Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
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bad moon rising [aloïs] (clos)

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poisoned soul

MessageSujet: bad moon rising [aloïs] (clos) Lun 1 Juin - 11:35



bad moon on the rise
ft. aloïs


la lune est encore dans le ciel, elle veille sur ses créatures, ses enfants maudits. elle entame à peine sa descente pour laisser sa place à l'astre brûlant, son opposé, le soleil. la lune est encore là et agite le loup qui se terre derrière l'homme qu'est silas – retransformé de force, le loup se sent privé de ses instants de liberté, attise les sens de silas et ses nerfs à fleur de peau. la conversation avec léopold et le coup de couteau dans son abdomen n'arrangent pas les choses. la blessure a beau être superficielle – ce n'est heureusement pas une balle d'argent logée dans sa chair, il souffrirait beaucoup plus – mais l'argent de la lame a laissé une douleur sourde qui ralentit la guérison.

il aurait pu rentrer chez lui, silas, c'est vrai. il aurait pu simplement rentrer chez lui, panser ses plaies et retourner dans sa tête la question fatidique : comment annoncer à izabella, maintenant que léopold est au courant ? il aurait pu, mais il ne le fait pas. à la place, il se retrouve au cœur de la nuit, au cœur de buda en tenue d'adam. heureusement, les rues sont vides – il se sent déjà bien assez ridicule sans croiser âme qui vive, il n'y a pas besoin d'en rajouter une couche.
il aurait pu rentrer chez lui, et au lieu de ça, silas se retrouve devant la librairie où il travaille, au dessus de laquelle aloïs habite. silas s'appuie contre la porte avant d'appuyer sur la sonnette – il n'a aucune idée de leur qu'il est, mais il est presque certain que le sorcier est encore réveillé. il espère, du moins. sinon – son doigt est encore appuyé sur l'interrupteur – il sera réveillé bientôt. le jeune homme pose son crâne contre le bois de la porte, inspire pour calmer le tourbillon de pensées qui s'agitent, en vain. il est sur le point de se laisser submergé par tout un tas d'émotions contradictoires,

la porte s'ouvre, silas se redresse brusquement. il n'attends pas un mot de la part de l'homme, se lance dans ses explications un peu agitées. « j'ai un soucis. ou deux, en fait, même, en y pensant. c'est pour ça que je suis là, d'ailleurs. j'étais dans la forêt, en loup bien-sûr, je suis tombé sur léopold, le frère d'iza, un chasseur et... » il se perds un peu, s'arrête pour retrouver ces idées. « 'suis blessé, un peu. » conclue-t-il simplement. le ton détaché qu'il prends, pour ne pas trop inquiéter le sorcier indique quand-même que la blessure n'est pas si grave : après tout, léopold n'avait pas eu l'intention de le tuer, juste de ramener à son humanité. il baisse les yeux, passe une main dans ses cheveux. « j'peux entrer? » il jette un coup d'oeil à la rue vide derrière lui – non, le jeune loup ne tient pas à rester sur le pas de la porte, avec la casquette de léopold comme seul vêtement.
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poisoned soul

MessageSujet: Re: bad moon rising [aloïs] (clos) Lun 1 Juin - 15:18



wolf blood on my porch
ft. Silas




J'avais encore passé une partie de la nuit à compulser des dossiers et des notes. Epave de l'être. La vie au café brûlant qui me tient éveillé. Les mains qui tremblent sous la lassitude d'avoir trop étreint les pages de vélin et d'encre. La lune qui s'oublie, qui traîne avec elle le firmament et la nuit. Je frotte mes yeux fatigués. Je me sens vieux - le poids d'âges qui ne sont pas les miens. La mémoire qui éclate, les iris chez qui éclosent les pourpres lancinantes. Je remets mes lunettes en place, comme si elles pouvaient chasser les migraines atroces qui m'étiolent le crâne. Je tourne négligemment les feuillets reliés. Je m'adosse profondément dans mon fauteuil, ferme les paupières pour en chasser la douleur. Hélas, ancrée à moi, elle se fait compagne d'une vie. Je soupire. Déraisonnement. Je devrais dormir, m'offrir au sommeil, parfois. Un instant seulement, pour me déconnecter de cette mémoire qui tourne à pleine régime. Cliquetis encéphales.

Debout, après avoir retiré mon veston chiffonné, je m'apprêtais à lancer docilement ma chemise froissée par terre, quand un bruit à la porte me fait sursauter. Qui cela peut-il être ? Il est trop tard pour que ce soit un client - à moins qu'il n'ait les crocs longs. Je reboutonne ma chemise, et m'approche afin d'ouvrir la porte. Elle dévoile quelqu'un que je connais. Silhouette familière tâchée d'écarlate. Coeur au bord des lèvres. Saisissement. La peau nue, l'importante virilité voilée par un morceau de tissu. Je hausse les sourcils, et il me noie sous ses mots. Suis blessé, un peu. Son détachement m'énerve alors que mon regard se baisse, toise la blessure comme une vipère. Sa nudité me gêne, me dérange, m'entrave un moment. Puis, sa question presque enfantine me presse à réagir. J'ai une espèce de sourire amusé, comme si dans la pire situation, je pouvais continuer de me moquer de tout et surtout de lui.

