Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
Merci de privilégier les inscriptions masculines.

Partagez|

therapy is an acquired taste. (caesar)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Invité
Invité
poisoned soul

MessageSujet: therapy is an acquired taste. (caesar) Mar 23 Juin - 18:23



therapy is an  acquired taste
ft. caesar hofer

Je ne sais pas trop ce que je pourrais vous dire, très sincèrement.

Teodora s'enfonça dans le fauteuil, résistant à l'envie de remonter ses genoux contre elle. Elle tapota ses ongles contre l'accoudoir, observant le psychologue, haussant légèrement un sourcil. Elle ne savait plus exactement ce qui l'avait poussé à prendre ce rendez-vous, ni quelle raison l'avait poussé jusqu'à ce cabinet et à l'idée qu'elle devait voir un psy, mais une chose était sûre : elle était maintenant installé devant le bureau de Caesar Hofer, de sa propre initiative, même si elle lui paraissait totalement incongrue à cette seconde. Allons Téo. Tu n'aurais jamais pris un rendez-vous si tu n'avais pas une excellente raison. – elle avait entendu des choses , en tant que chasseuse, sur ce Hofer, et peut-être était-elle simplement venue par curiosité, pour observer le sorcier, faire le tri entre rumeurs et réalité. Ou peut-être avait-elle juste réellement besoin de parler
Elle remit une mèche folle derrière son oreille, lissant distraitement du plat de la main les plis de son jean. Téo sentait le regard de l'homme sur elle, attendant qu'elle se livre, qu'elle parle. Logique, après tout, elle n'était pas là pour rester silencieusement face à lui. La chasseuse se racla la gorge, avant de reprendre.

Il y a un an, j'ai eu cette relation « intime » avec une fe- - une vampire. se corrigea rapidement la brune, avec une trace de dégoût dans la voix. une vampire pensa-t-elle, en fronçant le nez. Une grossière erreur, si vous voulez mon avis. Une vampire et une chasseuse, évidemment, cela n'allait jamais bien se finir – même un enfant de cinq ans le saurait. Bon sang, comment avait-elle pu être aussi naïve ? Encore plus lorsque ladite vampire est une menteuse, une tueuse, un... Elle se stoppa, l'émotion – la colère, principalement envers Apollonia, mais elle-même aussi – faisant trembler la voix que Téo aurait voulu contrôler à la perfection.

Elle inspira pour se calmer, pour retrouver un semblant de contenance – elle se sentait ridicule à vider son sac ainsi devant un quasi-inconnu ; mais après tout, n'était-ce pas son travail, d'écouter les gens, n'était-il pas là pour ça ? La danseuse ferma les yeux, soupira. Teodora fit le tri dans ses pensées, déclarant, avec fermeté.

C'est stupide. Elle continue de me poursuivre, même après un an, comme un mauvais rêve. Elle est comme un aimant.

Teodora releva le menton, ses yeux clairs volant à droite à gauche, évitant le psychologue. Elle voulait regagner sa fierté blessée, celle qu'Apollonia avait brisé aussi facilement que si elle avait été en porcelaine fine, qui se brise à la moindre chute. Elle aurait fait n'importe quoi pour redorer son amour-propre. Teodora serra les points, sentant ses ongles laisser des traces contre la paume de sa main.

Parfois, je préférais en finir avec ça – j'aimerais être capablement de l'éliminer de ma vie. Définitivement. tranchant-t-elle d'un ton sec, déterminé.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
poisoned soul

MessageSujet: Re: therapy is an acquired taste. (caesar) Jeu 25 Juin - 18:18



J’oublie toujours,
de t’oublier.

ft. Teodora Serban

D'un naturel perfectionniste, l'autrichien préparait toujours à la perfection l'accueil de ses nouveaux clients en se renseignant un minimum à leur sujet et grâce à internet cela ne lui prenait que quelques minutes, enfin quand il arrivait à démarrer le moteur de recherche. La technologie n'était concrètement pas la meilleure amie du sorcier qui était un des derniers hommes sur terre à chercher des renseignements dans les encyclopédies. Cependant, pour cette cliente un peu hors du commun, il n'avait aucunement besoin de se renseigner. Tout sorcier vivant à Budapest qui se respectait connaissait au moins de nom la famille Serban et savait qu'il était préférable des les avoir en amis qu'en ennemis. C'était très rare pour quelqu'un comme lui de recevoir un chasseur dans son bureau, ils étaient après tout réputés pour être coriaces, solides et surtout sceptiques aux être surnaturels. Caesar ne criait pas sur tous les toits son identité et c'était uniquement avec le bouche à oreille qu'il avait fait sa place dans le grand monde, mais il se doutait bien que la jeune femme connaissait parfaitement son identité.

