Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
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Never follow your instinct [Szonja & Eszter]

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poisoned soul

MessageSujet: Never follow your instinct [Szonja & Eszter] Lun 11 Mai - 9:18



Never follow your instinct
ft. Szonja & Eszter

Eszter n'avait pas le don pour s'attirer des ennuis. Car la nature des dons était impropre à la volonté humaine. Elle, ses ennuis, ils étaient provoqués presque en son âme et conscience. Non pas qu'elle se jette dedans à bras-le-corps, elle avait simplement conscience du risque, mais poussée par une curiosité trop épanouie, elle ne résistait pas, voulait juste tout connaître d'un monde avec lequel rien ne la liait. Trop jeune pour savoir que sa vie était éphémère, trop douce pour soupçonner la noirceur d'autrui. Elle marchait, lentement mais certainement, vers la perte. Mais sa bonne étoile veillait, aussi les pires situations pouvaient vite se retourner à son avantage. En témoignaient encore quelques traces dans son cou, presque disparues mais bien présentes. Morsures qui auraient pu lui être fatales si elle n'avait pas en elle un certain vice à éprouver un étrange plaisir lorsque les crocs fendaient sa chair. Trop prude pour admettre que cela avait trait au désir charnel, elle voyait la chose comme une pénitence, aimer la souffrance car elle n'avait pas été assez sage. Elle avait tiré une croix en diagonale sur l'église catholique, n'adhérait plus à aucun culte traditionnel, mais quelques pensées subsistaient, elle accordait encore une part de mystique à la notion de bien et de mal, comme quoi toute chose avait une contrepartie.

Malgré cet état d'esprit, elle continuait inlassablement à jouer avec le feu. Et lorsqu'elle avait vu cette femme aux manières étranges, habillée de guenilles excentriques, elle n'avait pas pu s'empêcher de l'épier car elle pensait avoir vu quelque chose à travers celle que l'on aurait simplement du traiter de folle, quand on était un humain lambda. Eszter, elle, s'était instruite, avait lu des livre, elle voyait un signe à travers les grigris qui ornaient le cou de la femme:la magie.
Elle n'avait pas résisté à l’irrésistible idée de suivre la femme qui faisait le tour du cimetière, ramassait des feuilles mortes pour les sentir, finissait par quitter l’hôtel des défunts pour aller rôder un peu plus loin, dans le bois qui étaient derrière.
Et la nuit tombait, pas une pleine lune par chance. La sorcière semblait chercher quelque chose. Elle s'était retournée à plusieurs reprises dans la direction de la rousse qui restait cachée derrière les buissons. Elle avait probablement détecté sa présence mais ne semblait pas s'en soucier le moins du monde, continuant à avance, comme si elle était en train de pister. Elle portait quelquefois la patte de poulet qui pendait à son poignet jusqu'à sa bouche pour la mâchouiller comme on faisait normalement avec un stylo.

Mais après un moment d'errance, la magicienne stoppa net. Elle avait vu quelque chose derrière l'épaisse racine d'un arbre qui, sortant de terre, cachait la vue à Eszter. Alors la rousse se contentait de décrire le comportement de la femme qui s’accroupissait, récitait des paroles en latin, se relevait en tenant quelque chose d'inerte, qui se contentait de pendre comme la carcasse de porc à l'abattoir.
En y regardant de plus près, on pouvait apercevoir le cadavre d'un chat dont l'état de décomposition ne semblait pas très avancé. La sorcière le caressait du bout du doigt, en divers endroits bien définis, comme s'il y avait une raison précise à ses gestes. Et c'est alors que la queue de l'animal, auparavant si rigide, se mit à onduler lentement, d'abord comme une brise qui souffle dessus, le mouvement reprenant peu à peu la gestuelle d'un félin agacé. S'ensuivait un miaulement sordide, provenu d'outre-tombe. Et la sorcière le lâchait simplement, sans qu'il ne retombe sur ses pattes. Groggy, l'animal se redressait peu à peu, posait une patte devant l'autre sans la moindre assurance propre à son espèce.
Eszter était fascinée par cet incroyable spectacle et comme si la sorcière savait que la rousse était témoin de ses prouesses, elle se tournait vers elle sans s'avancer, envoyant le macchabée ronronnant à sa place. Et la jeune inconsciente osait se redresser, sortir de sa cachette au moment même où l'étrange femme lui adressait un simple mot.


