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[FLASHBACK] Le faste d'une Angleterre décadente [Vassily Ivanov]

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poisoned soul

MessageSujet: [FLASHBACK] Le faste d'une Angleterre décadente [Vassily Ivanov] Dim 3 Mai - 6:35


 Vassily Ivanov & William Anders

Le faste d'une Angleterre    décadente

 

1873



Le faste de l'Angleterre dans sa nature profonde. Le ciel se parait déjà de milles étoiles alors que les Anders entraient dans cette demeure bourgeoise où ils évoluaient maintenant depuis des années. Le parfum des fleurs étourdissaient les sens, le charivari des robes formait comme un arc en ciel de merveille. Les rires et les paroles se mêlaient en un flot incompréhensible alors qu'assises, les vieilles bourgeoises caquetaient entre elles. Mais pour William, toutes ses grandioses réceptions avaient perdue de leur beauté puisque la fleur qui riait entre leurs murs lui avait été cruellement arrachée. Audrey n'était plus là. Audrey était mariée, vendue comme une vache à un noble et elle portait cette particule qu'autre fois il enviait tant mais qu'aujourd'hui, il haïssait. William avait laissé les larmes envahir ses joues, son regard, tout son être, la tristesse hantait chaque mètre carré de sa peau, chaque veines et chaque cellules, ne le laissant jamais en paix. Aucune des filles qui se glissaient dans son lit n'avaient de saveur après sa sœur. Plus aucune ne parvenaient à lui tourner la tête, à lui faire croire à cette vie qui pouvait exister après que l'irréparable eu été commis.

William. Je veux que cesse vos enfantillages. Audrey était notre princesse à tous mais la vie lui a fait une fleur et il est hors de question que votre stupidité mette en péril notre famille. La gloire des Anders est puissante mon fils. Ce soir vous jouerez et vous les enchanterez de votre talent. Peut-être que votre charme opérera sur quelques nobles en mal d'amour.

Et le brun avait obéit à sa terrible mère, s'était assit sur ce fauteuil de piano et avait joué. Accompagné par deux violons, il n'avait réussit à faire sortir de l'instrument autre chose que ses lourds sentiments, que la douleur qui l'avait transpercé de part en part quand il avait vu sa si belle soeur se diriger vers l'autel, tendre un oui de ses lèvres à l'homme qui lui faisait face. Il avait retenu ses poings pour ne pas hurler qu'il refusait le mariage, l'emmener avec lui, jeter au diable tout ce qu'on lui avait apprit pour partir avec Audrey. Ses doigts couraient sur les touches d'ivoire, seuls pour le moment, alors que ses yeux se perdaient dans le vide. C'était impossible de vivre avec ce trou dans sa poitrine. On lui avait arraché celle à qui il tenait, celle qu'il n'aurait de fin de chercher, de ramener à lui. Mais elle était dans cette forteresse imprenable et lui n'était plus rien. S'il était bien plus beau que le Lord, aucune particule, aucune véritable richesse ne venait armer son épée. Il devait partir à son tour. William étouffait dans l'atmosphère trop lourde de Londres.

Les violons s’enflammèrent derrière lui, accordant leurs lourds sanglots à sa musique. Puis la musique s’arrêta sous un tonnerre d'applaudissement qu'il accepta d'un sourire. Il ne resterait pas longtemps ici. William avait besoin de s'oublier dans les véritables nuits qu'ils parcouraient autrefois dans le plus grand des secrets au bras de sa sœur. Mais petit à petit, le secret se fendillaient, la vérité menaçait doucement d'éclater. Il ne rentrait plus au petit matin, s'abandonnait sur les berges de la Tamise à regarder l'eau s'écouler entre ses doigts et à penser que là bas, si loin, Audrey s'éveillait avec le soleil. Alors que lui se débattait dans cette ombre qui venait envahir son cœur. Il sombrait, comme un noyé qui voit doucement disparaitre la lumière du soleil derrière une masse trop épaisse qu'il ne pourra jamais vaincre de sa seule force. Encore une heure. Une heure unique et le fils de la famille Anders irait se perdre au milieu de ses femmes de petites vies et de la bourgeoises, où ladies et catins se mélangeaient pour ne faire qu'une. Où, caché derrière une masque, on ne savait plus qui était qui pour le plaisir unique des sens.

Voilà pour vous mère. Mais j'ose espérer que la prochaine fois mes frères joueront à leur tour.

Elizabeth ne prit pas la peine de répondre à son fils et sourit à un charmant jeune homme qui restait dans l'ombre alors que du coin de l'oeil, elle gardait son plus jeune fils sous sa garde alors que ce dernier comptait fleurette à une nobliette de son âge. William n'avait pas le cœur à l’oisiveté des bourgeois. Il voulait partir, fuir loin, fuir ses idées, ses pensées, son corps lui même. Disparaitre.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Le faste d'une Angleterre décadente [Vassily Ivanov] Dim 3 Mai - 9:28



Le faste d'une Angleterre décadente
  ft. William & Vassily

 


1873, Angleterre,
Henry Stourton,
membre de la baronnie Mowbray.

Quel meilleur moyen de se fondre dans le faste et la décadence de l'Angleterre que d'étreindre un nom noble et plaisant, ouvrant les portes de soirées aussi délicieuses que guindées. Prétexte obséquieux d'aller de sustenter à des poitrines dénudées, à des chairs désarmées et charmées par la drogue et la luxure, mais il s'égarait également dans les hautes sphères, lui, le faux baron à la richesse plus qu'évidente étant donné les largesses dont il était capable alors. Le monde tournoyait, revivant des airs si semblables à celles d'autrefois, puisque derrière l'hypocrisie de chastes mœurs, c'était presque les orgies de son adolescence qui se rejouaient en ces terres. Mais l'avouer de vive voix n'était pas ce qu'il était permis de faire, loin de là, et Henry en avait une conscience parfaitement précise. Et pour cause, il s'était glissé dans bon nombre d'esprits, à une multitude de chairs, avançant parmi les siècles comme s'il était également mortel, malgré l'étreinte tortueuse d'une éternité brulante et dévastatrice. Il était ce poison qui venait dérober les larmes rubescentes qui se déversaient des peaux déchirées par ses crocs affamés.

Ce soir, sous l'écho malsain de l'étroitesse d'esprit des biens pensants, Henry Stourton, membre obscure de la baronnie Mowbray, évoluait parmi les convives avec cette élégance le personnifiant. Monstre trop agréable qui s'inclinait bien volontiers pour baiser des mains, s'imprégner d'une fragrance qu'il pourrait peut-être retrouver la seconde partie de la nuit, ce qui ne tarderait pas à étirer ses lèvres d'un rictus à la fois amusé et moqueur. La bonne société et ses dissimulations... "Henry, avez-vous déjà eu le plaisir d'entendre le fils Anders ?" "Je n'ai pas encore eu cet honneur, il me semble." répondit-il à l'élégante dame qui s'accrochait à son bras comme s'il était la plus belle merveille en ce monde, mais toujours avec cette distance respectueuse qui amusait le faux Lord. "Venez, vos oreilles ne le regretteront pas." lui souffla-t-elle en l'entraînant dans une autre pièce de la résidence où se déroulait la réception, et où un homme s'était installé au piano, entouré de deux êtres au violon. "Lequel est-ce ?" souffla-t-il à sa compagne actuelle, qui laissa ses lèvres s'étirer d'un sourire mystérieux. "Voyons si vous saurez deviner." Il n'eut pas le temps de répondre que le son d'une mélodie attira son esprit, les doigts du musicien venant effleurer presque amoureusement le clavier qui se trouvait face à lui. Silencieux, l'amoureux des arts qu'il était ne le quitta plus des yeux, intrigué par la manière de jouer, par la mélodie presque languissante. Il sentait ce rythme brûlant qui menaçait de s'emporter au moindre battement trop rapide. Il l'attendit ce tourment de plus, cette saccade presque de trop mais jamais assez, et elle arriva enfin lorsque les cordes des violons s'embrasèrent.

