Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
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If it wasn't for you (w/Mihaela)

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Leonóra Keresztély
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MessageSujet: If it wasn't for you (w/Mihaela) Sam 30 Mai - 21:25

Mihaela & Leo
Mark my word
we gon' be alright

Don’t wait for lie.

 Jours fatidiques qui précèdent la montée inexorable de la lune. Jours harassants durant lesquels les sens s’éveillent toujours plus, les sentiments arrachent la peau. Leo s’abrutit le corps, le cerveau et la conscience avec tout ce qu’elle peut. L’alcool, le parfum, la bouffe. La semaine est longue, beaucoup trop. Pas d’impatience dans les entrailles de la louve, l’appréhension qui grandit, l’envie mortelle de se débarrasser de la nuit terrible, là, maintenant, comme un pansement que l’on retire d’un geste sec. Comme la flèche que l’on extraie de la blessure à la hâte.
Elle se traine un peu, elle erre beaucoup. Dans son esprit dansent les images d’Anton, celles de son frère, les mots de colère, les propositions qu’elle ne peut refuser. Ses doigts caressent distraitement les veines dans lesquelles court le poison. Elle n’aurait jamais cru que l’appellation puisse être aussi… littérale pour les autres monstres de la nuit. Le point de ponction a disparu aussi vite que l’aiguille s’est retirée, seul reste le souvenir cuisant, l’humiliation de n’être qu’un moyen d’anéantir toujours plus. La vache à lait pour une cause qu’elle devrait combattre.
L’agacement lui arrache un sifflement discret alors qu’elle passe les portes du bar familier. Point d’ancrage parmi tant d’autres. Créature d’habitude, la louve, elle oscille entre le bar d’Elvira et celui dans lequel sert Mihaela. Sortir des sentiers battus en période de frénésie n’apporte guère de bien, peu de positif. Elle se tient éloignée de la routine, habituellement, mais à l’heure actuelle, tout est bon pour se rassurer, raser les murs et rentrer dans les rangs. Tout ce qu’elle veut c’est sentir la normalité couler de nouveau dans ses veines, s’ennuyer ferme au boulot, détester son chef, pester contre les repas de famille.
Oublier et enfin passer à autre chose.
Son violon a même perdu un peu de sa superbe, de la fougue qu’elle lui insuffle d’ordinaire. Elle reviendra, assurément, mais pas de suite. Parce que Leo a perdu un peu de son âme dans la seringue d’un chasseur. Fluide vital, excuse monstrueuse de sa guérison rapide pour en donner plus.
Elle pose son sac sur le comptoir avec sa délicatesse légendaire et pousse un lourd soupir, son étui de violon pendant au bout de son bras. Le regard perdu voguant sur les quelques clients épars à la recherche d’une tignasse rousse pour la servir. Mihaela pour s’accrocher, reprendre un peu le dessus. Elle ne sait pas pourquoi elle est venue vers la serveuse, l’appel du « semblable » (elle n’a pas encore idée à quel point), peut-être, la recherche de celle qui comprend, qui ne porte nul jugement. Sauf que maintenant, elle est là. Il y a l’attachement naissant, celui qu’elle fait semblant de ne pas voir et surtout de ne pas ressentir. Mais Mihaela a tout du petit double et du négatif à la fois. C’est con, mais inconsciemment, Leo, elle essaie de rattraper ce qu’elle a raté avec sa propre sœur, elle a ce regard un peu plus doux que pour les autres, la lueur moins farouche.
▬ Bon, il faut faire quoi dans c’bar pour avoir une boisson ? Un strip-tease ? qu’elle meugle soudain, distinguée et délicate, se balançant sur son siège pour défier les lois de la gravité. Elle regarde les clients avec un air de bulldog constipé, les défiant sans doute d’ouvrir leurs grandes bouches pour se plaindre de la princesse raffinée qu’elle était.
A dessein, la violoniste laisse légèrement dépasser son portefeuille, sorte de provocation ouverte à l’adresse de la rousse aux doigts de fée. Petit souvenir de leur première rencontre et façon indirecte de tester les sens, l’efficacité des produits avec lesquels elle les endort. Parfum trop fort, odeur de tabac. Défier sa louve d’y résister, de passer au travers.


