Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
Merci de privilégier les inscriptions masculines.

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(mircea) let's play pretend ft. flashback 1789

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MessageSujet: (mircea) let's play pretend ft. flashback 1789 Lun 18 Mai - 16:12

let's play pretend
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Les derniers traits sur son visage qu’elle achève. L’identité qu’elle vole pour la soirée. Pour le rencontrer lui. Le parfum des souvenirs. Elle garde cette note pour que ça lui parle. Comme les autres fois. Comme la première fois. Le patchouli dans chaque fragrance dont elle use quand elle part à sa rencontre. La cinquième fois. Le temps venu. Sa poitrine qu’elle opprime afin de cacher sous le costume masculin. Les traits qu’elle rend plus vulgaires, qu’elle tente de rendre plus durs. À force de masque, elle sait faire semblant. Elle sait moduler sa voix. Elle sait devenir un autre. C’est ce qu’elle fait pour lui Vega. Les traits plus masculins. Les formes féminines cachées aux yeux des autres, elle laisse un masque se poser sur son visage, ne laissant que le bas de son visage à disposition. Des lèvres fines pour être ceux d’un autre. La barbe absente. Une chemise qui cache son manque de pomme d’Adam. Qu’elle le retrouve. Qu’elle le chasse. Qu’elle allume cette flamme dans le creux de ses entrailles à elle. Qu’elle arrive à le séduire pour une fois de plus. Ancien humain. Lui dont elle a goûté le sang il y a des années auparavant.

L’euphorie qui se fait sentir, elle file entre les corps. Elle sait qu’il y sera. Parce qu’elle en sait plus sur lui qu’il n’en sait sur elle. Il ne sait rien sur elle, que ce qu’elle lui laisse croire, que le jeu qu’elle instaure depuis des siècles et dont elle ne se lasse pas. Parce qu’au fil du temps, il ne cesse de lui plaire, comme cette fois sur le champ de bataille. Lui et sa façon singulière d’être, de toucher, de charmer. Elle s’éclipse toujours pourtant, elle file avant de céder à ses pulsions, à ses envies qui se font de plus en plus présentes alors qu’elle le cherche.
Elle file. Elle cherche. La silhouette qui se dessine sous ses yeux et les coupes qu’elles attrapent au passage. La musique. La danse. Les costumes. La salle. Cette euphorie à même de la rendre fébrile ou c’est ce jeu dont elle devient dépendante. Son attitude qu’elle change. Pour devenir il. Pour devenir un. Qu’elle soit masculine. Un homme. Un homme attiré par les hommes. Elle se pose près de lui. Lui qui contemple la salle, qui observe la danse et elle tend le verre vers lui, ses yeux pâles qui le sonde. Le sang qu’elle vient de voler à outrance pour rendre sa peau fraîche, son corps plus chaud, moins mort. « Un bal très réussi.» Sourire. Jeu. La coupe qu’elle tend vers lui et les doigts qu’elle effleure, même si elle sait qu’il ne prendra pas d’alcool. Caresse furtive qui fait monter les souvenirs dans son crâne à elle, peut-être dans sa caboche à lui. « Vous êtes venu seul?» Le costume qui cache ses courbes, mais qui démontre un corps chétif, un homme moins viril que la moyenne, mais un homme tout de même. Pas de courbes. Pas de formes. Elles sont opprimées. Elles sont absentes pour la soirée. Le visage qu’elle observe, les traits figés dans le temps et le liquide dégoûtant qui roule contre sa langue. Ce goût de cendre. Le vin dégoûtant. Il faut qu’elle joue le jeu. Pas un vampire. Pas une femme. Un simple homme. « Ou votre compagne s’adonne à la danse?» Un coup d’œil vers les danseurs et son regard qui se pose sur lui une fois de plus. Ce jeu. Ce jeu dont elle ne se lasse pas. Qu’elle puisse le séduire une fois de plus. Une fois encore.