Se détachant de l'étreinte féminine, il s'approcha, se glissa parmi les convives avec la finesse du prédateur qu'il était. C'était son âme que le mortel mettait à nu, une âme à la fois fascinante et attirante, comme la brûlure de sa fragrance sur sa langue. Le ballet des instruments était splendide, mais pas autant que la dextérité du pianiste dont il pouvait presque humer l'odeur ferreuse de la plaie de son cœur. Voilà pourquoi il vivait, pourquoi l'éternité ne le lasserait jamais... l'art était son opium, sa fée verte, l'étincelle qui semblait actionner les battements fantomatiques de son organe vital. Et sans aucun doute la raison pour laquelle certains de ses infants étaient ou avaient été des artistes capables d'attirer l'araignée jusqu'à eux. Puis tout cessa, la magie s'interrompit tandis que les convives applaudissaient, tous, sans exception... mais pas lui. Immobile, il observait le musicien d'une œil nouveau, comme s'il venait de trouver un sensible intérêt à cette soirée mondaine.

Il rendit même son sourire à celle qui lui en adressa un, non pas la seule à le faire, Henry, comme il se faisait alors appelé, possédait ce charme fascinant, presque étrange au creux de ses lèvres. Ce charme et cette richesse qui terminaient de faire courber les têtes. Mais il n'avait réellement d'yeux que pour le musicien, tandis qu'il ne semblait pas désireux de jouer le même jeu que son cadet. Fuir, disparaître... presque des mots qui se heurtèrent à son esprit lorsqu'il croisa trop brièvement son regard. Traversant la pièce, n'ayant pas encore eu l'honneur de rencontrer les Anders, le temps semblait plus que venu d'approcher l'un des fils. "Quel cœur tourmenté doit être capable d'une telle passion dans les affres de la musique." fit-il remarquer en parvenant à la hauteur de William, indifférent à sa mère et au restant des invités. "Je me présente, Henry Stourton. Mécène et grand amateur d'arts à ses heures perdues. Vous faites parti de la famille Anders, si je ne m'abuse ?" s'enquit-il, laissant ses iris courir sur les traits du jeune homme, humant la fragrance de cet être pour mieux la graver dans sa mémoire défaillante.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Le faste d'une Angleterre décadente [Vassily Ivanov] Dim 3 Mai - 12:47



 Vassily Ivanov & William Anders

Le faste d'une Angleterre    décadente

 

1873


Sa mère lui jeta un regard prononcé à l'instant même où des lèvres de l'homme qui les avait rejoint s'était d’écoulées ses paroles. Elle fronça les sourcils en regardant son fils, se doutant de quelques choses mais n'osant en parler devant les autres convives. Elizabeth sourit pourtant au charmant jeune homme alors qu'il se présentait, puis elle les abandonna après s'être excusée, le laissant. William détaillait les yeux de son vis à vis, les sourcils un rien froncé. Autrefois, il se serrait montré poli et doux. Aujourd'hui, il n'avait que faire de briller dans cette société qui lui avait arraché son plus précieux trésor. Ils étaient tous coupable de ce monde dans lequel on l'avait jeté et qui lui avait volé cette soeur qu'il aimait tant.

En effet. William Anders. Sa voix était presque trop froide alors qu'il savait s'adresser à un baron. Mais qu'importait, il les haïssait tous, ses nobles qui jouaient dans une autre cour que la sienne et qui avait pu s'offrir les bras d'Audrey pour un simple nom qui roulait sur la langue, fiers de leurs particules ou de leurs spécificités étrangères.

Il croisa légèrement les bras sur sa poitrine mais voyant le regard de sa mère non loin, il calma la dureté de son visage, s'affublant d'un sourire que tous croyait vraiment mais qui ne cachait néamoins la froideur de son regard encore empli de la tristesse qui l'avait transpercé alors qu'il jouait de ce trop beau piano. Avant, les accords étaient offerts en douce mélodie à sa grande soeur, avant, tout aurait été différent. Mais elle était partie. Et lui était seul pour l'éternité mortelle de sa vie.

Mon coeur se porte très bien Il avait sourit de manière fausse à ses paroles, avant d'ajouter. Je ne suis assez fou pour le laisser être ravi et détruit. Je joue sur des idées, sur des livres que ma soeur a pu lire. J'imagine cette douleur que doit ressentir l'amant éconduit.

Mais dans son esprit, derrière le voile de ses paupières se formaient déjà l'image si merveilleuse du corps d'Audrey cambrée sur ses propres reins. Il fit taire ses pensées sombres et tant interdites par la morale alors qu'il regardait le noble droit dans les yeux, le jugeant du regard. William avait menti, son coeur était bel et bien en milles et une pièces qu'une petite idiote pouvaient essayer de recoller mais qui ne le seraient jamais vraiment. C'était trop tard. Audrey n'était plus là. Et l'homme qui lui faisait face n'était qu'un visage de plus, un visage qu'il n'avait jamais aperçu mais qui ne le marquait pour l'instant pas. Ce petit jeu auquel il aimait se prêter, William amenait doucement Henri à le jouer. Pour savoir s'il parviendrait à tenir face à la langue aussi acérée que celle de sa sœur du futur vampire. Pour savoir s'il valait la peine d'être marqué dans ses souvenirs.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Le faste d'une Angleterre décadente [Vassily Ivanov] Dim 3 Mai - 13:47



Le faste d'une Angleterre décadente
  ft. William & Vassily

 


1873, Angleterre,
Henry Stourton,
membre de la baronnie Mowbray.

Sourire échangé à la dame Anders qu'il salua cordialement, avec toutes les manières finement étudiées des Lors anglais, tandis que l'inflexion de son timbre laissait deviner la noblesse de ses origines. Lui qui pourtant ne possédait aucun accent naturellement, ayant perdu celui de ses origines trop lointaines, falsifiait le sien pour mieux se mêler à la populace, à ces ombres trop mortelles qu'il laisserait crever pour la plupart, parfois provoquant lui-même les décès. Mais à cet instant, il vivait pourtant parmi eux, évoluait dans leur cour mille fois trop savante, trop surfaite, tandis que face à lui le visage glacé de son vis-à-vis intriguait le vampire qui s'égarait dans ces prunelles, cherchait à suivre la course de ses pensées, délicieuse cavalcade de jugement tombant sur lui. Il savait, mais il osait. Il savait et il lui reprochait. Pauvre créature tellement fragile... le souffle factice du vampire s'accentua dans sa poitrine tandis qu'il inspirait simplement une gorgée d'air pour se donner l'air plus vivant. Tromper l’œil insidieux du mortel, troubler sa conscience sous l'agacement qui perla à ses lèvres finement ourlées de le voir agir comme il le faisait. Attendez-donc avant de me haïr... trop facilement, de me connaître plus étroitement. murmurait l'éclat presque joueur qui brillait, scintillait à l'intérieur des perles d'ambre héritées de ses parents. Dansons William, voulez-vous ? songeait-il encore, tandis qu'il patientait sagement qu'il ait terminé son étude de son être, laissant Henry continuer à l'observer, deviner ce qu'il devait voir, les reproches tacites que sa mère devait lui envoyer de cette attitude discourtoise envers un baron. Car bientôt il vit ses traits se faire plus doux, un sourire venir affubler ses lèvres... le vampire en aurait presque rit tellement le jeu en était crédible. Mais il restait ce noble silencieux, trop sérieux, presque agacé dans l'élan de sa venue mal accueillie qui pourrait se répercuter sur l'ensemble des membres de sa famille. Pourtant William se plut à entamer le premier pas de danse sous l’étau d'un premier mensonge, le second fut esquissé avec tout autant de talent que le premier. Mes les prunelles du baron s'attardèrent sur celles du musicien, étreignant sa douleur, mystifiant la pensée de deux cœurs enchevêtrés, momifiant l'éternité d'un cœur brisé.

