Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
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(Gus&Ana) Là où le vice se perd, l'obsession prend à la gorge.

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poisoned soul

MessageSujet: (Gus&Ana) Là où le vice se perd, l'obsession prend à la gorge. Lun 6 Avr - 8:38



Là où le vice  se perd.
Gusztáv&Anastázia

Nuit sombre, l'heure du crime. Celui de l'alcool, comme chaque soir. Parce qu'elle souffrait comme le chien qu'elle était. Essoufflée par une vie qui ne lui convenait plus. Ana. Louve en manque de sensation, avide des merveilles du monde. Enfant meurtrie, petite chose qui ne représentait plus que l'ombre d'elle-même. Cheveux noirs corbeau, accordé à la couleur de son palpitant meurtri. Lèvres rouges sang, comme le liquide qui tachait ses mains après avoir abattu son mari. Yeux de chat, maquillés finement pour ne pas tomber dans la vulgarité. Joue rosée, rappelle de cette innocence juvénile de son enfance. Robe noir, collée à sa peau pâle. Ses formes, ce corps sublime qui cachait bien des secrets. Cette silhouette que tous les hommes de la ville connaissaient. Dévoraient. Apprivoisaient. Comme un vulgaire loup de zoo. Où était passé la fougue. Le côté mordant de la bête qui sommeillait en elle. Ana. Elle ne cherchait plus à vivre mais bien à survivre. Hors du travail, elle traquait avec ferveur sa création dans l'ombre. Son seul et infime espoir. Une occupation qui l'animait. Qui la dévorait. Malsaine, la brune aimait savoir ce qu'il faisait sans pour autant entrer dans sa vie. Obsession qu'il était. L'homme dont le bras ne comptait plus la morsure. Il survivait à la mutation, fort dans l'âme. Il l'impressionnait. Seule personne qui trouvait réellement grâce à ses yeux. Pourtant, Ana le fuyait. Elle courait à contre-courant, se contraignant à ne pas découvrir ce mâle en profondeur. Car la louve ne serait pas tendre. Elle ne serait pas une amie et encore moins un guide. Egoïste et incapable de s'occuper d'une nouvelle charge.

Café de Buda. Vingt et une heure trente. Le rendez-vous des ivrognes, adorateurs de la bouteille. Elle n'y allait que rarement, préférant les bars de la ville voisine pour changer de proie. Ana n'y allait pas que pour cette brûlure qui parcourait son oesophage. Non, elle aimait les hommes. Elle cherchait des amants d'un soir, des chanceux qui la satisfaisaient l'espace d'un instant avant d'être jeté comme des mal propres. La louve en faisait une habitude, comme un mécanisme trop bien huilé. Elle n'y trouvait plus de plaisir, simplement l'illusion d'être encore de ce monde. Entrant dans le café, elle balayait la salle du regard. Peu de clients, la soirée ne faisait que commencer. La brune prenait place au bar, commandant un whisky sec pour brûler sa gorge et son âme. S'abandonner à l'alcool, une facilité qu'elle ne négligeait pas. Ses doigts pianotaient contre le bar, regardant le peu d'âme qui se trouvait dans la pièce. Pourtant, Ana manquait de s'étouffer alors que son obsession se trouvait seul à une table haute. Lui. Ici. Elle ne pouvait détourner les yeux, incapable de bouger. Pétrifiée.

Vingt deux heures dix. Son regard ne cessait de surveiller l'homme. Il n'était pas une proie, pas un futur amant. Elle ne voulait pas connaître son nom mais pour une tout autre raison. S'enticher d'un loup, faire ce qu'elle était incapable. L'apprivoiser. Après deux verres, elle perdait pourtant le fil. Ana, dont la gorge se mourrait dans l'alcool, quittait le comptoir pour finalement se glisser derrière l'homme. Elle ne s'approchait jamais aussi prêt de lui. Par peur. Peur de ne plus pouvoir s'en détacher. Son parfum aux fragrances d'orange embaumait son corps, laissant une marque encrée dans ses amants. Elle se positionnait à côté, raclant sa gorge tandis que son visage restait neutre. « L'alcool ne résoudra pas vos problèmes et je crois que le barman en a marre de vous ramasser après minuit. » Elle l'observait depuis plus de deux mois, connaissant ses habitudes. Ana connaissait les maux de son interlocuteur. Elle voyait son addiction grandissante à la bouteille. La louve ne voulait pas le sauver pour autant, incapable de s'occuper d'elle-même. Plongeant ses lèvres dans son verre de whisky, elle déposait ce dernier sur la table haute avant de finalement regarder son interlocuteur dans les yeux. Un regard qui la transperçait de part en part. 
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MessageSujet: Re: (Gus&Ana) Là où le vice se perd, l'obsession prend à la gorge. Mar 7 Avr - 21:29



Là où le vice se perd
ft. ana & gus.

