Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
Merci de privilégier les inscriptions masculines.

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Théâtre à guichet fermé [William et Eszter]

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poisoned soul

MessageSujet: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Mar 14 Avr - 18:07



Théâtre à guichet fermé
  ft. William Anders & Eszter Vilma

 
Le monde qui nous entoure, les passants dans la rue, le trafics des voitures, la tournée du facteur, le va et viens dans les escaliers... Tout cela n'était qu'une illusion offerte par la vie en plein jour. A l'approche de la nuit, toute cette cacophonie se calmait peu à peu, laissant place aux petits pas pressés, aux ombres qui rôdaient, à la disparition d'un portefeuille d'une main habile. Et à qui sait quoi d'autre ? Oh, il y avait bien les soirées étudiantes, mais ce n'était pas dans ce genre d'endroit que l'on croisait Eszter, à moins qu'une personne suffisamment persuasive lui ait tiré assez fort le bras pour qu'elle s'y retrouve coincée.
Par chance, elle était bien au calme ce vendredi soir, alors que tous fêtaient l'arrivée du weekend. Elle pouvait vaquer à ses occupations puis se laisser aller à la paresse, étendue sur son lit simplement vêtue d'un t-shirt rouge si grand qu'il atteignait le sommet de ses longues jambes. Confortablement installée, elle était face à son écran d'ordinateur, parcourant les divers articles d'un blog qu'elle venait de découvrir : Budarkside. Le fameux site recensait tous les lieux de la ville  et de ses alentours où se seraient produits des phénomènes paranormaux. Certains étaient bidons, d'autres si connus qu'ils faisaient presque l'objet de campagnes marketing, mais les autres...

Il fallait faire un tri, il y en avait pour plus d'une heure à sélectionner les lieux les plus intéressants de pas leur histoire. Puis faire des recherches sur google pour voir si d'autres en parlaient afin de s'assurer qu'il ne s'agisse ni d'une invention, ni d'une légende trop populaire. Et voilà qu'on y arrivait. Une belle petite liste : une dizaine d'endroits que la rousse se devait un jour ou l'autre de visiter.
Il était déjà minuit, mais la fatigue ne se pointait pas. S'ennuyant, Eszter se gratta mécaniquement le cou. Ses doigts glissèrent un instant sur les deux petites plaies qui disparaissaient peu à peu. Elles avaient été suffisamment profondes pour encore se voir et se sentir. Certains n'auraient pas aimé porter cela, mais cette blessure l'inspirait et la faisait rêver plus qu'elle ne la dérangeait. Elle lui donnait même envie de sortir, dans l'espoir de le trouver, même si elle n'y croyait pas vraiment.
Non. Il fallait qu'elle se trouve une distraction. Et quoi de mieux que d'aller visiter l'un de ces sites décrits sur le fameux blog ? Ni une, ni deux, elle avait bondit de son lit pour enfiler un jean, une chemisette et un manteau. Par habitude elle s'était vaporisé dans la nuque un peu de cette eau de parfum aux notes caramélisées. Ainsi dès qu'elle enroulait son foulard, elle aussi pouvait profiter de la douce odeur qui s'était imprégnée. Plus qu'à sortir, en passant bien sûr par le palier du vieil immeuble où elle se savait épiée par la vieille harpie de concierge qui désapprouvait très certainement ses escapades nocturnes.

Le lieu choisi n'était pas bien loin de sa rue. Il s'agissait d'un théâtre désaffecté : toutes les ouvertures étaient barricadées par des planches de bois. L'endroit était soit-disant maudit : il y a plus d'un demi-siècle une troupe de comédiens s'y produisait presque quotidiennement. Ils n'étaient pas célèbres et l'on raconte que pour faire venir le public, leur chef avait passé un pacte avec un démon. Depuis, chaque soir la foule devenait plus nombreuse, jusqu'à ce qu'au bout d'une semaine de représentations à guichet fermé, ledit patron décide de ne plus faire d'offrandes à celui avec qui il avait conclu un obscur marché. Alors au moment des remerciements, un incendie avait éclaté tandis que les issues se trouvaient bloquées, même résistantes aux coups de hache. Tous sans exceptions perdirent la vie, de brûlures ou d’asphyxie. Et le feu stoppa aussi vite qu'il avait commencé quand plus un ne fut vivant dans la salle.
C'était presque incroyable : et d'abord, si tous étaient morts, qui aurait pu témoigner des faits ? Le soit-disant démon ? En tous cas, tous ceux qui avaient racheté le bâtiment pour tenter d'y reconstruire quelque chose étaient morts dans d'étranges circonstance. Il était temps d'y jeter un œil. En contournant l'édifice, Eszter avait fini par trouver quelques planches arrachées, probablement par des squatteurs, mais ces derniers n'avaient pas du bien rester longtemps car il n'y avait ni tags sur les murs, ni détritus au sol. Elle avait bien sûr pris sa lampe torche, même si l'immense hall bénéficiait de l'éclairage de la ville à travers les grandes vitres qui se trouvaient en hauteur.

Tout semblait tantôt vieux, tantôt stoppé dans le temps. La pénombre (la lumière ne pénétrait pas tant que ça) ajoutait son petit effet à la mise en scène. Inutile de s'arrêter en si bon chemin. Eszter entra dans la salle de spectacle, celle qui avait brûlé. Certains sièges étaient calcinés, d'autres non, quelques décors de la scène subsistaient. Il n'y avait plus de cadavres bien sûr, et moins de lumière : les épais rideaux qui recouvraient auparavant les hautes fenêtres avaient pour la plupart brûlé, mais pas tous.
Désireuse d'en savoir plus, de s'imaginer ce qui pouvait réellement s'être passé, la rousse grimpa sur la scène puis chercha quelque chose, n'importe quoi. Le faisceau de sa lampe torche lui révéla bientôt un livre posé au sol, qui n'avait pas brûlé, lui. Elle s'accroupit donc pour le prendre, tournant maintenant le dos à la salle... Loin d'elle l'idée qu'elle puisse trouver quelqu'un de vivant ici.
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Mar 14 Avr - 23:34


Eszter Vilma & William Anders

Théâtre    à guichet fermé



William traversait l'un de ses phases terribles où il ne se sentait pas en osmose avec lui-même. Où l'envie d'être cueilli par les rayons du soleil un beau matin pouvait le traverser. Et où il se souvenait. parce que les souvenirs étaient la pire des douleurs de son immortalité. Il avait réussit à ne plus s'attacher aux mortels par peur de les voir mourir. Il ne se pardonnerait jamais de n'avoir attaqué le manoir de l'époux de sa soeur, seul face au feu des humains pour l'enlever, la changer en l'une des siennes et s'offrir l'éternité dans ses bras. Dans ce genre de moment, il en oubliait toutes les femmes qui offraient leur couleur à sa vie. Il aurait dut appeler Elvira plutôt que de disparaitre dans la nuit déjà bien noire, de chercher vaguement une occupation en shootant dans un caillou. Et puis revenait à lui cette envie violente, ce plan qui germait depuis tant d'année dans ses pensées, ce plan dont il ne s'ouvrait à personne. Il ne voulait qu'on sache pourquoi il agissait de la sorte, car le monde était remplie de traitre et William était le mieux placé pour le savoir, parfait représentant de cette race de monstre. Il l'avait été humain et n'avait rien changé dans son immortalité. pourquoi faire, alors qu'il s'aimait déjà tant de la sorte.

Mais William se reprenait alors qu'il sentait l'air frais de la Hongrie fouetter son visage. Il avait faim, il allait devoir chasser. Comme toujours lorsqu'il oubliait de faire venir à lui ses poches de sang qu'il se plaisait à faire sienne avant de mieux les abandonner à leur sort. Depuis plusieurs jours il avait repéré ce théâtre dont personne ne voulait s'approcher. En demandant à une humaine qu'il avait ramené dans son lit, elle lui avait confié qu'il était hanté et que jamais personne n'oserait mettre les pieds dedans. Que la magie y avait le monopole du contrôle. La simple annonce du mot magie avait transporté William. Alors, d'eux mêmes, ses pas le menèrent jusqu'à ce qui avait dut être un  trésor de l'architecture hongroise. Il entra, ses prunelles s'adaptant comme celles d'un chat à l'obscurité.

William sentait les souffles des suppliciés du lieu, l'odeur omniprésente de la mort. Il revoyait leur douleur comme s'il avait été présent, malgré les années. Il revoyait des visages souriants déclamer des tirades enflammées et ses souvenirs humains se faisaient encore plus violent. Combien des pièces avait-il dut voir en compagnie de ses parents, jusqu'à y prendre goût. L'Angleterre du 19ème siècle lui manquait. Terriblement. Il monta dans les balcons avec un pincement au coeur. Si loin.

Mais le faisceau d'une lumière le tira de ses pensées et il se redressa, les sens aux aguets. Il n'y avait personne voilà à peine quelques secondes mais déjà il entendait battre un petit coeur en dessous de lui. Le sang roulait dans les veines de celle qu'il identifia comme une demoiselle et il en vient à saliver en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Quel beau lieu pour une mort. Il sauta, se laissant glisser jusqu'au sol comme une plume et, avec la discrétion caractéristique de sa race, s'approcha d'elle, jusqu'à presque la toucher.

