Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
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(ksenia & niall) sympathy for the devil.

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poisoned soul

MessageSujet: (ksenia & niall) sympathy for the devil. Lun 8 Juin - 16:48



   
   Ksenia & Niall
   sympathy for the devil

E
t dire que seulement quelques mois auparavant, Niall etait enferme dans son appartement de Cambridge, a broyer du noir. Caleigh elle-meme ne parvenait pas a le sortir de la penombre de sa chambre, et dut se battre pour que le vampire accepte de se nourrir. Il s'executa a regret, plus concerne par l’effet qu’aurait sa propre faim sur sa petite protegee que par son etat physique. Reveiller le monstre qu’il avait eu tant peine a endormir aurait ete une defaite. En depit de la depression qui le rongeait, Niall ne pouvait se risquer a faire le moindre mal a celle qu’il considerait comme son propre sang. Elle etait, après tout, tout ce qui lui restait de son sire.  Il n’avait pas oublie la promesse qu’il lui avait fait, soit de prendre soin d’elle jusqu’a son dernier souffle. Il sentait un lien presque biologique entre Caleigh et lui, extension pure et dure de celui qu’il y avait entre son maitre et lui. Les mots les plus tendres de la demoiselle ne parvirent pas a lui rendre le sourire après le depart de ce dernier. Suite a sa transformation, Wilde etait persuade que Hermann von Helmholtz etait l’amour de sa vie. Illusion parfaite du lien infant-createur. Il se sentait a jamais redevable pour l’avoir sauve de cette abominable fuite de gaz, et il n’avait pas encore connu la perte d’un etre cher pour comprendre le prix de l’eternite. Il se voyait a jamais heureux, entre les cuisses du vampire avec lequel il avait partage son existence depuis pres de dix annees, et ses recherches qui ne seraient certainement qu’achevees quelques millenaires au-dela de sa propre esperance de non-vie.

A present, son existence s’annoncait quelque peu differente. A Budapest, il reprenait gout a la vie, -sans jeu de mot. Quitter cet appartement qu’il avait frequente durant 2/3 de son temps sur Terre avait ete une des etapes les plus difficiles de son existence. Pourtant, son depart d’Angleterre s’etait revele comme une benediction. Sa passion pour l’univers et ses etoiles de retour, il se sentait enfin entier. En effet, peu a peu Wilde avait repris ses recherches, et avec, cette lueur au fond du regard qui le caracterisait. Tranquillement assis dans un coin du café ou il avait elu domicile pour la nuit, le physician parcourait des dizaines de livres, strategiquement etales sur sa table. Machinalement, il laissait des annotations sur presque chaque page, ajoutant de temps a autres quelques post-its et autres rappels avant de prendre des notes sur son ordinateur portable. Les outils des mortels pouvaient parfois s’averer bien utile, surtout lorsqu’il s’agissait de travailler sur des equations telles que celle de Drake. Des nuits deja qu’il cherchait a la completer. Avec le demenagement a Budapest il avait a peine eu le temps de se pencher sur la question, et a present que Caleigh se sentait comme chez elle, Niall sentait enfin qu’il pouvait s’absenter et se plonger pleinement dans les sujets qui trottaient dans un coin de son esprit avant meme que Hermann ne disparaisse de son monde. Il savait qu’il avait encore quelques amis a visiter, mais bon sang cela faisait une eternite qu’il n’avait pas savoure une soiree en tete a tete avec ses livres.
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Ksenia Vasnetsov
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MessageSujet: Re: (ksenia & niall) sympathy for the devil. Ven 19 Juin - 20:14