L’alcool ne résout rien. L’alcool l’engouffre. Le bouffe. Ça détruit ce qu’il s’attarde à construire depuis des années. Entretenir la paix dans cette ville. Celle qui souffre de crime qu’il ne comprenait pas avant d’en faire partie.
Il n’y avait jamais cru. Que pure connerie. Que fabulation des esprits tordus.
Maintenant, il est le tueur. De ceux qu’il cherchait depuis des années pour maintenant la paix. Deux fois. Deux foutues fois qu’il papillonne des yeux, qu’il perd le fil pour se retrouver dans une mare de sang, le goût ferreux au fond de la gorge. Les photos qu’il revoit au bureau. La scène imprégnée dans son cerveau. Il ne sait pas comment gérer. Il ne sait pas comment faire. La violence qui le ronge. Les sensations qui se font trop présentes.
L’alcool, ça engourdit les sens. Il entend moins. Il ressent moins les maux des autres. Les émotions des autres. L’impression d’être normal à nouveau.

« L'alcool ne résoudra pas vos problèmes et je crois que le barman en a marre de vous ramasser après minuit. » La voix qui résonne dans le fond de son crâne. Il devient violent. Il devient un autre. Les mots résonnent, se percutent et s’entrechoquent. Une voix qu’il ne connait pas, mais la sensation de savoir. Il ne sait pas.
Ses phalanges s’enroulent autour de la vitre et il avale une autre gorgée du liquide ambrée. Il n’est pas ivre. Il ressent seulement moins. Ça lui fait du bien. Il perd pourtant de vue sa vie. Sa fiancée. Ce qu’il se construit depuis des années. Il ressent sa douleur. Elle résonne jusqu’au plus profond de son être, laisse sa marque au fer rouge et amplifie son mal-être. Il s’en veut de lui faire du mal. De la faire souffrir autant.
Il devait être là pour la soutenir. Perte de leur enfant.
Lui, il perd son identité.
Il laisse planer le silence, parce qu’il n’aime pas dans le fond de la voix et la bête est irritable. Trop jeune. Trop récente. Il verre se repose avec force contre le bois verni. Le verre qui se fend sous la pression de sa main.

Son regard qui vrille dans la femme. La sensation qu’il connait cette personne, mais ce n’est que souvenir flou et connerie. Son bras lui tire. Celui où il avait reçu la morsure. Un soupire qui file d’entre les lèvres et le verre qui se rompt sur la table. Trop de force. Trop de chose qu’il ne contrôle pas. Il change. Il devient cette chose qu’il méprise. Ce tueur sauvage. Cette bête sanglante, mais ce ne lui plait pas. Il se dégoute. Il se méprise.
« Qu’est-ce que vous me voulez?» La rage qui roule contre la langue, qui s’écroule dans le fond de la gorge. Il n’a pas envie de parler. Pas envie d’entendre la morale d’une femme qu’il ne connait pas. Une inconnue étrangement familière, mais ce n’est que sensation inconnue. Que des ressentis qu’il repousse. Il ne sait pas. Il ne sait pas que c’est elle. La morsure. La chute. La fin de sa vie et c’est surement plus saint de la sorte. Il risquerait de lui sauter à la gorge. De tenter de lui briser l’échine. Un simplement regard qu’il supporte. Il attend de savoir. Il attend qu’elle parle ou qu’elle parte.
La compagnie. Ça ne lui fait plus.
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MessageSujet: Re: (Gus&Ana) Là où le vice se perd, l'obsession prend à la gorge. Mer 8 Avr - 10:34



Là où le vice  se perd.
Gusztáv&Anastázia

Fille de joie, femme brisée. Elle ne représentait qu'un déchet de la société masqué par un physique avantageux. A vrai dire, il ne restait plus que ça de la louve. Une apparence. Un corps vide de sens. Des rêves brûlaient, des silences broyaient mais des souffrances bien trop présentes. Souvent ce goût amer qui pourrissait ses lèvres charnues, lui rappelant que son être se mourrait en douceur. Lutter ou se laisser partir. Une question qui frôlait tous les esprits, marquant à l'encre indélébile une destinée et un choix de vie. À la croisée des mondes, prendre un nouveau départ ou écrire sa propre fine. Tout reposait entre ses doigts fins alors qu'elle décidait d'aller oublier sa peine dans un bon verre de whisky. Doux élixir qui apaisait ses maux l'espace de quelques heures. Enrobeur de vérité. Embaumeur de corps à moitié mort avant que la vérité ne revienne en pleine face. Avant que le mal reprenne ce qui lui revenait de droit. Quand l'alcool quittait enfin l'organisme pour retrouver ses démons. Pour rouvrir une plaie déjà bien trop entamée. Elle le savait, tout ceci ne faisait qu'anesthésier ce sentiment d'oublis. Cette solitude qui la bouffait de part en part. Et puis, il y avait le manque. Cette sensation comparable à un cancer, rongeant chacun de ses os avant de la mettre à terre. Il fallait qu'elle se batte. Ana trouvait enfin une raison de rester. Lui.