// HJ; C'est pas top jsuis désoléééée, je me rattraperai par la suite

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MessageSujet: Re: If it wasn't for you (w/Mihaela) Dim 31 Mai - 18:05



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ft. Leonóra

Plusieurs jours que Mihaela travaille sans prendre de jour de repos, mais la demoiselle n’est guère dérangée. Ses nuis sont profondes et sans rêve, et cela la prive de cogiter sur celles qui vont arriver, celles où elle ne sera plus tout à fait elle. A chaque période lunaire, la problématique est la même : quel remède pour atténuer les effets des transformations, quelles techniques pour maîtriser un peu mieux ce processus où elle bascule de l’humanité à la bestialité ? En six ans, Miha n’a encore rien trouvé qui lui convienne totalement – et de plus en plus souvent, elle regrette de ne pas avoir eu de mentor.

Bosser comme une tarée lui permettait de ne pas penser à ça ; et c’était précisément ce qu’elle se disait en rangeant les stocks de boissons du bar d’Eliza, lorsque les délicates sonorités d’une voix bien particulière la firent immédiatement redresser la tête. Un sourire se dessina benoîtement sur ses commissures et elle sortit en trombe des réserves, un plateau sous le bras. « Voilà voilà, pas besoin de se dépoiler, j’arrive … » chantonna la rouquine comme si de rien n’était, comme si elle avait toujours été là depuis le début et que Leonora n’était pas aussi impatiente que grande gueule. Marchant tranquillement jusqu’à arriver pile en face de la grande brune, la plus jeune lui fit face, lui offrant sa frimousse la plus enthousiaste possible – pas qu’elle cherchât réellement à se moquer de la violoniste, mais plutôt à la faire redescendre des grands chevaux sur lesquels elle s’apprêtait à monter, comme à l’accoutumée. « Léo ! Quel plaisir d’te voir ici ! Ou plutôt de t’entendre. » Parce que si tous les clients du bar ne l’avaient pas remarquée, maintenant, c’était chose faite.

« Qu’est-ce que je te sers ? » Dit comme ça, Miha se sentait l’âme de ces barmaids qu’on voyait dans les films, celles à qui tous les quidams confiaient leurs malheurs et leurs dilemmes. Elle jeta un coup d’œil dans la direction de Léo avant de se pencher pour attraper un verre propre « Gaffe, y a des voleurs qui traînent parfois ici à la recherche de proies faciles, ce serait con que ton porte-feuille en fasse les frais. » Anodine au possible, la hongroise n’avait pourtant rien loupé de l’allusion de son aînée. Elle l’avait même saisie au vol – et parfois, dans ce genre d’instants, elle remerciait ce fichu porte-monnaie d’avoir été un peu trop visible la première fois qu’elles s’étaient croisées.

Cela lui avait permis de l’approcher d’une façon certes peu conventionnelle – on ne volait que rarement ses futures amies – mais Mihaela n’avait pas trouvé de meilleure tactique. Et puis au delà de ses élans d’autoritarisme et sous ses airs revêches, la volée avait fini par se révéler plus amicale et surtout beaucoup plus mystérieuse que prévu. Si la rousse n’avait pas immédiatement perçu l’animal qui sommeillait en elle, c’était présentement parce que celui-ci était si muselé que la rouquine s’y était reprise à plusieurs fois avant de se concentrer suffisamment pour comprendre qu’elles étaient consoeurs – et cela avait infiniment renforcé son désir de graviter autour d’elle. Si elle avait du avoir une aînée, nul doute que Leonora aurait parfaitement fait l’affaire.