" On ne t'a jamais dit que la nuit était dangereuse fillette ? " souffla-t-il à la demoiselle à la chevelure de flamme, accentuant sur le surnom qu'il lui offrait.
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Mer 15 Avr - 8:20



Théâtre à guichet fermé
  ft. William Anders & Eszter Vilma

 

Une fine main vint se poser sur le livre dont la couverture était probablement de couleur taupe, même si la pénombre l'assombrissait. Eszter s'empara de la relique avant de se redresser pour l'examiner. Il n'y avait ni titre, ni auteur, la surprise fut d'ailleurs un peu plus grande lorsqu'elle entreprit de l'ouvrir : les pages étaient blanches. Presque jaunâtre en fait, ternies par les décennies. En outre il paraissait aussi intact que vieux, personne ne l'avait maltraité.
En quête d'un écrit, elle se mit à le feuilleter, pourvu qu'au bout de nombreuses pages un texte y soit dissimulé. Mais rien. Pas même un grain de poussière, une rature ou un faux pli. Si cela était aussi improbable que l'histoire du lieu, la jeune rousse n'en avait pas pour autant peur. Bien des choses pouvaient éveiller ses craintes, comme la sirène d'une ambulance, les personnes en colère ou le regard de ces types louche qui vous scrutaient depuis un coin de rue par exemple, mais pas ce qui avait trait au paranormal. Cet univers avait au contraire quelque chose de rassurant, aussi concret qu'irréel. Et si ce théâtre était hanté, elle ne présentait pas la face d'une pillarde ou d'une gamine en quête de sensations fortes, non, elle venait simplement honorer les lieux, témoigner son respect pour ceux qui y avaient péri et comprendre. Rien qui ne puisse mettre en colère les esprits, et si l'un d'entre eux se trouvait être malveillant, elle n'aurait qu'à partir avant qu'il ne trouve un moyen de lui nuire.

Le silence entre ces murs était un pur régal, mais aussi la meilleur sonnette d'alarme pour petite proie sans défenses. Et lorsqu'il fut rompu par le contact entre un corps agile et le plancher de la scène, une réaction en chaîne fut provoquée. Car ici le moindre murmure devenait un bruit sourd. Et la jeune femme, surprise par ce son, laissa le livre échapper de ses mains pour qu'il tombe à ses pieds, dirigeant le faisceau vers l'origine du bruit après que l'inspiration d'un sursaut soit sorti de sa gorge.
Elle eut à peine le temps d'identifier la source de ce dérangement qu'elle se trouvait déjà nez à nez face à un homme. Il s'était approché si près d'elle qu'elle fit un petit pas en arrière. Juste un pied. L'autre ne voulait pas suivre, encore assez brave pour la faire tenir face à l'homme. D'où sortait-il ? Pourquoi surgir face à elle ainsi, sans l'avoir prévenue plus tôt de sa présence ? Elle croisait alors son regard pour ne pas le quitter, désireuse d'obtenir plus d'informations sur son identité, n'obtenant finalement qu'une réponse : une simple question qui sonnait comme une remontrance. Il la qualifiait de fillette. Comme si cela pouvait la provoquer. Le tempérament calme et délicat de la rousse n'était pas si simple à embrouiller. Et au lieu de répondre, elle se contentait de le détailler, remarquant tout d'abord son teint si pâle, avant de chercher une lueur chaleureuse, synonyme de vie, à travers ses yeux. Rien. L'aura de cet homme était aussi froide que la mort et l'assurance qui avait émané de ses mots, pouvaient presque s'entendre comme une mise en garde, un rappel : il dominait la situation. Et le simple propos qu'il tenait, évoquant le danger de la nuit, n'avait absolument pas pour but de la rassurer sur la situation dans laquelle elle se trouvait.
Eszter entrouvrit donc les lèvres en se demandant si elle avait bien ici affaire à un vampire, ou sait-on jamais, à l'esprit chargé de garder les lieux. Que lui répondre ? Alors qu'il avait presque cherché à l'insulter en la traitant de fillette ? Il ne fallait pas céder à la provocation. Autant chercher à savoir ce que lui était.


« Aussi dangereuse que le jour ? »

Le ton de sa voix était doux, presque chuchotant, aucune marque de provocation dans cette réponse. C'était une manière détournée de lui demander s'il craignait les rayons du soleil.
Et c'est alors que lui vint un hypothèse : se puisse-t-il qu'elle se trouve dans la cachette d'un vampire ? Cela expliquerait pourquoi les lieux étaient si bien gardés contre l'envahisseur. Sa curiosité l'emportait, elle voulait maintenant savoir.
Mais elle n'ignorait pas que les vampires pouvaient être des prédateurs mortels même si elle avait été jusqu'ici bien chanceuse. Sa fascination pour ces créatures dépassait trop souvent sa conscience du danger, naïve qu'elle était. Eszter était hésitante, cela se voyait sur son visage, le ton peu commode qu'avait emprunté le ténébreux la mettait en garde, aussi prenait-elle ses précautions avant de chercher à en savoir plus.


« Si c'est votre domicile, je m'excuse d'être entrée sans permission, je ne vais pas vous déranger plus longtemps... »

Un sourire gêné se dessina sur son visage, tandis que son second pied reculait, comme pour créer une distance de sécurité. S'il était le fantôme des lieux elle aurait une chance de fuir. S'il était un humain, il était excellent comédien en ce théâtre. S'il était un vampire comme son apparence le laissait davantage présager, elle n'était pas assez rapide pour s'enfuir. Pourvu qu'il ne s'avance pas de nouveau, elle serait contrainte de reculer un peu plus à chaque fois. Et le rebord de la scène qui devait être à 2 mètres au dessus du vide n'était pas bien loin derrière elle.
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Mer 15 Avr - 10:41


Eszter Vilma & William Anders

Théâtre    à guichet fermé




Il la regarda avec l'éternel regard du chasseur. La tête légèrement penchée sur la côté, il sentait son odeur courir jusqu'à ses narines palpitantes. Il entendait son cœur battre, envoyer le sang tant aimer jusqu'au moindre de ses organes, alimenter son cerveau comme elle l’alimenterait lui. Il n'y avait personne ici, rien d'autre que le bruit lugubre d'un léger vent imperceptible pour l'oreille humaine. Le vampire sourit un peu plus de ce trait de traqueur qu'il adulait. Son regard si bleu se plongeait dans celui de sa vis à vis avec délice. Elle avait l'air parfaite pour lui servir de repas durant toute la nuit. Il sentait déjà son sang couler sur sa peau si blanche et dans sa gorge ouverte sur les saveurs métalliques de l'hémoglobine.

Il éclata de rire aux paroles de la jeune femme, guettant le moindre geste. Elle était intelligente de ne pas s'être encore enfuit. pourtant, c'était sa vie qui se jouait devant elle et William se sentait déjà près à la traquer dans les couloirs de l'ancien théâtre si elle avait été assez folle pour essayer de courir. Un éclat du faisceau lumineux de sa lampe se reflétait dans sa chevelure rousse, l'embrassant de toute sa beauté. Elle était comme une magnifique poupée de porcelaine qu'il avait envie de faire tomber dans ses bras. profiter de ce corps tendre pour la nuit, s'abreuver à la source chaude de sa gorge avant de la laisser, d'essuyer ses plaies et de disparaitre à jamais de sa vie. William ne tuait que rarement, que lorsque la cruauté venait hurler comme les loups le faisaient à la lune.

" Certaines créatures préfèrent les profondeurs de l'obscurité aux lueurs douloureuses du soleil. "

Le regard du vampire vient flotter une nouvelle fois sur la gorge de la demoiselle alors qu'il s'approchait d'elle, rompant la distance entre leur deux corps. La tension était presque palpable et William frémissait de ce sentiment de puissance qu'il éprouvait toujours lorsqu'il chassait et qu'il acculait sa proie tel un cerf égaré qui n'avait nulle autre échappatoire que la mort. D'un mouvement de lèvres, il fit apparaitre ses crocs dans la pénombre pleine de magie du théâtre. Mais sa question le stoppa dans la main qui levait pour attraper la rousse. Un rire se forma sur ses lèvres et trancha dans le silence du lieu. Elle croyait encore au conte sur les vampires.

" Les humains et les histoires que vous colportez sur notre présence. Nous ne vivons plus depuis bien longtemps dans les sombres cryptes et les lieux abandonnés. Du moins pour les plus raisonnables d'entre nous. "

Son regard bleuté, un rien écarlate et ses canines dont le faisceau qui faiblissait de la lampe faisait ressortir toute la puissance ne laissaient plus aucun doute sur son identité. Ce soir, elle risquait de mourir si William ne contrôlait la faim qui brulait sa gorge.
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Mer 15 Avr - 15:03



Théâtre à guichet fermé
ft. William Anders & Eszter Vilma


Ce regard... Eszter n'en avait jamais vu de tel. Peut-être à la télévision, mais elle ne regardait presque pas cette dernière. Un frisson parcourut son échine encore recouverte d'un foulard rouge cerise. Les battements de son cœur, s'ils n’accéléraient pas encore, martelaient ses tempes sous la simple pression qu'exerçait les deux grands yeux bleus. La rousse ferma un instant les yeux pour réaliser que même dans ce refuge d'obscurité, elle pouvait encore voir ce regard percer à travers ses paupières. Puis elle entendit cet éclat de rire à glacer le sang, elle qui demandait si naïvement si le soleil lui était dangereux. Était-ce si drôle comme question ? Quoi qu'il en soit, la créature confirmait son appartenance à la grande race.

Eszter n'arrivant pas à fuir les yeux du prédateur, elle se contentait de suivre leur déplacement. Elle ravala sa salive alors qu'elle les sentit se poser sur ce qu'elle aurait pu surnommer sa corne d'abondance, si son sens de l'humour avait été plus développé, en d'autres termes : sa gorge. Plus les secondes passaient, plus elle comprenait qu'elle ne valait probablement pas plus que les poules que sa mère la forçait à abattre pour alimenter la famille, en cet instant précis. Pourtant, à ces poules, elle récitait toujours une prière avant de leur trancher le cou, pour demander pardon, pour montrer sa volonté de ne pas pêcher et de suivre la voie de la bonté. Marquée par ces souvenirs elle en était même devenue aussi athée que végétarienne. Était-ce sa pénitence qu'elle avait accompli en s'offrant à un vampire ? Pas exactement. Elle avait donné à son prochain comme on le lui avait enseigné. Puis elle avait aimé cela. Sentir les ténèbres lentement l'aspirer, l'envelopper de cette délicate et brute étreinte glaciale. Il n'y en avait qu'un pour la faire se sentir ainsi, en redemander, vouloir souffrir pour ses grandes dents. Mais c'était exclusif, la lueur mélancolique dans ses yeux défunts l'avait envoûtée.
Alors forcément, le même désir ne germait pas une seule seconde lorsque l'on vous scrutait comme la palombe avec du plomb dans l'aile. Et ici, chasseur et chien ne faisaient qu'un, car les crocs qui pourraient bien se refermer sur elle se révélaient enfin. Pouvait-elle encore s'échapper ? Elle le lui demandait, des fois que sur un malentendu...  Encore une fois il se moquait ouvertement d'elle, ce théâtre n'était apparemment pas sa demeure. Alors les intentions du vampire se confirmaient : s'il n'était pas ici pour lui reprocher une effraction de domicile, il profitait de l'opportunité d'une proie facile.