Cet inconnu dont elle connaissait la saveur. Ce fou furieux qui réussissait à échapper à une mort certaine. Elle aurait aimé que son mari en fasse de même, qu'ils puissent avoir une seconde chance. Que le sang qui coulait sur ses mains ne soit qu’éphémère. Elle ne rêvait plus. Elle ne fumait plus. Elle ne possédait plus d'histoire. Une simple ombre avant que le nouveau loup ne se glisse dans sa vie à son plus grand malheur. Sans même le savoir, il devenait une obsession. Un passe-temps. Une occupation qui la faisait revivre. Souffle court et bouche en cœur, elle s'approchait de lui avec inconscience. Peut-être un verre de trop. Ou tout simplement le bon moment. Dans tous les cas, Ana se fiait à son instinct comme à chaque fois. Balançant une phrase pour engager la conversation. Voix suave, petit brin de malice. Pourtant, le silence imposait ses limites alors que l'homme reposait son verre en le fissurant sous le poids de sa main. Elle arquait un sourcil, perplexe face à cette violence qu'il contenait. Le récipient finissait finalement par se rompre avant de s'éclater contre le bois. Ana faisait un pas en arrière, attendant pour autant une réponse qui ne se faisait pas attendre.

Ses mots dégoulinaient de haine. Comme un animal blessé qui ne savait que trop la fin de sa propre histoire. L'homme semblait tiraillé par son propre passé, incapable de se montrer aimable avec qui que ce soit. Elle faisait un nouveau un pas en avant, déposant ses bras fins contre le bois glacé sans prêter attention aux bouts de verre qui se nichaient dans sa chair pour en déchirer les tissus. Avoir mal, elle aimait cela. Comme une punition pour les crimes, comme un rappel d'être simplement en vie. « Ce que je vous veux ? » Un sourire en coin se dessinait sur son visage tandis qu'elle regardait son interlocuteur. « Que vous ne soyez pas minable en fin de soirée. Que je passe un agréable moment. Que les pauvres aient à manger. Que le soleil brûle tous les assassins. » Elle jouait avec ses propres doigts tandis que sa voix quittait un ton ironique pour finalement devenir bien plus féline. « Je veux tellement de choses que personne ne peut m'offrir. Et vous, beau brun ? Que cherchez-vous en vous saoulant la gueule dès que l'occasion s'y prête ? » Répondre d'une question par une autre, la ruse préférait d'Ana. Elle le faisait tourner en rond, peut-être pour simplement qu'il oublie de boire. La louve levait délicatement ses bras, laissant voir une traînée de verre lui amocher les avants bras. Elle ne vivait plus que pour ça. Pour se punir.
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MessageSujet: Re: (Gus&Ana) Là où le vice se perd, l'obsession prend à la gorge. Jeu 9 Avr - 9:52



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ft. ana & gus.

« Ce que je vous veux ? Que vous ne soyez pas minable en fin de soirée. Que je passe un agréable moment. Que les pauvres aient à manger. Que le soleil brûle tous les assassins. » Sa force, il ne la contrôle pas encore. Trop récent pour ajuster la poigne de ses phalanges. Des années de pratique avant de maîtriser la bête et personne pour lui enseigner comment le faire. Un chien galeux. Un chien boiteux. Il ne sait pas comment faire. Ça le torture. Lui qui se doit de veiller sur la ville, il ouvre les yeux dans des mares de sang, le carmin à sa couche et le corps en morceau. Il ressent trop. Trop de chose pour avoir envie que qui que ce soit gravite autour de lui. Ça lui ronge l’esprit. Ça lui ronge le cops. L’alcool. L’alcool fait un peu de bien. Ça rend les sens moins en éveil, l’esprit embrouillé.

Elle est là. Contre la chaise. Ses iris glissent contre les bouts de verre qui se loge dans les bras de la femme. Cette impression rageante qu’il connait son odeur. Sa mâchoire se contracte. L’odeur du carmin qui lui monte au cerveau et éveille ses sens. Il ne comprend pas. Il ne comprend pas ce qu’il a pu devenir. Il se doute que la morsure à son bras a changé ses fondations. Il aurait préféré crever que de perdre son identité. Que de perdre ce qu’il est.
Il laisse le silence couler. Ses phalanges s’attardent à retirer les morceaux de verre nichés dans sa main, dans le creux de sa paume. Les débris de verre maculés de sang qu’il laisse s’échouer sur le sol avec le reste du liquide qui lui servait à se tourner vers l’ivresse. Elle lève les bras, il peut voir les morceaux de vite dans sa chaire à elle, mais il n’en fait rien. Rien ne l’étonne plus. Que cette impression de la connaître, de la savoir qui ronge ses tripes pour le laisser glisser vers la folie.
Il se méprise. Lui et son statut. Lui et sa vie qui tend à se détruire.
Il ne remarque pas le charme dans le fond de sa voix. La bague encore à son doigts. Cette fiancée qui reste seule dans le fond de leur demeure. Celle qu’il laisse pour flirter avec la bouteille. Il ne veut pas lui faire du mal. Pas encore plus.