"Votre talent, n'en est, de fait, que plus saisissant mon cher." laissa-t-il s'échapper en réponse à sa remarque, même s'il savait parfaitement que cela était faux, qu'il fallait que cette émotion existe au plus profond de soit pour être capable de l'exprimer avec un tel abandon. Lui-même était capable de jouer de cette perfection blessée, assassinée, étourdie, sans qu'il ne se souvienne pourquoi. Son esprit l'en préservait... pourtant, il vit cette silhouette familière, celle qui attira son regard comme un soupir exhalé de l'étreindre pour comprendre ce qui lui échappait. Elle déambulait, laissait ses iris trop anciens glisser sur les siens, puis elle disparut dans la foule. Éphémère illusion, elle n'était que cela, une mesquine réminiscence de ce qu'il avait oublié, ces trois cents maudites années qui l'avaient vu mourir et trépasser sans l'entraîner dans son giron. Mais elles n'étaient pas les seules, d'autres années s'étaient évaporées. Songeur un bref instant, il eut ce sourire moqueur à sa propre encontre parce qu'il savait bien qu'il avait laissé le passé caresser la distance de ses traits devenus plus soucieux.

Mais cela ne fut qu'une vague déjà oubliée, son visage redevenu lisse et délicieux, presque trop audacieux dans la modification de son sourire, tandis qu'il s'avançait pour saisir une coupe d'un breuvage alcoolisé qui ne lui plairait en aucune façon, mais qu'il s'imposait pour la comédie de l'instant. "Je vais vous offrir un secret, pour que notre cœur ne se brise point, il n'est pas nécessaire de ne jamais le laisser être dérobé, le tout est de ne jamais se laisser éconduire." souffla-t-il à son comparse improvisé, sous l'instant tandis qu'il reculait déjà, menant la coupe à ses lèvres, le breuvage au goût de cendre lui arrachant guère moins qu'un maigre sourire factice. Il mentait légèrement, juste un peu, incapable de se souvenir s'il avait un jour aimé au point d'en être achevé, mais il savait l'avoir fait, il savait combien son palpitant silencieux en avait été blessé. Peut-être même plus d'une fois. Peut-être... mais le reste du temps, il refusait d'être éconduit, il arrachait, liait à l'éternité et qu'advienne le monde, le lien sire et infant ferait le reste. Il ne parlait pas d'argent, car même ce frauduleux pouvoir avait ses limites, il n'avait jamais préservé de son appétit, de sa cruauté ou de son égoïsme, jamais. Pourtant, William pourrait le considérer ainsi... l'argent achète tout, y compris des titres, Henry en était le parfait exemple à cet instant précis, mais il ne comptait pas avouer la superficialité de son subterfuge trop bien réalisé. "Mais où donc se trouve votre sœur ? Que je puisse lui faire l'honneur de la saluer, et ainsi la féliciter de son initiative à embellir votre talent." ajouta-t-il simplement, comme un étourdissant poignard cherchant à se ficher dans le cœur du mortel esquissant ces pas de danse avec le faucheur au manteau fait d'âmes brisées.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Le faste d'une Angleterre décadente [Vassily Ivanov] Lun 4 Mai - 12:27



 Vassily Ivanov & William Anders

Le faste d'une Angleterre    décadente

 

1873


William se laissait porter dans cette dance qu’il avait entamée, regardant l’homme qui lui faisait face, un rien soupçonneux. Il aurait voulu partir directement. Le fier Anders avait disparu au départ d’Audrey. Il n’était plus rien qu’une ombre qui souriait à ses vis-à-vis sans jamais laisser ses véritables sentiments s’afficher sur son visage. La seule au bras de laquelle il avait pleuré n’était plus présente. Pour lui, la brune était comme morte dans ses souvenirs depuis si longtemps éteints.

L’humain sourit aux paroles d’Henry, inclinant la tête en signe de respect devant les compliments, laissant un soupçon de sourire fleurir sur ses lèvres tendres. Quelle idiotie que tous les fastes de ces soirées qui ne montraient que la face visible de l’iceberg. William les regardait de haut. En public ils étaient les perfections de la société, les grands noms et les beaux visages, les richesses de la planète qu’ils se partageaient sans vraiment accepter que les autres puissent obtenir un peu plus de force qu’eux. Mais lorsque l’on osait mettre la tête sous l’eau, les pêchers qu’ils faisaient absoudre n’étaient que plus virulents. Ils s’abandonnaient tous aux délices de la luxure et de la gourmandise une fois les masques enfilés et ceux de la journée détruit. Les croix battaient sur leurs poitrines mais elles n’étaient que mensonges sur les gorges découvertes des femmes. Le charme avait depuis toujours eu son mot à dire, les statues païennes de dieux aux verges dressées n’en étaient que de parfait exemple. La Rome antique avait été détruite par cette oisiverie qui s’introduisait dans les cœurs des bourgeois et de la noblesse. Mais peut leur importait. L’homme n’apprend jamais de ses erreurs. William regardait toute cette bonne société avec pitié avant de reporter son attention sur celui qui lui faisait face et ne semblait pas décidé à le laisser en paix. Il fut un temps où il aimait jouer mais c’était révolu. Le jeu avait perdu sa dame de cœur.

Les sourcils du brun se froncèrent alors que les mots empoissonnés étaient glissés à son oreille. Il attrapa à son tour une coupe, dévisageant l’homme qui lui faisait face. Il était si facile de parler de la sorte. William n’avait pas laissé s’échapper sa demoiselle et pourtant. Si que lui soufflait sa conscience. Jusqu’au dernier moment il aurait pu la garder à ses côtés. Il aurait pu tuer, enlevé, disparaitre. Mais à quoi bon ? Son cœur était brisé mais sa famille était heureuse. Les Anders devaient faire passer le bonheur de leur nom avant le leur. Pour pouvoir étendre les fibres de leur pouvoir.

La coupe explosa entre les doigts de l’humain alors que son vis-à-vis lui demandait la présence de sa sœur. Les éclats de verre firent se ficher entre ses phalanges, le sang vient gouter sur ses doigts et son visage se sera. Un cri retentit derrière lui, celui d’une jeune femme et déjà on venait à lui pour demander ce qui s’était passé. Le regard de William se fit encore plus glacial qu’il ne l’était jamais et il suivit celle qui avait été envoyée pour le soigner. Sa sœur n’était pas là, ne le serait jamais plus et ce avant longtemps. Il n’aurait pas dû venir, il l’avait su à l’instant même où il avait franchi la porte de la demeure. Ses pensées filèrent jusqu’à celui qui n’était qu’un inconnu quelques minutes plus tôt et il se jura de ne plus jamais aborder le sujet de la belle brune dans une discussion. La bonne qui soignait sa blessure à la main était mignonne et elle lui envoyait des sourires timides mais William n’avait pas le cœur à ça. Il ressentait encore trop férocement la douleur qui l’avait traversé ou plutôt coupé en deux quand Henry avait demandé où se trouvait Audrey. Il ne le savait pas lui-même. Où se trouvait-elle aujourd’hui ? Avec qui, pourquoi, comment ? Des questions qu’il se trouvait stupide de poser alors qu’il n’aurait aucune réponse. Il repensait à leurs corps liés en une danse mille et une fois expérimentée et ferma les yeux. Elle lui manquait terriblement, la blessure était encore trop fraiche dans son esprit pour qu’il ne puisse réagir avec autre chose que la violence qui l’avait envahi. Il devait aller s’excuser.