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Mircea Brâncuși
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MessageSujet: Re: (mircea) let's play pretend ft. flashback 1789 Mar 19 Mai - 5:34


Une aiguille qui cavale, le temps qui ne revet plus son aspect mortuaire. Sa carcasse est intacte. Il déjoue les ravages, voit les corps tomber, les malades, les vieillards, les enfants abandonnés. Vampire. Mircea s’égare dans de nouvelles villes, toujours accompagné de la créatrice, de la première, de la rousse terrifiante qui le mène à de grands massacres. Le gout de la dernier barbarie est encore à ses lèvres. Une St-Barthelemy qui a servi d’excuse, les corps jetés, empoignés, déchirés. Ce fut un festin incroyable, le banquet de Dionysos. Et depuis, c’est le repos, la vie recluse en France, les jeux à la Cour. D’une reine qu’il envisage de dérober mais une main sur son épaule lui indique que l’idée est mauvaise, qu’il ne peut pas se permettre de dérober une figure royale à la France. Ce n’est qu’un caprice mais c’est elle qu’il veut – l’enfant terrible de la Cour. L’autrichienne. Paris gronde, Paris grogne et les pavés claquent de la furie du peuple. Le château est abandonné.

« Pourquoi Florence ? J’étais intéressé par l’Argentine »
« Tu pourrais y trouver quelques ouvrages intéressants et je dois compléter notre collection de toiles »
« Tu viens au bal, demain ? »
« Non, mais rapporte-toi ta trouvaille, nous la partagerons »

Florence est l’inconnue, une ville nouvelle à laquelle il se perd pour en connaître le plan. La langue est complexe, si différente de celle qu’il parlait, du roumain, puis du français mal maitrisé. L’italien ricoche maladroitement. Mircea apprend auprès du peuple, des nuits où il se glisse dans les maisons, à observer les enfants, à toujours se plonger dans sa quête infernale d’une petite fille. Ce soir, il doit prétendre, jouer à ces carnavals curieux dont il a perdu la signification. Il se joue des couleurs, et revet le vert. A la symbolique des intentions. Les tissus qui tiennent au corps, un rappel d’une armure autrefois portée. Les souvenirs que la mémoire accuse avec violence. D’un visage jamais oublié, d’un soldat à la dernière grande bataille. Pas de nom. Il a parcouru toute la Roumanie pour le retrouver, pour savoir, pour comprendre les gestes et rien… pas un indice. Une quête tout aussi vaine que les autres. Le miroir ne renvoie aucun reflet, il est invisible, ne sait plus à quoi il ressemble. Des mains graciles glissent la veste, les derniers détails, d’une mode à apprivoiser, de ça, il lui en laisse le soin.

Palazzo Vecchio. Il est un marquis pour ce soir. Pas de titre trop glorieux. Il n’est que l’apparence de celui qu’il a dépecé quelques jours plus tôt. A revêtir le masque comme un emprunt, un costume sanglant. Le faste explose à son regard. Des merveilles qu’il observe avec intérêt. Un loup sur les yeux. Les autres sont parés de masques grandiloquents, de plumes et autres garnitures foisonnantes. Il s’abandonne à un coin de la pièce, à au regard qu’il porte à toutes les vies, à ces tambours battants qui deviennent symphonie. Autre chose occupe soudainement son esprit. Un parfum. Une odeur connue mais sans la possibilité de savoir d’où et surtout qui. Le corps pivote pour rencontrer un chevalier. Des mots auxquels il répond, la curiosité imprimée aux ambres. « Je viens d’arriver à Florence, je n’ai pas encore eu l’occasion de voir d’autres fêtes » Un bal masqué où les mortels oublient leur identité et deviennent des loups, les animaux sous la peau. « Que vous importe que ma femme soit absente ou tout simplement morte ? » Femme. Les traits durs au souvenir d’un cadavre entre ses doigts. Le verre qu’il accepte, le touché qui fracasse à la mémoire. Retrait.

La proximité de l’autre l’étonne. Un homme qui ne doit en approcher un autre, à ces lois rédigées par l’Eglise. Mais Mircea s’élève au dessus des conceptions religieuses, un Dieu sur lequel il crache en reproduisant quelques uns des martyrs d’anciens textes. « Vous n’êtes pas florentin, ni même italien… l’accent. Que fait un chevalier loin de son pays ? Vous recherchez une parure pour votre bras ? » De ces filles vendues comme agneaux à sacrifier.  

