Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
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Love is just a Game _ Judah

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poisoned soul

MessageSujet: Love is just a Game _ Judah Mar 28 Juil - 6:35



Love is just a Game
So is death.


Son regard était plongé dans un tableau. Cela faisait déjà quelques heures qu’elle profitait de la nocturne du musée. Elle aimait ces endroits, un peu sombre, très silencieux, remplies des richesses du passé, témoins des horreurs de l’histoire. La sculpture lui parlait peu, elle ne voyait rien d’autre dedans qu’une beauté inexplicable. Mais les objets du passé, ceux qui appartenaient a des civilisations disparues, a des cultures qu’elle avait connues et embrassées, et les tableaux, témoins éternels d’un visage, d’un lieu ou d’une scène, tout ca arrivaient a lui faire ressentir quelque chose, proche de l’émotion. Elle se savait immortalisée sur toiles dans quelques musées du monde, mais l’œuvre sur laquelle elle s’était attardée ne la représentait pas, loin de là. Et pourtant, plus elle plongeait les yeux dedans, plus des souvenirs du passé lui revenait en tête. Elle ne pensait pas à un lieu, elle ne pensait pas un objet qu’elle reconnaissait… Non… Elle pensait à son créateur, la seule personne qui avait réussi à lui briser le cœur en un million de pièce, avant de le réparer, pièce par pièce, afin de pouvoir les briser plus encore. Mais ce cœur, aussi brisé et haineux qu’il était, lui appartenait, et s’il pouvait battre, il ne battrait que pour lui. Encore maintenant, après presque un millénaire et demi. Elle l’avait détruit, ce qui l’avait en retour, presque détruite. Mais il n’était plus la pour la hanter, pour la torturer et l’achever. Chaque nuit de plus sans lui était une bénédiction. Une bénédiction incroyablement douloureuse, mais cela restait une bénédiction. Et ce tableau, cette pièce sublime de noirceur, lui faisait voir ce monstre à ses côtés. Elle pouvait presque sentir sa main se glisser sur son cou, à travers ses cheveux, comme il avait l’habitude de le faire. Elle frissonna avant de pencher la tête légèrement sur la droite, essayant d’admirer la brillance des détails, avec un peu plus de profondeur. Elle ne put se concentrer bien longtemps. La poche de sa veste en cuir s’était mise à vibrer. Un rapide coup d’œil à l’écran lui indiqua qui l’appelait.


    Oui mon cœur ? Non pas la peine de m’attendre, je rentrerai tard ce soir.


Elle avait raccroché sans un mot de plus. Ils n’avaient pas besoin de plus. La relation qui unissait un créateur et sa progéniture avait des avantages. Il irait chasser seul ce soir, elle était trop occupée, l’esprit trop ailleurs pour aller chasser une nourriture qui ne l’amusait guère. Elle se savait a problèmes, elle avait donc essayé de ne pas passer son amour pour les enfants a sa progéniture qu’elle aimait autant qu’elle s’aimait elle même.
Cet appel l’avait distrait, sortie de ses pensées, et elle n’avait plus envie de se concentrer sur ce tableau. Alors elle avança dans la galerie, essayant d’ignorer la bizarre impression que chaque nouvelle œuvre lui donnait. Elle était presque sortie de la pièce lorsqu’elle du s’arrêter et faire demi tour vers le dernier tableau. Il n’était pas le plus grand, il était même un des plus petits, mais de tout ce qu’elle avait vu, en plus de mille six cent ans d’existence, jamais rien ne l’avait autant marquée. Elle essuya rapidement, du revers de la main, une larme de sang qui menaçait de couler sur sa joue. Elle savait que c’était impossible. Oh oui, Valdís le savait parfaitement, mais elle avait l’impression de s’observer. Chaque ligne, chaque courbe, chaque détail, allant jusqu'à la cicatrice qui courrait sur sa cuisse droite, de cette femme aux cheveux de feu qui se faisait torturer à jamais, la représentait. Son esprit lui jouait des tours, elle imaginait ce qu’elle voulait. Il fallait qu’elle parte, qu’elle change de galerie. Elle recula donc de quelques pas, manquant de rentrer dans un autre contemplateur.


    Oh… Pardon…

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poisoned soul

MessageSujet: Re: Love is just a Game _ Judah Dim 16 Aoû - 9:05



Love is just a Game
So is death.