« Fais friquet, hein ?  » mais je n'ai pas le coeur à le laisser attendre plus longtemps. Je le laisse entrer, puis lui montre le canapé où il peut s'installer. La décoration est comme dans la librairie - ancienne, pleine d'antiquité, de goût raffiné. Noble, en un mot. « Si tu pouvais éviter de répandre ton sang partout, je te serais gré, mon cher Silas. Ne bouge pas - je vais chercher de quoi te raccommoder. » Au diable les questions. Je jette une couverture pour qu'il se couvre, et vais chercher rapidement aiguilles et désinfectant. Je prends un tabouret et m'installe en face de lui. Je tente de faire abstraction de son corps juvénile et plus chaud que la normale. Mon visage se crispe en une grimace qui se veut professionnelle. « Je te laisse boire une rasade de mon désinfectant je formule en lui laissant le soin de prendre la bouteille de rhum. Je me penche et observe la plaie - rouge et gonflée, mais pas trop profonde. Je lui pique l'alcool deux minutes, en verse sur de la gaze et me met à nettoyer la blessure. « Je me permet de te poser une ou deux questions, vu que c'est chez moi que tu as décidé de saloper le tapis. Qui t'as fait ça ? et la voix est menaçante, grondante. Une promesse de représailles, si il le faut, envers celui qui a osé toucher à mon protégé. Je continue à tamponner la contusion, en songeant que je vais devoir recoudre. Je l'ai fait - autrefois. Je n'ai plus recousu ou soigné quiconque autre que moi depuis une bonne décennie. Mes doigts ne peuvent faire autrement que de toucher Silas, et il y a cet embarras, cette barrière entre employeur et employé, mais aussi aîné et cadet, maître et protégé. J'ai l'impression d'enfreindre mes propres lois.

« C'était la pleine lune. Raconte moi ce qui c'est passé. J'avais oublié ce détail, dans la foulée - la nuit où Silas appartenait à la bête. Je frémis - je devine, derrière tout cela, une sombre histoire avec un chasseur. Seuls de tels hommes pourraient être capables de blesser un loup de cette manière. Mais pourquoi ne pas l'avoir tué ? Je me recule et désinfecte l'aiguille, enfile le fil. J'observe Silas longuement, attendant qu'il en dise plus.

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MessageSujet: Re: bad moon rising [aloïs] (clos) Lun 1 Juin - 16:15



bad moon on the rise
ft. aloïs

silas voit bien le regard gêné d'aloïs – il faut dire, la situation est pour le moins surprenante mais il ne relève pas : pas besoin de s'attarder sur le pourquoi du comment il s'est retrouvé en plein milieu de la nuit sur sa porte et surtout sans vêtements : ce genre de chose peut attendre. la remarque lui arrache un semblant de sourire quand bien même il roule des yeux. « très drôle. » grommelle-t-il en se glissant à l'intérieur.

ses yeux traînent sur le décor, qui étonne à peine silas. il ne savait pas à quoi s'attendre, mais finalement, l'intérieur ressemble à aloïs, d'une certaine manière. « dommage, je pensais ajouter ma petite touche à la décoration. un peu fantaisie .» le jeune homme lance, plutôt amusé, avant d'attraper la couverture qu'on lui lance. enfin quelque chose de plus couvrant qu'une simple casquette – n'en déplaise à léopold. silas se laisse tomber sur le canapé, appuie sa tête sur sa main. « première bonne idée de la soirée que j'entends. » il avale une longue gorgée au goulot. l'alcool lui arrache une grimace, il fronce le nez avant de retendre la bouteille au sorcier. nouveau froncement de nez quand il désinfecte la plaie.
le ton d'aloïs lui donnerai presque envie de se ratatiner sur place : il n'aimerait pas être la personne qui lui a fais ça, non, vraiment. silas pousse un grognement presque animal. « déjà, si t'es pas content, j'peux encore rentrer chez moi. la blessure finira par se soigner toute seule d'ici la fin de la nuit. » colère exacerbée par l'astre lunaire, le ton de silas est mordant, sans qu'il ne le veuille vraiment. soupir, il se calme en fermant les yeux. il secoue la tête. « c'est léopold. le frère d'izabella.  » il prête à peine attention aux gestes d'aloïs, mais il a du mal à rester en place. silas mordille sa lèvre. « mais c'est pas le plus grave. j'ai de la chance d'être tombé sur lui, en fait. » la blessure n'est en réalité que le cadet de ses soucis.