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MessageSujet: Re: (mircea) let's play pretend ft. flashback 1789 Mar 19 Mai - 11:11

let's play pretend
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Elle joue le mâle alors que c’est mal. Que c’est interdit d’approcher un homme. D’être attiré par un homme. Elle le sait Vega. Elle connaît les règles. Elle connaît le temps qui défile et le monde qui change. Déjà des années qu’elle y erre. Un peu plus de six siècles. Avec le temps, l’errance entre les villes, elle a fini par apprendre les langues, mais reste que son accent se fait encore entendre dans le fond de sa voix, il roule sur la langue. C’est facile de savoir qu’elle ne vient pas de Florence. Qu’elle n’est pas de cet endroit.
Elle se pose près de lui Vega. Ce masque sur son visage. Elle sait les goûts de cet homme. Elle sait la saveur de son sang. Elle sait trop de choses qui marquent l’esprit. La blonde, elle sait qu’il se laisse prendre par le charme masculin, elle a pu le savoir à leur première rencontre, alors qu’elle pansait ses plaies. Elle ne voulait que l’aider. À lutter pour ne pas le vider de son sang. Trop intriguant pour mourir à cet instant. Vega, elle revient toujours vers lui. Un peu plus. Elle pousse le jeu un peu plus loin. Le visage qu’elle reconnaît. Il ne change plus. Pas comme elle. Maîtresse des déguisements. Elle joue l’homme souvent. Parce qu’elle aime sentir le doute se glisser dans l’esprit des hommes, parce qu’elle sait séduire, parce que c’est interdit et qu’ils se laissent tenter.
C’est son jeu. Lui. Elle sait qu’il est attiré par les hommes, par les femmes. Lui. Elle ne s’en lasse pas. Pas comme les autres. Elle ne cède pas Vega, mais elle en crève souvent d’envie. « Je viens d’arriver à Florence, je n’ai pas encore eu l’occasion de voir d’autres fêtes » Un sourire qui passe sur ses traits. Une partie de son visage caché. Ce visage transformé. C’est plus simple de ne voir que sa bouche, que sa mâchoire et le fond de ses iris. « Fraîchement débarqué.» Un souffle. Un sourire. Le vin qu’elle fait tourner lentement au fond de sa coupe. Le regard qui glisse sur le décor, la musique, les rires, l’euphorie. « Dans ce cas, vous aurez peut-être besoin d’une visite guidée. C’est un vrai labyrinthe ici.» Sourire. Une invitation? C’est difficile à dire. Le mystère dans le fond de sa voix. Que des mots soufflés, que la promiscuité interdite et l’amusement contre ses lèvres. « Que vous importe que ma femme soit absente ou tout simplement morte ? » Le froid dans sa voix à lui. Mauvais sujet peut-être. Elle ne sait pas son histoire en entier, que quelques bribes qu’il a pu souffler pendant leur brève rencontre. Une gorgée du vin. La cendre à la bouche. Elle repose la coupe sur le plateau argenté d’un des domestiques qui passe. « J’ai besoin de compagnie pour la soirée, je ne voudrais pas priver qui que ce soit.» Son regard qu’elle accroche un moment et les épaules qu’elle hausse.

« Vous n’êtes pas florentin, ni même italien… l’accent. Que fait un chevalier loin de son pays ? Vous recherchez une parure pour votre bras ? » Elle laisse ses mains trop féminines se poser dans le fond de ses poches. Les cacher. Même si elle sait feinter la force d’un homme, parce qu’elle est plus forte qu’un simple humain. La langue qui passe contre ses dents et une femme qui s’approche pour l’inviter à danser. Parfaite, sûrement. Elle n’aime pas les femmes. Elle y a déjà goûté, trop de douceur, trop fade. Rien. Un geste de la main. Un refus. Elle n’est pas là pour elles. Elle n’est pas là pour danser.
Pour lui. Encore pour lui. Une fois de plus. Elle se penche. Les regards qui se posent sur eux. Qu’importe. « Les femmes sont fades.» Le souffle qui se perd. Léger. Fluide. Rapide. Elle reprend sa place, pas de contact. Les mains dans les poches. La promiscuité rompue. Que la voix qui se percute dans son cou à lui. « Je suis ici parce que je cherchais quelqu’un.» Le regard sur la salle. Le regard autre part que sur lui. La vérité. En quelque sorte. Il ne sait pas qu’elle parle de lui. Il ne sait pas qu’elle le connaît. Rien de plus. Elle ne peut pas lui dire. Elle ne va pas lui dire. « Je ne crois pas que cette personne soit présente.» Pour lui faire comprendre qu’elle a du temps. Qu’elle a le temps pour lui. Elle ne veut pas qu’il file. C’est lui. Lui qui amuse Vega. « Les affaires.» Rien de plus. Elle ne dit rien de plus. Elle qui crève d’envie de voir céder une fois de plus. Elle se fait violence, pour ne pas céder elle. Sous cette forme, elle ne peut rien donner. Elle n’est pas ce qu’elle prétend.

