Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
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Don't complicate it | Brynjolf

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poisoned soul

MessageSujet: Don't complicate it | Brynjolf Ven 8 Mai - 14:37



Don't let the past dictate
ft. brynjolf & mihaela

Elle marchait le long de la lisière comme un funambule, ses yeux rivés sur l’horizon lointain, mélange de vert boisé et d’ombres sylvaines. Un sourire détendu ornait son visage et ce en dépit du fin crachin qui inondait ses cheveux de minuscules perles d’humidité. Mihaela aimait la forêt, c’était une certitude d’autant plus forte depuis qu’elle savait que le loup en elle la recherchait assez souvent.

Il n’y avait pas que la naturalité de ces lieux qui appelait la jeune femme. Au-delà de tout le calme que le cadre pouvait lui inspirer, Miha avait un but. Il n’y avait rien, ni dans sa démarche – la même que toute personne cherchant quelque chose de précis sans l’avoir encore trouvé – ni dans la détente des traits de son visage qui aurait pu faire croire l’inverse. Elle n’errait pas, le vague à l’âme, ou ne traînait pas le pas pour observer les quelques rares promeneurs qui cherchaient encore à explorer les tréfonds de la forêt de Budapest. A cette heure-ci, c’était même logique – les gens commençaient à guetter la tombée de la nuit qui s’annonçait très, très timidement et préféraient rentrer, par peur qu’il arrive quelque chose.

Mais la peur, elle, elle s’en moquait. Elle était bien au dessus de ces craintes primaires et futiles qui agitaient le commun des mortels. Elle avait à faire, même si le concerné et le point final de toutes ses pensées, lui, n’en avait aucune idée. D’ailleurs ça ne lui ferait ni chaud ni froid, Mia le pressentait d’ores et déjà. Pourtant elle continuait à avancer sur les sentiers, flairant les odeurs comme on partait en chasse d’un parfum. Les effluves qu’elle avait réussi à saisir jusque là s’étaient estompées puis finalement renforcées, l’aidant à guider son chemin. Sans qu’elle s’en rende compte et alors que la piste s’avérait de plus en plus grosse et facile à suivre, le rythme de ses pas s’était imperceptiblement accéléré et Miha dut se forcer à ralentit pour ne pas avoir l’air ridicule tandis qu’elle reconnut quelques poignées de mètres devant elle le dos de … « Brynjolf ! Hey ! » s’écria t-elle, aussi discrète qu’un joueur de trompette en pleine action dans une bibliothèque.

Elle jouait le rôle de la fille surprise comme un pied : en réalité si la rouquine s’était déplacée jusqu’ici c’était parce qu’elle savait pertinemment que le jeune homme travaillait ici en tant que garde-forestier. Elle avait tout prévu, un peu comme ces gens qui jouaient les marionnettistes avec leurs congénères. Sauf que Mihaela se déculpabilisait automatiquement de jouer les manipulatrices avec Brynjolf en songeant que c’était pour son bien et qu’elle n’essayait aucunement de lui extorquer quoi que ce soit qui puisse servir ses intérêts. En fait, la hongroise était tout bêtement pétrie de bonnes intentions à son égard. Elle aurait été bien incapable de dire si l’intuition qu’elle avait ressentie la première fois qu’elle l’avait croisée n’était fondée que sur des a priori bien humains ou s’il y avait autre chose de plus surnaturel dans cette affaire, mais Miha avait sincèrement envie de mieux connaître Bryn. De l’amadouer, de faire en sorte qu’il cesse de fuir comme un animal traqué et effarouché à la moindre de ses respirations. Un seul mouvement et il aurait pu s’écarter d’elle de cinq bons mètres comme s’il avait été face à une pestiférée. C’était ça, ça et des tas d’autres détails stupides qui la poussaient à continuer à aller le voir, à lui parler, à faire comme s’il se souciait d’elle alors qu’il la rejetait encore et encore.

Lorsqu’elle arriva à sa hauteur, elle lui accorda un de ses sourires coutumiers. « Ravi de me voir, comme d’hab’ ? » La plaisanterie ne ferait sans doute pas son effet sur le garde-forestier mais Miha avait pris l’habitude depuis un certain temps de dédramatiser cette distance qu’il s’acharnait à placer entre eux. Il allait bien finir par accepter sa sympathie d’une manière ou d’une autre, elle ne désespérait pas encore – et elle pouvait remercier sa persévérance bornée pour cela. « Cette fois-ci j’ai pas les mains vides, regarde ! » Ses mains ostensiblement cachées derrière son dos se montrèrent finalement et elle dévoila une boîte de carton irisé d’où émanait une odeur de cacao on ne peut plus identifiable.