silas enroule distraitement une mèche autour de son doigt. ce qu'il s'est passé... « je chassais, je suis tombé sur léopold. j'ai essayé de l'attaquer je pense, il s'est défendu, à cause de la blessure, je me suis retransformé, et on a discuté... il voulait pas me tuer, juste me mettre en garde, à vrai dire.» mise en garde qu'il a bien compris, silas. il raconte, d'une traite, comme si tout cela était parfaitement normal. « maintenant il sait. et il faut que je le dise à iza avant qu'il n'arrive un truc pareil avec elle. » il fronce les sourcils, contrarié. et passe ses mains sur son visage. « rah, merde, je savais que ça allait mal finir. » il voit très mal comment izabella pourra ne pas lui en vouloir. il a presque une lueur désespéré dans son regard à l'idée de décevoir sa meilleure amie.
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MessageSujet: Re: bad moon rising [aloïs] (clos) Lun 1 Juin - 16:34



wolf blood on my porch
ft. Silas




Je dois dire qu'avoir Silas chez moi est une chose. Un peu désagréable - je n'aime pas avoir des invités, c'est comme demander d'entrer dans une chose intime et privée. Mais, bon, je m'étais bien dis qu'un jour il entrerait dans cet espèce de temple qu'est mon appartement. Cependant, j'étais loin de m'imaginer qu'il arriverait nu. Et je dois faire tous les efforts du monde pour ne pas l'observer d'un air médusé. J'observe ses épaules, son visage et ... rien d'autre, surtout. Au moins s'est-il vêtu de la couverture. Tant mieux, ou il m'aurait été difficile de le soigner en regardant ailleurs. Son ton agressif, alors que je nettoie sa plaie, me laisse surpris. Je lui coule un regard noir et sombre - il semble cependant se calmer. « Rien ne t'empêchait de rentrer chez toi. Mais tu es venu ici - assumes. Et je refuse de te laisser partir, pas dans cet état. De toute évidence, la lune a encore des effets sur toi, et peut-être que d'avoir repris forme humaine te mets dans un état de pression intense. Alors tu restes ici, et ce n'est pas un conseil.

Izabella. Une femme dont il est proche - sa meilleure amie, pour invoquer ses termes. Alors, comme ça, il est amis avec des gens qui lui veulent du mal ? « De la chance ? Non, tu aurais été chanceux si il avait touché deux centimètres plus haut. Et beaucoup moins chanceux trois centimètres plus bas. Tu as une notion relative de la chance, toi - qu'est-ce qui peut être plus grave que d'être blessé ? Mais il était vrai que les lycans avaient cette incroyable faculté à ses régénérer. Déjà, elle était moins profonde - moins vilaine, en quelque sorte. Peut-être n'aurais-je pas besoin de suturer, finalement. J'écoute son histoire et soupire en me frottant les ailes du nez. Tout cela n'est plus de mon âge. Je remonte mes manches et joue avec le fil et l'aiguille, mon regard posé sur lui, franc et sombre. « Je ne comprend pas bien en quoi tout cela est une histoire si grave, mais ... au moins, tu n'as pas été blessé mortellement. Petit silence, puis je reprends d'une voix plus atone, plus distante - en fait, plus menaçante encore que celle de tout à l'heure, alors que flamboie mes iris d'encre. « Cet homme t'as donc mis en garde. Que t'as t-il dit, exactement ?

Je me penche et attrape une brindille dans les boucles de ses cheveux. Je la jette négligemment dans un cendrier où se meurt un dernier mégot. Puis, comme je sens que j'en ai bien besoin, j'avale une rasade de la bouteille d'alcool. Je vois la compresse avec le sang de Silas et je frissonne. Je n'ose imaginer l'ampleur de la plaie à la base - si il n'avait été qu'un simple humain, je serais sûrement en train de le voir agonir. « Cela peut sûrement attendre. Tu as besoin de repos - tu as beau t'en sortir plutôt bien, tu dois être fatigué. Une transformation inverse lors d'une pleine lune ne doit pas se faire sans accrocs. J'observe avec inquiétude ses gestes et son visage.

Que pourrait-il se passer ? Je note un mélange de lassitude et d'agressivité. Pourrait-il s'en prendre à moi, physiquement ? Je ne tiens pas à le frapper. Je bois une nouvelle gorgée et lui tend encore la bouteille, en espérant que cela le calmera plus que mon aura de sorcier - je dois être un magicien au rabais, pour lui faire si peu d'effet. « Tu dormiras ici cette nuit. Tu pourrais être en danger si tu sortais. Et ce n'est pas une question. J'ai un léger sourire amusé avant de rétorquer d'une voix basse et joueuse : « Désolé, je n'ai pas de panier, mais tu seras un gentil loup et tu dormiras sur le canapé ? J'étouffe un rire en allumant une cigarette. La lumière feutrée cache à moitié la pénombre et l'ordre presque irréel qui règne. Je ne suis pas mécontent de cette situation, finalement - même si je réalise de nouveau qu'il est toujours nu, en fasse de moi. « Je devrais peut-être te prêter des vêtements. Une chemise et un jogging, ça te convient ? je propose avant de me lever et d'aller vers ma chambre, en direction de mon armoire. Ce n'était pas spécialement une invitation à me suivre jusque là, mais Silas comprend parfois des choses là où il n'y a rien ...