Néanmoins, il n'y avait aucune raison de se comporter différemment avec cette charmante jeune femme, qui devait certainement avoir les meilleures raisons du monde pour mettre un pied ici. « Chacun a une raison qui le pousse à venir ici, personne ne vous jugera, à part vous-même. » Mettre en confiance le patient était très important dans son travail, cela dit il fallait les laisser se livrer d'eux-même. Poser des questions conduisaient un peu trop la conversation et certains patients se renfermaient encore plus. Si la brune souhaitait parler, elle le fera d'elle même, Caesar n'en doutait aucunement.

S’il devait faire un top des raisons qui poussaient les gens chez lui, il placerait très certainement les histoires d’amours. Les histoires étaient multiples, mais finissaient bien trop souvent mal et il avait vécu assez longtemps pour savoir que le coeur humain ne pouvait jamais vraiment se remettre d’un amour brisé. Ce n’était pas seulement une relation qui se brisait, mais aussi un certain bonheur, une certaine fierté, un morceau de l’âme. Même après deux siècles, il rêvait encore de sa chère Andjela et sa chère Alice, sachant qu’aucune magie ne pourra jamais lui rendre ce que la vie lui avait pris.

« L'amour n'est pas un choix, ça nous tombe juste dessus. » Même si Caesar rassurait la brune, il ne pouvait que s'étonner de l'existence d'une telle relation. Pendant quelques secondes, ils se demandaient ce que sa famille avait pu en penser, mais il conclut assez rapidement que si la brune était encore envie, alors le reste de la famille devait vivre dans le secret. La brune avait posé la situation aussi clairement qu'on pouvait le faire et sa requête n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd. En temps normal, il serait sûrement passé par des méthodes plus traditionnelles qui ne marchaient pas avant de proposer quelque chose de plus radicale, mais il se doutait bien que la chasseuse n'avait pas frappé chez n'importe qui. « Je suppose, Miss Serban que si vous êtes ici, c'est avant tout parce que vous avez entendu que je pouvais réaliser certains de vos souhaits ? Et bien c'est vrai, je peux vous faire oublier de manière définitive cette personne, mais toute magie a un prix. » Mentir à ses clients n'étaient aucunement son genre et il préférait jouer cartes sur table.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
poisoned soul

MessageSujet: Re: therapy is an acquired taste. (caesar) Jeu 25 Juin - 19:16



therapy is an  acquired taste
ft. caesar hofer

Au moins, devait reconnaître Teodora, il avait cette aura qui incitait à se confier, à vider son sac – au moins, pensait Teodora, il était bon psychologue. Intérieurement, elle croisa les doigts pour qu'il soit aussi bon sorcier qu'il était à mettre à l'aise. Elle fit tourner une mèche de cheveux désespérément raide entre ses doigts, dans l'espoir de voir une boucle apparaître, tout en cherchant ses mots.
L'amour n'était pas un choix, elle ne savait bien – mais pouvait-on parler d'amour avec Apollonia ? Non, disait Teodora. Peut-être bien que oui, disait sa petite voix qu'elle se dépêchait d'étouffer, comme si elle avait peur que quelqu'un d'autre qu'elle l'entende. « ça nous tombe juste dessus. » Néanmoins, la déclaration de Caesar avait un effet calmant, comme si une simple généralité pouvait dire « je vous comprends ». Au moins, il eut la décence de ne pas commenter l'étrange couple qu'elles avaient pu former – une vampire et une chasseuse, il aurait été impossible de ne pas s'en étonner – et pour ça, Teo l'en remerciait silencieusement.

Elle se redressa sur son siège, alors qu'ils abordaient le vif du sujet – la réelle raison pour laquelle Teodora avait fait son chemin jusqu'à ce cabinet, qu'elle s'était assise dans ce fauteuil en cuir. Et ce n'était pas simplement pour dépenser son salaire pour qu'on l'écoute raconter sa vie et ses problèmes, non. Caesar était un sorcier – mais pas n'importe desquels, non. Celui-ci, comme il le disait si bien « pouvait réaliser certains de ses souhaits ». Disant ceci, il confirmait à la jeune femme qu'elle avait frapper à la bonne porte. Et il ne perdait pas son temps en tournant autour du pot, Teodora afficha un petit sourire.