Niall & Ksenia
Les couleurs vives des journées chaudes s’estompent enfin, le soleil disparaît et les ombres gagnent du terrain. Avec elle, les désincarnés, les rejetés par la mort s’élèvent du tombeau, sortent du demi-sommeil.
En temps normal, Ksenia profiterait de la nuit encore jeune pour chasser ou se poster derrière la fenêtre d’un humain, les observer vivre pour mieux les hanter les heures suivantes. En temps normal, elle écumerait les rues à la recherche des artères gonflées de sang, des jeunes égarés qui manqueront probablement à beaucoup et penseront pourtant ne manquer à personne. Des autres.
Cette nuit pourtant, elle cherche un autre, un semblable. Ou du moins un qu’elle pense semblable, un vieux fantôme venu la hanter de nouveau, de ceux pour lesquels elle avait une affection toute particulière. Les rares auxquels elle devait la vie, un peu. Il y avait son Sire. Puis il y avait Niall.
Rumeurs légères, tout d’abord, conversations dérobées au détour d’une ruelle, des mots qui n’avaient retenu son attention que parce qu’elle avait été agacée par les rires montant des gorges des éphémères.
Elle leur aurait tranché la gorge sans sommation mais avant avait prêté attention aux phrases décousues, à l’objet de l’hilarité.
Ils avaient évoqué en hoquetant l’oiseau de nuit qui venait de prendre ses quartiers dans l’observatoire, l’étrange personnage d’apparence juvénile toujours accroché à son télescope. Quelques moqueries futiles sur l’allure d’un certain dandy anglais, de quoi piquer la curiosité de la princesse.
Elle n’y connaît pas grand-chose à la science, Ksenia, et globalement, il lui a toujours semblé plutôt légitime qu’un astrophysicien ou peu importait la dénomination qu’il puisse avoir, se fasse compagnon de la nuit et des étoiles. Pour les observer, elle accordait que c’était légèrement plus pratique.
Mais l’être décrit avait fait remonter des souvenirs et des images, quelques réminiscences lointaines et une envie d’en savoir plus. S’il s’agissait bien de l’Anglais en question (oui il était Irlandais mais de toute façon Ksenia n’a jamais vraiment fait la différence), elle se ferait un plaisir de lui tirer les oreilles. Elle mangerait l’autre, le cas échéant. Ou hanterait ses songes, elle n’avait pas vraiment pris de décision particulière à ce sujet.
Elle l’aperçoit enfin, assis paisiblement dans le fond d’un café, semblable en tout point à ce qu’il avait été la dernière fois qu’elle l’avait vu (le contraire aurait été étonnant) et ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire léger teinté d’un agacement certain.
Pas silencieux et rictus carnassier, elle s’approche de la silhouette, l’observe longuement dans ses recherches minutieuses, fascinée par l’ardeur qu’il met dans la science, dans les livres.
Ksenia a toujours aimé les livres mais sa préférence va d’instinct à celles porteuses d’histoires, de chimères qu’elle peut recrée dans les songes les plus malléables. Ceux dans lesquels elle peut s’incarner, s’immiscer comme héroïne, la princesse du conte aux mœurs débridés.
▬ Tu aurais pu me dire que tu étais à Budapest, Niall. Elle lâche au bout de quelques minutes passées à le fixer bourrer ses bouquins de notes et de post-it. Un rire enfantin s’échappe de sa gorge et pourtant, c’est une moue courroucée qui orne ses lèvres, froncement boudeur de son nez. Je suis un peu vexée. Qu’elle croit bon d’ajouter, au cas où il n’aurait pas vraiment compris qu’elle faisait absolument et totalement du boudin.
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MessageSujet: Re: (ksenia & niall) sympathy for the devil. Sam 20 Juin - 9:13



   
   Ksenia & Niall
   sympathy for the devil

C
ela faisait à présent plusieurs heures que le scientifique était attablé à ce petit café de Budapest. Il n’avait rien à envier au Starbucks qu’il fréquentait jadis, au Royaume-unis. Il commandait toujours la même chose: une tasse d’Earl Grey sans sucre, avec une nuage de lait. Doux souvenir du temps où il n’était encore qu’un pauvre petit mortel. Il savait pertinemment qu’il ne toucherait pas à sa tasse de thé -roulant sur sa langue de buveur de sang, ce dernier avait un goût infecte qui le dérangerait durant plusieurs jours. Pourtant, ces boissons qu’il plaçait stratégiquement autour de lui avaient le don de l’humaniser aux yeux des hommes. Ses déguisements lui permettaient de se fondre dans cette masse qui faisait son bonheur. Depuis le départ de son maître, les hommes et la science étaient bien tout ce qu’il lui restait. Et dire qu’il avait passé deux années dans l’ombre, se privant de toute interaction social sauf pour se nourrir. Il l’aurait toujours été si une petite fille n’était pas venue lui rendre visite. Ce charmant minois qu’il avait sauvé d’une bande de dents longues. Ils cherchaient à sceller son sort sous prétexte qu’un enfant ne pouvait recevoir l'étreinte. Lui qui pensait que de pareils courants de pensées n’étaient vrais que dans les romans d’Anne Rice. Niall avait la certitude qu’il ne comprendrait jamais tout à fait ses semblables.