La benjamine observa d’un air rêveur le fourreau de tissu qui enveloppait un instrument de musique on ne peut plus identifiable. « La vache. Tu comptes t’entraîner pour jouer un petit solo au clair de Lune ? » La plaisanterie n’était qu’à moitié contrôlée et Miha se mit instantanément une gifle mentale pour avoir osé évoquer avec la finesse d’un hippopotame la pleine Lune à venir. Vraiment ? SI elle était une louve comme elle, c’était bien le dernier sujet à aborder … Et elle, elle mettait les pieds dedans en un seul saut périlleux. Ne restait plus qu’à habilement rattraper la blague qui menaçait d’être vaseuse – et on pouvait compter sur Vacaresco pour avoir se raccrocher aux branches pour éviter de s’écraser au sol. « Tu sais, façon … Bach. Enfin le musicien à moitié sourd, là. J’y connais vraiment rien à ces passions de riches. » bougonna la jeune fille. Merci à son flagrant manque de culture, excuse convaincante quand on la connaissait un minimum.
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Leonóra Keresztély
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MessageSujet: Re: If it wasn't for you (w/Mihaela) Sam 6 Juin - 18:38

Mihaela & Leo
Elle arrive enfin, la rousse, répondant à l’appel comme Leo suit la lune. C’est con, mais ça l’amuse un peu, d’être en position de force, d’agir comme un aimant. Elle pense que c’est pour cela que les hommes passent tant de temps au bar. Pour se sentir puissant, l’arrivée du serveur au moindre appel. Ou quelque chose du genre. Du coup, une petite partie de la louve se demande si ça n’est pas pour ça, qu’elle aussi, elle fréquente le zinc plus souvent que de raison lorsque le règne de l’astre sélène approche. Le semblant de contrôle, l’illusion d’avoir encore quelque chose qui obéit.
Elle arrive enfin, la rousse, radieuse, solaire, agaçante par la sympathie qu’elle lui inspire. Leo aimerait que le lien ne soit pas, qu’elle n’ait pas une once d’affection pour celle qui n’avait trouvé rien de mieux que lui tirer son portefeuille comme première approche. En temps normal, elle aurait enfoncé son poing dans la face de l’autre. Elle aurait meuglé jusqu’à réclamer justice, surtout lorsqu’il s’agissait d’une frêle gamine (si l’auteur du larcin avait été un gros motard Russe, elle aurait peut-être revu sa copie). Mais non. Bien sûr, elle avait juré comme le dernier des ruffians. Bien sûr, elle avait de grands gestes un peu dans tous les sens comme un moulin cherchant de l’air à brasser. Et… c’était tout.
▬ Voilà voilà, pas besoin de se dépoiler, j’arrive … Bêtement Leo esquisse un sourire amusé, étouffe un gloussement léger. Putain mais pourquoi ça la fait marrer ? L’allusion n’a rien de drôle, mal venue, même, mais comment la gosse pourrait être au courant ? Mihaela, elle ignore tout des tourments qui s’annoncent, des horreurs qui s’éveillent à la nuit tombée. Alors Leo grogne un peu, pour la forme. Elle plaque une moue boudeuse sur son visage stupide, suffisamment rapidement pour donner l’illusion de faire la gueule depuis son arrivée.
▬ C’pas trop tôt… Bougonnement bourru.
Ses lèvres s’étirent pourtant, une fois de plus, alors que la cadette l’apostrophe ouvertement. De bonne guerre considérant son éclat précédent. Effleurement des regards sur ses frêles épaules, murmures. De toute façon, elle doute que le moindre poivrot présent soit apte à la reconnaître en tant que soliste. Même les plus fidèles auditeurs sont incapables de la différencier passé l’éclatant récital. Simple point de couleur dans la trame musicale. Visage inconnu. Et pourtant, Leo sait chaque trait, chaque visage et chaque odeur. Les sens étouffés décèlent les habitués, ceux qui reviennent le plus souvent. Et là, à travers les vapeurs d’alcool, nulle fragrance familière.
▬ Qu’est-ce que je te sers ? Prunelles posées sur la rousse. Air railleur naissant alors que ses yeux suivent les mouvements de la cadette, ses hanches basculent pour rabattre la chaise et les pieds atteignent de nouveau le sol.