Donc c’en était à ça que Mihaela se réduisait pour avoir les bonnes faveurs de Brynjolf le bougon ? Des douceurs ? Un poil enfantin mais peut-être qu’elle allait marquer des points, elle qui jusque là avait fait chou blanc. Elle partit en quête d’un signe visible de son sentiment quant à ces chocolats, avant de lui couper l’herbe sous le pied en soupirant. « Oh, me dis pas que t’aimes pas le chocolat. Tout le monde aime ça. C’est universel. »
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poisoned soul

MessageSujet: Re: Don't complicate it | Brynjolf Dim 24 Mai - 11:11

don't complicate it ✩
MIHAELA & BRYNJOLF
Allongé en dessous d'un arbre, les bras croisés derrière la tête, tu fixes la cime des arbres. Tu es focalisée dessus depuis un bon bout de temps. Un être normal ne saurait pas garder son attention aussi longtemps sur une chose aussi futile, mais c'est bien connu, tu es loin d'être quelqu'un de normal. Le soleil est caché et ici, au creux de la forêt ne reste plus que les ténèbres. L'obscurité. Voilà où tu te sentais le mieux. Au bout de quelques temps, tu finis par t'endormir paisiblement. Ce n'était pas ton jour de travail et tu ne craignais rien ici. Enfin, normalement. Si quelqu'un s'approchait, tu le repèrerais assez vite de toute manière, même endormi. Tu plongeas dans un sommeil sans rêve et sans cauchemar, un sommeil que peu de gens aiment, mais que toi tu apprécies. Juste le vide, le noir total. Ta sieste ne dure pas cependant car un bruit t'interpelle. Tu te redresses en un bond animal et tu restes à l'affut. Des branches cassent, quelqu'un s'approche. Tu reconnais l'odeur et  tu pousses un soupir. Pas elle. Ce fut ta seule pensée. Tu tournas le dos et te mis à marcher. Tu aurais pu courir et la semer, mais tu savais qu'elle ne lâcherait tout de même pas l'affaire alors pourquoi fuir? Tu gagnas du temps en marchant à l'opposé. Tu entends ton prénom sortir de sa bouche, tu marches encore quelques pas avant de t'arrêter et de te retourner en poussant un léger grognement lupin pour montrer ton mécontentement. Elle t'a suivie. A tous les coups elle te cherchait. Elle ne pouvait pas t'avoir retrouvé si facilement si elle ne te cherchait pas à la base. Tes pupilles devinrent jaunes une fraction de seconde avant de reprendre leur couleur naturelle. Toujours aussi content de la voir? Et bien non, rien a changé. Tu n'as pas envie de la voir, parce qu'elle te force à t'ouvrir petit à petit, à ouvrir tes retranchements et tu ne veux pas. Tu ne veux pas de peur de t'attacher encore une fois.

Tu lui fais face maintenant et ton menton reste haut, comme pour la défier légèrement. Tu apprécies Mihaela, certes, mais tu restes celui que tu es en permanence. Ce gars qui repousse tout le monde de façon hautaine et mesquine, quitte à être méchant parfois pour te protéger du monde. « Que me veux tu encore Mihaela? »    Ta voix est sèche, comme si tu étais un serpent qui crachait son venin. Tu croisas les bras sur ton torse, immobile. Tes mâchoires s'est crispée et les veines de tes bras ressortent déjà. Tu ne portes qu'un simple marcel et un short ainsi que des tongues, rien de bien habillé donc. T'as envie de te barrer avant même qu'elle ne te pose une question du style si tu vas bien. Rien que ce genre de questions à le don de te mettre hors de toi. Pourquoi? Parce que tu répondras toujours que ca va, pour ne pas que les gens s'inquiètent. Normal vu ton tempérament de solitaire. Tu n'accepteras jamais l'aide de qui que ce soit pour guérir la blessure si profonde faite à ton cœur et à ton âme. Elle n'a pas les mains vides, tu ne sais pas trop ce qu'elle tient dans ses mains et tu penches la tête sur le côté. Du chocolat? « Je ne connais pas cette chose. »   Du chocolat, ça se mange? Surement. Tu arques un sourcil, sceptique. Tu n'en avais jamais mangé, même lorsque tu étais encore en meute. Tu ne connaissais pas grand chose au monde des humains à vrai dire, trop préoccupé à te nourrir comme la bête qui est en toi.
electric bird.
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MessageSujet: Re: Don't complicate it | Brynjolf Mer 27 Mai - 5:48