Sitôt la plaie pansée, il retourna au milieu des convives et ne mit pas longtemps pour retrouver son interlocuteur. Il avait eu tout le temps pour trouver un mensonge parfait et c’est en le regardant droit dans les yeux, parfait menteur qu’il s’excusa.

Je suis au combien navré Mr Stourton. Le verre était ébréché et n’a su résister à ma poigne. J’ai semble-t-il trop de force pour une coupe de champagne. Ajouta-t-il avec un petit rire. Pour ce qui est de ma sœur, elle n’est pas présente. Audrey a eu l’honneur d’épouser Lord Hasting voilà peut et elle se trouve sur les terres de son époux. J’en suis navré, je suis sûr qu’elle aurait adorée vous rencontrer.

Il ne s’était pas démonté une seule seconde, ne perdant à aucun moment la beauté de son sourire. Audrey n’était pas là. Mais c’était loin de lui plaire et l’envie de meurtre grandissait en lui alors qu’il parlait de l’époux de sa grande sœur. La jalousie l’emplissait de plus en plus, jusqu’à ce jour maudit où il craquerait et où sa tête s’échapperait loin de son corps.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Le faste d'une Angleterre décadente [Vassily Ivanov] Lun 4 Mai - 17:56



Le faste d'une Angleterre décadente
  ft. William & Vassily

 


1873, Angleterre,
Henry Stourton,
membre de la baronnie Mowbray.

A ses mots, comme une meurtrissure incapable de cicatriser, les doigts du mortel se contractèrent autour de sa coupe, la faisant éclater, laissant quelques gouttelettes s'épingler sur son poignet et se perdre dans le noir de son costume, tandis que la main ensanglantée de William attirait définitivement l'attention. Glacial, il sombra dans la noirceur d'une âme ébréchée, tandis qu'il se laissait entraîner au loin, Henry le suivant de ses iris trop acides alors qu'il recueillait de l'un de ses doigts une larme rubescente... exquis. Avant que l'on vienne à son tour chercher à nettoyer les bévue de ce regrettable incident. La matriarche Anders vint elle-même s'assurer qu'il allait bien, tandis que sa douce amie revenait à ses côtés. "Eh bien Henry, qu'avez-vous bien pu lui dire de si inconvenant ?" s'enquit-elle d'un sourire espiègle qui lui arrachait quelques unes des années qui s'agrippaient à son être. "Rien de moins que ce que j'ai déjà pu vous dire, ma Dame." Lui proposant à nouveau son bras, ils esquissèrent quelques pas au milieu des convives, les iris du prédateur esquissant chaque être qu'il croisait, parfaitement dénué de l'intérêt que celui qui avait disparu un peu plus tôt possédait. La soirée était presque trop morose... lorsque la donzelle s'écarta à l'approche de William. "Voilà qu'il vous cherche mon ami, je vous laisse en sa compagnie." souffla-t-elle à son oreille, avant de s'esquiver d'un léger sourire à l'adresse du musicien blessé. "Prenez-en soin William, Henry est quelqu'un de... précieux." souffla-t-elle en adressant un dernier regard à l'immortel, à laquelle il consentit un sourire amusé, avant que les mots du fils Anders ne s'éveillent à la vie, ne se déverse en ces secondes... Il riait et mentait sous une perfection presque douceâtre qui aurait pu trouver une oreille crédule s'il n'était pas en mesure de lire les véritables pensées qui se dissimulaient derrière eux.

"Bien évidemment." concéda-t-il tout en inclinant très légèrement son visage pour signifier son assentiment à son discours, et laisser entendre qu'il le croyait. "Il est fort regrettable qu'elle ne se trouve pas ici..." laissa-t-il filer de ce timbre à la fois assuré et pensif, digne d'une comédie maîtrisée sur le bout de ses doigts. "...Votre sœur aurait dû rester à vos côtés mon cher. Si nos routes s'étaient croisées plus tôt, jamais je n'aurais permis que votre muse s'éloigne de vous." Et l'éternité leur sourirait peut-être, mais cette vérité ne vint jamais naître à ses lèvres soyeuses, tandis qu'il les portait à son verre pour les humidifier, mimant cette gorgée qui n'esquissa jamais sa langue, alors qu'il poignardait assurément l'humain en lui affirmant qu'il aurait été de ceux qui n'aurait autorisé la possibilité qu'elle puisse s'éloigner de lui. "Mais il n'est, 'las, pas de la compréhension des esprits étriqués de saisir une réalité telle que celle-ci." souffla-t-il plus bas que ses précédents mots, venin persiflé, attaquant les Anders de cette audace dévorant son être tout entier. Mais cela signifiait en un sens qu'il lui accordait le crédit de leur être supérieur, la saveur de son sang sans doute, les pas esquissés peut-être.

Le vampire tissait une toile invisible, il appuyait sur les plaies, venant produire une autre musicalité, et pourtant, elle s'élevait, notes incertaines, fractures incisives... S'il savait le mortel celui qui se trouvait face à lui, s'il s'imaginait la ferveur obsédante qu'il vouait à ces années disparues. S'il savait que ses traits orneraient bientôt les feuilles d'un carnet venant retracer une existence qu'il ne désirait plus jamais voir devenir acérée, de ses griffes luisantes et mesquines qui faisaient trembler son paysage... Licinia avait existé, princesse chimérique et haïssable, crevarde insatiable. Peut-être que tout, ce rien, ce méandre et ce jeu, cette danse que l'humain avait entamée le poussa à délaisser ses prunelles sur la plaie soignée une brève seconde, avant que ses iris ne reviennent ébaucher ses traits. "Pardonnez donc mon impolitesse. L'habitude, j'imagine, de frayer avec les requins de la noblesse affamée." avança-t-il comme s'il cherchait à excuser ses précédentes paroles concernant les Anders, mais il n'en était rien, certains êtres étaient aussi inutiles que pourtant d'une évidente utilité. Contradiction. "Aussi, d'ici la fin de cette nuit, je vous accorderai une faveur, William, pour avoir manqué vous arracher votre talent." avança-t-il en désignant sa main, lui laissant volontairement saisir qu'il n'était nullement dupe du jeu de mots qu'ils échangeaient depuis ces premiers instants. Le vampire laissa alors ses iris glisser sur les siens, un sourire mesquin étirant brièvement ses lippes si lisses qu'elles en appelaient à l'irréalité, puis de poursuivre. "Souvenez-vous en, choisissez-là bien, qu'elle soit proportionnelle à la morsure du verre sur votre paume."