« Fuis. »

Dans l'incompréhension la plus totale, Eszter resta plantée là, courageuse de ne pas prendre ses jambes à son cou. Ce qu'elle aurait peut-être du faire, car dans l'instant même qui suivait la recommandation, la pauvre magicienne tombait à terre, tout comme sa créature. La jeune humaine ne put retenir un cri d'horreur, main sur la bouche, à découvert. 
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poisoned soul

MessageSujet: Re: Never follow your instinct [Szonja & Eszter] Mar 12 Mai - 15:16



Never follow your instinct
    ft. eszter & szonja

   
les muscles craquent. se broient. cèdent. les os tombent également. et un rire... un rire effroyable, dément, monstrueux, retentit dans la pénombre. petit à petit, la silhouette s'avance vers la seule source de lumière.
si on savait.
si on savait que szonja amarok-lizlow se prête à des jeux de torture, loin, bien loin enfoncée dans le sous-sol d'une maison abandonnée...
mais il le mérite. c'est, en tout cas, se dont elle se persuade.
un rock'n'roll endiablé retentit dans la salle, des enceintes portatives envoyant le son aux quatres coins de la pièce. elle, elle sifflote, visiblement tout ce qu'il y a de plus amusée et heureuse.
- alors, sale cabot, on fait moins le malin.
elle murmure, doucereuse, alors qu'elle s'avance à une distance respectable. si les loups-garous s'enchaînent sur son tableau de chasse, les sorcières sont en nombre bien restreint. et s'il y a bien quelque chose qui énerve la hongroise, c'est bien d'être la risée de ses propres critères.
mais ce n'est pas le sujet, puisque sa victime du moment est en train de hurler. difficile à dire si c'est de frustration, de colère ou encore de douleur. szonja, elle, pencherait pour la troisième proposition.
des traces rougeâtres lézardent sur sa peau d'ébène. ça a quelque chose de beau, presque de féérique. des dents aiguisées et incroyablement blanches se détachent de ses lippes et de sa peau café... bien qu'elles ne soient pas évidentes à apercevoir, étant donné le rictus dégueulasse qu'il affiche.
- tu veux me faire mal ?
demande-t-elle, faussement ingénue.
tout ce qu'elle récolte, c'est un nouveau grognement. il tire sur ses chaines, se penche en avant, claque les mâchoires. ça fait éclater de rire la blonde, qui sort deux dagues. un éclair brille un instant avant que la tête du lycan ne finisse sur le sol. la chasseuse effectue une moue contrie alors qu'intérieurement, elle boue d'excitation. la meilleure partie arrive.
elle s'occupe rapidement de découper les différentes parties du corps, et garde un bout de sa colonne vertébrale en souvenir. elle la met avec les autres amas dérobés à ses victimes, soigneusement dans une vitrine. puis elle découpe un morceau de taille raisonnable qu'elle va cuire à la poelle (car heureusement, il y a encore ça qui fonctionne), quelques minutes afin qu'il soit encore bleu.
- j'ai une faim de loup !
elle hurle pour elle-même. puis elle rit, encore, de son rire de folle. quel jeu de mot ! hi-la-rante. pourquoi n'a-t-elle pas plus d'amis, franchement ? elle est tellement drôle, tellement parfaite... ce n'est pas les vampires qui diront le contraire.