L’arrivée soudaine de l’enfant-vampire dans son café le fit sourire autant qu'elle éveilla en lui un léger sentiment de honte. Il avait décemment manqué à son devoir en ne se présentant pas à elle, une fois arrivé sur son territoire. Elle l’avait invité à la capitale Hongroise, un fait pour lequel il lui serait lui-même éternellement reconnaissant. “Ksenia, te voilà!” s’exclamma-t-il, avant de s’apercevoir que de nombreux regards s’étaient tournés vers eux. Qu’est-ce qu’une enfant pouvait bien fabriquer seule au beau milieu de la nuit. Il leur faudrait à jamais jouer la comédie, une activité nécessaire qui ne lui plaisait pas pour autant. Niall se leva de sa chaise, repoussant grossièrement ses notes sur le côté de la table, avant de prendre délicatement la main de la demoiselle dans la sienne. Ce geste suffit à détourner l’attention des regards. Il poursuivit donc en chuchotant, avant de la prendre dans ses bras pour lui offrir une étreinte sincère. “Merci de m’avoir invité. Tu avais raison, cette ville est merveilleuse. Grâce à toi, ma Ksenia, j’ai retrouvé goût à la vie.” Il passa une main affectueuse sur sa joue froide avant d’ajouter: “Pardonne-moi de ne pas t’avoir rendu visite plus tôt, Caleigh a du mal à s’adapter. Je préférais m’assurer qu’elle le soit avant…” Un silence. Voilà donc l’objet de son dilemme, Niall était pris le cul entre deux chaises. D’un côté, il y avait son amie immortelle, qui lui apportait tant de joie. Et puis de l’autre, la jeune mortelle qu’il avait recueillie peu de temps après sa naissance, et dont il avait promis de s'occuper jusqu'à son dernier souffle.

Le vampire ne pouvait s’empêcher d’admirer calmement Ksenia. C’était une petite merveille qui lui rappelait étrangement sa petite protégée, lorsqu’elle avait son âge. Mais cela faisait bien longtemps que Ksenia avait 10 ans. Paradoxalement, Wilde la considérait plus comme une soeur ainée qu’une demoiselle qu'il se devait de couver. Ses yeux emplis d'adoration et de respect traduisaient tout à fait ses pensées. “Raconte-moi tout, que fais-tu de tes nuits ici, à Budapest ?"
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Ksenia Vasnetsov
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MessageSujet: Re: (ksenia & niall) sympathy for the devil. Mar 23 Juin - 18:51