▬ Un whisky. Qu’elle croasse comme si elle était un gangster adossé au bar du saloon avant de tapoter sur le comptoir le rythme distrait d’une sonate quelconque et de porter sa main à sa poche, mimant l’inquiétude après la remarque de la plus jeune. Ce serait con, en effet. Ou pas tant que ça, en y réfléchissant. Elle ne se laisserait peut-être pas avoir une deuxième fois mais le hasard jouait parfois d’agréables tours. Il y avait chez Mihaela tant de choses qui rappelait à Leo ses propres traits et tant d’autres qui l’en éloignait qu’elle n’avait pu jouer à la vieille revêche bien longtemps. Eclat de rire, amusement certain et admiration pour celle qui avait su traverser ses barrières, passer sous les sens. L’opportunité qu’elle saisit de rattraper tout ce qu’elle manque avec ceux dont elle partage le sang. Parce que Mihaela ne juge pas sur la base de ce qui a été. Elle ne connaît que l’instant, la Leo à la gueule trop grande, les réactions qui effleurent la peau.
▬ Je suis habituée maintenant. Ca n’est pas un voleur amateur qui réussira à me détrousser. Réplique-t-elle enfin, malicieuse façon détourner de complimenter la cadette. Façon tordue de lui reconnaître un talent certain, pas forcément louable.
▬ La vache. Tu comptes t’entraîner pour jouer un petit solo au clair de Lune ? Elle ouvre et referme la bouche. La violoniste pose sa main sur l’étui protecteur, cherchant le contact rassurant pour calmer les frissons montés le long de son échine à l’évocation de la lune. Masquant le malaise avec un gloussement idiot comme elle l’a si souvent fait, Leo se redresse légèrement sur son siège.
▬ Tu sais, façon … Bach. Enfin le musicien à moitié sourd, là. J’y connais vraiment rien à ces passions de riches. Ca n’a aucun rapport avec la choucroute alors la louve curieuse penche légèrement la tête tout en grommelant que, de toute façon, c’est inutile de donner des fèves à ceux qui n’ont pas de dents. Et qu’en conséquence, elle n’éclairera pas l’ignorante ; mieux : elle sautera sur l’occasion pour jouer la même carte.
▬ T’abuses, tu pourrais faire un effort quand même. Ca n’a rien d’une passion de riche, c’est de la culture ! Croit-elle cependant bon de râler un peu, pour la beauté du geste, avec cet air désabusé qui hurle Vous, les jeunes comme si elle avait cent ans.
Elle s’en fiche, en fait, que personne n’adhère à l’art qu’elle déploie, que la moitié des partitions qu’elle déchiffre demeurent obscure pour la plupart. Il n’y a qu’elle, elle et son violon. Des notes qui s’élèvent. Elle songe à l’idée de jouer au clair de lune, séduisante si elle n’était pas aussi dangereuse. Le risque d’abîmer l’instrument, l’humidité, le froid, la transformation. Tu crois que la lune sera claire, ce soir ? Non parce que je suis comme toi, moi, j’y connais pas grand-chose en astronomie. Elle demande alors que ses yeux voguent jusqu’à la fenêtre la plus proche et la nuit qui approche à grands pas. Son nez se fronce alors qu’elle rencontre les effluves trop fortes, la sueur et les émanations corporelles des clients les plus proches. Regard courroucé posé sur le premier qui rit trop fort, les lèvres pincées, l’agacement qui court la peau comme du mauvais alcool.


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MessageSujet: Re: If it wasn't for you (w/Mihaela) Mar 16 Juin - 17:54



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La cadette attrapa avec dextérité la bouteille d’alcool et l’ouvre pour déverser une partie de son contenu dans un verre qu’elle tend à Leonora. Tout cela n’a pris que quelques secondes et la jeune fille accompagne même le tout d’un sourire – preuve que ce métier est décidément, sinon fatigant et pas nécessairement très bien rémunéré, fait pour elle. « Et tiens, une boisson de bonhomme, une. Cadeau de la maison. » A ce compte et au titre de tous les verres que la jeune femme avait déjà bus et payés ici, celui-là pouvait bien être gratuit.