Il ne lui devait rien pourtant, la cruelle étreinte de son ignominie s'était simplement nichée jusqu'au mensonge le plus absurde, le pire étant que selon la demande, il y accéderait peut-être. Percevant le parfum de sa compagne précédente se rapprocher, ses prunelles dévièrent pour remarquer sa silhouette qui semblait voguer jusqu'à eux, esquissant un sourire narquois qu'il adressa à son comparse. "Permettez." souffla-t-il tandis qu'il s'octroyait le droit de glisser un morceau de tissu rouge contre la paume de celui dont il s'était emparé de la main intacte d'une poigne refusant tout retrait. Délaissant le témoin de la suite de cette soirée interminable, sa peau glissa contre la sienne, volage, presque éphémère, frêle reflet de l'arrogance de son sourire. "Pour me rappeler mon engagement." expliqua-t-il de cette simplicité presque dérangeante. A quoi correspondrait ce tissu ? Et bien plus simplement au masque qu'il porterait durant la seconde partie de cette nuit, aussi rouge que le sang qui viendrait s'égarer à ses lèvres.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Le faste d'une Angleterre décadente [Vassily Ivanov] Mar 5 Mai - 7:22


Vassily Ivanov & William Anders

Le faste d'une Angleterre    décadente


1873


Les prunelles du brun se plissèrent légèrement devant les paroles emplies de poison du noble. Il le regardait, sentant pertinemment qu’il perdait la bataille face à cet homme qui contrôlait à merveille son chemin et cette danse à laquelle William voulait subitement mettre fin. Henry était un joueur bien trop bon pour lui, un de la trempe d’Audrey mais que le brun ne pouvait affronter sans y laisser des plumes. Les joueurs étaient passés des maitres et si lui savait se servir de ses doux mots et ses prunelles de givre pour mentir ou exceller au poker, il ne savait encore manier sa langue jusqu’à frapper dans les blessures du cœur humain. William s’était dévoilé en jouant, avait dévoilé ce sang qui coulait de son cœur et le laissait terriblement meurtrie par le départ de sa sœur. Henry était de son côté, exceptant ce pécher cruel mais le brun était sur la défensive. Le fils Anders n’accordait sa confiance à personne, gardant pour lui la laideur de son âme.

L’humain ne savait que répondre face à la force du vampire. Il ne pouvait que s’incliner alors que l’herbe était coupée sous son pied le laissant seul pour affronter les mots empoisonnés qui s’imprimaient dans son âme. Personne, et encore moins un inconnu de pouvait comprendre la douleur qui le parcourait et ne pouvait comprendre cet amour sordide qu’il portait à Audrey. Mais il devait lutter, ne pas se montrer si facilement démit de la langue acide des Anders. Il avait déjà perdu son sang-froid une fois et dans ses veines, ce dernier bouillonnait alors que ses poings le chatouillaient d’une envie violente de frapper dans le beau visage qui lui faisait face, de faire disparaitre cet air goguenard. L’autre était sûr de lui et il avait de quoi.

Audrey est bien plus heureuse d’avoir enfin trouvé un homme qui saura l’aimer. Elle a tout ce dont elle a toujours rêvé et je doute qu’elle eut voulu rester quelques minutes de plus parmi nous.

Malgré sa colère, la voix du jeune homme était douce, calme et presque tendre à l’évocation des souvenirs et du bonheur de sa sœur. Mais il n’en était rien et lui aurait voulu qu’elle reste encore des millénaires à ses côtés. Il la voulait dans sa robe immaculée souffler le « oui » fatal et l’embrasser, lui, et non ce noble imbécile qu’elle avait épousé. William devait partir au plus vite, mettre des milliaires de kilomètre entre son aimée et lui. Pourquoi ne pas glorifier le nom des Anders en s’illustrant dans une guerre quelconque ? Personne ne le regretterait.

Willaim pencha la tête sur le côté, acceptant les excuses du noble. Mais ses sourcils se soulevèrent de quelques centimètres alors qu’il entendait la suite de ses paroles, s’attardant sur le timbre et l’élocution de son vis-à-vis. Qu’est-ce qu’il entendait par là ? L’humain avait l’impression de doucement s’enfoncer dans des sables mouvants un peu trop dangereux à son goût mais il savait que plus il se débâterait plus difficiles serait la sortie. Alors il attendait que les mots douloureux s’arrêtent, que le flot des paroles se tarisse, taisant son caractère trop fougueux en continuant de regarder Henry droit dans les yeux, cherchant à déceler la moindre trace de mensonge.  

Le brun voulait éloigner sa main à l’instant même ou l’autre le toucha mais la poigne était de fer et la peau aussi froide que la mort. Le cœur de la proie se mit à battre férocement dans sa cage thoracique sans que William ne puisse comprendre les réactions de son corps. Inconsciemment, sa peau et son cerveau avaient compris que l’homme qui leur faisait face était dangereux et l’humain n’était qu’un ancien animal. L’instinct de survie clignotait dans les pensées du Anders mais il le fit taire d’un rappel à l’ordre mental. Il ne se trouvait face à un ours mais face à une personne identique à lui, aussi dangereux que les serpents qui enroulaient leurs anneaux dans le nid de vipères où il se trouvait. William en avait assez de lutter contre ses paroles enduites de miel pour mieux cacher leur goût mortel.

Le tissu rouge vient caresser sa paume alors qu’il voyait les prunelles de son adversaire sourire. William le jugeait des yeux, cherchant à comprendre d’où il voulait le prénommer prédateur. Puis il s’arracha à sa poigne, le tissu toujours figé dans sa main alors qu’il voyait la demoiselle qui ne quittait pas Henry le prendre par le bras. Sans un regard pour personne, il sortit sur le balcon, inspirant furieusement l’air frais de l’extérieur, calmant la chair de poule qui dressait les poils de ses bras et la sueur froide qui s’était infiltrée sur sa nuque, serpent glacial dont la peau ne l’était que plus. Il avait peur, son corps tout entier le tenant aux aguets. Tirant sur sa cravate pour tenter de respirer plus facilement, il laissa apparaitre la chair blanche de son cou avant de prendre la décision de partir pour de bon de cette satanée cérémonie.

William récupéra son manteau et son chapeau, s’excusa auprès de la dame de maison avec une courbette et un baise main parfait qui la fit glousser et disparu dans les rues de Londres, où le brouillard commençait déjà à assoir son autorité. Maitre terrifiant des nuits anglaise, régnant sans partage sur ses ruelles étroites qui faisaient tout le charme de la capitale. Il n’était pas difficile de comprendre comment des esprits en mal d’amour des lettres avaient pu inventer moult histoires terribles sur ce qu’il pouvait se passer entre ses murs. Vampires, goules, chacun y allait de sa théorie sur ses histoires qu’on racontait aux enfants les soirs de pleines lunes.  D’ici 30 ans paraitrait la splendide œuvre de Bran Stoker et dans 10 ans, les fameux meurtres de Jack l’Eventreur rendraient célèbre la nuit de Londres. Mais pour l’heure, seule la pauvreté était maitresse.  Des prostituées appelèrent William de chaque coin de la rue mais le jeune homme marchait d’un pas déterminé vers l’établissement où il se destinait. Là-bas, les catins étaient de mise mais elles n’étaient pas ses vulgaires poules des rues londoniennes. La fine fleur des ordures du pavé qui offraient leurs multiples charmes à la haute de ce monde.

Arrivé devant la porte, le brun  enfila son masque, ses yeux bleus brillant derrière le cuir noir ourlé de perle d’onyx. Il frappa et une belle brune aux lèvres carmin vient lui ouvrir, tout sourire en le reconnaissant. Il entra comme un maitre, inspirant l’atmosphère surchargé de sexe et d’alcool. Ouvrant les premiers boutons de sa chemise immaculée, il fut immédiatement rejoint par sa favorite, une rousse éblouissante à la poitrine dans laquelle le regard se perdait en quelques secondes. Elle lui offrit une bouteille du meilleur whisky qu’il but trop rapidement, jouant de ses doigts sur le corps dénudé de la demoiselle alors qu’elle prenait sa main, ses lèvres rouges formant un « o » parfait.