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Mircea Brâncuși
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MessageSujet: Re: (mircea) let's play pretend ft. flashback 1789 Mar 19 Mai - 13:09


Mircea n’est pas à côtoyer uniquement les hommes, à se jeter contre les corps robustes. C’est la préférence pour les femmes, pour les belles, à la recherche d’un amour égaré. Il croit encore pouvoir retrouver l’épouse saccagée de ses canines, déchirée et tâchée par ses folies assassines. Une quête vaine. Le bal n’est qu’un prétexte pour ses appétits, pour un humain à vider de son sang, un festin à partager avec la créatrice. Il traque et ils savourent la biche dorée. Les masques sont traitres, des visages qu’il doit deviner, à l’horreur pour la laideur et les vies déjà fanées. Tout se voile et n’en ressort que les volontés. Il tolère la présence d’un autre, d’un homme venu poser quelques questions qu’il croyait hasardeuses, là pour la conversation. « Serait-ce une invitation à quitter ce lieu détestable malgré la décoration somptueuse ? » Les mots qui dépassent sa pensée. Le buste en avant, le sourire pour la demande à être guidé au palais, et finalement à la ville qu’il n’a pas encore eu le temps de totalement appréhender. Mircea se retrouve fautif d’une envie singulière. L’homme pour qui l’impression est de connaître le visage, d’avoir déjà aperçu les lèvres rieuses. Ce n’est pas tout. C’est l’odeur qui claque à sa mémoire. La senteur présente à quelques instants d’une vie déjà bien longue. Des coïncidences. Beaucoup portent cette fragrance et nombre de fois il s’est retourné dans la rue, à la croyance que c’était ce passé retrouvé. L'éternel joue avec le verre offert, ne sait pas ce qu’il doit en faire. Boire est impossible. Il ne sait pas prétendre, recracherait immédiatement l’immondice. « Accompagnez-moi dans mon desespoir de subir ces soirées » C’est à chacun d’y glisser des sous-entendus. Le voilà en présence d’un Chevalier d’Eon bien malicieux. Les indices sont nombreux et probablement parce qu’ils sont de trop, il ne devine pas la supercherie. Un garçon qui se moque des convenances. Un temps depuis qu’il n’a pas effleuré les hommes. A ne plus savoir. Deux siècles maintenant.

« Les femmes sont fades » La remarque surprend, les mots suspendus. Mircea cherche la duperie, le rire mais rien, juste une affirmation. Parle t-il uniquement de celles présentes ou est-ce une réflexion globale, à la généralité à ses gouts ? L’immortel se voit privé de réponse. Avouer que ses penchants son double, qu’il a l’amour des corps sans distinction… il craint pour sa tête, pour des gardes et une condamnation. Sa force qu’il ne maitrise toujours pas. Et son désamour pour les guerres, pour les boucheries. Il ne veut pas réitérer l’expérience.

Il hait les agissements de l’étranger, ces gestes calculés, ces sourires et paroles. Il hait pour le désir qui déjà cravache au corps. Des années qu’il n’a pas été saisi de cette façon, à l’obsession, à la volonté de connaître les traits sous le masque, la chair sous les tissus. « Un compagnon qui vous abandonne… triste nouvelle » Le mensonge. Il est au bonheur de se savoir seul conquérant. Les doigts se lèvent au visage, à l’envie d’y mettre bas pour le masque. Envie avortée par une femme au regard insistant. Une pour qui il a un geste de détour. « Vous voilà condamné à subir un bal et toutes ces agnelles qui attendent une danse… vous devriez accepter afin de ne pas éveiller les soupçons » Le souffle d’une fourberie. Une danse qu’il propose sans même regarder le visage, juste une égarée, une enfant pas encore mariée. Le jeu qu’il entreprend. La nuque qu’il perfore pour un festin bref. Elle qui ne saisit pas, enivrée de la danse, les pas et les tours. Poupée qu’il abandonne aux bras d’autres. C’est un regard vers le chevalier abandonné, le clin d’œil d’une invitation. Les pas égarés au delà de la salle de réception. Les couloirs du palais visités à l’attente de l’autre.