« Je veux tellement de choses que personne ne peut m'offrir. Et vous, beau brun ? Que cherchez-vous en vous saoulant la gueule dès que l'occasion s'y prête ? » Son regard qu’il enfonce dans celui de la brune. Elle a un charme certain. Certes. Il n’a pas le temps pour jouer. Pas le temps pour tromper sa fiancée. Son instinct animal le pousse pourtant vers des vices qu’il ne connaissait pas, des comportements qui ne lui ressemblent pas. Il ne sait pas ce qu’elle veut réellement. Il ne se sent pas d’humeur pour parler de la pluie et du beau temps. Pour parler de ses envies. Surtout qu’il n’arrive pas à calmer le trouble qui ronge ses tripes. Cette impression qu’il ne contrôle plus rien. « Je passe le temps.» Vraiment? Non. Il secoue la tête et vient croiser les bras contre son torse. Ses iris qui sondent le visage de cette inconnue étrangement familière. Il la détaille. « La perte de contrôle.» Parce qu’il contrôle trop de choses. En fait, il ne les contrôle pas et se contente de les subir.
Il y a cette terriblement envie de la renvoyer. De la rembarrer. Ça se percute pourtant avec celle de laisser la brune à sa place, parce qu’il ne se détache pas de l’impression, des sensations. « Je vous connais?» La question qui brûle les lèvres.
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MessageSujet: Re: (Gus&Ana) Là où le vice se perd, l'obsession prend à la gorge. Ven 10 Avr - 11:49



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Elle ne connaissait que trop bien la douleur, enfant de la lune. Ana ne connaissait pas cette lueur d'espoir qui naissait dans le regard des humains bien trop fascinés par les bêtes sauvages qui rodaient sur cette terre sans se douter un instant du danger qui pesait sur leurs épaules. En regardant son interlocuteur, la louve ne voyait que son reflet. Que cette perte, ces maux et ses questions existentiel. La raison pour laquelle elle refuserait de connaître son prénom. L'empathie qu'on lui imposait la forgeait, capable de mettre une distance entre sa passion et sa raison. Elle ne devait pas le prendre en pitié, Ana se garderait bien de le connaître si elle le pouvait. Pourtant, l’obsession se glissait furtivement dans son esprit pour réveiller tous ses sens. Elle ne savait pas vraiment pourquoi mais l'envie irrépressible de lui adresser quelques mots la guidait ce soir-là. Peut-être pour apaiser ses propres souffrances. Pour ne pas se voir fautive du sort de cet homme. Dans tous les cas, aucun des deux ne ressortiraient indemnes des vérités masquaient qui ne demandaient qu'à se délier.

À l'heure où les bars se remplissaient, où les cœurs se vidaient. L'éloignement ne semblait plus permis. Elle ne pouvait plus faire marche arrière alors que l'homme dénichait les bouts de verre qui se plantaient dans sa chair. Ana, elle gardait ses lambeaux dans le bras pour ressentir un peu plus la douleur sans montrer une once de sensation. Punir. Encore et toujours. Bien plus fort qu'elle. La femme ne connaissait plus la paix, le passé bien trop lourd à supporter. Il posait les questions, pensant être maître de la situation. Pourtant, c'était bien la louve qui dansait sur son âme. Renvoyant les interrogations pour ne pas se dévoiler. Il se fichait bien de qui elle était, comme tous ses hommes qu'elle emmenait vers un monde parallèle où seul la chair et l'extase comblaient les maux. Le regard de son interlocuteur la piquait à vif. Elle sentait le mépris. La haine et la douleur qui s'y dégageait. Ana ne reculerait pas, il en fallait bien plus pour l'impressionner. Elle ne courberait pas l'échine devant une de ses créations, aussi accidentelle soit-elle. Il répondait sans conviction avant de lui-même se contredire par ses gestes puis par ses mots. La perte de contrôle, des mots qui dénichaient un sourire sur le minois de la brune. Elle ne connaissait que trop bien la prison dorée dans laquelle se trouvait l'inconnu. Ana affrontait les mêmes souffrances durant sa jeunesse. Le seul moyen de s'y accommoder ne se trouvait pas dans la bouteille mais elle se garderait bien de lui révéler. Appuyant un peu plus ses avant-bras sur la table avec un air neutre avant de finalement les relever, elle faisait signe au serveur de ramener un verre. Ôtant un à un les bouts de vitre qui s'enfonçaient progressivement dans sa chair, elle se raclait la gorge pour prendre la parole. « Il y a d'autre moyen. L'alcool n'est qu'une illusion. » Elle laissait rouler les bouts de verre ensanglantés sur la table. « La passion, le combat ou autre chose. Mais s'il vous plaît, un homme aussi séduisant ne devrait pas rentrer chez lui en empestant l'alcool bas de gamme. » Elle finissait de nettoyer ses avant-bras, n'accordant aucun regard à son interlocuteur. Ana voulait le remettre sur les railles sans pour autant s'en enticher. Parce qu'elle avait assez à faire avec sa personne.

La question de l'homme laissait la femme muette quelques secondes tandis que le serveur ramenait finalement un nouveau verre rempli. Soupirant, Ana se pinçait les lèvres avant d'aborder une technique bien à elle pour détourner le sujet. Elle ne se sentait pas prête pour les vérités. Incapable d'assumer les conséquences de sa morsure. « Peut-être. » Elle répondait en faisant glisser le verre vers son interlocuteur. « Je suis ce que vous voulez pour ce soir. Si mon visage vous est familier, si mon odeur titille vos narines, c'est que je dois être une de celles qui hantent vos rêves. » La louve se doutait pourtant. Elle ne faisait que repousser l'échéance. Un mal pour un bien. S'en approchait relevait déjà de la folie. Ana pianotait ses doigts contre la table en bois, cachant sa nervosité dans un rythme soutenu. « Et demain, je redeviendrai une inconnue tandis que la femme qui porte le même anneau que vous restera seule en attendant que son amour rentre de sa cuite. » Elle ne serait pas douce. La brune ne connaissait pas la délicatesse et ne prendrait pas de pincette avec cet homme. Car il devait se battre. Pas se lamenter comme un chiot égaré.