une fois le repas engloutit, elle file dans les rues à la recherche d'une nouvelle proie. elle a quelques blessures ça et là, mais rien de vraiment dérangeant. le truc sympa, avec le fait de dévorer ses victimes, c'est qu'on ne retrouve pas de corps. et, pour l'instant, elle n'a aucun problèmes avec les autres loups-garous du coin. de toute façon, ce n'est pas la modestie qui l'étouffe, et la jeune femme a foi en ses capacités.
aussitôt, elle trouve une nouvelle piste. une sorcière, cette fois, à en juger l'allure. sa robe est trop grande. trop bariolée. sa coiffure... n'en parlons pas. elle a dû être frappée par la foudre, ou être sacrément douée pour saccager ainsi ses cheveux. et puis cette attitude qu'elle adopte... ridicule. szonja la repérerait même en étant sourde et aveugle. c'est comme si son sang se mettait à bouillir dans ses veines. son instinct lui dicte de l'assassiner... même s'il se tait lorsqu'elle est en présence des crocs blanches.
la femme s'arrête dans le cimetière. n'importe qui d'autre aurait trouvé ça glauque, mais szonja... elle, elle trouve ça presque romantique. elle aime ce lieu lugubre, elle aime cette atmosphère pesante, cette atmosphère triste. après tout, elle y envoie tellement de gens qu'il n'y a nul besoin d'être effrayée. la chasseuse dégaine alors un arc (même si ce n'est pas l'arme dans laquelle elle est la plus à l'aise) et décoche une flèche en plein dans le mille. la pointe argentée ressort alors par la poitrine de l'ancienne sorcière, qui tombe inerte, la tête la première, sur le sol. l'animal qu'elle tentait de ranimer tombe également... sans s'attendre à un cri de la part d'une jeune fille.
la blonde bondit sur la future victime, s'apprêtant à la tuer pour effacer les traces. mais ses yeux s'arrêtent sur des marques de morsure.
- qui es-tu ?
gronde-t-elle, l'arc toujours tendu.
elle devrait l'assassiner. néanmoins, quelque chose l'en empêche... sans doute se sent-elle proche. elle n'a jamais rencontré aucune autre femme donnant son sang. à moins qu'elle n'ait été brutalisée ? szonja n'est pas une héroïne ; si tel est le cas, ce n'est pas son problème. toujours est-il que les seules personnes consentantes que la jeune femme croise lors de ses périples en vue de plaisirs masochistes, ce sont des junkies, de véritables défoncés dont profitent également les crocs blanches. alors une jeune femme aussi sensible et fragile...
la curiosité de la chasseuse est piquée au vif.
elle désigne les marques, avant d'arguer :
- consentante ou obligée ?
pas forcément la meilleure question pour faire connaissance. mais szonja n'est pas comme tout le monde... et la jeune fille l'apprendra à ses dépends.
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MessageSujet: Re: Never follow your instinct [Szonja & Eszter] Mer 13 Mai - 17:36



Never follow your instinct
ft. Szonja & Eszter


Ce qui venait de se produire était impossible. La sorcière avait été transpercée de part en part par une flèche à la pointe argentée. Mais pourquoi ? Était-ce un crime de ranimer un chat ? Ce dernier succombait d'ailleurs à nouveau, dépourvu de la magie qui l'animait. Eszter ne comprenait pas. Elle n'avait jamais assisté à la mort de quelqu'un. Alors quelque chose d'aussi brutal... Qui pouvait bien faire preuve d'autant de cruauté ? C'était intolérable et son cri l'avait exprimé mieux que les mots.