Eszter, en voyant le bras de la créature se rapprocher, recula de l'ultime pas qui lui restait, manquant de tomber en arrière. Elle réussit à retenir sa chute vers l'arrière en agrippant par réflexe le bras du vampire alors que sa lampe rendait l'âme deux mètres plus bas.
Maintenant, son rythme cardiaque s’accélérait. Elle relâchait le bras qu'elle avait attrapé mais cela ne recréait aucune distance. Il était trop près. Elle tournait brièvement la tête pour regarder en bas. Elle aurait sauté et puis quoi ? Se serait brisé la cheville ? Non. Alors lui restait-il encore une échappatoire ? Probablement pas. La rousse baissa donc la tête, résignée. Elle regardait ses pieds, elle ne voulait pas voir les bras de la créature se poser sur elle, ni ses dents.
Aussi terrifiée que courageuse, elle porta les mains à son foulard pour lentement l'ôter avant de le laisser s'envoler dans le vide. Elle rabattait ensuite ses cheveux vers l'arrière pour révéler la douce peau qui recouvrait sa gorge, ainsi que la paire de marques qui l'ornait déjà. Si elle s'offrait ainsi, le prédateur ne serait pas aussi excité qu'après une course-poursuite endiablée. Peut-être pouvait-elle demander merci en relevant finalement la tête vers lui, ses yeux brillant d'une lueur désespérée.


« Prenez ce qu'il vous faut, mais... Ne me tuez pas, s'il vous plaît. »

Il n'y en avait qu'un pour avoir le droit de se servir à volonté. Probablement parce qu'elle savait que justement, Frederik ne finirait pas son assiette. Même à l'article de la mort et affamé, il ne l'avait pas fait. Sauf que si on en croyait les légendes, il n'était pas conforme au moule. Et ce vampire-là semblait l'être bien plus.
Eszter espérait juste ne pas souffrir, allant même jusqu'à se demander si elle pourrait aimer se faire mordre par un autre. Il fallait bien se raccrocher à n'importe quoi en cet instant. L'espoir de ne pas passer le pire moment de sa vie -et le dernier- était tout ce qui lui restait.
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Ven 17 Avr - 10:25


Eszter Vilma & William Anders

Théâtre    à guichet fermé




William fixait cette mignonne créature qui lui faisait face, de ses grands yeux bleus qui semblaient perdue à ce minois d'ange. Mais la beauté, contrairement à bien des idées reçues, n'était pas une libération. Les plus grands prédateurs ne laisseraient pas en vie une jeune femme parce qu'elle était belle. Ils ne la laisseraient pas s'échapper parce qu'on ne peut détruire les oeuvres d'art. Bien au contraire. Si le vampire acceptait parfois la présence terrible des hommes dans son lit, il leur préférait la compagnie des douces colombes. Ses dernières étaient si différentes des femmes cruelles qui hantaient sa vie. Leurs douceurs et leurs naïveté était magnifique, terriblement attirante. Il était si doux de les faire sombrer dans les ténèbres avant de finalement leur porter le coup fatal.

La saveur de sa peau contre la sienne alors qu'elle se raccrochait à lui pour ne pas tomber fit saliver le vampire. Oui, il avait faim. Et ses crocs avides ne pouvaient qu'en être la plus belle preuve. Cette nuit, la rousse allait comprendre pourquoi les humains devaient rester sagement chez eux une fois la nuit tombée. Pourquoi il était dangereux de venir sonner à la porte des lieux magiques.

Pourtant, la demoiselle trouva le moyen de réveiller la curiosité du vampire. Les deux fines marques sur sa gorge étaient le travail propre et raffiné d'un vampire. Osant un sourcil, rangeant ses crocs, William regarda celle qu'il avait prit pour une tendre et innocente poche de sang. Une jeune femme qui donnant déjà son sang à un vampire ne pouvait l'être. Ils étaient des créatures du mal, et si on oubliait les faibles, ils étaient tous cruels, forts, puissants, loin de leurs vies si futiles d'humain. Comment pouvoir regretter la faiblesse quand l'immortalité vous offrait de contrôler le monde ?

" Une humaine qui s'offre aux vampires, j'aurais tout vu. Qui t'a mordu ? "

La question avait claqué dans l'air, glaciale. Le côté charmeur du brun était enfouie loin, très loin dans son coeur alors qui fixait la demoiselle comme s'il la redécouvrait. Et c'était le cas. Elle n'était finalement pas si blanche colombe qu'il l'avait crut aux premiers abords. Tant mieux, elle serait moins surprise lorsqu'il la ferait sienne. On ne partage pas. Maintenant qu'il avait trouvé cette mignonne petite proie, il n'allait pas la lâcher de sitôt. Tant pis pour le vampire auquel elle appartenait.
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Ven 17 Avr - 15:04



Théâtre à guichet fermé
ft. William Anders & Eszter Vilma



Les sourcils de Eszter se plissèrent d'incompréhension. Les crocs du vampire venaient de se ranger alors même qu'elle s'offrait à eux en échange d'une chance de survie. Avait-elle réussi à la dégouter à agir ainsi plutôt que de se débattre ? Ou l'ail avec lequel elle avait assaisonné son dîner végétarien avait-il un réel effet sur les vampires ? Quelle que soit la raison de ce renversement d situation, la jeune femme se sentait soulagée... Mais quelque part au fond d'elle, trop honteuse pour se l'avouer, demeurait une part de déception. Elevée en bonne catholique, elle devait s'épanouir dans la vertu et chasser le vice. Cette morale demeurait même si elle ne fréquentait plus l'église : pas besoin de croire en dieu pour être bon. Et aimer l'idée de se faire mordre, c'est mal.
Son cœur se remit à ralentir, épargné pour le moment. Mais la réaction du vampire l'agaça quelque peu. Comment osait-il la juger et dire qu'elle s'offrait à l'un d'eux ? Il n'en savait rien, elle aurait très bien pu avoir une mauvaise rencontre à laquelle elle aurait par miracle survécu. Ou la manière dont elle s'apprêtait à se donner lui avait mis la puce à l'oreille. Rares devaient être les humains qui réagissaient ainsi face aux maîtres de la mort.

La question qui suivit fut toute aussi gênante. Eszter écarquilla les yeux, cherchant à avoir l'air étonnée. Elle ne savait pas très bien mentir dans les siutations à risque. Et tenter de lui faire croire qu'elle ignorait qui l'avait mordue ne serait pas si simple. Il fallait contourner la question. Axer la conversation sur son premier constat. La conversation ? Bordel, trouve quelque chose à dire Eszter, ne reste pas plantée là comme ça, il va comprendre qu'il a visé juste et que t'assume pas !
Il faut dire que même avec les crocs rangés, le ténébreux était toujours aussi intimidant. Cette proximité était quasi insupportable pour la rousse dont les lèvres vibraient légèrement en commençant à s'entrouvrir.


« Je... Je ne m'offre pas, je... Survis. »

Bravo. Avec ça il allait sûrement bientôt lui tapoter sur la tête en lui disant qu'elle était une brave fille. Eszter haussa même les épaules avant baisser la tête et de l'incliner sur le côté, pour voir si elle avait champ libre. Il faut dire que sans lampe, on y voyait moins bien. Mais une idée germait dans sa tête : si elle osait entrer en contact avec lui de nouveau, elle ne le bousculerait même pas pour s'extirper du cul-de-sac où elle se trouvait.
Ni une, ni deux, elle se jeta sur côté en poussant son assaillant d'une main. Son cœur battait de nouveau la chamade alors que se longues jambes courèrent de quelques pas sur la scène pour prendre quatre mètres de distance. Elle ne cherchait pas à s'enfuir, c'était un vampire et il aurait fallu être vraiment bête pour penser le semer. Elle se sentait juste nettement plus à l'aise en étant plus loin. Ses quelques pas, pourtant l'effort de deux simples secondes, l'avaient essoufflée, plus par stress qu'autre chose. Elle ne tournait pas le dos au vampire, au contraire : elle lui montrait qu'elle ne partait pas en se positionnant face à lui. Elle regagnait du courage. Elle n'avait plus envie de mentir. Il voulait savoir ? Eh bien s'il connaissait son concurrent, il n'allait pas être déçu d'apprendre la grande nouvelle.