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MessageSujet: Re: bad moon rising [aloïs] (clos) Lun 1 Juin - 18:20



bad moon on the rise
ft. aloïs

silas se renfrogne, même si l'agitation qui l'anime commence à se calmer, le loup s'apaise, cesse de griffer à l'intérieur de lui-même. bien-sûr, c'est lui qui est venu de son plein gré, mû par un instinct presque aussi primaire que celui qui le menait dans la forêt à l'heure de la pleine lune. il pince ses lèvres avec la moue de l'enfant vexé, presque boudeur.

il se redresse, s'agite, pose ses coudes sur ses genoux, ignorant complètement aloïs qui s'occupait de la plaie. pour silas, ce n'est qu'un détail, un dommage collatéral à peine important. « oui, de la chance insiste le brun en plongeant son regard dans celui de l'homme. de la chance parce que léopold est un chasseur, s'il avait voulu me tuer il l'aurait fais. c'était parfaitement calculé qu'il ai visé là. c'était pas un hasard. et j'ai eu de la chance de tomber sur lui et pas un autre chasseur qui lui m'aurait tué sans attendre.  » il se renfonce dans le canapé en croisant les bras. pire que d'être blessé, il n'a aucun mal à l'imaginer : mort. ou en train d'agoniser, criblé de balle en argent. là, aloïs aurait peut-être un air moins condescendant – même si silas sent qu'il y a de l'inquiétude de la part du sorcier. « c'est grave parce que.... non, laisse, c'est pas grave. » se coupe silas en plein milieu de sa phrase. il soupire. ce n'est pas si grave, oui, il est vivant. il s'expliquera à tête reposée avec izabella et.... croisera les doigts pour que ça se passe bien.

ses yeux suivent la main qui s'approche de lui, avec un regard perplexe. une simple brindille. quelques secondes avaient été largement suffisantes pour le cerveau de silas pour imaginer des centaines de scénarii et raisons de ce geste. « boarf. des choses banales. il m'a à l’œil. que je dois le dire à iza sinon il le fera lui-même. que je dois me méfier de tout les serban, bref, rien de nouveau. » résume silas. il attrape la bouteille, en vide le quart en quelques gorgée qui lui arrachent un nouveau froncement de sourcil. rien à faire – le rhum n'était pas un de ses alcools préférés, loin de là. il se laisse tomber allongé sur le canapé, une main couvrant ses yeux. « ouais. ça attendra. de toute façon, là, je peux rien faire, autant... j'sais pas, me reposer. » l'idée lui semble plutôt incongrue, après cette nuit. mais il faut avouer, la fatigue trouve toujours son chemin, et les matins qui suivent la pleine lune sont souvent les plus dures. silas entrouvre un œil, adresse un regard qui se veut noir, sans grande crédibilité, ou celle d'un chiot. « tu as lu un livre sur les blagues avant de m'ouvrir, je suppose ? il se redresse et tends le bras pour prendre la cigarette des mains du sorcier, aussi naturellement qu'on pouvait l'être, avant de tirer une taffe. le canapé, c'est parfait. » en lui retendant la cigarette.

il suit du regard alois qui s'éloigne, et c'est presque par réflexe qu'il le suit – silas se relève pour le suivre, comme le chien qui suivrait son maître, même si entre silas et aloïs ce n'est pas exactement la même relation d'un chien et un humain, heureusement. silas s'appuie contre le cadre de la porte, encore enveloppé dans la couverture. « je prends ce que tu veux bien me donner – je vais pas faire mon compliqué. à moins que tu préfères que je reste juste avec la couverture – pas de soucis. » il affiche sur son visage un petit sourire particulièrement ravi.
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MessageSujet: Re: bad moon rising [aloïs] (clos) Lun 1 Juin - 18:53



wolf blood on my porch
ft. Silas




Je lève les yeux au ciel d'un air atterré et soupire, avant de hausser les épaules. La blessure est à peu près propre à présent, et je suis curieux de voir en combien de temps une blessure faites par un chasseur va se refermer chez un loup. Je note chaque chose - mon cerveau enregistre avec une joie immorale chaque détail de la pièce, de Silas, de ses mots. La forme de ses épaules alors qu'il prend ma cigarette, la crispation de ses lèvres quand il avale la fumée, la couverture qui glisse et révèle un morceau de peau ici et là. Je secoue la tête - ne pas dormir ne m'épuise jamais, et mon acuité reste la même, hélas. Cruellement précise. « Fais attention, alors. C'était sûrement inutile, mais je préférais clarifier les choses. Je refusais de devoir le ramasser à la petite cuillère. Le canapé lui convenait, et il avait réagit à ma blague - tout était donc parfait. J'eus un léger rire et entrais dans ma chambre.