Je t’expliquerai ma belle. Susurra-t-il a son oreille, lui arrachant un rire cristallin devant sa voix charmeuse et ses lèvres baladeuses qui venaient déjà se perdre dans sa gorge. William embrassait la peau trop blanche de la rousse, laissant ses mains se faire identiques à ses lèvres.

La nuit commençait réellement et il n’avait plus besoin de penser à ses malheurs. Les femmes ne lui laisseraient pas une seconde pour penser à Audrey. Qui brillait comme toujours de son absence. Il la revoyait à l’endroit où elle s’installait toujours, reine parmi les mortels avec son sourire angélique derrière ses prunelles d’où suintait la luxure personnifiée. Charlotte attrapa sa mâchoire entre ses mains et l’embrassa à pleine bouche, le faisant quitter des yeux ses souvenirs devant ses lèvres tentatrices.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Le faste d'une Angleterre décadente [Vassily Ivanov] Mar 5 Mai - 9:07



Le faste d'une Angleterre décadente
  ft. William & Vassily

 


1873, Angleterre,
Henry Stourton,
membre de la baronnie Mowbray.

Il s'était contenté d'acquiescer simplement aux nouvelles paroles de William qui cherchait à s’agripper à ces apparences dérisoires, tandis que ses pensées trahissaient mille fois plus que l'illusion qui devait sans doute satisfaire les crédules. Personne ne le regretterait ? Allons bon William, n'affirmez donc pas de telles idioties. songea la créature aux airs de faux Lord, avant de venir précisément glisser des mots et ce morceau de tissu qu'il abandonna entre ses doigts. Il avait perçu les battements saccadés de ce palpitant plus désireux que son propriétaire de s'échapper, de s'évader loin de celui qui s'avérait être le prédateur aux crocs acérés que l'instinct venait souffler aux oreilles de William.  "Le temps est écoulé Messieurs, il est grand temps que je vous présente l'hôte de cette soirée Henry." souffla la dame revenue auprès d'eux, ne glissant qu'un regard délicat à l'attention du plus jeune, avant de venir déposer ses doigts délicats sur son bras, de cette ombre possessive qui semblait faire d'elle sa future compagne dans cette manière qu'elle avait de l'entraîner auprès des êtres. Henry... vit s'éloigner le mortel en direction d'un balcon, mais nul rougeur ne s'esquiva de ses doigts, ce qui fit s'étirer l'amusement à ses lèvres gourmandes. Il avait conservé le précieux cadeau qu'il venait de lui faire, sans même être certain de la sorte de demande qui pourrait s'esquiver de ses lèvres d'ici l'aube. Mais également s'il tiendrait ou non parole...

Délaissant ses pensées à d'autres cieux, le vampire reporta son entière attention sur celle qui se tenait auprès de lui et l'entrainait déjà parmi les convives. Pourtant, alors que l'indolente lui présentait une autre personne digne, selon elle, de le connaître, ses doigts refermés avec assurance et possessivité sur son bras ou son épaule lorsqu'il saluait et charmait une jeune femme qui rosissait à ses attentions... Il vit celui qui n'avait de noble que le talent venir prendre congé auprès de la reine de la soirée. Il fit un pas pour embrasser la même venelle, mais celle qui se tenait à ses côtés le retint légèrement, son timbre se faisant clairement incisif. "Je vous interdit de partir maintenant." Instinctivement, il braqua son regard sur l'audacieuse, ses iris se plissant... "Vous m'interdisez, dites-vous ?" glissa-t-il de ce fiel à la fois délicieux et dangereux. Se dégageant de son bras possessif, il la contourna comme s'il esquissait quelques pas de danse élégants, venant se glisser derrière elle, ses lèvres à son oreille. "Venez donc avec moi Elisabeth." "Ce serait..." "Inconvenant ?" souffla-t-il, moqueur cette fois-ci. "Peut-être que si je partais..." "Allez-y." l'incita-t-il tandis qu'il prenait lui-même la direction de l'organisatrice de cette soirée, croisant quelques êtres en chemin désireux d'échanger. Tant et si bien que sa dame avait quitté la réception depuis de trop longues minutes lorsqu'il la rejoignit. "Où allons nous ?" s'enquit-elle avant de monter dans la voiture qui devait les conduire."Au palais des délices... votre masque ma douce." Un sourire mutin naquit sur les lèvres féminines, presque surprise de trouver en son compagnon un allier de choix dans ce genre de pratiques licencieuses. Elle extirpa un fin tissu sombre pour l'offrir à sa vue, tout en grimpant à l'intérieur. "Et le votre ?" "De la couleur de l'amour ma chère." souffla-t-il d'un sourire moqueur en grimpant à l'intérieur de la voiture, dont les sabots claquèrent au rythme du cocher connaissant le soit disant Lord qu'il servait.

Londres et ses airs de Rome dévoyée. Londres et ses plus appétissants délices. Grivoises tentatrices aux cuisses écartées. Voici ce qu'ils en allaient rejoindre, particulièrement certain de savoir où retrouver son doux ami de ce soir pour l'y avoir déjà aperçu une autre nuit où leurs routes ne s'étaient pas faite communes. La robe légèrement froissée de sa compagne, les visages dissimulés, la voiture disparut dans les airs de la nuit, alors qu'il venait frapper à la porte. "Vous... !" roucoula la jeune femme qui ouvrit la porte, venant glisser ses doigts au col de sa chemise pour gagner ses lèvres, avant de regarder celle qui se trouvait à ses côtés. "Devrais-je être jalouse ?" "Certainement pas. Elle aussi aimerait de telles salutations." soupira-t-il à son oreille, tandis qu'il pénétrait tel le faux Lord qu'il était, roi de ce royaume où il pouvait inspirer, presque goûter la saveur de la luxure et de l'alcool, errances familières de sa catin d'autrefois, tandis que les dames s'embrassaient dans son dos. Se débarrassant de l'encombrant, il sentit bientôt Elisabeth le rejoindre, elle et ses lèvres gonflées d'un désir palpitant, qui l'entraîna de la même manière que durant la soirée, jusqu'à un canapé où elle le repoussa, tandis que l'autre jeune femme les rejoignait. Il y perdit sa chemise, avant de basculer la noble dame dont il troussa les jupons, sa langue lorgnant ses cuisses, ses doigts venant éveiller son désir tandis que ses crocs se plantaient, insatiables, dans cette peau sensible, lui arrachant un léger cri, la laissant se crisper de plaisir et de douleur. "Henry..." souffla-t-elle comme une supplique dévorante, si proche... trop proche de ce William, avant que les lèvres féminines viennent la faire taire. Pas un nom ne devait fuir. Pas un.