« Vous avez raison...J'ignore à quel point votre communauté est grande. Si ça se trouve vous ne le connaissez pas. Mais il s'appelle Frederik. »

Le ton de sa voix était déterminé. Bas les masques : le vice était une force ici, et elle était fière de donner son sang à ce prince de la nuit. Rien ne la comblait plus que lui servir de repas. Les hommes humains semblaient bien fades après s'être lové tout contre le prédateur sans jamais craindre la mort. Restait à savoir si elle avait commit une erreur en faisant cette révélation. Et si ils se connaissaient ? Et s'il racontait tout à Frederik, se moquait de lui pour l'avoir laissée vivre. Et si son vampire lui en voulait, la faisait regretter ?
Il était trop tard, et ce qui la terrifiait à présent n'était plus l'idée de mourir sous les crocs de celui qui lui tenait compagnie, mais celle d'avoir trahi son tendre dévoreur. Il fallait qu'elle parte, qu'elle n'en dise pas plus. Alors toujours en restant face au ténébreux, elle se mit à reculer, cette fois en direction de l'escalier de la scène qui se trouvait à quelques mètres dans son dos. Il pouvait bien la rattraper, elle s'en fichait. Il pouvait bien la mordre, elle s'en servirait contre lui si elle devait avoir à s'expliquer.
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Mar 28 Avr - 7:18


Eszter Vilma & William Anders

Théâtre    à guichet fermé




Survivre. Une manie d’humain, qui restait dans le cœur de bon nombre de vampire. L’envie de vivre encore longtemps était ancrée dans leurs gênes et quoi qu’ils puissent faire ou dire, rien ne changerait jamais. La nature humaine était faite de telle sorte que le côté animal de l’instinct de survie revenait toujours à un instant ou un autre. Et pourtant, la rousse semblait avoir oublié les plus importantes des leçons de vie. On ne fuit pas devant un prédateur sans réveiller son instinct de traque. Si William savait se retenir à la vue de sang, il perdait ses brides de contrôle dès lors que l’on fuyait devant sa petite personne. Elle n’avait fait que quelques pas qu’il était déjà devant elle, les prunelles froncés et les crocs feulant. Pas un pas de plus hurlait son regard étincelant. Elle pouvait rêver survivre aussi longtemps qu’elle voulait mais si elle le voulait vraiment, il fallait qu’elle garde le contrôle d’elle-même. Sans quoi, elle risquait bien plus gros que la simple mort.

Frederick. Ce fut au tour des prunelles du brun de s’écarquiller. L’antiquité touchait à de la viande humaine aussi jolie que la rousse maintenant ? Première nouvelle, en voilà une qui le faisait tomber de haut. Mais son visage reprit rapidement la lueur dangereuse qu’il aimait à faire briller pour mieux effrayer ses proies. Le boum boum répétitif dans la poitrine de la demoiselle le faisait de plus en plus saliver à mesure que les minutes passaient. Frederik. Allons donc qui allait être si drôle.

Bien sûr que je connais Frederik Kjell. Il pourrait même presque être appeler un ami.

Mais le sourire goguenard du vampire voulait tout dire. Frederik avait beau être un « ami », la jeune fille n’en demeurait pas moins sa proie. Et il n’allait pas la laisser filer avant de s’être nourrit. Pourtant, il la laisserait survivre. Elle semblait suffisamment stupide pour ne pas balancer son nom que de toute manière elle en connaissait pas.

La main du brun se porta à la gorge de la demoiselle avant de l’attirer à lui. Ses yeux se plongèrent un peu plus dans ceux de la jolie rousse, la glace se fondant dans l’eau. Il déposa ses lèvres sur celles de la demoiselle, raffermissant sa prise. William vient faire glisser un doigt sur la joue de la jeune fille, qu’il fit descendre jusqu’aux lèvres qu’il venait de caresser des siennes. Son sourire ne disparaissait pas et son regard, toujours aussi dur, analysait le moindre mouvement de la belle.

Par amitié pour lui, je ne te tuerais pas. Par contre j’ai faim, et je vais me nourrir. Ne lutte pas, tu rendrais la morsure bien trop désagréable alors que tu pourrais adorer ça.

De la main qui venait de caresser la joue de la demoiselle, s’attardant sur l’épiderme humain, il inclina son menton pour mieux dévoiler sa gorge blanche. Une proie splendide que voilà.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Mar 28 Avr - 17:09



Théâtre à guichet fermé
ft. William Anders & Eszter Vilma


Eszter voulait juste partir à présent, s'en aller et ne plus repenser à cette mauvaise rencontre. Elle espérait de toutes ses forces, se donnait l'illusion qu'en reculant lentement vers les marches salvatrices, le vampire ne la rattraperait pas. Une partie d'elle aurait du lui rappeler qu'elle avait tord d'agir ainsi. Elle avait vu les renards faire dans le poulailler de son enfance, ils couraient après les poules qui fuyaient, mais en de rares occasions, pouvaient se détourner de celle qui avait le courage de camper sa position... Sauf qu'il revenait toujours, après avoir tué les autres.
Ici, elle était seule, pas d'autres poules, et pour seule compagnie une paire de crocs acérés qui semblaient s'illuminer dans l'obscurité, par l'appel du sang tiède. La peur montait en elle, elle ne pouvait pas contrôler son rythme cardiaque à son grand dam, car il palpitait si fort qu'elle aurait presque pu l'entendre elle-même. Le ténébreux allait donc vraiment s'en prendre à elle. Même le nom d'un vampire millénaire ne le stoppait pas. Il disait le connaître, le jugeait de presque ami. C'était forcément faux venant d'une créature aussi sournoise. Qui sait s'il n'était pas plutôt un rival ou quoi d'autre encore ?

La rousse voulait répliquer, voulait dire que si c'était un ami, il ferait mieux de ne pas la toucher, mais sa voix semblait éteinte, les mots restaient en travers de sa gorge alors que sa bouche ouverte tentait d'articuler. C'était probablement la main qui venait de s'emparer d'elle, enserrant ses cordes vocales comme de simples ficelles. Elle ignorait encore à quel point les rois de la nuit pouvaient être forts. Frederik ne s'était jamais montré violent avec elle.
Ses pieds ne répondaient plus, elle se retrouvait sans le vouloir à quelques centimètres du monstre, avec pour seule vue ce regard si cruel et affamé. La peur mêlée à la pression sur sa gorge faisaient apparaître une onde liquide sur les yeux. Ils ne pleuraient pas, ne faisaient que devenir humide. Terrifiée à l'idée de ce qui pourrait suivre, elle cligna des yeux, les fermant suffisamment longtemps pour sentir des lèvres glacées se poser sur les siennes, par surprise. Le plaisir n'était pas partagé, elle enserrait mécaniquement de ses petites mains le bras qui la tenait prisonnière, poussait dessus comme si cela suffisait à l'extraire, en vain.
Elle détourna alors le regard pour le diriger vers le côté, fixant le plancher poussiéreux alors que sa bouche était libérée. Ses yeux brillaient, encore un peu plus liquides, alors qu'un doigt bien trop froid glissait de sa joue jusqu'à ses lèvres. Elle s’apprêtait à le mordre sans trop savoir pourquoi, mais fut interrompue, redressant les yeux vers lui pour l'écouter, serrant toujours autant ses doigts si fins sur le bras solide.

Il disait qu'il allait l'épargner. Était-ce un mensonge ? Il lui recommandait même de s'offrir sans se défendre, lui demandant ainsi de choisir entre souffrance et... Plaisir ? Pensait-il réellement que l'on puisse apprécier de se faire vider de son sang sans avoir son mot à dire ? Certes, ce que Frederik lui avait fait, cela lui avait plu bien plus qu'elle ne puisse imaginer. Elle avait été surprise. Mais cette situation-là n'avait rien à voir.
Et à peine avait-il fini de l'avertir qu'il contraignait sa nuque à céder, présentée sur un plateau d'argent. Que pouvait-elle encore faire pour se débattre, si faible qu'elle était ? Elle ferma simplement les yeux, inspira profondément avant de couper son souffle et... Serra les dents, ne laissant passer que l'air qu'elle avait contenu lorsqu'elle sentit les crocs se planter dans sa gorge.
Cette fois, ses ongles se plantèrent dans le bras du vampire, pour y laisser une griffure qui se soignerait probablement très vite. A tâtons, ses mains cherchèrent un autre endroit où pousser, elle attrapait le visage de son prédateur pour le repousser, mais arracha aussitôt un cri de douleur, sentant les crocs abîmer sa chair suite à cette pression. Puis elle cherchait de nouveau, agrippait son col, secouait ses mains, malmenait le textile et... Sentant toujours le sang s'échapper de son corps, ses tentatives de défense vaines, ses doigts finirent par se desserrer, restant seulement appuyés sur la poitrine du suceur de sang.
Elle se calmait, comme la proie qui a compris qu'elle n'aurait que plus de mal si elle se débattait. Puis elle se mit à observer le cou du vampire, ne pouvant croiser le regard porté sur sa nuque saignante. Son souffle ralentissait, assez pour qu'elle articule lentement.


« Lui au moins... Il sait me faire adorer ça... »

Elle parlait bien entendu de Frederik, en reprenant le terme utilisé par celui qui la mordait. Elle y allait peut-être au culot, mais comptait par ces mots provoquer le vampire. Lui lancer un défi, celui de montrer s'il était capable d'être plus doué que son « ami » afin d'y gagner une quelconque fierté. Peut-être avait-elle au moins une chance qu'il lâche sa nuque, lui laisse un peu de répit le temps de répondre. Et quitte à être vidée d'une partie de son sang, autant tenter d'imaginer un stratagème pour que cela soit moins violent.
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Dim 3 Mai - 7:32


Eszter Vilma & William Anders

Théâtre    à guichet fermé



Une sensation de soulagement envahit Eszter lorsque les crocs du vampire quittaient enfin sa nuque. Sa tête eut un léger mouvement de recul, son regard détaillant ensuite les traits de son assaillant. Elle constatait avec écœurement que sa bouche étai maculée de sang, de son sang. Mais elle remarquait aussi la légère teinte qui était apparue sur la peau de la créature, pourtant si pâle, elle semblait prendre vie, tout comme ces yeux bleus si glaciaux, dont la lueur se ravivait comme les eaux d'un lagon.
Elle ignorait si cette pause était brève et lui lança un regard interrogateur, afin de savoir comment il réagissait à sa précédente provocation. Il aurait pu mal le prendre et se montrer brutal, mais au lieu de cela, il répondait d'une manière étrangement posée et calme, avec pour seules flammes autour de son auréole un sourire toujours aussi prédateur et inquiétant. Et si ces yeux bleus cherchaient à l'intimider, à jouer avec elle, Eszter restait sceptique. S'il n'était pas si mauvais, il a relâcherait tout simplement, il ne jouerait pas avec la nourriture comme le font les enfants mal élevés ou le animaux.