Niall & Ksenia
Elle a posé les mains sur ses hanches et la contrariété a froissé ses traits à jamais figés. Il n’y a guère plus que cela, désormais, pour remodeler un tant soit peu le masque de marbre et la jeunesse éternelle. Emotions exagérées à l’excès, construites de toutes pièces pour mieux exploser.
A le voir assis, là, désespérément humain, Ksenia en veut légèrement moins à l’Irlandais, pour de multiples raisons, dont certaines lui échappent légèrement. D’un autre, elle aurait interprété l’absence de contact comme un désamour, l’aveu d’une rupture. D’un autre, elle aurait par ailleurs salué la démarche du loup dans la bergerie, la savant manœuvre de tromperie pour mieux attirer les mortels dans les filets sanglants. Mais s’agissant de Niall, elle sait son souci d’intégration. Sans savoir ni réellement comprendre à quel point il pouvait se mêler aux êtres quelconques, une infime part de l’Ukrainienne acceptait la faiblesse de son cadet. Du moins dans la mesure du possible.
▬ Ksenia, te voilà enfin ! Il s’exclame soudain, s’attirant à la fois son regard surpris et ceux des alentours, tout en étreignant sa main comme un grand-frère soucieux. La petite princesse grogne de dépit, ouvertement. Elle hait plus que tout cette mascarade qu’il entretient, lui parmi tant d’autres, cette idée de cohérence des âges aux yeux des éphémères, la fidélité aux standards formatés. Ceux que même ses congénères entendaient respecter. Certains plus que d’autres, allant jusqu’à vouloir la jeter en pâture au soleil.
Le contact de la peau froide associé au faux semblant fait naître une grimace de dégoût consumé sur les lèvres déjà pincées. Bien qu’elle ne tende pas à remettre en doute l’affection plus ou moins saine entre eux, elle savait l’étreinte peu naturelle et ne pouvait accepter de jouer son rôle pour le public mortel. Ployer l’échine par simple souci de cohérence aux yeux des Hommes n’était plus vraiment son genre depuis quelques décennies. Il fut un temps, la princesse avait été la sage et douce enfant que vendait son apparence, encline à l’obéissance aveugle et au respect des règles apparentes. Puis les années avaient érodé sa patience, ses limites et celles de sa conscience. Frontières devenues floues, esprit perdu dans les brumes, d’autres idées plus sombres s’étaient infiltrées et rentrer dans le moule avait fini par ne plus faire partie de ses priorités. Elle ne se pliait désormais plus au jeu des masques et des façades que lorsqu’elle en retirait un bénéfice ou un amusement quelconque, pousser les murs, mettre à mal l’interlocuteur. Double discours pour duplicité affichée, la funambule entre deux mondes. Proférer les pires menaces cachées derrière le sourire étincelant de candeur et l’attention portée par les mortels.
▬ Merci de m’avoir invité. Tu avais raison, cette ville est merveilleuse. Grâce à toi, ma Ksenia, j’ai retrouvé goût à la vie. Elle sourit pourtant, lui rendant l’étreinte et nouant brièvement ses doigts avec ceux de l’Irlandais. L’idée qu’un vampire retrouve goût à la vie l’amuse un peu mais plus que toute autre chose, c’est le geste affectueux, sincère, qu’elle apprécie.
Elle se fichait pas mal que les noctambules présents s’étonnent de sa présence hors des draps à une heure si tardive. Elle en aurait volontiers attiré un ou deux dans les limbes, aspirer le nectar avec avidité. D’une manière générale, l’Ukrainienne pouvait sans risque affirmer qu’aucun ne serait en mesure de faire quoi que ce soit. Ils oublieraient ses traits pour ceux qui s’en soucieraient le plus ou se contenteraient d’attendre qu’agissent les autres pour la plus grande majorité. La nature humaine était ainsi faite et le cynisme de Ksenia ne pouvait qu’être fasciné par leur capacité à s’enfoncer dans l’inertie en se persuadant qu’un autre allait forcément finir par agir. Peu nombreux étaient les héros chez ceux condamnés par le temps… Les chasseurs n’en faisaient pas partie.
▬ Pardonne-moi de ne pas t’avoir rendu visite plus tôt, Caleigh a du mal à s’adapter. Je préférais m’assurer qu’elle le soit avant… La justification la tire hors de ses réflexions, de la haine remontée pour les chasseurs, le Serban. L’excuse ne tient pas aux yeux de l’enfant et elle claque la langue avec un agacement léger.
▬ Tout mettre sur le dos de ta poche de sang d’élevage ne te sauvera pas de mon courroux, Niall. Sourire doux et ton de pair, la voix posée. Elle sait bien que Caleigh et l’Anglais ont une relation qui dépasse largement son entendement, qu’elle se contente de jalouser un peu. Tout comme elle sait qu’il n’a rien d’anglais. Mais pour les mêmes raisons qu’elle se plaît à lui attribuer une nationalité erronée, Ksenia persiste à qualifier l’enfant humain de tous les termes les moins flatteurs qu’elle puisse trouver.
▬ Raconte-moi tout, que fais-tu de tes nuits ici, à Budapest ? Sourire en coin. Sans un mot de plus, elle se glisse sur la chaise vide face au Virag et pose ses mains sur les siennes, son regard plongeant dans ses prunelles.
▬ Je suis heureuse que tu sois là quand même. Fait-elle avec une rare sincérité, avant d’ajouter, d’une moue toujours boudeuse J’espère que c’est bien mon invitation qui est à l’origine de ton expatriation et non celle d’un autre. Toujours dans le doute même après son affirmation, elle lui ouvre la porte au mensonge, grande, sans frontière ni honte. Qu’il continue à lui mentir plutôt qu’autre chose et qu’elle persiste à se bercer de chimères.
Elle s’étire longuement, lascive et légère avant de poser son menton sur ses mains croisées et de répondre au jeune vampire. La vie à Budapest…
▬ Des hauts et des bas à Budapest, tu sais… Mais il va sans dire que la ville et ses environs sont un vaste terrain de jeu… Et de chasse. Pause. Sourire carnassier de l’enfant terrible qui peut tout autant dissocier les deux et allier l’utile à l’agréable. En règle générale, Ksenia préfère la première option. Bien qu’elle prenne autant de plaisir dans la traque, une fois rassasiée, elle résiste rarement à la tentation d’hanter les touristes, violer les rêves, effacer les errants. Et toi, alors ? Comment se passe ton installation avec Caleigh ? As-tu eu l’occasion de planter tes crocs dans quelques jugulaires Hongroises ? Tombe enfin la question qui lui brûle les lèvres parmi tant d’autres. Chasserait-il avec elle pour faire amende honorable ?