Curieuse sensation que celle du manque. Insidieux sentiment qui s'infiltre sous la chairs et remonte le long des veines pour mourir dans le frisson qui parcourt l'échine. Vague infernale, déferlante de passions qui font frémir jusqu'aux plus puissant. Ébranlé jusque dans ses os, il observe la nuit à peine levée sur le soleil déclinant, goûtant aux dernières chaleurs d'une journée achevée, comme pour ne jamais oublié ce à quoi il devrait à jamais échapper.  Invraisemblable attirance qui s'éveille, faisant bouillir le sang des morts au travers de son corps, faisant monter en flèche un désir qu'il pensait jusqu'alors avoir fait taire. Caprice d'un destin qui le fait tourner et virer au creux de sa demeure, lion en cage qui se veut enragé à la seule penser que le moment est enfin venu de venir combler les manques dont il ne connaît que trop bien les causes. Évidences auxquelles il ne peut échapper, alignements des faits dans une parfaite vraisemblance qui lui laisse à penser que le rejet d'un infant à refait jaillir le besoin d'un autre.

Cela fait si longtemps qu'il n'a pas ressenti sa présence qu'il se sent enivré par l'idée de la retrouver. Avalé par le besoin de revoir l'éclat de sa terrible présence, de recoller à sa vengeresse personnalité. Il s'abreuve des souvenirs naguère moribonds qui emplissent son cœur d'autant de rancœur que de fierté. Fille digne de son père qu'il se surprend à vouloir de nouveau vouloir marquer de ses quelques bons sentiments, infâme torture qui vrille au travers de ses reins jusqu'à mourir sur le bord de ses lèvres. Humectation de ce sourire carnassier tandis que se met en branle le corps irrémédiablement attiré par ce besoin outrancier de revenir poser sa griffe sur l'enfant perdue, crochet acéré qui se resserre lentement avec perfidie.

Lente ascension au cœur d'une ville qui s'anime de quelques fêtards dont l'hystérie s'éveille sous la soubresauts de leurs vices. Jeunesse perdue dans un monde aux aboies, chute vertigineuse de l'humanité dans les tréfonds de sa perversion. Il s'en amuse, et jamais son sourire ne le quitte tandis que se chantent mille et un airs grandiloquents en son esprit guilleret. L'impatience au cœur, il suit les notes qui se dessinent et donnent à sa démarche une impression de légèreté plus palpable qu'à son habitude. Voltent autour de lui les pans sombres de son manteau vieillissant qui, pourtant, ne semble en rien souffrir du poids des années. Image immuable d'une créature sans âge qui se meut dans un monde qui n'est plus le sien sans pour autant qu'il en soit étranger.

Se dessine alors les marches qui ne lui sont pas inconnues, et dans les sombres lueurs d'une nuit éclairée s'ouvre le musée dont il a si peu de fois foulé les marbres alors que sa présence y semble à jamais encrée. Partout s'annonce l’événement nocturne, l'ouverture à la culture que la jeunesse fuit pour l’ivresse des nuits, et l'émotion des rares badauds qui envahissent les lieux emplie les couloir d'un vent de mysticisme. Ses pas résonnent dans le vide, son regard ne s'attarde pas sur les toiles dont il connaît déjà les profondeurs, et se contente de humer l'air, profondément, chargeant ses poumons inutiles d'un air qui porte sa trace. Esprit du père, du bourreau, et plus encore du chasseur qui s'éveille sous la pupille dilatée de ses envies chargées de perfidies. Il se gausse dans l'ombre tandis que se dessinent les courbes d'une féminité dont il se remémore les rondeurs sans grand mal, et s'avance. Furtif. Fauve aux airs exquis, il se plante là, juste derrière elle sans qu'aucune respiration ne puisse trahir sa présence incarnée par la mort en son esprit.

Vide qu'il vient a comblé tandis qu'elle vient se heurter à lui. Il se soustrait à son regard, habile manœuvre qui maintient le temps d'un instant le voile de mystère. Elle s'excuse. Il ne répond rien. S'avance juste vers les tableaux dont il n'a pas le moindre à se rappeler l'auteur puisqu'il n'est autre que lui, mais il se sent surpris de la retrouver elle plantée face à ceux-ci. Nombreux sont ceux qui portent la marque et sont le vestige des années idylliques, nombreux portent la marque de ses infants perdus dans les vicissitudes de leurs existences oscillante d'une passivité forte d'agressions. Ses yeux passent d'une esquisse à une autre, tendent à juger ce que le temps lui a retiré et finissent par s'égarer dans les boucles rousses qu'il aura longtemps chassé de son esprit pour elle autant que pour sa propre sauvegarde. « Il est curieux de voir que le temps n'a en rien endommagé l'image. », lâche-t-il finalement de cette voix aux accents charmants, issus d'un autre temps, d'un autre peuple, d'une autre histoire. Il se retourne alors, passant du portrait à la réalité dont la beauté n'a jamais été mieux représentée. « T'ai-je manqué ? », argue-t-il dans un sourire qui barre son visage, coupé dans les chairs de ses joues. Relents nauséabonds de ces jeux dans lesquels il se perd et se complet. « Parce qu'à moi, tu m'as manqué. », conclue-t-il d'un air qui semblerait à quiconque menaçant. Annonciateurs de sombres présages.
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poisoned soul

MessageSujet: Re: Love is just a Game _ Judah Mar 25 Aoû - 9:57



Love is just a Game
So is death.