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MessageSujet: Re: (mircea) let's play pretend ft. flashback 1789 Mar 19 Mai - 13:42

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« Serait-ce une invitation à quitter ce lieu détestable malgré la décoration somptueuse ? » Le sourire qu’il peut voir, mais les traits qu’elle cache. Trop féminins. Trop doux pour être ceux d’un homme malgré le maquillage qu’elle a pu y poser. Réussit, mais fragile. Un homme différent. Un homme qui ne devrait pas être. Son regard qui le sonde une fois de plus. Cet homme. Cet homme qui fait partie des siens maintenant. Lui qu’elle n’efface pas de sa mémoire, qu’elle aime tenter. « Je suis certain que vous en avez saisi le sens.» Les lèvres charmeuses. Les lèvres rieuses. Elle n’a jamais laissé un effleurement des siennes contre celle de l’homme, de celui qu’elle tente depuis cinq fois déjà. Une fois de plus. Elle ne s’en lasse pas. Elle aime les réponses. Elle aime le jeu. Elle aime la stature et le visage. Un délice à ses yeux. Des indices légers qu’elle laisse tomber. La note de ce parfum qu’elle garde. « Accompagnez-moi dans mon désespoir de subir ces soirées » Un autre sourire. Elle ne peut pas agir comme elle le fait toujours, pas de geste sensuel, par de sourire féminin. Que les sous-entendus. Que les caresses trop volatiles et le torse qu’elle bombe. Les formes cachées. Cet homme étrangement féminin. « Qu’est-ce que vous êtes venu chercher ici?» Un autre souffle. Curiosité. Il n’aime pas les soirées. Elle. Elle aime pour le jeu. Pour les masques. Pour le sien qui cache les traits, sauf la bouche, sauf le fond des iris pâles.

« Un compagnon qui vous abandonne… triste nouvelle » Le regard qui se tourne sur lui, les yeux plein de malice, mais la distance qu’elle garde pour ne pas attirer trop l’attention. Des sous-entendus. Des souffles. Des envies dissimulées. Ces envies qu’elles refoulent toujours pour garder le jeu. Elle ne peut pas faire tomber le masque. Ce visage qui ressemble aux autres. Les formes qui restent similaires malgré les déguisements. Il ne doit pas savoir. Pas tout de suite. Elle ne peut rien offrir. Un corps qui n’est pas celui qu'rllr prétend. Elle cache. Elle joue l’homme. Le danger. L’envie de lui. Comme toujours. Pas de mot de trop. Les mots qu’elle pense, qu’elle pèse avant de glisser. Sa main à lui qui se lève. Elle ne bouge pas. Elle ne peut pas. Le jeu qui continue et une autre femme qui demande de l’attention. Les femmes. Elles ne les aiment qu’à moitié. Des expériences ratées. Elles ne font pas naître ce désir prenant aux creux des reins. « Vous voilà condamné à subir un bal et toutes ces agnelles qui attendent une danse… vous devriez accepter afin de ne pas éveiller les soupçons » Il a raison. Elle ne peut pas se battre. Il s’égare, elle laisse son regard se poser sur la salle. Une donzelle qui arrive. L’envie de la renvoyer. La main douce qu’elle attrape finalement alors qu’il file. Elle laisse du temps. Elle laisse de l’espace pour ne pas éveiller les soupçons. Les regards qui deviennent moins instants. La poupée qu’elle délaisse à un autre. Les femmes fades. Les hommes attisent ses envies. Plus facilement. Plus violemment. Son jeu avec lui est plus intéressant.