Ne prenant même pas la peine de relever sa remarque sur les fèves – qu’elle ferait mine de ne pas comprendre pour la forme -, Mihaela rangea le whisky et soupira. « Oui ben tu devrais savoir que la culture et moi ça fait … au moins deux. » La rouquine haussa les épaules, n’essayant même pas de se cacher derrière des prétextes inventés de toute pièce. Elle n’a jamais été férue d’art et n’en a pas eu l’occasion ou l’éducation adéquate. Cela aurait pu être un regret de sa part, mais Miha ne se sentait pas particulièrement motivée à combler un fossé béant de références culturelles : à son âge, on ne changeait plus vraiment, pensa t-elle comme l’adulte pantouflarde qu’elle méprisait déjà être. « J’voudrais bien faire un effort et assister à un de tes concerts un de ces soirs mais je me vois pas trop en robe de satin et en fourrure chic … » Elle interrompit son imitation de bonne samaritaine qu’elle avait commencée pour adresser à Leonora un joyeux sourire plein de malice. Evidemment, elle se moque encore d’elle, mais comme à chaque fois ses plaisanteries ne sont que l’ombre de son affection. Mihaela appréciait trop la compagnie de la violoniste pour s’arrêter sincèrement à de simples préjugés sur ses passions. Si à l’inverse, l’aînée n’avait fait que la considérer depuis leur première rencontre par ses origines populaires et son manque flagrant de certaines bonnes manières, la jeune serveuse l’aurait très mal pris. Et puis peut-être bien qu’un de ces quatre, elle irait la voir jouer pour de vrai. Elle ne le lui dirait pas, parce qu’elle ne voulait pas qu’on se moque d’elle ou qu’on la voit tout simplement « déguisée » comme tous ces adorateurs de musique classique. Mais admirer son amie et pouvoir mesurer l’étendue de son talent, c’était quelque chose qu’elle avait vraiment envie de concrétiser.

La question météorologique de son interlocutrice ne souleva même pas un sourcil chez elle. Depuis le temps, elle avait pressenti en Leo les prémices d’un être semblable, les traits du congénère se dessinant progressivement à elle. Ce n’était que depuis très récemment que Mihaela avait réalisé que cette intuition, cette entente entre elles pouvait autant s’expliquer par leurs points communs que par leurs affinités animales. Si elle était comme elle, si elle était elle aussi une louve, les jours – et surtout la nuit – à venir seraient sa principale source de préoccupation. Ce qui contrebalançait avec cette certitude de plus en plus appuyée sur la nature lycane de la trentenaire, c’était la difficulté, l’irrégularité avec laquelle la bête s’exprimait au travers d’elle. Comme si l’humaine avait délibérément choisi de nier, d’étouffer le loup. « Le temps va être bien dégagé cette nuit. On loupera pas une miette de la pleine Lune. » s’entendit distraitement dans un réflexe surprenant de précision la rouquine avant de rajouter, l’air de rien. « C’est cool, les étoiles seront visibles. » Une bien piètre consolation pour elle qui passerait toutes ces heures multiplement enchaînée et shootée pour en faire le moins possible. « Une sortie de prévu ? » Elle ne tenait absolument pas à jouer les commissaires en charge de l’enquête concernant le cas Keresztely. A vrai dire, sa voix n’est chargée d’aucune note suspicieuse. Elle se veut sinon compréhensive, calme et mesurée, dénuée de toute obligation. Leonora pouvait continuer à lui mentir, à lui cacher ce qu’elle était comme elle le faisait à elle-même avec un brio indéniable. Elle pouvait tout autant se décider à évoquer ce qui la rongeait sans comprendre, et ce même si l’oreille qui l’écoutait appartenait à une fille bien trop jeune et irréfléchie pour être supposée fiable.

En attendant, Mihaela était là et elle ne se défilait pas.
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MessageSujet: Re: If it wasn't for you (w/Mihaela)

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