Il finissait par la libérer de son étreinte, allant même jusqu'à reculer pour lui offrir pendant un moment l'espace vital qui lui était nécessaire. Cela signifiait que le choix lui était libre, fuir ou s'offrir. Mais il ne s'agissait que d'une illusion, la rousse n'était pas dupe et ne voulait pas faire l'objet de cette sombre blague en fuyant dans l'espoir de ne pas être rattrapée.
Elle resta donc là, plantée, à regarder tout autour d'elle en évitant soigneusement les yeux bleus du vampire. Puis elle se détourna de lui sans pour autant se mettre en marche, elle lui tournait simplement le dos, pour voir s'il se jetait sur elle. Les escaliers de la scène n'était qu'à quelques pas, mais ils semblaient pourtant trop loin. Alors Eszter sortit de sa poche le vieux chapelet de sa grand-mère, comme pour lui demander tantôt de la chance, tantôt ce qu'elle devait faire, tantôt de la pardonner.
Il était évident qu'elle souffrirait bien plus en tentant de s'échapper. Peut-être la ferait-il tomber, peut-être se briserait-elle une jambe. Peut-être malmènerait-il sa chair par jeu.

Un bruit sourd retentit dans le vide du théâtre fantôme. Après s'être resserrés une seconde, les doigts de la demoiselle s'étaient ouverts pour laisser filer au sol le crucifix vestige du passé. Sa tête se baissa pour le regarder, sans pour autant le ramasser, puis elle inspira profondément, elle s'imaginait que Frederik était là, derrière elle. Pour enfin faire face.
D'un pas lent, affrontant sans répit le regard du prédateur, elle s'en approcha. Son visage doux arborait un air étrangement serein. Elle semblait sûre d'elle dans sa démarche, même s'il n'en était rien, tout au fond.


« Je n'en suis pas à mon coup d'essai... »

Pourtant, ses précédentes morsures n'avaient rien à voir. La précédente méthode n'avait pas fonctionné, alors elle tentait une approche différente, lui proposant ce qu'il attendait. Cela la dégouttait, mais elle ne voulait pas souffrir, être blessée. Elle faisait ici preuve d'un grand courage, laissant même tomber son manteau à terre pour éviter que plus de sang ne vienne le salir.
Son regard n'avait pas quitté le vampire alors que leurs deux visages se rapprochaient dangereusement, seulement séparés de quelques centimètres. Elle s'imaginait qu'il allait tenter de l'embrasser, comme il l'avait fait précédemment, puis elle dévia sa tête sur le côté, l'inclinant pour qu'il plonge dans sa nuque, tout en venant glisser sa frêle main derrière la tête du suceur de sang, appuyant dessus pour qu'il vienne planter ses crocs. Ce mouvement lui était amèrement familier. Elle avait attiré les dents de Frederik à elle de la même façon lorsqu'elle l'avait trouvé mourant. Restait à voir si son action ne se retournerait pas contre elle, face à une créature si avide.


« Mais... Je ne connais même pas votre nom. »
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Lun 4 Mai - 18:55


Eszter Vilma & William Anders

Théâtre    à guichet fermé



Était-ce une erreur de s'offrir ainsi ? A peine avait-elle glissé sa nuque tout près de la bouche du vampire qu'elle sentait déjà de grandes mains se faufiler sur ses hanches, l'attirer tout contre lui sans qu'elle ne daigne lutter. Aucune chaleur n'émanait de ses mains, alors qu'elle sentait pourtant le textile de sa chemise s’échauffer contre sa peau. Elle ne cherchait pas à se débattre, acceptait l'étreinte macabre juste pour en finir au plus vite.
La morsure était appréhendée et la surprise fut grande lorsqu'elle ne sentit pas sa chair se déchirer, à la place caressée d'un baiser. Cela chatouillait presque, mais c'était un peu différent, le rares muscles frémissaient pour se ramollir, comme si cette situation avait un semblant d'agréable. Mais Eszter se refusait à la douce illusion que lui laissait le vampire, se méfiait, veillait la morsure à tout moment comme si elle arriverait en traître, brutalement, bien avant que les lèvres du vampire n'aient fini leur ascension.
Mais comme pour la faire mentir, il n'en fut rien, il était comme elle l'avait défié de le faire, délicat, offrant même à sa timide demande son nom. Un nom aux consonances britanniques, comme l'avait laissé soupçonner son accent. Et elle hochait légèrement la tête par réflexe, comme pour le remercier d'avoir répondu, ou simplement acquiescer avant qu'il ne replonge dans son cou.

Toujours pas de morsure. Un nouveau baiser, il prenait l'ouvrage à cœur pour un être qui s'était montré si cruel plus tôt. Elle commençait presque à le croire, à détendre sa tête contre lui pour laisser un peu de répit à son cou. Sans que cela ne signifie rien, elle cédait, il le sentait, les crocs tant redoutés finissaient par emprisonner sa chair sans que la douleur ne se manifeste réellement. Ses doigts s'écartaient sur la nuque de William, sa main libre venait agripper le textile sur son torse. A croire que si l'on s'oubliait, la peau devenait aussi tendre que du beurre au soleil.
Eszter tentait d'ignorer où elle était, laissait ses songes s'évaporer pour transformer l'instant. Cette brise dans sa nuque semblait souffler un vent tiède jusqu'au plus profond de sa chair. Le flux de son sang qui s'échappait comme l'envol des colombes. Cette sensation... Elle revenait enfin. La rousse inspirait longuement en gardant les yeux fermés, expirait un vent d'air chaud vers le cou du vampire. Ses doigts se desserraient, sa main se plaquait toute entière sur le torse du vampire, cherchant à sonder la température, voir si la boisson le réchauffait.
Son esprit tentait de temps à autres, il voulait reprendre le dessus, lu dire que c'était de la folie, que si elle avait rencontré un vampire semblant bien sous tous rapports auparavant, celui-ci ne faisait que jouer avec elle, la déchirerait comme une poupée de chiffon si bon lui semblait d'ici quelques minutes. Mais le récent constat l'emportait, il n'y avait pas qu'un prince de la nuit pour rendre la morsure agréable, voir désirable. Alors autant profiter de l'instant présent sans se soucier de ceux qui suivraient, elle verrait bien si elle avait eu tord d'accorder sa confiance si vite.

Car maintenant, elle attendait qu'il prenne une pause, ne la laisse pas s'étourdir trop vite, car le plaisir partagé pouvait bien vite devenir néfaste à son corps fragile. Et lorsqu'il quittait enfin sa nuque, alors qu'elle s'était délicatement agité pour montrer qu'elle avait besoin d'un pause, elle attendit de capter son regard, cette fois sans crainte. Elle observait le sang ruisseler au coin des lèvres de William, fascinée. Il suffisait de si peu pour raviver le teint d'un défunt. Alors sa fine main quittait le torse du prédateur pour venir délicatement lui essuyer les lèvres du pouce... Qu'elle portait à sa bouche sans aucune connotation perverse, juste comme une mère qui retire les traces de chocolat du visage de son enfant, bienveillante. Elle ne savait pas pourquoi elle le faisait, mais c'était sécurisant, il n'y avait plus aucune brutalité, c'était bien ainsi.
Puis elle hésitait, ne sachant si elle devait aussitôt lui rendre sa nourriture. Alors elle le fixait, cherchant les mots, ouvrant la bouche pour se rétracter à plusieurs reprises. Elle voulait demander comment ils faisaient ça, les vampires, rendre l'acte si cruel qu'était la morsure en un moment raffiné, délectable. Mais au lieu de réussir à parler, sans qu'elle ne sache trop comment, les lèvres du vampire se retrouvaient collées aux siennes. Ce n'était rien qu'un baiser, il n'avait aucune signification et Eszter finissait par y mettre un terme, presque gênée par cet échange. Que faisait-elle?
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Mer 6 Mai - 16:47


Eszter Vilma & William Anders

Théâtre    à guichet fermé




William détailla sa proie qui s'était jetée en pâture à la cruauté qui aurait pu être celle du vampire. Mais le goût du sang dans sa gorge calma immédiatement ses envies terribles de chasse. Il la tenait là, contre lui et il aurait pu si facilement lui briser la gorge comme un fétu de paille. Mais le jeu n'aurait pas été drôle et il préférait les proies qui s'offraient de la sorte, avec une douceur qu'il n'avait marqué son esprit qu'une seule fois. Comme toujours, ses pensées volèrent jusqu'au corps de sa sœur qui ne devait être que poussière. Il inspira et sentit la paume de la rousse se poser sur son torse. Sous la peau duquel son cœur ne battait plus depuis longtemps. Mais petit à petit, une douce chaleur venait s'infiltrer dans ses veines alors que son regard se faisait plus clair, sa peau plus douce, le parchemin cédant sa place au satin.

Elle bougea légèrement et William s'éloigna d'elle, voulant faire disparaitre les traces de son larcin mais elle réagit plus vite que lui, fondant l'instant en un échange de regard, en une atmosphère qui n'avait plus rien de lourde. Il la vit goûter à son propre sang et ce geste le fit mordiller dans sa lèvre inférieure. Les prunelles de William brillaient de milles feux, son visage d'être immortel magnifié par le sang qui coulait maintenant dans son corps, détruisant cette peau parcheminée qui avait été la sienne alors qu'il était partie en chasse. Il la détailla des yeux, presque interrogatif. Elle semblait si pure avec ce léger filet de sang qui coulait de sa gorge blanche. Il l'essuya d'une goutte de son propre sang, refermant la plaie et la regardant droit dans les yeux, la laissant maitresse de la situation. Et il s'était attendu à tout sauf à cette action précise.