Don't let the past dictate
ft. brynjolf & mihaela

Comme prévu, Brynjolf se renfrogne et montre automatiquement sa tête des mauvais jours – la seule que la rousse connaisse depuis qu’elle l’a abordé. Parfois encore, elle se repose la question du pourquoi du comment elle a bien cru pouvoir devenir amie avec un misanthrope pareil. Et puis l’instinct reprend toujours le dessus, inconsciemment. Sans qu’elle ne le soupçonne, c’est la louve qui a repéré un des siens. C’est elle qui veut enfin se rapprocher des siens et mieux les connaître, mieux les comprendre.

Quant à savoir ce qu’elle attendait du jeune homme, même elle n’en avait pas encore une idée bien définie. Qu’il lui parle, qu’il accepte un peu de baisser sa garde, ou tout simplement qu’il s’exprime : les réponses étaient multiples. « Rien qui risquerait de te tuer à la tâche, promis. » plaisanta t-elle à peine d’un ton léger tandis qu’ils se remettaient doucement à marcher sur la même cadence.

Son cadeau fit l’effet d’un coup d’épée dans l’eau à Brynjolf. Visiblement il n’avait jamais goûté de ce pain-là et il n’était pas vraiment prêt à faire l’effort pour elle. La rouquine soupira, au comble de la lassitude. Il y avait du boulot considérable à abattre avant qu’il n’arrête de la considérer comme un danger ambulant non-identifiable. « Hey, regarde pas ça comme si c’était empoisonné. C’est super bon. » Moins qu’un steak bien saignant mais quand même, songea la rouquine intérieurement avant de lui fourrer le paquet d’autorité dans les pattes et de rajouter, un brin courroucée. « Tu pourrais peut-être commencer à me faire confiance, je les ai vol- je veux dire, je les ai achetés juste pour toi dans la boutique la plus chère de la ville, c’était pas donné. » Peut-être qu’avec un tout petit peu de chance, Brynjolf n’aurait pas remarqué le début de lapsus révélateur sur l’origine de ces friandises ?

Mihaela regretta de lui avoir donné les chocolats de cette façon un peu brusque qui la caractérisait – et sans doute aurait-il été plus sage d’en manger un pour bel et bien prouver au garçon qu’elle ne tenait pas à lui nuire. Le forcer n’était pas non plus une solution viable – c’était plutôt la meilleure technique pour qu’il se carapate définitivement. Mais le mal était fait, et puis cette moue constamment boudeuse et froide lui courrait sur le haricot. Elle enfonça maladroitement sa main dans ses poches, regardant droit devant elle. « Bon, tu comptes faire la gueule longtemps ? Je veux juste sympathiser, moi. Je sais pas si t’as un passif avec les rousses ou si c’est juste que tu détestes les filles … De toute façon je sais pas grand-chose de toi pour être honnête, tout juste ton prénom et ton boulot. Et encore, pour le peu que t’aies pas menti. » Elle afficha un demi-sourire, pas tout à fait convaincue elle-même que la discussion puisse prendre une tournure entièrement amicale après ce qu’elle venait de dire. Qu’importait, de toute façon elle avait été assez douce et calme avec lui pour lui secouer un chouïa les puces. Si la manière gentille n’avait pas fait ses preuves, un poil de fermeté permettrait sans doute d’arriver à quelque chose ! « T’es recherché c’est ça ? » s’exclama soudainement sans prévenir la jeune fille, haussant les sourcils. Cette explication pouvait être à l’origine de tous les mystères qui nimbaient Bryn – de son mutisme ténébreux à ses mines renfrognées en passant par son entêtement à ne jamais rien raconter sur lui. « Tu sais je suis loin d’être une balance. Enfin, techniquement, t’es pas sensé me croire si c’est ça, mais … Sérieusement, je suis une tombe. » Il y avait certainement plus efficace comme discours pour persuader un inconnu d’avouer son identité de criminel, mais Mihaela n’avait pas encore toutes les subtilités de l’argumentation en main. Et puis sans rire, s’il y avait bien une personne qui avait appris tout au long de son existence que balancer ça ne se faisait pas, c’était bien elle.
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