Alors qu'il s'abandonnait à la saveur roulant sur sa langue comme le plus délicieux des nectars. La faim, celle qui ne serait jamais contentée, le laissait s'abreuver comme s'il s'agissait de l'ambroisie des dieux, avant de s'arrêter, de laper la plaie pour faire cesser le sang. Il s'extirpa des jupons, grimpant sur la chétive créature tandis que ses iris s'attardaient dans une toute autre direction... William. L'éclat moqueur de ses billes d'ambre, cet écho trop familier, ce masque aussi rouge que le sang, ses lèvres s'emparèrent de celles d'Elisabeth sans qu'il ne le quitte de ses yeux fardés d'une esquisse de désir, de la même manière qu'il pourrait l'embrasser, lui.
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Le faste d'une Angleterre décadente [Vassily Ivanov] Mar 5 Mai - 11:48


Vassily Ivanov & William Anders

Le faste d'une Angleterre    décadente


1873


La luxure était cette maitresse tendre et possessive à la fois qu’il adorait voir gémir de ses reins puissants. William était l’un de ses fils terribles et derrière les prunelles d’azures brillaient les ténèbres de tout son être. Loin des réunions, il était dans son élément et se plaisait du corps des femmes et des hommes. Charlotte fut rejointe par une douce princesse dont les yeux bleus rappelèrent au brun des souvenirs enfouis. Il lui offrit ses lèvres avec passion, ses dents venant entamer la peau blanche de sa gorge alors qu’elle lui offrait en ondulant des hanches. Il ne savait si elle était noble ou serveuse, riche ou pauvre mais son corps et ses mains fines pourraient facilement le guider jusqu’à son paradis. William régnait ici comme un Lord, autrefois si joueur en compagnie de sa sœur. Ses sourires et les regards si semblables les avaient nommé jumeau et leurs lèvres qui se joignaient devant tous les regards faisaient frémir bien des invités. Ils étaient des joueurs, des maitres de cette luxure dont l’odeur sucrée assourdissait l’atmosphère, se mêlant à la douce caresse de l’encens.

Henry

Le visage du brun se releva brusquement, s’écartant des lèvres qui se faisaient avides. Une moue naquit sur le visage de la brune alors qu’elle se rapprochait de lui, qu’elle croqua dans sa lèvre inférieure avec amour et la sursauta avec délice, son regard mutin l’invitant à mille sévices. Mais les pensées de William s’étaient déjà détachées des deux corps qui s’occupaient de lui. Il regardait la chevelure de celle qui avait gémi ce prénom rompant avec les règles de ses nuits de luxures. Aucun autre prénom que celui des catins de passages. William et Audrey avaient été le prince et la princesse de ténèbres, surnom qui collait encore à la chair du beau brun. Plissant ses prunelles, il croisa un regard féminin mais celle si n’était qu’une ombre qui glissait dans les ombres avec un sourire prometteur, jouant au chat et à la sourie avec sa proie. L’ombre transpirait le mot de sa nature de vampire mais l’humain qu’était William ne pouvait se douter de ce qu’elle serait pour lui. Il cherchait cette gorge qu’il avait entendu gémir et son regard se porta sur l’homme qu’il avait croisé dans cette soirée d’une autre teneur, le visage masqué par le rouge de la passion qu’il reconnut immédiatement. Le tissu était toujours dans la poche de son pantalon où il l’avait rangé sans vouloir le jeter.  Et il ne pouvait se tromper dans la couleur.

Et pourtant, l’alcool qui coulait dans la gorge de William avait fini de faire disparaitre toute prudence de son esprit. Il se releva, abandonnant là les deux demoiselles qui l’embrassaient en s’embrassant de plus belle. Il s’approcha, le pas trébuchant, le regard flouté par la boisson. Debout, tenant tant bien que mal sur ses pieds, il regarda l’homme au masque rouge et ses prunelles devinrent deux morceaux de glace. Il voulait frapper. Hurler. Et déjà quelques regards se levaient vers lui.

Qu’est-ce que tu me veux ! Qu’est-ce que je t’ai fait ! Pourquoi parler d’elle ?!  Audrey n’est plus qu’une ombre que j’ai aimé, oh oui que j’ai aimé ! Mais cela te concerne-t-il freak ! La beauté de ma musique, l’horreur de la charpie qu’est mon cœur je ne te connais pas !

Sa voix avait retenti, brisé la quiétude. Charlotte se leva pour le faire se rassoir mais il la repoussa violemment, la faisant tomber sur le sol alors que des lèvres de la prostituée s’échappait un petit cri de sourire. William attrapa le vampire par le col et la glace de ses prunelles se ficha dans l’ambre de son vis-à-vis.

Je ne te laisserais pas répondre par des paroles dérobées ! Qu’est ce que tu veux !!
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Le faste d'une Angleterre décadente [Vassily Ivanov] Mar 5 Mai - 13:35



Le faste d'une Angleterre décadente
  ft. William & Vassily

 


1873, Angleterre,
Henry Stourton,
membre de la baronnie Mowbray.

L'autre gourgandine incita ses lèvres à glisser sur l'épaule dénudée du vampire qui laissait ses iris braqués sur le mortel. Tandis qu'un autre corps se glissait près d'eux sans qu'il n'y prenne garde, les doigts ruisselaient, les langues s'abreuvaient et lui baisait ces lèvres offertes en n'ayant d'yeux que pour celui qui l'avait craint. Celui qui se redressait à présent, de son pas titubant, de cette instabilité soufflée par l'alcool qui noyait ses veines. Tandis qu'il l'entendait ce besoin teigneux, ce désir pugnace de hurler, de frapper, et le regard du vampire ne semblait que le pousser à le réclamer plus encore. Ses lèvres déversaient déjà ses accusations, ses aveux, hurlant presque à la pièce de lever les yeux pour regarder la scène qu'il faisait à celui que l'on connaissait plus communément sous le nom de Bélial, plutôt que d'Henry. Toujours sur la charmante, un sourire mesquin naissait sur ses lèvres à mesure qu'il épanchait la blessure larmoyante de son cœur au démon, qui, au fond, n'en avait rien à faire. Ah s'il avait pu les voir ensemble, s'il avait eu la chance de les entrevoir ici-même et le jeux de leurs lèvres assoiffées, peut-être qu'il en aurait été autrement, qu'il aurait éternisé les amants pour jouir de la beauté du tourment. Mais en cet instant, ce qu'il lui glissait n'avait rien de surprenant, puisqu'il l'avait lu dans ses prunelles durant la soirée. "Tu es d'un ennui charmant... je l'avais déjà deviné, as-tu oublié ?" ricana l'accusé en basculant sur le côté, nonchalamment installé sur le canapé comme un félin scrutant une proie plaisante, mais encore indécis quant à ce qu'il comptait faire à son encontre. "Hen..." minauda Elisabeth dont les mains venaient réclamer de l'attention en glissant sur le pantalon du noble éternel. "Il suffit." lâcha-t-il, infiniment plus froid, à l'encontre de cette créature à la langue trop bien pendue. Si l'utilisation de son prénom n'était nullement gênant à proprement parler, il devait respecter l'étincelle de ce rang qu'il disait être sien. Mais William ne lui laissa guère le temps de poursuivre ou de laisser d'autres mots délicieusement maîtrisés s'esquiver de ses lèvres, qu'il le saisissait au col, le contraignant par ce simple fait à se redresser.