Vous supposez bien, en effet. Elle s'avança, croisa les bras sur le bureau du spécialiste. Elle planta son regard dans le sien, avec détermination. C'est bien plus que ce que je pouvais espérer, alors. Et évidemment, tout a un prix.

Sa détermination à oublier la vampire l'effrayait presque – une détermination presque égale à celle de devenir première danseuse, voire danseuse étoile. Teodora se fichait allègrement du prix à payer, elle était prête à le payer de bon cœur. Elle se réinstalla contre le dossier du siège.

Quel est ce prix ? Mais ça n'influencera pas mon choix, soyons honnête, quel qu'il soit, je ne changerais pas d'avis.

Elle ignorait cependant tout de la marche à suivre – elle repensait de manière assez enfantine aux contrats que signaient certaines héroïnes de dessins animés et se demanda s'il s'agissait du même système dans cette situation. En espérant que Caesar ne soit pas l'égal en méchanceté d'Ursula volant la voix de la petite sirène en échange de jambes.

Dites moi juste ce que j'ai à faire.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
poisoned soul

MessageSujet: Re: therapy is an acquired taste. (caesar) Mar 30 Juin - 17:00



J’oublie toujours,
de t’oublier.

ft. Teodora Serban

Le spécialiste ne se fourvoyait aucunement et comme la plupart du temps, avait misé sur le bon cheval. Le redressement de la brune sur son siège trahissait son grand intérêt pour les pouvoirs de l'autrichien et surtout sa détermination. Caesar ne jugeait aucunement les motivations qui pouvaient pousser un homme à faire des choix aussi cornélien, mais il était certainement le mieux placé pour savoir que la magie ne pouvait pas tout arranger et si la jeune femme semblait si sûre d'elle, il se devait de lui expliquer très clairement les conditions d'un tel arrangement. C'était sa manière à lui de prouver son honnête et même s'il ne l'avait pas toujours été, il pouvait bien lui faire cette fleur. Quel est ce prix ? La femme semblait bien informé de sur la situation et bien réaliste sur les dangers que la magie pouvait créer.

« Déjà, il est important de savoir qu'une fois le pacte fait, vous ne pourrez aucunement faire demi-tour. » Caesar ne pouvait s'empêcher de faire danser son stylo entre ses doigts, il tenait à être clair et à montrer la complexité d'un tel choix. « Le prix de ma magie est le temps et le temps est la seule chose qu'il manque aux mortels. Pour réaliser un souhait, je dois mettre un certain nombre d'années de vie d'une valeur équivalente à la demande. Il est évident que je ne peux pas jouer mes propres années, à moins de mourir. » Mourir. Une idée qui lui faisait réellement froid dans le dos. Caesar avait beau penser faire le bien autour de lui, il serait certainement le premier à refuser un tel pacte, jugeant que la vie était assez courte comme ça. « Autrement dit, pour réaliser votre souhait, il me faut quelques années de votre existence. » A ces mots, nombreuses âmes en peine se rétractaient et même si ce n'était pas bon pour ses propres affaires, il ne forçait aucunement les gens à le faire.

« C'est une décision très importante et vous seule pouvez juger le pour et le contre. » Avant d'aller plus loin, il lui fallait savoir si la brune était si déterminée qu'elle le prétendait. Vu son âge, il lui restait suffisamment d'année pour profiter de ses vieux jours, mais la véritable question était de savoir si elle serait capable de les vivre avec les souvenirs de cet amour perdu. Malgré ses paroles sinistres, Caesar arborait le sourire parfait de l'homme sympathique, vous savez celui qui vit dans le merveilleux monde de Pleasantville. « Si vous le souhaitez, vous pouvez prendre le temps d'y réfléchir, ou même en parler à vos proches. » Même si les sorciers n'étaient pas réellement les ennemis des chasseurs, il tenait à rester en bons termes avec eux et n'aimerait pas se mettre le reste de la famille à dos. Raison pour laquelle, il enregistrait chacune de ses séances à l'aide d'un vieux dictaphone fonctionnant encore avec des cassettes.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
poisoned soul