Le lit était encore défait, et il y régnait une pénombre fraîche différente de l'atmosphère confortable du salon. Alors que je farfouillais dans mon armoire à la recherche de vêtements qui seraient à la taille du loup, je ne l'entendis pas approcher. Je me retournais, et manquais de lui rentrer dedans. Le jogging et la chemise tombèrent de mes bras et j'eus un grommellement d'ours. « Tu n'avais pas besoin de me suivre. A moins que tu ais tenu tant que ça à voir ma chambre ? fis-je avec ironie. Je me relevais, et butais dans le jeune homme. Sans faire exprès je fis tomber la couverture qui glissa sur lui comme la voile d'un bateau. Je suivis le mouvement, par réflexe, mes yeux suivant les lignes du tissu qui dévoilait le corps. Et, avant de baisser trop loin le regard, je détournais les yeux, l'air crispé et gêné. « Mets-ça ! ordonnais-je, les yeux détournés posés sur un point plus loin. C'était un ordre, mais hélas, Silas était dans le chemin et je ne pouvais pas sortir.

J'étais soudain las et fatigué, et je sentis que depuis longtemps, je pourrais bientôt dormir. Pouvoir m'abîmer dans le sommeil était une chose que j'adorais - si rare. J'attendais que Silas sorte et s'habille dans le salon, mais il n'avait pas l'air de vouloir bouger. Je ne savais pas si il avait remis la couverture sur ses épaules, et je continuais de grogner :  « Tu comptes t'enraciner là ? Ou la couleur ne te convient pas ? C'était un simple jogging noir et une chemise à manche courte qui ressemblait plus à un t-shirt. J'étais on ne peut plus pressé qu'il s'habille, parce que sa nudité relative faisait naître en moi des émois que j'avais cru perdus. Ce n'était guère la première fois qu'un jeune homme était nu devant moi, mais disons que ça ne m'était plus arrivé depuis bien longtemps. Je retenais avec difficulté mon envie de regarder le spectacle qui s'érigeait sous mes yeux. Silas était beau, de cette beauté jeune et vitale. Il était également un jeune loup fou, qui avait plus du gamin que de l'adulte, et je ne voulais pas non plus m'empêtrer dans des situations trop complexes. Pourtant, je ne pouvais nier que, à cet instant, je me sentais sur une corde raide.

« Tu veux manger ou boire un truc avant qu'on aille dormir ? Je me tournais vers lui - fini ou pas fini, bougé ou pas bougé, je voulais sortir d'ici. Je me sentais enfermé dans ma propre chambre ! Je tombais hélas sur le jeune homme en train de s'habiller dans le cadre de la porte. Je remarquais son dos, ses muscles qui roulaient son sa peau, et soupirais. J'allais avoir besoin d'un peu plus de rhum pour supporter stoïquement tout ça. « Moi, je pense que je vais avoir besoin d'un verre ou deux. Je grognais, puis le dépassais en faisant attention à ne pas le frôler - l'odeur qui parvint à mes narines était celle d'un homme, d'un mâle, d'un loup. Caractéristique. Des effluves particulières, qui firent naître un frisson dans mon épiderme et une crispation dans mon bas-ventre. Je servis rapidement deux verres de whisky, et bus le mien d'une traite. La brûlure me fit du bien et remit mes esprits en place - à moins que ce ne soit le contraire ? En tout cas, ça faisait du bien. « On devrait aller dormir, je crois fis-je, d'un ton plus bas que ce que j'avais voulu, en observant le canapé où deux tâches de sang montraient le passage de Silas.

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MessageSujet: Re: bad moon rising [aloïs] (clos) Lun 1 Juin - 20:33



bad moon on the rise
ft. aloïs

son regard est plein de curiosité, il s'attarde sur le moindre détail de la chambre d'aloïs, comme pour chercher des habitudes, des traits de caractère qui se révèlent par un côté plus creux du matelas, les draps défaits, les livres abandonnés sur le côté du lit, ou soigneusement rangés sur la table de chevet. c'est tout une facette de personnalité qui se lit dans une chambre et silas se retrouve à chercher avec avidité les moindres petits indices. il prête à peine attention à ce qu'il se passe – jusqu'au moment où le sorcier manque de le heurter – cela le ramène à la réalité, rapidement.
« j'étais juste un peu curieux. et on pouvait continuer à discuter. » il ajoute, en riant, sans pouvoir faire abstraction du regard d'alois : « et puis, peut-être que tu peux pas te passer de moi. » l'envie de rire est furieuse – la gêne de l'homme l'amuse, peut-être un peu trop. silas se baisse pour attraper les vêtements, hausse les épaules. « tes désirs sont des ordres !  » il ne réalise pas l'effet de ses paroles sur l'aîné – quand silas pense, les phrases n'ont pas autant de sous-entendus. du moins, ce n'est pas un processus conscient – l'inconscient qui reprends le dessus quand bon lui chante.