Je ne te laisserais pas répondre par des paroles dérobées ! Qu’est ce que tu veux !! Henry n'en perdit en aucune manière le sourire qui ornait ses lèvres mesquines, mais il se contenta de répondre, sagement. "Je t'avais déjà vu, ici-même, il y a de cela quelques nuits. Demande si tu ne me crois pas, hormis la bavarde, ils ont goûté à ma chair et j'ai goûté à la leur. Cette reine de Sabbat, poursuivit-il en désignant une divine créature au corps d'ébène, aime particulièrement que je me glisse en elle. Puis sa main en désigna un autre... quant à ce nobliau, il apprécie surtout de m'enfiler, vois-tu." lâcha-t-il avec cette même nonchalance, tandis qu'il restait prisonnier de son vis-à-vis, le col de cette chemise ouverte qui était remonté par son geste, encanaillé de ses doigts rugissants une colère à cent lieues de l'instabilité malsaine que l'alcool avait glissé dans ses veines. Il sentait l'impatience, la colère ronger les veines du mortel. Il percevait la moindre de ses pensées confuses qui se perdaient au fond de son âme mise à nue d'un simple regard. Se redressant pleinement, ce fut pour mieux inverser les faits, usant de sa force, de ce qui faisait de lui ce monstre qui glissait parmi les siècles et les lèvres indécises. Ses doigts se crispèrent froidement autour de la gorge de l’inconscient cherchant à le menacer, d'un genou il immobilisait une main, de la sienne il emprisonnait un poignet. Inclinant son visage, il gagna son oreille... "Toi... je t'ai reconnu ce soir. Ce regard, cette silhouette... il faudrait être niais pour ne pas savoir qui tu es lorsque l'on possède des goûts si semblables... William." termina-t-il dans un souffle, sa langue venant s'entortiller autour de son lobe, ses lèvres l'avalant tandis que l’ondulante sirène continuait ses cercles envieux. Que son souffle lancinant, oscillait entre la brûlure et la glace, conséquence hasardeuse du repas qu'il venait de faire à la cuisse de celle qui ne semblait même plus exister dans ce tête à tête dérobé aux ténèbres. Il griffa la chair, laissant une larme rubescente glisser sur sa langue, alors qu'il aspirait plus étroitement le lambeau qui lui offrait cette liqueur divine... Un soupir des plus sourds s'esquiva de ses lèvres, alors que sa langue s'enroulait une nouvelle fois, une dernière fois. Il expia un second soupir après avoir mordillé ce lambeau de chair qu'il abandonna pour venir à nouveau positionner son visage de sorte à ce que leurs regards se croisent et s'enlisent.

"De plus, si mes souvenirs sont exacts, pour te faire oublier tes démons, je t'ai laissé le moyen de décider ce que je pourrais te vouloir, mon cher Prince." le nargua-t-il, ses doigts se faisant moins acides sur sa gorge, et tellement plus lascifs l'espace d'une infime seconde... Puis il le libéra, basculant sur le côté de cette nonchalance transpirant la sensualité de ses propres ténèbres... Oh l'incube insatiable, la créature venimeuse qui aurait mieux fait de servir les enfers et de condamner à cette damnation sulfureuse plutôt qu'à l'éternité brûlante qu'il ne cessait de rendre plus ardente. "Mais le titre est peut-être surfait..." glissa-t-il, arrogant et moqueur, mettant en doute son courage, son audace, et peut-être même ce titre dont il se fardait... et qu'il ne semblait plus assez mériter au goût du faux baron. Il ne faisait que geindre, se plaindre, finalement, sans doute s'était-il trompé... voici ce que cette simple phrase laissait glisser sur la chair du mortel, celle dont le goût persistait encore sur sa langue. Une main revint finalement frôler son corps, cherchant à le détourner de la joute mesquine de ces derniers instants, pourtant il n'attendait qu'une chose : savoir s'il allait fuir, user de sa carte, ou le remettre une nouvelle fois à sa place... tout en savourant ce contact opportun.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] Le faste d'une Angleterre décadente [Vassily Ivanov] Mer 6 Mai - 11:44


Vassily Ivanov & William Anders

Le faste d'une Angleterre    décadente


1873


La glace des prunelles du brun fondit comme neige au soleil alors que les rôles s’inversaient et que d’attaquant il devenait brutalement défenseur, cherchant à échapper à la poigne de son tortionnaire. La main était glaciale, aussi froide que la mort qui venait hanter les lieux sous l’apparence d’une femme cachée derrière un masque dentellé, aux formes cruellement tentatrices. William tenta de ses débarrasser de l’étreinte de fer et rua avec la rage d’un cheval enfermé loin de sa liberté. Mais la poigne de son vis-à-vis était aussi puissante que celles des soldats de la nuit et des menottes qu’on passait déjà aux poignets des détenus. C’était ce qu’il était. Prisonnier de mains qu’il voulait loin de sa personne.

Son visage se crispa alors qu’il sentait contre son oreille les lèvres avides du baron et que son cœur battait une mélodie au tempo trop rapide dans sa poitrine. Le souffle de William se faisait déjà haché mais il luttait toujours, tentant de se débarrasser de cette poigne qui le dérangeait. Il était libre, qu’importe que son cœur appartienne à une autre. Les bicepts de ses bras se gonflaient déjà alors qu’il forçait mais que celle qui lui faisait face le laissait pantois. Jamais il n’avait senti telle répondante, jamais il n’avait tant lutté pour essayer de s’échapper et jamais il n’y était si peu arrivé. Henry ne bougeait pas d’un pouce, continuant sa tirade langoureuse contre lui alors que sa langue venait s’attaquer à son lobe. Le cœur de William accéléra un peu plus alors que sa peau s’électrisait. Sa gorge se déployait à moitié, prisonnière de la luxure qu’il avait laissé emprisonner son corps pour s’offrir d’oublier Audrey. Ses paupières se fermèrent, sa gorge grimée en une pâle caricature du cou d’un cygne. Dans le fond de la pièce, un grondement inaudible pour des oreilles humaines s’échappait. L’ombre de ses nuits était là, cette femme terrible dont il avait croisé le regard hypnotique de serpent voilà quelques jours.

Un gémissement s’échappa des lèvres du Anders lorsque la chair laissa paraitre ce que William appellerait plus tard un doux repas, larme de carmin qui venait rouler jusqu’aux papilles du vampire. Mordant férocement dans sa lèvre, le brun sentait la brulure de l’alcool se mêler aux désirs sordides qu’Henry avait fait naitre dans son corps, en de futiles papillons aux milles caresses qui venaient bourdonner dans son bas ventre. Mais déjà les ténèbres disparaissaient alors que la main s’éloignait de lui. Le regard plus clair, William ouvrit les yeux, semblant découvrit un nouveau monde. Plus personne ne les regardait, le spectacle ne plaisait plus face aux lèvres et aux portes dérobés dans lesquelles ils se glissaient.

Surfait. Souffla le jeune homme, comme s’il reprennait son souffle après des milénaires passés sous l’eau. Vous ne savez rien Mr Stourton. Déjà le regard du brun s’était fait plus assuré, l’alcool et son brouillard disparaissant derrière le désir et la peur mélangés qui était nés en lui. Je suis prince de mes nuits comme chaque homme devrait l'être des siennes. Je suis prince des nuits de certain de nos amis convives entre les reins desquels ils m’ont nommé roi. Ma sœur était cette princesse des ténèbres dont vous auriez rêvé goûter la chair. Mais comme vous l’avez si bien dit, mon cœur n’est que débris. Mais mon nom perds-t-il pour autant de toute sa gloire ? Vous savez comme moi combien les exploits font l’homme. Et puisque vous semblez habitué des lieux, vous savez que les exploits ne se jouent que sur le champs de bataille qu’est une couche. Les prunelles du brun se perdirent dans celles de son vis-à-vis alors qu'elles offraient toute la cruauté qui grandissait dans son coeur au fil de minutes. Alors qui êtes vous pour vouloir changer le nom d'un homme ? Un noble quelconque ? Mais ici pas de haute noblesse ou de basse engeance. Nous sommes tous semblable.

Et dans le silence de l'obscurité, derrière son masque fugace, Lidia riait de la verve de son futur poulain. Elle misait sur le bon cheval, comme toujours. Et elle riait de ce vampire sans que les humains ne puissent l'entendre. William n'avait conscience de ce qui se préparait dans son dos.
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