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MessageSujet: Re: (Gus&Ana) Là où le vice se perd, l'obsession prend à la gorge. Ven 17 Avr - 22:38



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« Il y a d'autres moyens. L'alcool n'est qu'une illusion. La passion, le combat ou autre chose. Mais s'il vous plaît, un homme aussi séduisant ne devrait pas rentrer chez lui en empestant l'alcool bas de gamme. » Gustav. Il n’a pas besoin de conseils. Il a simplement besoin de comprendre, de tenter de contrôler la bête afin de ne plus ouvrir les yeux dans une mare de sang, le goût ferreux dans le fond de la gorge.
Cette envie de rire qui le ronge, qui le prend aux tripes parce qu’il a l’impression de se perdre, de ne plus savoir ce qu’il est ou a pu être. Qu’une ombre qui se glisse la nuit, que les élans de colères qui le possèdent de part en part. Il n’est plus lui. Il n’est plus cet homme. Trop de rage. Trop de hargne et c’est pour ça qu’il s’éloigne d’elle, sa fiancée. La peur de la briser un peu plus, de l’enfoncer dans la peine qu’il ressent d’elle. Cette peine qu’il n’arrive pas à panser. Il ressent trop et c’est en train de le ronger, de le détruire. « Je n’ai pas besoin de vous pour me dire quoi faire.» Il en a besoin. Bien plus qu’il ne le pense. Bien plus qu’il ne le voudrait.

« Peut-être. » Il a envie de rire. Le verre se pousse vers lui et il laisse ses doigts se poser autour de lui pour laisser l’alcool glisser dans le fond de sa gorge. Ça laisse la trace de la brûlure. Cette étrange sensation qu’il commence a apprécié un peu trop. Elle évite. Elle éclipse le sujet et ça fait naître cette étrange amertume dans le fond de sa gorge, comme sa présence. Les plaies contre sa paume se referment lentement et la même chose de passe sur le bras de la jeune femme. Qu’est-ce qu’elle est? Qu’est-ce qu’il est? Il ne le sait pas très bien. Il ne comprend pas ce monde qui ne lui ressemble pas.
Ce monde qu’il aurait préféré ne pas savoir. Ignorer. Oublier. Se contenter de croire qu’il y avait trop de fous à même d’inonder les rues de la ville. Il se retrouve de l’autre côté de cette foutue ligne à devoir lorgner les photos des scènes qu’il connait déjà trop bien. Deux scènes. Deux lunes. « Je suis ce que vous voulez pour ce soir. Si mon visage vous est familier, si mon odeur titille vos narines, c'est que je dois être une de celles qui hantent vos rêves. » Il roule les yeux, laisse ses lèvres se tremper dans le liquide ambré avant de reposer ses iris dans le fond de ceux de la jeune femme. Elle à ce quelque chose de séduisant et ce foutu quelque chose de trop familier. Il n’arrive pas à comprendre. Il n’arrive pas à savoir.
Une gorgée de plus.
« Et demain, je redeviendrai une inconnue tandis que la femme qui porte le même anneau que vous restera seule en attendant que son amour rentre de sa cuite. » Il secoue la tête et repose son verre contre la table, il se penche pour soutenir son regard. Il n’a pas envie de faire à sa fiancée, celle qu’il aime depuis toujours. C’est lui qu’il déteste pour devenir un monstre.
« Qu’une connerie. Vous n’êtes pas la femme dont j’ai besoin ce soir.» Il se recule, repose son dos contre le dossier de la chaise. Il ne sait pas ce qu’elle veut. Il a cette foutue sensation qui le prend de part en part. Les odeurs qui lui semblent trop familières. Il aimerait comprendre, mais c’est trop vague pour qu’il arrive à mettre le doigt dessus. « Je ne rêve pas. Je ne pense pas que ce soit si facile comme explication.» Elle ne lui dira pas. Il ne va pas comprendre. Elle ne se ressemblait pas sous sa forme de louve. « Si vous avez envie de vous trouver un homme pour passer le reste de la nuit, vous êtes au mauvais endroit.» Trop de haine en lui et trop d’amour pour celle qui pleure surement encore. Il ne sait plus rien.