Les lèvres de la rousse étaient tendres, différentes de celles qu'il avait gouté quelques minutes plus tôt. William garda le contact jusqu'à ce qu'elle le rompe d'elle même. Son regard se planta dans celui de la jeune femme, la questionnant sur son geste. puis il ne se posa plus de questions et vient à son tour l'embrasser, avec plus de ferveur, allant même jusqu'à glisser sa langue entre ses lèvres.

Jusqu'où tu serais prête à aller petit oiseau ? La question avait été dite d'une voix plus que douce, prenant son temps, lui laissant le choix total et complet. Elle décidait et pour une fois, William laissait le choix à ce qui aurait dut être une proie qu'il allait vider de son sang. L'antiquité ne pourrait pas l'attaquer pour avoir été "méchant". parce que grand dieu, il ne l'avait pas été.

[Je te vole ta musique  clown ]
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Mer 6 Mai - 18:43



Théâtre à guichet fermé
ft. William Anders & Eszter Vilma


Le vampire s'était montré si cruel.. Et voilà que maintenant, il usait une larme de son propre sang pour venir panser les fines plaies qu'il avait administrées à la rousse. Le picotement disparaissait, c'était comme s'il ne lui avait fait aucun mal. Et ce soulagement, de ne plus sentir sa peau souillée, l'avait poussée par un drôle de réflexe à remercier William d'un baiser. Elle l'avait très certainement surpris, mais elle aussi l'était. Ils partageaient un regard confus pour l'une, interrogateur pour l'autre, sans qu'aucun mot ne puisse accompagner ce qui s'était produit.
Et elle ne s'attendait pas à ce qu'il réplique, même si ça aurait pu être prévisible. Les lèvres du vampire avaient tiédi, plus tendres que la chair macabre du cadavre qu'il était à l'origine. Elle ne se débattait pas, peut-être par politesse, car elle n'était pas à l'origine du mouvement cette fois-ci. Son corps eut cependant un bref sursaut alors qu'une langue entrait dans l'équation. Elle la laissait se faufiler, subissait d'abord avant de timidement suivre le mouvement. Elle n'avait pas l'habitude de ces ébats, elle se repliait rapidement et le baiser cessait enfin.

La question suivante étonna Eszter. Cette franchise, une demande si directe, elle était prise de court. Elle fronçait les sourcils, dans l'incompréhension la plus totale. Ne voulait-il pas juste se nourrir ? Voilà qu'il souhaitait maintenant plus ? Ou pensait-il au contraire avoir changé son avis à elle ?
Eh bien la jeune innocente découvrait ici le pouvoir d'une femme, celle qui par un simple comportement pouvait retourner la situation face au plus dangereux des prédateurs. Elle ne dirait pas qu'elle pourrait le rouler dans la farine à souhait, il avait probablement quelques dizaines d'années d'expérience derrière lui. Puis, ce n'était pas dans sa nature.
Mais en sachant qu'elle était ici aussi libre que prisonnière, il lui fallait faire un choix intelligent, ne pas le vexer pour qu'il redevienne l'infâme prédateur. Ne pas se donner comme une vulgaire catin, elle qui n'en avait connu qu'un, il y a de cela si peu de temps. Un vampire aussi, certes, mais elle ne souhaitait pas pour autant salir sa vertu contre celui qui l'avait si mal traitée au début de leur rencontre. Parce qu'elle comprenait bien à quoi il faisait allusion. Elle l'espérait, pourvu qu'il n'évoque pas quelque chose de pire, comme une transformation, mais elle en doutait fort.
Il fallait quoi qu'il arrive mettre les choses au clair, d'une manière subtile pour ne pas le froisser. Alors pour trouver les mots, son regard s'évadait, observait les alentours, jusqu'à stopper vers un recoin de la scène. Il y avait une sorte de sofa sans dossier, comme ceux que l'on voyait sur les croquis qui cherchaient à reconstituer les scènes de la Rome Antique. Elle attrapa la main de William, lui lançant un regard presque malicieux.


« Viens! »

Il avait utilisé le verbe aller, elle lui répondait par celui de venir, astucieux jeu de mot se disait-elle, alors qu'elle le traînait par la main jusqu'à s'asseoir sur l'antique fauteuil. De là, elle le lâchait. Elle prenait un air plus sérieux pour lui expliquer pourquoi l'avoir conduit jusqu'ici.

« Je ne tomberai pas sur le plancher si je perd trop de sang. Promets moi de ne pas... Ne pas... »

Voilà qu'elle était gênée, si elle appréciée l'idée de sentir les crocs se planter encore dans sa nuque, elle ne savait pas comment exprimer sa seule crainte. Allait-il croire qu'elle lui demanderait de ne pas la tuer ? Ils n'en étaient plus à ce stade des négociations. Alors elle baissait les yeux pour fixer ses propres cuisses : les mots pour définir sa demande étaient soit trop vulgaires, soit trop subtiles pour qu'elle ne les prononce devant lui. Elle espérait qu'il comprenne où se situaient les limites, et plus que cela, qu'il ne les franchisse pas.
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Mer 13 Mai - 6:44


Eszter Vilma & William Anders

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Le froncement de sourcil de la jeune fille fit naitre un regard interrogateur dans les prunelles du brun. William n’était plus humain depuis bien longtemps et s’il cherchait toujours à comprendre ses fragiles créatures, il ne pouvait s’empêcher de venir à elles pour les charmer, les faire tomber dans un filet qui se révélait douloureusement cruel. Sa toile était douce aux premiers abords, aussi confortable qu’un lit de plumes. Puis elle se remplissait de démons sourds et des étreintes aussi solides qu’elles étaient désirées venaient emprisonner ses proies consentantes. Il mordait rarement dans une chair qui se refusait à ses crocs, tentait de se soustraire par n’importe quel moyen. Le sexe rendait cette beauté morbide encore plus grande. William avait pris des habitudes de seigneur des nuits et il se confortait dans ses dernières.

Un soupçon de sourire vient fleurir sur ses lèvres alors qu’il prenait la main qui lui était offerte, goutant la chaleur de la vie contre ses doigts, la pulsion tendre d’un cœur qui ne demandait qu’à offrir son sang. La rousse était une proie magnifique et il ne comptait pas la laisser fuir de sitôt. William chassait peut, les victimes de ses crocs venaient à lui dans les nuits sombres, cambrant leurs dos à les rompre sous ses reins et gémissant sous ses canines. Il la regardait, lentement, sans pour autant la dévisager. Il n’arrivait à lire dans son regard, ne possédant pas ce terrible pouvoir. Il pouvait paralyser ses proies, directeur d’un pouvoir digne du venin des serpents mais il ne pouvait voir ce qui se cachait derrière ce regard bleu gris. Il s’assit à son tour, regardant les courbes qu’ils voulaient caresser. Mais rien ne se laissait lire derrière le sourire du vampire. Le cœur de la jeune humaine lui donnait bien assez d’informations sur ses pensées.

Il s’approcha d’elle, son souffle se faisant plume dans son cou alors qu’il demandait, comme s’il ne savait pas encore : Ne pas quoi ? Te toucher ? Te mordre ? Je ne ferais rien sans ton consentement tu sais. Il avait laissé ses paroles glisser jusqu’à la rousse comme le feu d’un démon, enrobées dans un miel qui les rendaient si langoureuses. Il laissa son regard se perdent sur les cuisses tentatrices, sur le galbe des seins qu'il devinait sous le vêtement. Son bras se glissa derrière elle alors qu’il s’approchait plus près encore. L’atmosphère se faisait lourde derrière les prunelles désireuses du vampire.

Puis il rompit le charme en s’éloignant de la demoiselle, prenant ses aises sur le sofa. Un petit rire s’échappa de ses lèvres alors qu’il la regardait, presque moqueur. Son sourire sûr de lui donnait bien souvent envie de gifler sa gueule d’ange mais qu’elle essaye seulement et elle verrait toute la force d’un vampire bien moins gentil que son antiquité. En parlant de lui.

Comme se fait-il que tu ais nourri Frederic en étant pleinement consciente de tes actes ? Il repartait sur un autre sujet, sur le ton de la discussion, comme aurait pu le faire deux humains. Dans un tout autre lieu et en oubliant que quelques minutes plutôt, le vampire laissait ses crocs jouer dans la chair de l’humaine. Je pensais qu’il se laisserait mourir avant de laisser ses crocs prendre son repas. Même si ta peau blanche est difficile à éviter pour un vampire. Il continuait de lui sourire, comme un ami aurait pu le faire. William était un gentil garçon. Elle ne pouvait que le découvrir dans toute la grandeur de son âme aussi noire que la nuit.
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Mer 13 Mai - 20:30



Théâtre à guichet fermé
ft. William Anders & Eszter Vilma


Et voilà que le vampire approchait, venait se pendre à sa nuque. Mais pas pour mordre, alors que c'était la raison précise pour l'avoir conduit jusqu'au sofa. Il demandait simplement, cherchait à savoir quelles étaient les limites qu'elle n'avait pas su prononcer clairement. Il essayait même encore de lui faire croire qu'il ne prendrait pas ce qu'elle lui refuserait. Balivernes, il l'avait empêchée de fuir, elle ne s'était pas plongée elle-même dans cette situation délicate. Elle réclamait pourtant maintenant les crocs, toujours aussi curieuse de pouvoir mettre des mots sur les sensations que lui évoquaient la morsure.
Que peut-elle lui répondre ? Le doute la hante encore, et joueur, le buveur de sang s'empare un peu plus de l'infime espace qui les sépare. Va-t-il enfin mordre ? Cette main qui glisse dans le dos de la rousse sonne comme un appel au sang. Elle cède.