Une identité qu’elle doit voler ou jouer l’inconnu masqué. Elle hésite. Les pas qui s’impriment dans ceux du vampire. Les couloirs qui se vident. La salle plus loin, les éclats de rire presque inexistants et elle voit la silhouette. Les mains qui reprennent position dans les poches et elle s’approche. La démarche qu’elle change. Pas de roulement de hanches. Pas de talons. La démarche d’un homme qu’elle s’amuse à jouer. Des années de pratique. Des siècles de jeu pour aboutir à un rôle qu’elle contrôle bien. La promiscuité qu’elle instaure une fois de plus. La main volatile contre le bras. Caresse trop légère pour être réel. « Les bals sont somptueux, mais vides. Que des semblants.» Elle se pose devant lui, les mains qui redeviennent absentes. Le regard qu’elle confronte. Les lèvres rieuses du chevalier. « Qu’avez-vous envie de découvrir à Florence?» Les couloirs somptueux, mais la ville qui a plus à offrir. Le pousser doucement. Se glisser dans son esprit sans trop donner. Alimenter cette obsession, cette impression de déjà-vu. Une image de plus dans son esprit. Une ombre familière de plus. La promiscuité interdite. Elle ne bronche pas. Distante et tellement tactile. « La ville a plus à offrir.» Le masque qu’elle ne veut pas retire. Le jeu qu’elle doit tenir. Ne pas lui céder. Les envies à elle qui commencent à ravager son bas ventre.

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Mircea Brâncuși
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MessageSujet: Re: (mircea) let's play pretend ft. flashback 1789 Mar 26 Mai - 17:30


L’habitude de côtoyer hommes et femmes, de n’avoir aucune préférence, d’aimer chacun et ensemble. Il ne saurait expliquer l’amour qu’il porte aux deux, à la différence et aux similitudes. Le regard qu’il soutient, à la certitude d’être observé par d’autres, des murmures qu’il entend en écho. De l’inconnu, c’est la surprise des traits apparentés féminins. Sa faiblesse, de ces égarés, les hommes à l’apparente fragilité. Il ne les aime pas naïfs et ployant à ses envies. Juste errants et prêts au pire. Et l’invitation est lancée, il se surprend à ne pas savoir quoi faire. La mort d’un chevalier causerait des dégâts diplomatiques. Mircea essaye de ne pas voler les têtes couronnées mais l’envie est tentante, de trainer le joli à ses draps, de l’emmener et de conserver la beauté à la mort. La scène qu’il fuit, le bal abandonné et la cavalière délaissée pour les couloirs, à la nécessité de réfléchir à ses futures actions.

La main voltige à son bras. Pas de frisson. Il est mort. Mais la sensation est encore fantôme. C’est une figure d’obsession qui se dévoile et joue avec lui. Il n’a pas l’habitude d’être mené par les envies, qu’un ou une autre mène la danse. Tango inversé. D’un geste furtif, il encoche le chevalier contre le mur. Le corps abandonné contre l’étranger. Le danger de ses propres mouvements, de ses envies, à vouloir y planter les lames assassines. A l’abris des regards. De ces curieux qui hurleraient au crime. Les lèvres glissées à l’oreille. Le contact imposé. « Votre prénom… si je n’ai pas le droit au visage, je réclame l’identité » Le masque qu’il abandonne à enlever, le visage qu’il laisse à l’imagination.

Mircea s’égare à ses pensées, au souvenir d’un visage plusieurs fois aperçu, mais c’est surtout une odeur qui revient, qui cavale sans qu’il ne puisse savoir. Juste une coïncidence. La femme rencontrée il y a des siècles n’est pas cet homme. Juste un mélange des âmes, une répétition et son envie de retrouver une obsession perdue. D’un pas il se décale sur le côté gauche, adossé à la balustrade, les mains contre, le vide qui se déploie à son dos. « Cette ville n’est pas la mienne, je ne connais rien, quelques bâtiments aperçus lors de mes balades » Menteur. De Florence, il connaît déjà le nom de chaque églises, et chapelles. Une mémoire vive qu’il entretient, sa capacité à tout mémoriser. Mais le guide est jeté à l’autre. Mircea ne connaît que les noms et pas le plan de la ville. « Fuyons avant que vos prétendantes ne retrouvent votre trace » Des rires qui vont écho entre les murs du palais, les pas pressés et les tissus soyeux qui volent à suivre le corps habillé. Des princesses qui se dirigent dans leur direction, la certitude que si ils sont retrouvés, leurs têtes seront présentées en place publique. Les doigts se faufilent au poignet du plus jeune, une pression glacée, la commande à le suivre pour sortir de ce lieu. Un cache-cache qui s’engage avec les rires, un jeu d’ombre et Mircea évite de peu un miroir sans reflet. Quelques secondes à observer le décor et son absence, le corps disparu, l’essence tuée. Il rejoint l’ombre de son compagnon nocturne, se faufile à son dos. « Faites des choix surprenants, abandonnez Duomo et lieux aimés des touristes » De quelques pas il s’efface à l’obscurité et rejoint l’extérieur du palais. L’attente de l’autre. La soirée qui ne lui appartient plus.