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MessageSujet: Re: (Gus&Ana) Là où le vice se perd, l'obsession prend à la gorge. Lun 20 Avr - 16:24



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Donner des conseils. Elle pouvait le faire face à cet homme qui subissait les mêmes méandres qu'elle. Ana restait la tête haute, cherchant simplement à penser ses maux avant ceux de l'homme. Car elle ne se pardonnait pas. Il aurait dû mourir cette nuit-là, défaillir sous ses crocs avant de rendre son dernier souffle. Il ne devait pas se trouver dans ce café, avalant de l'alcool pour feindre la réalité. La brune n'acceptait pas cette vie qu'elle écrasait. Tuer faisait partie d'elle, elle vivait avec ce trait de personnalité mais maudire un homme innocent lui arrachait ses tripes. Ana ne voulait pas être mère de loups. Pas source de souffrances, pas celle qui lui volait cette réalité. Il ne devait plus être. Déchu, décu. La réponse de l'homme lui décrochait un sourire. Bien sûr, l avait besoin d'elle, plus que jamais même si elle ne serait jamais ce guide pour lui. Elle ne serait qu'une question de plus. Ana roulait des yeux, son ton se refroidissait. Elle jouait la gentillesse jusqu'à présent mais se faire piétiner par un cadavre alcoolisé ne faisait pas partie de ses habitudes ni de ses tolérances. Un souffle s'échappait directement de ses lèvres pour venir impacter la joue de l’ivrogne du soir. « Vous avez besoin de moi. Que vous le vouliez ou non. Je ne suis pas du genre à perdre mon temps avec tous les ivrognes du coin. » Elle fronçait les sourcils, ses doigts pianotaient nerveusement sur la table en bois. « Vous n'êtes plus qu'une loque. Un déchet. Ce n'est pas compliqué à deviner. Et vous garderez votre air méchant pour d'autres. Je vous tend la main. » Elle fronçait un peu plus les sourcils. « Prenez là et taisez-vous. Je mène la danse, vous n'êtes pas assez solide pour refuser. » Elle parlait de l'alcool, bien entendu. Ana ne pouvait rien faire pour sa bête car elle ne voyait pas comment réparer son erreur. Donneuse de leçon, un rôle qui ne lui convenait pas du tout.

Il voyait, il ressentait. Elle était comme une empreinte indélébile sur son âme. Son parfum boisé réveillait des souvenirs. Ses yeux morts de sens rappelaient l'impact de ses crocs. Il essayait de se souvenir, de remettre cette femme dans son contexte sans y parvenir. S'il savait, l'homme ferait certainement un carnage dans le café. Elle préférait taire cette identité pour le moment, car il n'avait pas besoin de cela en plus. Bonne âme. Ana se voyait maternelle malgré elle. Elle n'était pas faite pour réconforter ou pour montrer l'exemple. Juste une fille aux mœurs facile dont on se délectait avant que la pleine lune ne vienne abattre les amants. Les mots de l'homme la faisaient doucement sourire. Il ne serait pas un homme de ses nuits, bien trop perturbé pour être performant. La brune n'attendait pas ça de ce pilier de bar. Bien au contraire. Le fait qu'il pense cela lui donnait envie de rire à pleine bouche. Se posant à son tour contre son siège, elle se tournait pour être face à l'inconnu en laissant son bras se caser sur le dossier en bois. Ana se retenait de rire, attrapant le verre de l'homme pour finalement en boire une gorgée avant de le reposer au même endroit. Soigneuse. « Je suis à l'endroit où j'ai exactement ce que je veux, ne vous en faites pas pour moi. » Elle souriait à pleine dent. Canine apparente, rien de plus humain. La louve roulait des yeux avant de déposer sa main sur le bras de l'homme. Elle ne connaissait pas la proximité, quitte à faire revenir des souvenirs à sa victime. « Croyez- moi, je suis celle qu'il vous faut. Vous ne savez juste pas pourquoi. Cela viendra avec le temps. » Elle croisait les jambes, un air fier sur le visage. « Vous n'êtes pas du tout mon style d'homme. Je n'aime pas les louveteaux qui pleurnichent dans les bars. » Il devait saisir cette petite opportunité. Aussi infime soit-elle. La jeune femme lui adressait un second sourire, plongeant son regard félin dans celui de l'inconnu. Elle attendait une réaction, une petite émotion dans les pupilles alcoolisées de son interlocuteur. Ana calculait tout et il ne serait pas de taille à la mettre à terre. Pas dans un café. Devant des témoins. Elle gardait le dessus, elle était alpha. Quoi qu'il en dise, il ne serait qu'un inférieur.

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MessageSujet: Re: (Gus&Ana) Là où le vice se perd, l'obsession prend à la gorge. Mar 28 Avr - 17:54



Là où le vice se perd
ft. ana & gus.

Il n’aime pas perdre le contrôle. Il n’aime pas se sentir comme un débutant incapable de contrôler les pulsions qui le rongent. Elle le possède et il n’arrive pas à s’en défaire. Qu’importe la force. Qu’importe ce qu’il fait. Il change. Il devient un autre. Une chose qu’il ne comprend qu’à moitié, qu’il pensait irréelle depuis trop longtemps. C’est lui, la bête qui sème le carmin.
« Je suis à l'endroit où j'ai exactement ce que je veux, ne vous en faites pas pour moi. » Il n’a pas envie de répondre. Il n’a pas envie de répondre parce qu’il ne sait pas ce qu’elle lui veut. Il ne sait pas. Il ne sait plus Gusatv. Un chiot errant. Un chiot perdu. La vie qui lui file entre les doigts. « Croyez- moi, je suis celle qu'il vous faut. Vous ne savez juste pas pourquoi. Cela viendra avec le temps. » Le silence. Il ne parle pas. Il se contente de tenter de comprendre, de laisser son regard se poser sur elle. Sur cette femme qui lui semble trop familière. Cette odeur qui se percute dans le fond de ses narines. Cette sensation qui prend possession de son être. Il ne sait pas. L’agressivité le ronge. Il ne contrôle pas la force. Il ne contrôle pas les tensions qui le prennent, qui font partie de lui. Il a peur. Il n’aime pas trop ressentir et savoir. Savoir les sentiments des autres. Ce foutu côté empathique qu’il aimerait refouler. C’est prenant. C’est épuisant.