« mmh, t'as pas d'autres trucs ? il se reprends, avant qu'aloïs ne se fasse une fausse idée. j'plaisante. c'est parfait. » le jeune homme termine d'enfiler la chemise, conscient du regard d'aloïs sur lui – il aurait fallu être totalement aveugle pour ne pas le remarquer.« je prendrais bien un café... » est-ce que silas a pris plus de temps pour s'habiller qu'il n'en avait vraiment besoin ? - non c'est sûrement une impression. aloïs grogne en conséquence, et ça l'amuse. « ou un autre verre, pourquoi pas. fais gaffe, tu vas finir ivre» ricanne le jeune homme.
il baisse les yeux sur la tenue : c'est loin d'être à sa taille bien sûr, cela aurait été surprenant de trouver dans l'armoire d'aloïs quelque chose qui lui aille comme un gant, mais ce n'est pas si mal. il lisse ses mains le tissu de la chemise avec un petit air satisfait, qui s'élargit d'autant plus quand l'homme passe à côté de lui, avec l’extrême précaution pour ne pas le frôler. il y a une tension presque palpable et le loup ne fait rien pour la calmer, au contraire, l'attiser de plus en plus, poussé par... un instinct ? une envie ? silas a l'air du gamin ravi de sa petite plaisanterie, ravi de pousser aloïs dans des retranchements, de flirter avec la limite qu'il cherche depuis qu'ils se connaissent. une victoire pour le lycan. il le suit, en s'étirant en même temps.

silas se réinstalle dans le canapé après avoir attraper le verre d'une main, avec autant d'aisance que s'il était chez lui. il arque un sourcil, toujours ce air narquois aux lèvres. «  on ? ensemble ? si c'est une invitation.... » il avale une gorgée du verre, avant de s'allonger avec désinvolture et une légère trace d'insolence. rictus du garçon qui s'amuse. « te vexe pas, mais je risquerais de te virer du lit en dormant. »
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MessageSujet: Re: bad moon rising [aloïs] (clos) Mar 2 Juin - 7:53



wolf blood on my porch
ft. Silas




Silas avait beau être juste curieux, cela m'avait surpris de le voir derrière moi comme mon ombre. Comme un chien. Parce que j'avais beau lui faire des blagues douteuses sur ce sujet, je ne le voyais pas comme un vulgaire toutou. Je me doutais bien qu'il cachait un tempérament féroce, en tant que loup, et parfois je devinais le côté dominant et bestial. En tant que plus haut dans la hiérarchie, cela me donnait des frissons de me sentir ainsi en infériorité, en impuissance. Il était jeune, et fort. Quand j'étais vieux et courbaturé rien qu'en faisant du café. Bon, certes, je n'étais pas un papy, mais dans un duel sauvage comme seuls les loups savaient en faire, je n'aurais eu aucune chance. Ma force, à moi, était dans ma tête. Mémoire ancestrale et virulente. « C'est plutôt toi qui refuse de me lâcher. Tu es fidèle à ton maître ? je grogne tout bas, d'un air contrit. De toute évidence, ma gêne l'amuse. Sale gosse !

Tes désirs sont des ordres ! Je crispais les mâchoires. Le faisait-il exprès, de donner à son ton des intonations et des sous-entendus ? Ou alors l'alcool me montait déjà au crâne et m'insufflait des murmures là où il n'y avait rien. Je refusais toujours autant de voir dans ses mots une invitation. Ce n'était ni courtois ni bien vu de ma part. Il était encore jeune, et trop naïf sûrement pour comprendre. Pourtant, il me comprenait bien mieux que certains sorciers. Cette espèce de loup fou, de chiot écervelé avait une étonnante capacité à faire disparaître douleur et sombre pensée chez moi - pour laisser place à un ours grognon et cynique. C'était mieux que rien. Et je ne voulais pas faire disparaître cela pour des désirs amenés par l'alcool ou la vue - séduisante, certes - de son corps qui ... « Tu pouvais pas t'habiller dans le salon ? je bougonne en m'éloignant. Il aura un verre d'alcool comme tout le monde, non mais - oui, je suis tout le monde. Faut pas chercher. Je n'étais pas dans un état de réflexion, à ce moment précis.

