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(adam) dieu se sait, le diable murmure

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poisoned soul

MessageSujet: (adam) dieu se sait, le diable murmure Sam 30 Mai - 19:14


FROM @TUMBLR / FLORENT DORIN @DONATO CARRISI

Jäger, Adam
Que sont-ils ? C'est simple. Mais c'est aussi très illusoire. Et il faut se méfier des illusionnistes : parfois, le mal nous trompe en revêtant la forme la plus simple des choses.

nom ; l'héritage d'un père qu'était pas un mauvais bougre, l'ironie du sort veut que sa signification s'apparente à chasseur. Il en rit jaune, Jäger, c'est doux sur le palais comme une malédiction totalement improvisée. ~ prénom ; sa mère, elle était pas mal croyante, et après avoir combattu avec son époux durant de longues heures, c'est Adam qu'a tranché. C'était mieux qu'Israël, moins brute que Noé, sans ajout de surcroît, il est pas là pour faire perdurer la mémoire d'un ancêtre. ~ âge ; 29 ans qu'il traîne son cadavre à travers les limbes. ~ origines ; c'est que ça pue l'Allemagne jusqu'à son accent un peu maladroit, c'est guttural, ça se gerbe jusqu'au moindre R. C'est pas faute de vouloir s'en débarrasser, peine perdue, ça reste tatoué dans sa chair, dans sa langue ; c'est dur de s'échapper de soi-même. ~ race ; il a rien demandé, il voulait continuer dans sa ligne toute tracée qui sentait le cliché Américain, même si y'avait pas encore le chien pour gambader dans les couloirs. Le karma il en a décidé autrement, c'est un foutu lycan depuis une sale morsure sur l'avant-bras - il le savait, il aurait dû le couper. ~ clan ; la solitude, c'est pas son truc. Il aime pas faire bande à part, bosser puis rentrer pour mieux se dire qu'il a foiré son présent ; trop peu pour lui - même s'il a des raisons de le faire. Il fait partie de la meute de Vassile depuis deux petites années, durant les autres il a végété jusqu'à trouver pompe à son pied. ~ pouvoirs ; ceux qui vont de pair avec sa situation. En l'occurrence il est affublé de la régénération cellulaire, aucune arme peut le blesser indéfiniment sauf si elle est en argent, ses cinq sens sont affreusement sollicités ; force, très bonne ouïe, vision qu'il pourrait presque qualifier d'aigle, odorat d'une netteté impressionnante et pour finir une langue qui fait exploser les saveurs en bouche - surtout le goût ferreux de l'hémoglobine, ça prend des heures à partir. Comme si c'était tout, faut en plus qu'il soit sur le qui-vive quand y'a un truc qui cloche, cerveau reptilien, sixième sens, paranoïa, ça a bien des définitions, et si elles vont toutes, Adam lui, préfère nommer ce truc instinct de survie. Tout ce qui colle avec l'animal, tout ce qui le rend si imperturbable, est-il au moins encore un être humain ? Même lui il doute, il fait plus qu'un avec cette entité qui prend possession de son squelette rouillé à la pleine lune. ~ métier ; y'a quelques années il était encore graphiste dans une petite boîte, il gagnait pas des masses mais ça suffisait pour les bouches à nourrir qu'il avait à l'appart', être père c'était un sacré boulot et il pouvait pas être démissionnaire. Jusqu'à ce que ça se casse la gueule, l'effet domino, papillon, le nom a beau être poétique la réalité l'est beaucoup moins. Maintenant, le Adam, il est mineur, sans s'en plaindre, il gagne sa croûte pour peu qu'il veuille se tirer une balle dans le front. ~ orientation sexuelle ; à priori, il a jamais fait de préférences. Il se pose pas la question, si ça lui tombe sur un coin de la face, alors tant mieux, le genre devrait pas déterminer le grand boumboum qui s'emballe. Pansexuel, quelque chose du genre, c'est pas comme s'il avait fait des recherches dessus. ~ statut matrimonial ; pour son plus grand malheur, il est célibataire et fidèle. Cette blague, il s'en marre encore quand des collègues lui rabâchent d'aller se trouver une gonzesse. Il en a déjà une, c'est juste qu'elle le pense lâche, cet enfoiré. ~ caractère ; discret, anxieux, débrouillard, franc, enjoué, bavard, vulgaire, cachottier, réfléchi, observateur, impulsif, lunatique, expressif, rationnel, bienveillant - c'est selon. ~