Elle avait senti un corps contre le sien, elle savait qu’elle avait percuté quelqu’un dans son état de stupeur. Elle avait aussi senti que ce n’était pas un humain. Non cette personne était un membre de la race supérieure des vampires. Elle ne s’était donc pas étonnée de ne pas l’avoir sentit plus tôt. Ce qui l’étonna, ou qui plutôt aurait du l’étonner si une larme n’avait pas menacée une fois encore de rouler sur sa joue, c’est que ce vampire avait disparu de son champ de vision a l’instant même ou elle l’avait percuté. Elle avait fait quelques pas, plongée dans ses pensées avant qu’elle ne s’arrête nette. Elle venait de ressentir au plus profond d’elle même une sensation, une présence qui avait été absente pendant plus de mille ans. C’était impossible n’est-ce pas ? Mais ce genre de lien, de connexion, ne pouvait pas être imité. Alors elle pivota sur ses talons dans une lenteur extrême pour sa nature. Elle avait peur de ce qui se trouverait en face d’elle. Elle se questionnait, se demandant s’il n’était pas préférable que la folie l’emporte plutôt que de se retrouver face à son cauchemar. Et puis enfin elle lui face. Si elle n’avait pas été aussi forte, elle serait surement tombée sous le choc, et si elle avait été humaine, le souffle lui aurait manqué, elle en aurait probablement même fait un crise cardiaque.

    Eskil… Elle avait murmuré le nom de son créateur. Le nom du monstre qu’elle pensait mort. Le nom du monstre qui avait failli la tuer et qui réussissait, aujourd’hui encore, a diviser son âme.
    Il est curieux de voir que le temps n'a en rien endommagé l'image. Valdís ferma les yeux, laissant les sons de sa voix rouler en elle comme une vague immense du passé. Elle ne l’avouerait jamais a voix haute, elle avait même un mal infini a se l’avouer tout haut, mais ces sons lui avaient manqué et la hantaient toujours. Elle ne savait pas s’il parlait du tableau, d’elle, ou des deux. L’important était qu’il parlait. Il était curieux effectivement, de voir que le temps n’avait effectivement rien endommagé a l’image, ni même aux émotions. Elle l’aimait encore, de cette haine si forte qu’elle brûlait en elle après tout ce temps. T’ai-je manqué ? Il souriait, de ce sourire qui faisait frémir le vampire en elle. Tout son passé, toutes ses habitudes et ses manies se remettaient en place, l’une après l’autre, comme les pièces d’une belle machine bien huilée. Parce qu’à moi, tu m’as manqué.


Elle avait l’impression d’être dans un mauvais rêve. Un cauchemar dont elle était, pour son plus grand malheur, le personnage principal, ou plutôt la victime principale. Elle laissa son regard replonger dans le tableau qui la représentait, elle le savait. Et Valdís se retrouva replongée dans un passé qu’elle n’oublierait jamais, quelque soit l’effort qu’elle y mette. C’était elle, et non sa représentation, qui était enchaînée, si épuisée et terrifiée qu’aucun son nouveau ne sortait de ses lèvres. C’était son sang a elle qui coulait sur sa peau qui avait perdu depuis bien longtemps toute chaleur. C’était son âme que l’on était entrain de détruire. Et puis elle sortie de sa stupeur, replongeant ses yeux brulants dans ceux de son créateur. Elle resta parfaitement silencieuse et immobile pendant quelques instants avant de ne s’approcher de lui. Elle leva la main sur lui, faisant claquer ses doigts sur sa joue. Et puis elle s’immobilisa à nouveaux quelques instants de plus. La main a moitié baisée, les doigts écarquillés, et tremblante, comme si le contact l’avait brûlée jusqu’aux os. Et puis elle vint écraser ses lèvres sur celles de Judah, profitant de chaques instants et de la moindre parcelle de peau qui lui était offerte. Elle finit par s’écarter essuyant sa bouche du revers de la main.

    Je t’avais tué Eskil… Mais ce n’était qu’une nouvelle étape dans ton jeu c’est ca ? Voir combien de temps je survivrais sans toi et dans la folie ? Tu es fier de moi j’espère…


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