« Mord. Je te dirai quand t'arrêter. »

Le suspense avait raison d'elle, mais au lieu de céder à l'inévitable fin, le vampire se retirait contre toute attente. Eszter détournait vivement la tête vers lui pour suivre son mouvement, chercher à quoi il jouait. Il obtenait enfin son dîner sur un plateau d'argent, mais n'y plongeait pas la fourchette. Elle ne comprenait pas, cela se lisait sur son visage, et semblait faire rire le vampire. Voilà qu'il se moquait de sa surprise, ce qui signifiait probablement qu'il essayait encore de se jouer d'elle. Il suffisait, cela n'avait plus rien de drôle, il ne la terrifiait plus et elle se montrait agacée. Elle était presque prête à lever le camp, lorsque le nom prononcé la stoppa. Elle ne s'était même pas levée en fait, et voilà qu'elle écoutait William lui demander pourquoi elle avait sauvé Frederik.
Le retournement de situation était inattendu, le ton de la conversation paraissait presque normal... Comme si le vampire lui parlait d'égal à égal. Surprenant. Mais le concept opérait, il abordait un sujet qui passionnait la rousse, pour peu dire. Elle revoyait les yeux affaiblis du prince de la nuit, la lumière s'y éteindre, elle n'avait pas pu laisser filer ce trésor millénaire, elle avait tendu sa gorge sans même savoir ce qu'allait lui faire la morsure.
Mais elle n'expliquait pas, perdue dans ce tendre souvenir, jusqu'à ce que William s'étonne que son aîné ait préféré le sang de la rousse à la mort ultime. Il y allait même de ce compliment un peu glauque, lui révélant à demi mot que sa chair était appétissante. Et le sourire qui appuyait ses mots semblait honnête, l'illusion ouvrait la porte à la sincérité, Eszter répondait en soutenant son regard, sans y voir malice.


« Peut-être que tu te trompes sur lui. Frederik est quelqu'un de bien, je le sais. Je ne pouvais pas le laisser mourir comme ça. Rien que le fait qu'il ait cessé de manger, ça prouve quelque chose. Je le nourrirai autant qu'il faudra... »

Bienveillante qu'elle était. Le ton de sa voix avait eu quelque chose de chevaleresque, elle avait volé au secours du grand blond, elle recommencerait même au péril de sa vie. Car elle voyait quelque chose en lui, mais dans l'autre sens... Quand le brun demandait pourquoi lui avait bu... Ce n'était pas à elle de répondre. Elle savait qu'elle n'était pas qu'un garde manger, qu'il y avait plus. Mais les deux vampires se connaissaient, et Eszter ne voulait pas parler pour Frederik au risque que son propos soit répété et déformé... Déjà qu'elle n'était pas fière de se laisser mordre par un autre, d'avoir même apprécié l'espace d'une seconde autant qu'avec le viking... Alors elle se montrait un peu plus empressée, après cette conversation, elle se persuadait d'être en confiance, de pouvoir dire les chose un peu plus clairement.

« Viens, nous n'avons pas besoin de parler de lui. Je n'ai pas non plus besoin de te dire que tout ça doit rester entre nous... Il n'apprécierait pas. Je ne veux pas qu'il sache, s'il te plaît. »

Tout en parlant elle s'était rapprochée du vampire, finissant ses derniers mots à son oreille, une main posée sur l'épaule devenue tiède. Elle le regardait en coin, laissait glisser ses doigts pour descendre le long du solide bras... Pour lâcher prise. Devait-elle finalement fuir au nom de l'honneur de Frederik, ou donner à William ce qu'il souhaitait dans la plus grande confidence ? L'hésitation se lisait dans ses gestes, se percevait dans ses yeux. Alors elle lui lançait un ultime avertissement, répétant ses propres mots.

« S'il te plaît. »

Puis elle posait sa main sur la cuisse du vampire, pour appuyer sa demande. Elle était libre de ses mouvements. Tentée de ressentir les crocs fendre à nouveau sa chair. Sans fierté, certes, mais elle s'en octroyait si peu qu'elle se disait bien pouvoir accepter un plaisir futile, partagé qui plus est. Sans que cela ne représente plus que des lèvres qui se posent, des mains qui se baladent, comme la sienne, celle qui n'était pas déjà posée sur le vampire et venait se faufiler derrière son cou pour glisser sur la joue de marbre, l'attirait près de sa propre nuque encore une fois, fixant le vide pour se dire qu'elle était une bien mauvaise catholique. Catholique encore seulement par le baptême, vingt ans plus tôt.
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Jeu 14 Mai - 17:46


Eszter Vilma & William Anders

Théâtre    à guichet fermé




Un nouveau rire s'échappa de la gorge du brun alors qu'il regardait la rousse, ses prunelles se faisant feu réel tandis qu'il essayait de lire en elle, de comprendre. Il n'avait jamais écouté tel récit et pourtant il savait que c'était sans aucun doute celui qu'offraient ses proies humaines à leurs amies pour expliquer la présence des morsures. Mais bien souvent William ne laissait ses canines glisser sur les nuques offertes mais bel et bien dans cette veine créatrice de pécher pour tout à chacun. L'anglais n'avait pas été humain en compagnie de vampires. Il n'avait jamais ou presque connu la morsure des princes de la nuit. Lidia l'avait transformé avant qu'il n'ait le temps de prendre goût à ses crocs. Alors cette fascination étrange qu'elles avaient toutes pour ce qu'on nommait vulgairement la "bit" littérature était incompréhensible pour le ténébreux. Encore plus incompréhensible que d'entendre une humaine lui certifier qu'un homme de sa race était quelqu'un de bon. Les vampires ne l'étaient pas. Ils étêtent des monstres qui hantaient les nuits, dernier prédateurs de cette race qui se pensait trop puissante.

Le mouvement de la rouquine le laissa pantois alors qu'elle se faisait presque tendre contre son torse. Les sourcils de William se froncèrent, son regard se faisant interrogatif. Mais à ses paroles, son sourire revient. Ne pas parler. Il ne le ferait pas. Si il avait quelque chose en échange, quelque chose qu'elle ne pourrait lui refuser vu comme elle se faisait joueuse. Les femmes étaient des vipères mais les serpents peuvent aussi se mordre la queue. Jouer était amusant lorsque l'on avait quelque chose pour lutter. Mais celui qui était en position de force ici, c'était lui. Et uniquement lui.

Alors le jeune homme qui n'en était plus un, en sentant la main de la rousse glisser à sa joue, laissa de côté ses remarques sur l'antiquité et dévoila à nouveau ses crocs qu'il planta dans la chair, buvant doucement alors que ses gestes se faisaient quémandeurs. D'une main, il attira un peu plus la nuque à ses lèvres et de l'autre, il attrapa la taille de la demoiselle, la faisant basculer contre le cuir du sofa. Il arrêta la morsure, embrassant cette peau qui commençait déjà à faire naitre le désir en lui.

L'heure n'était plus aux questions sur le bon vouloir de la demoiselle. Et pourtant, galant, William demanda, sans arrêter les caresses de sa main qui tenait auparavant le dos de la rousse et se glissait maintenant sur la peau de son ventre. Tu as déjà... ? Il laissa sa voix en suspens, sans terminer ses mots. Elle savait ce qu'il lui demandait de toute manière. Le sang rendait le sexe si merveilleux. Mais bien peut de vampires laissaient leurs proies en vie après l'acte. Il avait relevé son visage de sa gorge, ses prunelles qu'il savait irrésistibles plantées dans celles de la belle, le sang encore visible sur ses lèvres. Frederik lui avait obligatoirement montré ça. Autrement il ne méritait pas le titre de vampire.
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Jeu 14 Mai - 19:26



Théâtre à guichet fermé
ft. William Anders & Eszter Vilma

La rousse avait réclamé la morsure et obtenait ce qu'elle demandait. C'était rassurant de se sentir en contrôle, d'avoir choisi, d'avoir attiré le vampire à sa nuque. Alors elle laissait basculer son cou en arrière, fermait les yeux puis venait faire glisser ses incisives sur les lèvres, pour en masser la pulpe alors que les crocs plongeaient dans sa chair. Ses frêles doigts s'étaient resserrés sur la cuisse du vampire, résistant d'abord lorsqu'il la saisissait par la taille, puis se remémorant à quel point il pouvait être douloureux de résister, elle cédait, sentait son corps se soumettre à la volonté du ténébreux pour se laisser aller contre le sofa.
Elle sentait à peine les dents s'extraire de sa peau, pas plus piquantes qu'une caresse, la légère douleur ressemblait d'avantage au plaisir. Les lèvres qui récoltaient encore le sang sous les traits de doux baisers se faisaient désirable. Une flamme éphémère naissait à travers le ventre de la rousse. Elle n'aimait pas vraiment cela, on lui avait toujours enseigné que cette sensation cachait le vice. Elle voulait se contrôler, ne pas laisser son corps être souillé. Pourtant elle avait laissé Frederik faire, sans jamais se sentir salie. Alors pourquoi le serait-elle maintenant ? Pourquoi ôterait-elle la main fraîche qui se glissait sous sa chemise pour effleurer son ventre ? Elle doutait, perdue, sans savoir si s'abandonner serait lourd de conséquence. Mais les mains habiles du vampire semblaient lui dire que tout se passerait bien, qu'il en fallait plus. Sa propre main voulait elle aussi prendre part à la danse, quittait la cuisse du ténébreux pour se faufiler timidement vers son dos, alors qu'il brisait le silence.