Malheureusement, ce hurlement désespéré avait attiré l'auteur du crime jusqu'à elle, et voilà qu'elle était maintenant prise pour cible, retenant un nouveau cri, la gorge nouée. Elle prit quelques instants pour dévisager cette femme, probablement une psychopathe, à en juger par son air menaçant. Et en temps normal, la jeune rousse aurait fondu en larmes, aurait cherché à la raisonner. Mais elle n'en ressentait plus le besoin. Elle savait désormais la vie si éphémère, futile. Tout ne tenait qu'à un fil, si fragile. Et si ce fil devait céder, rien ne l'en empêcherait. Alors elle attendit, ne laissant que ses yeux briller d'une lueur mélancolique.
Et la flèche ne décolla pas de son arc, la tueuse portant son regard sur elle, sur son cou, pour finalement lui demander qui elle était. Cela n'avait aucune importance, qu'est-ce que ça lui apporterait de savoir ? La bouche de Eszter s'entrouvrait donc légèrement, sans laisser échapper un mot, sans vraiment songer à la réponse. Elle réfléchissait, elle avait une idée en tête et ses poings se resserraient déjà avant d'agir. Mais une nouvelle question vint interrompre sa réflexion. La femme à l'arc lui parlait maintenant en désignant son cou. Elle voulait savoir si elle était consentante... De quoi pouvait-elle donc bien parler ? Oh, peut-être les marques de canines dans son cou. Si elle était capable d'abattre de sang froid une sorcière, peut-être savait-elle aussi pour les vampires. Seulement, qu'est-ce que la réponse à cette question pouvait bien lui apporter ? C'était un jeu ? Si la rousse donnait la mauvaise réponse, elle mourrait ? Alors autant jouer la carte du doute, ni oui, ni non. Eszter plissait les yeux, cherchant à capter le regard de son interlocutrice, avant de finalement lâcher quelques mots.


« A ton avis? »

Ainsi, elle répondait aux deux questions... Par une question. Qui n'en était pas vraiment une. Parce que l'évidence ne tarderait pas à se faire. Les gestes suffiraient à faire découvrir à la blonde quel genre de victime était la rousse. Car son frêle bras s'éleva lentement, sans aucune agressivité, avant de venir agripper la pointe de la flèche. Elle ne tirait pas pour l'arracher, elle ne faisait que la tenir, animée par on ne sait quelles idées. La douce demoiselle avait changé, déchirée par le deuil soudain de Frederik, qu'elle n'avait plus revu depuis qu'elle avait trouvé les volets et les rideaux d'une fenêtre de sa demeure tous grands ouverts, alors qu'elle venait à sa rencontre à la tombée de la nuit. Elle se disait qu'il étai simplement en voyage, qu'il reviendrait, mais rien. Elle ne pouvait supporter l'idée qu'il ait vu le jour. Mais si la vie d'un immortel pouvait ainsi s'achever, que dire de celle des simples humains ? Si éphémère, comme si la mort pouvait être déjà caressée du bout des doigts.

Mais Eszter, si elle s'était mise à donner son sang plus que de raison pour combler le vide, n'en était pas pour autant suicidaire. Pour preuve, elle exerçait une légère pression vers le bas, sur la flèche, voir si la meurtrière cédait à sa demande de baisser l'arme. Et si son interlocutrice ne se laissait pas faire, tant pis, elle avait une ultime question avant d'être transpercée.


« Pourquoi tu l'as tuée? »

On ne pouvait pas lui reprocher la pertinence de l'interrogation. Savoir pourquoi, c'est ce qui différenciait les fous... Des psychopathes. Parce que ces derniers savaient toujours, simplement hantés par l'absence de notion de bien ou de mal.
Le pouce de Eszter glissa sur le tranchant de la flèche avant qu'elle ne lui rende la liberté, laissant son bras retomber mollement, suivi dans son mouvement par une gouttelette de sang. Ses yeux se posèrent sur l'arme, pensive, passionnée d'histoire qu'elle était.


« Mourir de la flèche d'un arc... Ce n'est plus chose courante à notre époque. En terme de statistiques j'aurais nettement plus de chance d'être victime d'un vampire qui ne contrôle pas sa soif. »

Voilà qu'elle était arrivée, la vraie réponse. Et pour confirmer, Eszter relevait les yeux vers la blonde d'un regard lourd de sincérité. Elle abreuvait les princes de la nuit.
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