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MessageSujet: Re: (mircea) let's play pretend ft. flashback 1789 Mer 10 Juin - 20:52

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Le corps qui se tend au contact du sien. La peau encore chaude du sang ingurgité un moment plus tôt. La chaleur sous sa peau, mais le corps mort qui finira par reprendre le dessus. Les lèvres au cou et les envies qui se percutent au fond des tripes. Cette envie de cesser le jeu, de faire tomber les masques. Elle ne peut pas. Le jeu trop bien ficelé. Trop bien encastré pour qu’elle se décider à le laisser tomber. « Votre prénom… si je n’ai pas le droit au visage, je réclame l’identité » L’odeur qu’elle respire et le corps qu’elle a envie de découvrir. La promiscuité prenante. Enivrante. Cet humain fascinant qui a attiré son regard. Les humains qu’elle méprise normalement. Pas lui. Cette rage. Ce combattant hors pair. Une perte s’il avait fini par mourir. Elle n’avait pu s’y résoudre. « Kyrre » Elle ne ment pas sur ses réelles origines. Prénom des pays froid comme le satin de sa peau. La première chose qui lui vient en tête avant qu’il ne s’échappe de la promiscuité, de son corps. Sourire à ses lèvres. Le regard qui ne se détache pas de lui. Ce jeu dont elle ne se lasse pas. Lui. Trop intéressant. Le pousser un peu plus à chaque fois. Se glisser sous une part de sa caboche.

« Cette ville n’est pas la mienne, je ne connais rien, quelques bâtiments aperçus lors de mes balades » La ville. Elle en connaît quelques coins intéressant. À l’abri des regards. Loin de femme à même de s’approcher d’elle. Celle qui ne l’intéresse pas. La peau trop fragile, rien pour faire naître les frissons. « Fuyons avant que vos prétendantes ne retrouvent votre trace » - « Allons-y.» Un souffle. Voix modulée et les pas qu’elle imprime dans le sol pour quitter cet endroit vide. Les femmes vides. Leur âme vide. Rien qui n’accroche le regard. Pas comme lui.  « Faites des choix surprenants, abandonnez Duomo et lieux aimés des touristes » Un sourire à ses lèvres alors qu’elle fait renaître la promiscuité. Les phalanges qui courent en caresse volage. Le bras qu’elle attrape entre ses doigts pour tourner, pour imposer le chemin sans un mot. Le silence qu’elle impose. Elle n’aime pas les mots de trop. Les mots futiles. Les mots pour faire semblant. Le chemin qui se dessiner. Le temps qui file. Les phalanges qui ne se desserrent pas de l’emprise.

Le décor qui file et une chapelle qui se dessine sous les yeux. La nuit profonde. Le noir et le silence. Pas d’âme aux alentours. Que ce jeu qui finira par lui filer entre les doigts. La pression qu’elle relâche. La chapelle des Médicis. Le bras dont elle se défait et vers l’arrière qu’elle se dirige pour se frayer un chemin vers l’intérieur. La beauté des lieux. Elle ne croit pas en Dieu, elle ne croit pas à une force pour guider les hommes. Pécheresse qu’elle est. Pas de réconfort. Que les murs ornés de peinture, que les vitraux qui laissent la lune se modifier en plusieurs couleurs. « Je ne suis pas le meilleur pour guider dans la ville. Je ne suis pas originaire de la ville, mais vous l’aviez devenir.» Elle se rapproche de lui à nouveau. Le danger. Les jeux. L’envie qui ronge les tripes, mais qu’elle refoule à chaque fois, qu’elle enfonce, qu’elle écarte. « Plus intéressant que les semblants des bals.» Souffle. Un pas. Encore un autre. La promiscuité qu’elle instaure une fois de plus. Le jeu qui risque de lui éclater entre les doigts. La façade. L’homme qu’elle n’est pas. Les courbes cachées et les traits modifiés. Son rôle risque de tomber. Le masque de se briser. « Vais-je aussi obtenir un prénom?» Question. Son identité pour la sienne, quoiqu’elle en sait déjà trop.

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MessageSujet: Re: (mircea) let's play pretend ft. flashback 1789

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