Au moins, il était habillé ! Le soulagement m'enleva un poids certain. Je voulais mettre cette gêne de le voir nu sur le compte de notre relation d'employés. Mais ce n'était sûrement pas uniquement cela. Mieux vaut parfois se leurrer. Le déni a bon goût - sûrement une saveur de whiksy et de cigarette, tiens. Une invita- ... Je vais pour répéter le mot et grimace. C'est qu'il me cherche ! J'arrive à ne pas rougir - habituellement, lors de telles parades, c'est moi qui mène la danse, qui vais où je veux et cherche ce que je veux. Mais en cet instant, j'avais le sentiment de me faire mener par le bout du nez. C'était à la fois déstabilisant et, pour être sincère, très excitant. Néanmoins, sa phrase acheva de me rendre confus. Il jouait, mais pas sur le même terrain - pas consciemment. Il n'avait pas conscience d'être désirable ni de me pousser dans mes limites - à moins qu'il ne le soit, et qu'il soit totalement fou. Ce n'était pas à exclure, vu le tempérament de Silas. Je ne partage pas mon lit. J'aime avoir de la place. Sous-entendu que, non, ce n'était pas une invitation et que, même si il avait de fort jolies bouclettes, il n'était pas question qu'il squatte les draps et m'en vire. Je finis mon verre, m'en resservis un autre ; je desserrais le col de ma chemise et soupirais.  Tu n'avais personne d'autre chez qui aller ? La famille, des amis ... Une petite amie ? Je le toise, curieux. Il sait que je vis comme un ermite - j'ai peu d'amis, et suis assez renfermé sur ce qui me concerne, aimant à donner avec parcimonies de menus détails. Mais lui, même en étant têtu et expansif, n'en révélait parfois pas assez.    Je me demande si je retiendrais la note du pressing de ton salaire, vu le sang que tu as mis sur le canapé. Je pose mon verre. Mes doigts réussissent à ne pas trembler. Piètre victoire.    Je vais aller dormir. Je me sens infiniment las. Je te serai gré de ne pas faire trop de bruit si tu ne te sens pas d'humeur à dormir. Je suis insomniaque, et quand je peux dormir, c'est un miracle. Merci bien, petit. Je me lève, enlève ma chemise, la jette sur le pas de la porte que je ne ferme même pas. La terre tourne, je ferme les yeux, allongé comme une masse sur mon lit, le nez dans l'oreiller. Je sombre aussitôt dans le sommeil profond, et mon corps tout entier me remercie quand mon cerveau passe en mode veille. Une petite partie de moi voudrait que je me glisse sous les couettes, que je fasse attention, car Silas est là, mais je suis trop fatigué. Trop vieux. Comme si un jeunot pareil pouvait réellement vouloir jouer avec moi. Aussi plausible qu'un canard passant un doctorat de droit.
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poisoned soul

MessageSujet: Re: bad moon rising [aloïs] (clos) Mar 2 Juin - 11:15



bad moon on the rise
ft. aloïs

voir jusqu'où quelqu'un peut tolérer ses petites remarques, ses actions apparemment innocentes, voilà le grand jeu constant de silas. s'il peut avoir l'air inconscient, dénué d'intention, il faut se détromper. ce n'est pas méchant, ce n'est pas dans le but de nuire, mais silas est parfaitement conscient de jouer avec le feu et de prendre le risque de se brûler. mais jouer avec le feu n'est pas drôle si on ne sent pas la chaleur sur le bout de ses doigts, si on ne sent pas le danger tout proche, non. ces conversations avec alois sont en permanence ce petit jeu. cette discussion n'est qu'une nouvelle manche – et le loup est gagnant. silas hausse les épaules. « pourquoi m'habiller dans le salon, j'aurais perdu du temps. et au moins, là, c'est fait. » il a réponse à tout, comme d'habitude, garnement insolent et rieur.

la situation lui ferai presque oublié qu'il est chez son patron : effacée, la relation employé-employeur aux yeux de silas, bonjour la relation d'homme à homme adultes. d'hommes avec une certaine proximité, il faut se l'avouer : contrairement à ce que pouvait dire l'aisance de silas nu, il n'est pas habitué à se trémousser en tenue d'adam devant le premier homme ou la première femme venue. il ne fallait pas se faire de fausses idées.

il sirote son verre, installé avec nonchalance dans le canapé, s'y enfonçant avec une pose qui semble à la fois parfaitement naturelle mais aussi travaillée qu'une pose de magazine. mais lui non, cela semble être juste la position dans laquelle il s'est laissé choir avec une odieuse simplicité. le jeune homme mordille ses lèvres, réflexe nerveux, habituel. « tant mieux, moi aussi. » naturellement, prenant toute la place sur le canapé, aloïs a sûrement déjà remarqué que silas aime avoir de la place. être étouffé, figurativement ou physiquement, silas n'apprécie pas. il tapote ses doigts contre le rebord du sofa, hausse les épaules avec un léger froncement de nez. « débarquer chez mon père, qui ne sait pas que je suis un loup ? non, vraiment, plutôt me faire transformer en tapis par un chasseur. » il ricane à l'idée morbide, effrayante. et il ricane. « pas de petite amie, ou petit ami d'ailleurs, tu penses que j'ai le temps pour ça, entre la librairie et la double-identité ? et puis, je prends le risque de tomber sur quelqu'un qui pourrait potentiellement me tuer. alors, à moins d'être avec quelqu'un déjà au courant... » il hausse les sourcils en fixant le sorcier, avale le fond du verre qu'il repose avec un petit bruit sec. le jeune homme n'en rajoute pas plus – pas besoin de s'étaler sur sa vie amoureuse, et ses conquêtes passées, à moins de vouloir rendre jaloux l'homme. l'idée lui plaît. mais il ne dit rien – trop occupé à marmonner dans sa barbe sur le salaire que lui verse aloïs, de manière à peine audible.

