. L’admirer pour ses œuvres, dont Mircea. Petit jouet dont elle ne se lasse pas. Guerrier qu’elle a rencontré avant qu’il ne soit transformé. Fascination et admiration dont elle ne se détache pas. Elle joue avec le feu. Encore. Elle qui se rapproche des deux. Elle qui tente d'avoir l'attention du père comme de l'enfant. La gourmandise. Elle n’aime pas créer d’autres comme elle. Un seul enfant. Une seule connerie. Pas plus.

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poisoned soul

MessageSujet: Re: (judah) don't ever let it end Lun 22 Juin - 20:30



Mistress of the
Art of Death

Vega & Judah


Délicate essence. Exquis parfait qui embaumait un air de dérive, mélange savant d'une existence décomposée et d'une désolation organisée. Sous le ramdam de la houle arpentée par la jeunesse désœuvrée, se dessinait l'ombre grandissante d'un délicieux danger. Fauve égaré sur une plage de ciment égrainé, il se laissait un instant bercé par la mélopée envoûtante d'un ressac meurtrier, se demandant l'espace de quelques secondes écoulées si les corps de ces abandonnés finissaient parfois par s'échouer sur la grève. Il imaginait alors les visage désœuvré et les yeux révulsés de d’égout des témoins affligé, et éprouvait davantage de satisfaction en laissant son imaginaire esquissé le visage boursouflé de ces pitoyables noyés. Indésirable Ophélie multipliée par la bêtises de ces cadors en goguette, avides de se mettre en danger pour éprouver le besoin de vivre, et plus encore de se sentir vivant. Si seulement ils savaient. Si seulement il pouvait ressentir, le temps d'un instant précaire, ce dont il manquerait sous la malédiction du spectre de la mort. Lui, de tout cela, il connaissait tout, et déjà s'échappait aux relents mortels d'une houle décharnée, suivant à la lettre les coordonnées d'une invitation qu'il ne pouvait refuser.

Il marquait alors chacun de ses pas d'une lente ascension, narguant l'avide observateur et hôte d'un sinistre chantier d'une attente alanguie. Il était là, en territoire non conquis par sa personne, mais assurément formaté pour son œuvre, et sur les landes désespérées de ces terres excommuniées de toute existence active, il sentait grandir le regard que l'on portait sur lui, ainsi grandissait en lui l'orgueil d'un savoir reconnu. Non pas qu'il n'était pas déjà enorgueilli d'un talent inné pour une peinture aux accès aussi morbides que sinistres, mais il était pour cette fois, et ce depuis quelques siècles déjà, enchanté de se sentir convier par des voies impénétrables à un tableau fait de splendeurs. Merveilleuses copies faites d'autant de corps rutilants que de vie arrachée.  Un pas. Un pas de plus sans le savoir, mené par le bout du nez, guidé par l'instinct, à peine plus qu'une carte dessinée au creux d'un esprit pour l'inciter à prendre ce chemin plutôt qu'un autre. La porte grinçait sous la pression qu'il exerçait sur sa poignée décomposée, et sans la moindre hésitation il pénétrait un autre monde.

Peinture habile. Trait de pinceau certain qui dessinait la mort dans sa plus terrible passion, et comme un enfant il goûtait au plaisir de voir ainsi accroché son œuvre comme un satisfecit.  Souriant face aux menus détails d'un Martirio di sant'Orsola parfaitement réalisé. Émerveillé, il ne pouvait s'empêcher d'applaudir face à tant de splendeurs encore inconnues d'un public trop peu regardant. « Brava ! Bravissima. », laissait-il couler sur le bord de ses lèvres dans un italien qui lui était jadis si commun.  Entrant sur scène comme un protagoniste inattendu, il venait regarder de près le corps, caressant du bout des doigts la joue de la figure de la sainte martyre drapée de ses voiles carmins. Il y avait une lueur presque amoureuse au fond de ses prunelles azurées, et il se sentait comme hypnotisé par cet art qui était le sien sans l'être vraiment, appropriation subtile de son imaginaire pour en faire une scène digne d'une remarquable réalité.