« Vous n'êtes pas du tout mon style d'homme. Je n'aime pas les louveteaux qui pleurnichent dans les bars. » Cette étrange sensation de décharge qui le prend de part en part. Son regard se plante une fois de plus dans celui de la brune. Elle sait, sûrement. Elle comprend. Il n’a rien dit. Il ne sait pas qui elle est, mais elle semble en savoir un peu trop sur lui.
Le verre se repose devant lui et il avale une longe gorgée du liquide qui y traîne encore. Il laisse la brûlure de l’alcool fuir le long de sa gorge.
Le verre se repose sur la table et il laisse ses iris traîner dans ceux de la femme une fois de plus. Elle est comme lui? Ou il est comme elle? C’est cette étrange sensation qu’il ressent depuis qu’elle est face à lui? Il n’en sait rien. Il ne comprend pas. Ill ne comprend rien Gustav, c’est un novice. Il a juste cette impression de la reconnaître, de la sentir, de savoir son odeur et son aura. Rien de plus.
« Vous êtes comme moi?» Simple question. Il ne sait pas quoi dire de plus. Il ne sait pas s’il prend un chemin dangereux, mais ça ne peut pas être une coïncidence. Elle ne peut pas glisser les quelques mots sans savoir quelque chose. Ça serait trop. Trop.

Une dernière gorgée de son verre et il le délaisse. Il a besoin d’aide, mais il ne sait pas, il ne sait pas vers qui se tourner. Gustav, il ne se doute pas qu’elle est la responsable de ses maux. Il ne sait rien et c’est sûrement mieux ainsi. Il perd sa femme. Il se perd lui-même. Cet homme qu’il ne connaît pas, qu’il ne comprend pas. À fleur de peau. « J’ai besoin d’aide
Un aveu qu’il souffle, qu’il laisse s’échapper de ses lèvres alors qu’il croise les bras. Il est malade. Il est fou. Il ne sait pas comment se sortir de cette impasse, il ne sait pas comment contrôler la bête et les transformations trop douloureuses. Il ne veut pas tuer. Il ne veut pas ouvrir les yeux dans une mare de sang. C’est en train de le rendre fou.
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MessageSujet: Re: (Gus&Ana) Là où le vice se perd, l'obsession prend à la gorge. Dim 3 Mai - 11:15



Là où le vice  se perd.
Gusztáv&Anastázia



Elle serait son cauchemar, la bête qui hanterait ses nuits s'il connaissait la vérité. S'il comprenait qu'elle était cette morsure qui lui torturait régulièrement le bras. Ana serait ce poison qui s'écoulait lentement dans ses veines, elle prenait possession de lui pourtant. Depuis le début de cette rencontre improvisée. Depuis qu'elle jouait ce rôle de dominante qui faisait partie de sa personnalité. Elle le dominait, l'écrasait de ses mots pour qu'il courbe l'échine. Brave petit louveteaux qui semblait se perdre dans cet univers qui lui délivrait ses secrets petits à petits. L'alcool ne représentait qu'une illusion, le rêve d'une vie passée. D'un calme qui s'évaporait dans un mal de crâne. Il posait une question, des mots qui laissaient son interlocutrice de marbre. L'homme se rapprochait d'une douloureuse vérité mais elle préférait jouer. Danser sur son âme et puiser dans ses forces sans réveiller cette haine. Un jour, il connaîtrait la vérité. Il pourrait la détester autant qu'il l'aimerait. Pour le moment, il fallait simplement l'aider. La louve laissait un rire se glissait entre ses lèvres rouges. Doux et délicat. Sourire en coin qui annonçait une repartie, jeux qui ne cessait pas de l'amuser. « Vous n’êtes qu'une partie de ce que je suis. Qu'une vulgaire copie qui ne profite pas de cette situation. » Derrière son sourire se cachaient ses blessures, enfant de la lune qui ne cessait de hurler contre sa mère naturelle. Elle ne profitait jamais, elle subissait. Donneuse de leçon, Ana pourrait être cet homme si le plaisir de la chair ne la comblait pas pendant ses nuits noires. Elle se raclait la gorge, s'emparant du verre pour en boire une gorgée en laissant son rouge à lèvres imprimer le bord. « vous serez mon égal quand vous déciderez de vivre. » L'alcool qui brûlait son œsophage. Elle souhaitait le bousculer. Réparer son erreur. Lui apprendre à aimer la vie sauvage.