Pourquoi fallait-il qu'il pose cette question maintenant ? Voilà que Eszter se retrouvait paralysée dans ses mouvements. Elle le fixait sans pouvoir répondre, parce que ce qu'elle avait déjà fait avec un vampire faisait partie de son jardin secret. Elle cherchait donc la bonne réponse à travers le yeux de glace, les questionnant pour savoir ce qu'elle pouvait lui avouer, animée par une peur irrationnelle à l'idée d'en dire trop, comme si cela menaçait son intégrité.
Elle créait donc une distraction sans le quitter des yeux, laissant ses doigts quitter la nuque de William pour glisser sur son cou, suivre le relief de sa pomme d’Adam et glisser jusqu'à rencontrer la barrière de son vêtement. Elle se complaisait définitivement à sentir contre sa peau la fraîcheur de celle des vampires. Elle clignait même des yeux pour se demander si tout cela n'était pas l'un de ces rêves malsains qu'elle faisait depuis quelque temps, de ceux qui lui la faisaient se réveiller honteuse et souriante. Mais il était bien réel et il avait posé une question. Pourquoi s'embêter à expliquer, contourner. Le vampire devinait peut-être déjà la réponse. Elle ne lui répondait que pour confirmer.


« Oui... »

Ces yeux qu'elle fixaient encore, ils avaient cette sale manie de la rendre plus docile qu'un agneau, alors qu'elle le savait profiteur de cette situation. Faible qu'elle était, elle cédait en reprenant conscience de la main toujours posée contre son ventre. Se laisser faire, pour tout oublier le lendemain. Ne jamais revenir à lui ensuite pour ne pas se remémorer avec honte de sa faiblesse. Elle fermait les yeux pour ne plus croiser le regard tentateur, agrippait le col pour l'attirer encore à elle. Se heurtait contre le nez, parce qu'elle ne voyait plus. Elle montrait les dents, comme pour lui dire quoi faire, suivait le contour du nez avec le sien, venait du bout des lèvres goûter son propre sang, sur celles du vampire. Puis se laissait retomber contre le sofa, les yeux toujours clos, passait sa langue sur sa bouge pour nettoyer le carmin.
Elle se rendait enfin la vue, pour observer la réaction du ténébreux. Nul sourire sur son visage, juste de la curiosité pour l'autre, pourvu qu'il morde encore. Puis la main au col glissait, acceptait de quitter la peau pour effleurer le tissus, décrire les côtes du vampire, ses obliques, trouver en bas le passage qui mène de nouveau au contact de l'épiderme. Ses deux bras s'unissaient maintenant, mains à plat derrière le vampire, palpant les reins pour y capter la fraîcheur que son propre corps avait désormais du mal à trouver.
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Ven 15 Mai - 19:35


Eszter Vilma & William Anders

Théâtre à guichet fermé




Le vampire se serait presque oublié contre cette chair si tendre, contre le feu sacré du sang qui courait sous ce derme et courait maintenant en lui. Sa peau frémissait, comme la robe d'un cheval parcouru de soubresauts. Les mains blanches de la jeune fille semblaient être aussi brulantes que son sang. William voulait se repaitre de cette chair encore et encore, lui faire découvrir tous les délices de la nuit, de ses morsures qu'elle semblait tant aimer à cette passion qu'il était capable de faire naitre dans ses chairs. Ce douloureux amour, montré d'un doigt négatif par l'église depuis l'aube de la vie. L'anglais la regardait, ses prunelles toujours aussi interrogatives et la réponse positive ne vient pas changer le moindre nerf de son visage. Impassible, illisible, il s'offrait de sentir les ongles de la jeune fille s'enfoncer dans sa chair quand il en aurait fini avec elle.

William se laissa porter par les caresses, ses lèvres se faisant plumes contre celles de la belle alors qu'elle celait de sa bouche un destin bien plus noir que la nuit dans laquelle elle s'était enfoncée. Elle n'imaginait à quel point elle se mettait en danger en compagnie du brun. Il était l'un de ses monstres dont rêve les enfants, au visage tentateur qui cachait son âme obscur. Les yeux sont les portes de l'âme eut dit un jour un écrivain que le vampire appréciait en son temps. Mais cette citation était fausse dans son cas. Car dans les prunelles océanes de l'anglais, c'était la bonté, la pureté, la sagesse qu'on lisait. Et non l'horreur qu'il était capable d'effectuer dans ses pires instants de folies.

Les mains de l'anglais étaient habituées, fières de leurs expériences passées et futures. Il détacha les boutons de sa chemise, laissant apparaitre ce torse de statue grecque que l'immortalité lui offrait pour toujours. Il lui laisserait lui ôter le bout de tissus alors que lui s'attaquait à celui de la rousse. Ses mains se glissèrent sur la peau si douce de son ventre, remontant jusqu'à sa poitrine et roulant derrière son dos. Il détacha les attaches du soutien-gorge mais ne s'approcha pas encore du galbe tentateur des seins. Sa bouche revint trouver celle de la belle alors que ses doigts s'attaquaient aux boutons de sa chemise. William laissa ses lèvres descendre sur la peau blanche, jusqu'au nombril de la rousse, en des baisers qui se faisaient caresses d'oiseau. Il ne demandait plus. L'heure n'était plus aux questions mais à ses agissements qu'elle ne pourrait repousser. Le désir du vampire hurlait dans son bas ventre.

Il détacha le jean de la jeune fille, le fit glisser sur ses cuisses interminables avant de lui ôter totalement. Ses lèvres continuèrent leur chemin, caressant la peau, le tissu du sous vêtement avant de venir se glisser jusqu'à cette veine qui William affectionnait tout particulièrement. Il écarta les cuisses de la rousse très légèrement avant de venir mordre à cette artère de luxure pure, s'abreuvant du sang de la belle alors qu'il sentait son bas ventre se faire douloureux.
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MessageSujet: Re: Théâtre à guichet fermé [William et Eszter] Lun 18 Mai - 7:46



Théâtre à guichet fermé
ft. William Anders & Eszter Vilma


Le vampire dévoilait son torse sous les yeux de l'innocente, qui découvrait ces traits sculptés dans le marbre à travers un regard curieux. En arrivaient-ils vraiment à cela ? C'était incroyable, la simplicité avec laquelle on amadouait la rousse, à la fois naïve et pleine d'une fascination malsaine pour les princes de la nuit. Trop curieuse, elle allait si loin dans son exploration qu'elle se retrouvait dans une situation que la religion aurait sévèrement condamné, si elle avait encore été adepte de l'église.
Elle le laissait faire, alors que sa propre chemise cédait, bouton par bouton, sans résistance, sans qu'elle n'ose de son côté finir d'ôter celle du vampire, simple spectatrice de sa décadence. Parce qu'une partie d'elle lui criait de s'abandonner, trait de sa personnalité qu'elle connaissait encore si peu, la femme chassait la demoiselle à la recherche d'une expérience enrichissante, pour confirmer la nature déviante de sa sexualité, n'avoir aucune attirance pour les simples humains, ne trouver le plaisir qu'à travers les crocs des macchabées offerts à l'immortalité.
Son corps n'émettait que de brèves résistances, son dos finissait pas se creuser sous les caresses qui conduisaient les mains du ténébreux jusqu'à l'attache du soutien-gorge. La gêne revenait, elle ne voulait pas voir sa poitrine livrée ainsi, dans un lieu si miteux, à celui qui voulait plus tôt simplement se nourrir sur elle. Il l'avait probablement senti car il n'en faisait pas plus, laissait cette partie si privée en paix, la rassurait de douces caresses ailleurs, puis d'un nouveau baiser. Et les lèvres prenaient une autre route. Frêles chatouilles au creux de son nombril, ses mais à elle se promenait sur la peau du vampire, pour répondre à la douceur, ressentir la puissance de cette chair d'une autre époque. Et plus la bouche du vampire descendait, plus la peur et l'envie se confrontaient, jusqu'à ce qu'il ôte son jean. Elle ne faisait rien, surprise par la continuité pourtant naturelle de cette entrevue.

Elle était de nouveau cette proie, acculée dans une impasse, alors qu'il s'emparait de sa cuisse. La jambe s'ouvrait, le vampire était habile dans sa demande... Les crocs se plantaient, le gémissement ne pouvait plus être contenu, emprunt d'une multitude de sensations, l'excitation, la douleur, le plaisir et la peur. Elle se retrouvait encore une fois comme paralysée, il était peut-être allé trop loin, et la rigidité qui s'installait dans les chairs de la rousse laissa rapidement place à la douleur. Elle n'était ni prête, ni ouverte à cette pratique intime. Il ne lui inspirait pas une seule seconde la même confiance que celle qu'elle offrait à Frederik.
Eszter se redressa vivement, son rythme cardiaque s'accélérait comme au début de leur rencontre, elle cédait à la panique, refermait vivement les portes du vice, quitte à s'en arracher la peau. Elle se jetait sur le côté, quittait le sofa pour se tenir debout, à la fois effrayée et terriblement en colère, contre elle-même.


« Vas t-en! »

Il n'y avait pas d'autres mots, elle n'était plus capable d'user de diplomatie, seul son ressenti sur l'issue de la situation perçait à travers les vibrations de ses cordes vocales. Et machinalement, elle rabattait sa chemise pour masquer son buste, agrippait les deux pans de tissus qu'elle tenait resserrés contre elle pour se protéger. Ses jambes étaient collées l'une à l'autre, le sang ruisselait lentement parce qu'elle ne lui avait pas laisser l'occasion de panser la plaie. Son regard fulminait, incapable de réagir sereinement ou de réfléchir à la situation avec calme. Elle se sentait sale et idiote, se souvenait qu'elle n'était qu'un repas, et que l'on préférait tous manger dans des plats de porcelaine, avec des couverts en argent, plutôt que de tendre la bouche au réfrigérateur ouvert. Il avait simplement voulu ça, rendre le dîner plus délectable. Comment avait-elle pu oublier cela ? La faute au vice, même si elle ne se disait plus que pêcher l'enverrai en enfer, elle savait que le souvenir de ses erreur hanterait ses songes. Et mieux valait refuser tard que jamais pour avoir la conscience sauve. Alors elle réitérait sa demande, cherchant à garder ses distance.

« Je t'en prie, laisse moi seule! »

Le ton de sa voix était désespéré. Elle voulait en finir avec ce cauchemar qui avait eu l'espace d'un instant l'apparence trompeuse d'un rêve trop osé.
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