Une profonde inspiration et il se chargeait du parfum de l'artiste. Une seconde, inutile, lui rappelait chacune de ces autres scénettes qu'il avait eu le loisir de découvrir tout au long de la courte existence de ce maître de la scénarisation. Néanmoins, il se gargarisait d'une proximité qu'il n'aurait jamais pu jusqu'alors espéré, et se permettait un rire gutturale qui emplissait l'espace demeurant de sa présence. « Il vous aura fallu du temps avant de vous dévoiler. », rajoutait-il une fois son calme recouvré et son hilarité oubliée, charmante prévenance pour cette autre créature tapie dans l'ombre.
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MessageSujet: Re: (judah) don't ever let it end Lun 22 Juin - 23:58

don't ever let it end
ft. vega & juddah
Les applaudissements qui résonnent contre les murs alors qu’elle contemple son œuvre de loin. Elle n’imagine pas. Elle se contente de recopier, de plagier pour lui faire honneur. Lui l’artiste et elle qui rend hommage. Rien de plus. Elle qui fuit depuis des années, qui ne se montre jamais à son regard pour le voir s’approcher, pour savoir qu’il lorgne sur les scènes qu’elle aime placer. Avide du monde détails. Avide de perfection. « Brava ! Bravissima. » La voix qui résonne. La voix masculine et le regard qu’elle porte sur lui. Lui qui s’approche. Elle qui n’a jamais eu le loisir de le voir observer, de le voir lorgner de près, regarder les détails. Elle le laisse s’approcher. Elle le laisser observer la représentation en réel de son art à lui, des images qu’il a fait naître. Elle. Elle qui ne fait que des copies. Pour lui. Pour montrer qu’elle sait apprécier son talent.
Elle n’a pas eu le temps de fuir. Pas cette fois. Elle ne le pensait pas si près. Pas dans la même ville. Pas maintenant. Elle a perdu la trace pendant quelque temps, elle espérait la retrouver en semant une scène, en posant un indice. Il était trop près. Plus qu’elle n’aurait pu le penser.

« Il vous aura fallu du temps avant de vous dévoiler. » Elle ne bouge pas. Encore dans l’ombre. Elle n’a pas eu le temps de prendre un costume, de poser un masque, de faire semblant. Vega à nue. Le visage découvert. Elle, sans artifices. Elle ne bouge pas, se contente du silence. Prise au piège. Le petit jeu qui prend fin. Elle se confronte au maître. « Je n’avais pas prévu de le faire ce soir. Une erreur de parcours.» La voix féminine qui se fait entendre et elle se décide à sortir de l’ombre, à ne plus être spectatrice et revenir dans le décor qu’elle vient de terminer, de recréer.
Les tissus volages qui filent contre les formes voluptueuses. La robe satinée d’une teinte claire, le blanc d’ivoire qui coule contre la peau rosée. Le sang humain qui palpite dans ses veines et qui donne un semblant de vie à sa peau. Chevelure dorée qui coule contre l’épiderme glacé et les pas qu’elle imprime contre le sol pour se rapprocher. Le regard qu’elle croise pour la première fois, mais la distance qu’elle garde. Elle. De l’autre côté des cadavres, qui observe. Qui attend. « Je ne vous pensais pas à Budapest. J’ai perdu la trace. C’était pour la retrouver, je ne vous pensais pas si près.» Souffle. La blonde mise à nue. La vampire prise au piège dans ce jeu qu’elle tisse depuis des années. Elle ne s’approche pas. Elle reste de l’autre côté. Elle observe de loin. Elle observe en vrai. Le visage qu’elle a pu voir de loin, sans jamais le contempler de près, en vrai. Vega, elle n’aime pas perdre le contrôle. Elle n’aime pas mettre fin au jeu.
Elle qui convoite. Elle qui s’amuse. Les faiblesses qu’elle refoule. Les défauts qu’elle n’assume pas. Avide de contrôle. Elle n’aime pas se faire prendre, se faire surprendre. Le jeu brisé. Le visage qu’il peut enfin voir. Elle. Elle qui se cache dans l’ombre, qui attire l’attention. De lui. De son fils. Les deux qu’elle convoite avec une fascination foncièrement différente. Un pas. Elle s’approche de la femme. Elle s’approche de lui. La promiscuité qui se dessine, mais l’œuvre qui les sépare encore.
Les lèvres s’étirent en un sourire. Elle ne joue plus. Pas le même jeu. Il faut qu’elle s’adapte. Les doigts qui filent contre le visage de la femme, contre le cadavre parfaitement positionné, la peau opaline. « Je ne fais que reproduire vos toiles. Je n’ai pas de mérite. Je n’ai pas l’imagination, je ne fais qu’exécuter. Que vous rendre un hommage.» Haussement d’épaules. Elle sait apprécier l’art. Elle aime l’art. Ce qu’elle ne partage pas. Jamais. Personne ne sait. Ils ne connaissent que les masques et les rôles qu’elle endosse. Les semblants. Ils ne savent pas la vraie Vega, les passions qui l’animent, les talents qu’elle possède. Les instruments qu’elle maîtrise, l’art qu’elle admire. Pas de masque ce soir. Pas avec lui.
Les doigts qui se retirent du cadavre. Son regard qu’elle finit reposer sur celui du vampire. Les traits délicieux. Les traits qu’elle dessine du regard.