Il délaissait son verre. A vrai dire, l'homme changeait radicalement de position. Fermé et froid depuis le début, il venait enfin à demander de l'aide. Elle n'y croyait plus, bête d'une nuit qui pouvait enfin se racheter. Il s’accommoderait ou elle le tuerait. Ana se repassait cette soirée dans sa tête, regrettant de ne pas avoir rattrapé l'homme pour l'achever avant qu'il ne sombre dans cette vie qui ne lui correspondait pas. Elle se saisissait du verre pour en déversait le contenu sur le sol à la vue de l'homme. Ana posait le récipient vide sur la table avant de lui adresser un sourire. « En premier lieu, l'alcool ne vous aidera jamais à oublier. Au contraire, mieux vaux étaient en pleine conscience de son corps. J'ai déjà vu la misère d'un homme ivre, imaginait une bête. » Elle roulait des yeux. La femme pianotait ses doigts contre la table en bois avant de finalement attraper la main de l'homme en jouant avec son alliance en évitant d'être trop en contact avec sa peau. « Rester auprès de votre famille, ils sont un refuge. La seule chose qui vous rende vraiment humain. » Elle ne prononçait que rarement ses mots. Briseuse de couple, fille facile qui se fichait des alliances. Ana pouvait vomir ses paroles mais elle restait totalement neutre avant de finalement rendre la main à son interlocuteur. Elle soupirait, regardant les autres clients du café qui se trouvaient bien loin de votre conversation. « Je veux bien vous aider mais il faut que vous me fassiez confiance. Vous n'aurez qu'une chance. » Avant qu'elle ne l'achève. L'enfer était pavé de bonnes intentions, elle en était la reine. La louve n'hésiterait pas à abréger ses souffrances, d'une façon ou d'une autre.
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MessageSujet: Re: (Gus&Ana) Là où le vice se perd, l'obsession prend à la gorge. Lun 18 Mai - 11:31



Là où le vice se perd
ft. ana & gus.

« Vous n’êtes qu'une partie de ce que je suis. Qu'une vulgaire copie qui ne profite pas de cette situation. » Il n’a pas envie de plus pourtant, il n’a pas envie d’être comme elle, d’être ce qu’il est. « vous serez mon égal quand vous déciderez de vivre. » Il n’a pas envie. Il a envie d’être cet homme à même de sauver des vies. Non de les briser. De tuer sans vouloir. De briser sans comprendre. Ouvrir les yeux dans un marre de sang. Ça le rend fou. Il n’a pas envie d’être cette bête. De briser. De devoir retourner sur les lieux de son crime et jouer le policier et faire celui qui ne croit pas que les bêtes existent. Les légendes. C’est trop réel et il n’a pas la moindre idée de comment se sortir de cette impasse. Gustav. Il reste silencieux. Elle est sa bouée de sauvetage et l’investigatrice de son malheur. Il a pourtant cette impression de la connaître, mais c’est sûrement parce qu’elle est un monstre comme lui. Il ne se doute pas que c’est elle qui a posé ses dents au fond de sa chaire.

Elle le défait de son verre et il se contente de laisser son regard se poser sur le liquide qui vient s’échouer sur le sol. C’est sa bouée de secours pourtant. Ça l’aide à tenir. Ça l’aide à ne plus ressentir, en partie. Il a cette impression de trop en savoir sur les gens alors qu’il n’en a pas la moindre envie. Il ressent trop de choses. Des choses qu’il ne se devrait pas de ressentir. Ça le percute. Ça le ronge. Ça le rend fou. « En premier lieu, l'alcool ne vous aidera jamais à oublier. Au contraire, mieux vaux étaient en pleine conscience de son corps. J'ai déjà vu la misère d'un homme ivre, imaginait une bête. » Il serre un peu les doigts. Il a envie de comprendre. Il a envie de contrôler le monstre, de contrôle la rage qui ne cesse de l’habiter depuis cette morsure. Il a cette envie de revenir en arrière pour ne plus ressentir, pour ne plus être ce qu’il est à présent. Sa famille. Sa vie. Cette vie qui se dessinait auprès d’elle. C’est des conneries maintenant. « Rester auprès de votre famille, ils sont un refuge. La seule chose qui vous rende vraiment humain. » Ce n’est pas ce qu’il fait. Il est en train de s’éloigner de son paternel. De sa future femme. Il n’a pas envie qu’elle puisse le voir comme ça, qu’elle puisse savoir qu’il est un foutu monstre et il ressent trop. Il n’aime pas savoir derrière les apparences. Il n’aime pas ressentir. « C’est plus facile à dire qu’à faire. Je n’ai pas envie de leur faire du mal.» Son regard fini par se lever du sol pour se poser dans ce lui de la brune. Il ne sait pas pourquoi elle a envie de l’aider, juste cette impression de la connaître qui ne se dissipe pas. Il n’en fait plus un drame. Parce qu’il met ça sur le dos qu’elle est comme lui. C’est plus simple. « Je veux bien vous aider, mais il faut que vous me fassiez confiance. Vous n'aurez qu'une chance. »

Il ne sait pas. Il n’a pas la moindre idée de s’il se doit de lui faire confiance. Il ne sait rien d’elle. Que les impressions. Que la bouée de secours. « Je ne vous connais pas.» Un souffle. Il laisse son regard dans celui de la femme. Dans celui du loup. « De toute façon, je n’ai pas le choix.» Il faut. Il a besoin de quelqu’un, avant de devenir fou, avant de sombrer un peu plus.
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(Gus&Ana) Là où le vice se perd, l'obsession prend à la gorge.

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