MessageSujet: Re: therapy is an acquired taste. (caesar) Dim 5 Juil - 11:57



therapy is an  acquired taste
ft. caesar hofer

Ces yeux suivaient le mouvement du stylo entre les doigts du sorcier. Teodora écoutait attentivement : c'était un acte mûrement réfléchi. Il n'était plus question de faire marche arrière, oh non, jamais. Teo crispa ses mains sur les accoudoirs du fauteuil, elle fronça les sourcils.
Quelques années de son existence, qu'est-ce que c'était, quelques années ? Elle avait vingt-neuf ans, presque trente. Et les chasseurs avaient rarement une espérance de vie longue, aussi doués qu'ils soient. Et encore plus courtes pour les femmes Serban, songea-t-elle en frémissant, repensant à sa propre mère et à sa tante. Peut-être l'avenir lui réservait le même sort qu'à ces deux femmes. Alors qu'est-ce que c'était, quelques années ? Dans le meilleure des cas, elle mourrait vieille, l'esprit tranquille et libéré. Dans le pire, elle pourrait à trente-cinq ans, probablement en chasse, mais l'esprit libre d'Apollonia. Alors, qu'est-ce que c'était, quelques années ?
Teodora n'avait pas peur de mourir : on ne l'oublierai pas si facilement.

Quelques années... Combien ? L'espérance de vie d'une chasseuse est bien inférieure à la normale : j'ai peur de ne pas avoir beaucoup à vous offrir.

Elle s'appuya sur son coude. Quel étrange sourire pour un homme qui déclarait un si sombre discours ! Teo secoua la tête. Ses proches... Elle n'avait parlé ni à Iza, ni à Léo d'Apollonia : ils n'avaient pas besoin de le savoir. Et elle ne leurs avait pas non plus parler de ce rendez-vous, non. Moins ils en savaient, mieux c'était – pour leur sécurité, Teodora leur épargnait beaucoup de ce qui se tramait. Il s'agissait de ses affaires, et les siennes seule, personne d'autre qu'elle n'avait besoin d'être impliqué. Elle releva les yeux.

Ma décision est prise. Je n'ai pas besoin de plus de temps. J'en ai même à vous donner, visiblement. Mes proches, quant à eux.... Ils n'ont pas à être au courant. C'est ma vie.

Son ton était aussi déterminé que pressant. Elle ne voulait pas s'éterniser. Si elle réfléchissait trop, eh bien... Cela finirait comme la fois où elle avait voulu et eu la possibilité de tuer Apollonia : elle flancherait, elle abandonnerai, comme une lâche, s'avouant vaincue et se réfugiant derrière des excuses. Teo ne faisait pas parti du camps des vaincus, jamais. Teodora savait exactement ce qu'elle faisait. Elle reprenait sa vie en main. Non ?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
poisoned soul

MessageSujet: Re: therapy is an acquired taste. (caesar) Ven 10 Juil - 7:44



J’oublie toujours,
de t’oublier.

ft. Teodora Serban

Pas plus rare détermination que celle qu'il pouvait lire dans le regard de la jeune chasseuse et il imaginait assez facilement toute la haine que la brune pouvait ressentir. D'une manière générale, il était évident que les chasseurs étaient en mauvais termes avec les vampires et même s'il en connaissait de biens sympathiques, il était conscient qu'une bonne partie devait être bien sanguinaires. Ce qu'il ignorait par contre, c'était que le monstre dont parlait sa cliente était justement une très bonne amie avec qui, il adorait parlait du bon vieux temps. Celui où survivre était bien plus simple pour les gens comme eux et bien plus durs pour les mortels. Bien qu'il n'était pas un vampire et qu'il considérait encore faire le bien, son pouvoir et son mode de vie le rendait bien plus semblable aux vampires qu'il ne pouvait le faire paraître avec ce sourire sympathique et cet accent innocent. Sans exagération, on lui donnerait le bon dieu sans confession, enfin avant qu'il ne parle de pacte.

Elle semblait bien plus intrigué que terrifiait ce qui rendait les choses que bien plus simples. La plupart des gens, comme Caesar avaient peur de mourir et faisait souvent demi-tour avant de franchir le cap, à moins bien sûr, d'être au bout du rouleau. Le nombre d'années que pouvait offrir la jeune femme était certes moins élevée que celle des autres trentenaires et le psychologue se devait d'être honnête, même si elle se disait prête. « Je vois que vous êtes déterminée et je ne vois pas de raisons de refuser. » D'un mouvement calme, l'autrichien quitta son siège pour ouvrir un des tiroirs qui se trouvaient dans la grande armoire afin d'en sortir une petite boîte qui semblait terriblement ancienne. Il la déposa sur la petite table qui si situait entre les deux fauteuils. Dans celle-ci, se trouvait une lame enroulée dans un petit drap rouge et une coupole gravée d'un dialecte appartenant à un autre temps. « Rassurez-vous ce n'est pas pour vous tuer. » Un ton léger qui prouvait que toute cette histoire était devenue une banale et fade habitude pour l'autrichien qui ne comptait plus depuis bien longtemps le nombre de pacte qu'il avait pu faire. Pourtant, il se souvenait de tous ses visages, de toutes ses vies et de toutes âmes en peines qu'il avait pu rencontrer. Le souhait de la jeune brune, il l'avait sûrement déjà exaucé une bonne cinquantaine de fois et ce voyait en ce bon matin, aisément faire un cadeau à la chasseuse.