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MessageSujet: Re: (ksenia & niall) sympathy for the devil. Mer 24 Juin - 14:42



   
   Ksenia & Niall
   sympathy for the devil

C'
était important pour Niall, de se fondre dans la masse. De ne faire qu'un avec la foule. Suite au départ de son créateur, la compagnie des mortels était tout ce qu'il lui restait. Bien sûr, il avait cette passion pour l'astronomie dont il ne démordait pas, mais il ne pouvait pas se résoudre à se cloîtrer dans la solitude. Il y avait des choses que même les étoiles ne pouvaient pas faire, comme tenir des conversations, ou le faire rire. En dépit de ses airs de scientifique anti-social, Wilde aimait s'entourer des hommes. Il s'était d'ailleurs rapidement aperçu qu'avoir une vie sociale était bien plus simple lorsque son entourage restait en vie. Jusqu'à nouvel ordre, il ne parvenait pas à communiquer avec les morts... A l'exception peut-être des vampires, auprès desquels il n'avait pas à faire trop d'efforts pour s'exprimer. Durant de nombreuses années, il avait vécu dans une cloche de verre avec Hermann. C'était seulement après son départ qu'il apprit à connaître ses semblables. Ksenia avait été la première vampirette dont il fit la connaissance. Il avait aidé cette petite tête d'ange à sortir d'une situation difficile sans se poser de question, et rapidement naquit entre eux une amitié fidèle. Malgré les apparences, Ksenia était plus agée que lui de quelques décennies. Elle était entre eux deux la plus expérimentée. En tant que cadet, l'irlandais écoutait ses conseils d'une oreille attentive. Il y avait pourtant des moments où il se devait de faire la part des choses, ayant rapidement réalisé qu'ils ne partageaient pas la même vision de l'éternité. Elle ne manqua pas de le lui rappeler en qualifiant sa Caleigh de poche de sang d'élevage. Une appelation qui le fit grimacer, et suite à laquelle il ne fit aucun commentaire. Après tout elle connaissait déjà sa position, qui n'avait pas changé depuis les années, ni-même le mois passé. "Son" humaine faisait partie du décor.

L'affirmation qui suivit déccrocha un grand sourire au vampire. "Je suis aussi heureux de t'avoir retrouvée, ma Ksenia." Étrangement, il ne cessait de la voir comme une soeur. C'était peut-être le fait qu'elle ait été son premier rapport au monde extérieur, depuis la disparition de son sire. Lui-même ne pouvait l'expliquer. "Pour qui d'autre serais-je venu, si ce n'est toi ? Personne d'autre à part toi ne s'inquiète de mon sort, ça doit être mon côté ennuyeux à mourir." Il avait dit cela avec une pointe de tristesse. C'était une affirmation cruelle, mais poutant bien vraie. Niall n'était pas de ceux qui s'amusait à mentir aux autres, même pour les satisfaire.

Dans la confidence, Ksenia partagea avec lui le bonheur qu'elle éprouvait en chassant dans la ville. Une activité que lui-même ne pratiquait pas depuis plusieurs décennies. Le jeune vampire ne percevait pas Budapest comme un terrain de jeu, mais plutôt comme un terrain d'études et un milieu social. Une perspective très différente de celle de la petite-fille, qui n’en était plus une depuis fort longtemps. Sous ses airs angéliques c’était une machine à tuer. De quoi lui donner un frisson à l’échine. “Notre installation se fait en douceur, je pense m’être bien intégré à la station spatiale locale, ce qui est déjà un grand pas. Caleigh, par contre, a quelques difficultés. Je pense que c'est la langue locale. Mais en sommes, nous allons beaucoup mieux qu'à Cambridge. Surtout moi... Et tout cela grâce à toi.” Une pause, il lança un sourire complice à la demoiselle avant de reprendre. “J’ai d’autres moyens de me nourrir, Ksenia. Je suis officiellement étudiant à la clinique locale, qui ont un bureau de don du sang relativement productif. Tu sais ma belle, cela fait longtemps que je ne chasse plus. J’en ai perdu le goût peu de temps après ma transformation… “ Il voyait bien la lueur au fond de son regard, son envie de sortir et de se trouver un gibier à pourchasser à deux. Cette petite éveillait des instincts en lui qu’il pensait oubliés depuis des décennies, mais ils avaient toujours leurs limites. "Nous pourrions faire une partie ensemble si tu le souhaites, mais uniquement si tu me promets de garder nos proies en vie."
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