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MessageSujet: Re: (judah) don't ever let it end Mar 23 Juin - 16:32



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Art of Death

Vega & Judah


Comme un charme, un sortilège sortie des pensées les plus tortueuses d'une fée maléfique, presque un savant mélange des venins les plus toxiques qui embaumé un air devenu sacré. Extatique sensation qui parcourait son corps en entier, le noyant dans un océan de myrrhe et d'ambroisie qui lui laissait miroiter toutes les pommes d'or d'une déesse nourricière. Tout n'était que paradis. Vision édénique d'un univers macabre où le suaire mortuaire recouvrait le sol de feuilles jaunies par le temps, rendant toujours grâce au visage dévot d'une femme sacrifiée sur l'autel de la beauté. Perfection palpable dont il se nourrissait avec autant de cette gloire que nombreux auraient prise pour de l'infamie. Satisfaction personnelle à cette vue, il commençait à comprendre ce qu'était le vertige que suscitait ses œuvres au travers des musées qui, toujours et à jamais, exposaient ses œuvres comme des trésors nationaux. Tourments infernaux qu'il suscitait à force d'une mort qui n'en était pas une et d'un renouveau artistique qui sans cesse se faisait sentir. Expositions sur expositions. A peine couvert d'un regard envieux et d'une critique dithyrambique au sujet de celui qui, décennie après décennie, fuyait la lumière pour habiter l'ombre et plonger ces autres dans la déroute.

L'ivresse de l'instant s'évanouissait pourtant déjà tandis que résonnait dans la demeure abandonnée une voix consumait de féminité. Il résistait à l'envie de la chercher du regard cette muse dantesque qui le remplissait d'un désir sourd, et les battements moribonds d'un cœur desséché ne faisait aucun doute quant à la nature de cette hôtesse tant attendue. « Une erreur peut devenir exacte selon que celui qui l'a commise s'est trompé ou non.  », murmurait-il entre ses dents, comme une évidence nimbée de mystère. La caresse suspendue de ces doigts sur la peau d'ivoire, il se permettait enfin de dévoiler à ses yeux le secrets tant gardé. « Je ne peux donc que penser que votre erreur ne m'est que justice. », il dardait sur elle, créature lunaire nymphe et muse à la fois, divine Aphrodite à la sauvagerie d'Artémis, un regard plein d'un désir trop longtemps gardé enfermé. Il était parfois étrange de voir que la passion pour l'art de Judah s'entremêlait étroitement à ces passions physique, et cette femme, sans le savoir, avait éveillé en lui, des siècles plus tôt déjà, la volonté inébranlable de la posséder. Besoin physique de s'octroyer l'empire de ses sens sur l'ardeur de l'exuvie qui était la sienne.

Néanmoins, habité soudainement d'un semblant d'humanité, il ravalait la sauvagerie de ses sensation pour arborer un simple sourire. Cruel et infantile, pourtant habité d'une douceur à l'égard de cette créature. Qui aurait pu croire qu'un peu de flatterie et plus encore de flagornerie arriveraient à dompter, le temps d'un court instant, la bête tapie sous l'amas de ses chairs. « L’œuvre est en elle-même une copie fidèle, celle de la pensée. La copie est en elle-même une œuvre, celle qui a été pensée. », il reculait d'un pas, se mettant à la hauteur de la nouvelle artiste, passant d'elle à l’œuvre, laissant entrevoir la perspective de ses pensées au cours de ces échanges presque langoureux. « Était-ce, néanmoins, un besoin de me rendre hommage, ou un moyen de vous attirer mes faveurs ?! », et voilà que se brisait l'ondine sur le roc de ses paroles. Judah n'était pas fait pour les mièvreries, et jamais ses douceurs offertes ne duraient longtemps en sa compagnie. Rien que de la poussière jetée aux vents. Rien que des brisures d'os roulant dans la tempête. « Votre parfum est exquis, et il ne l'est que plus quand il se mêle aux exhalaison de mon adorable infant. », accusation juste, arrivée à point nommer, il tourne vers elle un regard rieur qui n'en laissait pas moins penser que ces allures, jusqu'alors amicales, pouvaient être d'une ambivalence mortelle.
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(judah) don't ever let it end

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