« En général, pour ce genre de voeux, je demande une dizaine d’année, mais comme vous donnez déjà assez de votre vie pour les autres … Les gens comme moi. Je vous propose de tout oublier définitivement cette personne, en échange de six petites années. » Six années sur l’échelle d’une vie représentait sûrement peu aujourd’hui pour la jeune chasseuse, mais quand ses vieux jours arriveront, elle regrettera peut-être ses six malheureuses, qu’elle ne pourra passer auprès de ses proches. D’une main délicate, il agrippa le couteau et d’un geste rapide s’entailla légèrement la main, afin de faire couler quelques gouttes dans la coupole, après quoi il le tendit à la jeune femme. « Je n’ai besoin que de quelques gouttes et il faut que vous fassiez votre demande à voix haute. » Caesar connaissait sûrement aussi bien, voir bien mieux, son pouvoir que son métier et même s’il avait longtemps cherché une autre méthode pour sceller un pacte, il avait rapidement pu se rendre compte que le sang était le plus fiable de tous.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
poisoned soul

MessageSujet: Re: therapy is an acquired taste. (caesar) Mar 4 Aoû - 18:20



therapy is an  acquired taste
ft. caesar hofer

Teodora haussa en sourcil, suivant les faits et gestes du sorcier, les étudiant du regard. Ses yeux se fixèrent sur la boîte, qui avait l'air d'en avoir vu des tas – Téo était loin d'être la première, et probablement pas la dernière. Elle s'avança sur le bord de son siège, dissimulant la pointe d'anxiété qui lui retournait le ventre. Un sourire amusé passa sur ses lèvres, observant la lame.

« Croyez-moi, si vous vouliez me tuer, cela prendrait plus qu'une simple lame comme ça. » lança-t-elle d'un ton assuré.

Néanmoins, le ton léger désarçonnait un peu la chasseuse. Tout cela était si simple pour Caesar, il était devenu totalement détaché du processus qui devait en effrayer plus un. Teodora inspira profondément, calmant les battements de son cœur qui s'emballait.

Six ans. Qu'est-ce que c'était, six ans, au fond ? Elle avait vingt-neuf ans, une vie de chasseuse devant elle. Les femmes Serban vivaient rarement plus longtemps que les hommes : il n'y avait qu'à voir sa mère, sa tante, mortes si jeunes. De manière assez pessimiste, Teodora savait qu'elle aurait sûrement le même sort. Alors, qu'est-ce que c'était six ans ? L'avancée de ses derniers jours ? Elle côtoyait la mort si souvent, cela ne l'effrayait plus. Elle s’inquiétait certes pour sa sœur, son frère, ce qui leur arriverai si elle n'était plus à – mais la mort en elle-même, ce n'était qu'un élément comme un autre. Teo était sûre qu'on se souviendrait d'elle, de toute façon.
Alors six ans, c'était bien peu, au final.

Teodora saisit la lame d'une main ferme, fixant le liquide rouge qui tombait en goutte dans la coupelle.

« C'est tout ? Le vœu à voix haute, six ans de ma vie, et le tour est joué ? Elle ricana. Pas d'incantations ? Elle avait beau connaître les sorciers, elle s'amusait toujours en s'imaginant que certains devaient bien avoir des formules magiques, comme l'imaginaire populaire se prêtait à croire.

Elle plaça sa main au dessus de la coupole, cillant à peine lorsqu'elle passa la lame contre sa paume. La blessure n'était rien – la brune avait déjà vu pire. Elle s'humecta les lèvres, prononçant à voix haute en même temps que la première goutte touchât le réceptacle.

« Je voudrais oublier Apollonia Verecchia. » La danseuse releva les yeux pour fixer le sorcier.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
poisoned soul

MessageSujet: Re: therapy is an acquired taste. (caesar)

Revenir en haut Aller en bas

therapy is an acquired taste. (caesar)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Salade Caesar , recomposée
» RETRO - FIZZY O'THERAPY BALLISTIC
» Ma vinaigrette césar maison facile et délicieuse
» Therapy Tong Ren Haeling
» KeratinPerfect (pour un lissage fait-maison)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POISONED SOUL :: RP-