« je serais aussi silencieux qu'une tombe, pas de soucis. tu peux dormir tranquille. » ses yeux clairs suivent aloïs jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champs de vision – léger froncement, lueur dans le regard que silas ne contrôle pas quand il commence à retirer sa chemise, le reste du spectacle se termine loin de ses yeux voyeurs -  et reste assis, attendant... attendant quoi exactement ? silas trépigne, son regard parcours la pièce, il tends l'oreille pour écouter aloïs. silas attends une minute.

puis deux.
puis dix et même vingt.

non, le sommeil ne vient pas – ou est-ce qu'il lutte volontairement contre le poids qui presse contre ses paupières ?
à pas de loup, il se faufile par la porte ouverte – invitation inconsciente, ou silas voit des signes là où il n'y en a pas – et c'est avec toute la candeur qui le caractérise qu'il se glisse dans le lit, tentant de prendre le moins de place, faire le moins de bruit. aux premières heures de l'aube, il aura filé sur le canapé, se promets silas. et peut-être aloïs n'aura rien remarqué.
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poisoned soul

MessageSujet: Re: bad moon rising [aloïs] (clos) Mar 2 Juin - 14:42



wolf blood on my porch
ft. Silas




Ce gamin doit sûrement essayer de battre le record de phrases insolentes. Il devrait recevoir un trophée. Je lui coule des regards sombres, et rumine ses grimaces, ses poses, ses mots. Pour qui se prend t-il à jouer les divas, les gosses bravaches ? Il m'énerve. Je suis extrêmement tendu, et je pense que les quinze tasses de café et l'alcool que je viens d'ingurgiter ne m'aident pas à me détendre. Surtout quand je repense à sa nudité. Ca me hérisse. Le voilà qui s'étale comme si il était chez lui. Il a quelque chose du chiot trop heureux d'être avec son maître - et mon énervement s'épuise, s'évanouit. Je n'étais pas réellement en colère, mais j'aimerais m'attacher encore à ma frustration, à mon exaspération.   Quelqu'un qui accepte qui tu es aussi. C'est à dire un sale gosse qui s'incruste chez son employeur je continue de râler, pour la forme. Parce qu'un Aloïs qui ne râle pas n'est pas Aloïs. Mais je lui souris, amusé - il sait que, si je le taquine, c'est aussi par jeu. Que notre petite rivalité va au-delà des mots. Et que je ne suis pas blessant - juste un vieil ours mal léché.

Dormir tranquille, mouai. Je reste méfiant - tu serais capable de vider mon frigo ou de détruire les meubles.   Et sur ces bonnes paroles, je file m'effondrer. Je ne tarde pas à m'endormir - ma tête n'a pas encore touché l'oreiller que je sombre déjà dans un sommeil salvateur. Aussi, je ne sens pas le loup qui vient se tailler une place dans mon lit. C'est, en plein milieu de la journée, que je me réveille en sursaut. Je suis très au bord du lit. Trop. Et la raison de cela porte bouclettes et jogging, et ronfle comme un beau diable, en étoile dans mon lit. J'émets un grognement et me redresse, à moitié tombant. Silas est brûlant - comme la plupart des lycans - et dort comme un bienheureux. Son visage est détendu, et il semble totalement inconscient d'où il est.   Non mais je rêve je murmure, atterré par son manque de savoir-vivre. Et puis, le mal de crâne revient, et je suppose que plutôt que de le virer de là, autant profiter de sa chaleur. Je n'ai jamais aussi bien dormi. Alors je le pousse un peu, je me fais une place dans le creux chaud du lit, et soupire. Finalement, sa présence apaise quelque chose - même si il prend pas mal de place, par Odin. Mais, endormi comme ça, il a quelque chose d'enfantin qui me retourne totalement le coeur. Je me rendors finalement, même si il est midi passé et que j'ai faim. Je sombre, et je sens Silas qui bouge. Doucement, je porte un bras sur lui, parce qu'il pourrait bien tomber, cet idiot - la peau de son bras est chaude. Je frémis, et il se rendort. Moi aussi, rapidement.

Et quand je me réveillerais de nouveau, en milieu d'après-midi, je ne parlerai absolument pas du fait que nous étions blottis l'un contre l'autre sous les couettes moelleuses et chaudes, et que durant un instant, j'aurai voulu ne plus jamais avoir à sortir de là-dessous. Sans douleur ni avenir, sans réflexion ni soucis. Je me suis levé, j'ai préparé à manger, et j'ai fait mon Aloïs : je n'ai rien dit, sans pouvoir oublier.

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bad moon rising [aloïs] (clos)

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