   

il a une gamine de sept ans maintenant, Ada. Elle est belle Ada, avec ses grands yeux qui découvrent le monde, avec ses petites mimiques et son rire cristallin qui ferait exploser une fenêtre. Elle est attendrissante avec ses gestes, surtout quand elle réclame les bras de sa mère. Elles se ressemblent pas mal d'ailleurs, il se demande en quoi elle tient de lui ; lui après tout c'est qu'un morceau de sa naissance qu'elle doit zapper. Il a une petite fille, ou plutôt avait une petite fille. Maintenant il peut que se renseigner de loin, se planter des aiguilles dans le palpitant jusqu'à ce que ça s'infecte. ~ s'il a jamais beaucoup bu, en revanche, Adam fume pas mal. Dans le pire des cas il peut se vider un paquet de clopes en un roulement de soleil, dans le meilleur ce sera un ou deux bâtons de cancer, tout dépend de son état d'esprit. Il s'y est mis y'a pas si longtemps en plus, quatre ans à tout casser, par pur besoin de trouver un exutoire ; la peinture faisait pas effet, même pas la musique, autant se détruire la santé, c'est vrai que c'est beaucoup plus pratique. ~ de toutes les allergies de l'univers, fallait qu'il se tape la plus conne ; celle aux fraises. Il en a fait les frais quand il était môme, il s'était empiffré en plus jusqu'à avoir les dents bien rouges. Il a regretté son coup lorsqu'il a commencé à enfler, à étouffer dans son propre corps qui rougissait à vue d'oeil. Il aurait pu y passer, fort heureusement sa mère a su réagir assez rapidement pour l'emmener à l'hôpital fissa. Oh tendre frustration, lui qui aimait ce fruit et l'aime toujours, en prendre une bouchée ce serait fatal - pire que la pomme du serpent. ~ les nerfs en vrac de naissance, quand il est au repos il peut pas s'empêcher de gigoter. Pas jusqu'à ressembler à un épileptique, certes, pourtant faut qu'il ait un objet entre les pattes. Un stylo, un cure-dent, un vieux bout de tissu ; tant qu'il peut le tripatouiller et s'occuper ça lui va. Il l'explique pas, c'est un homme à contact. ~ sa chère génitrice a toujours tenu à lui enseigner les principes de la Bible ; sans succès. Tout petit, il y comprenait pas grand-chose et la crise d'adolescence a rien arrangé, loin de se dire qu'un Dieu a eu l'idée un jour de créer cette planète de misère, il est resté sur la réincarnation jusqu'à maintenant. M'enfin, qui est-il pour dire ce qui est ou ce qui est pas, hein ? C'est un loup mutant, alors plus rien l'étonne maintenant, ça se pourrait même qu'il change d'avis sur le grand barbu des cieux. ~ il a pas fait de grandes études, le fils Jäger. Il se voyait pas aller en faculté, se prendre la tête pendant dix ans pour continuer à galérer encore après. Si ça a fait grimacer le père durant quelques secondes, il a néanmoins respecté son choix, même s'il le visualisait déjà médecin ou avocat. ~ c'est pas qu'il est maladroit ou qu'il est poisseux, c'est simplement la gravité qui l'aime pas. Faut au moins une fois dans la semaine qu'il se vautre joyeusement la gueule sur le carrelage ou qu'il se prenne une fenêtre en plein front, laissant évidemment de beaux bleus, voire des plaies selon la violence du choc. Comme si être mineur le rendait plus crédible, il aborde plus l'allure d'un clochard qu'un honnête citoyen. Tant mieux, on fait pas gaffe à ces gars qui pioncent dans la rue, on préfère même se voiler la face pour pas culpabiliser - ou on regarde avec dédain, c'est au choix. ~ curieux comme pas deux, il apprécie à écouter l'autre, à se renseigner sur celui-ci, à se nourrir de son histoire aussi banale soit-elle. De nos jours, ils ont plus l'habitude de se faire aborder sur un banc par un sourire rassurant, encore moins d'entamer une conversation qui dure une petite heure. Du coup, lui, le Adam, il s'amuse quand il admire leurs mines perplexes, puis méfiantes et enfin heureuses d'avoir partagé une page avec quelqu'un. C'est que ça fait du bien en plus, surtout chez les plus âgés qui se retrouvent seuls, avoir de l'intérêt, se dire qu'un beau jour ils ont eu de l'importance. ~ depuis qu'il s'est fait la malle de chez lui comme un voleur, Adam fait plus attention à son apparence. Autant dire franchement qu'il s'en tape autant que le souvenir de sa première chemise offerte, à quoi bon plaire pour une bande d'hypocrites, qui, de toute manière le jugera ? Trop pauvre, trop riche, trop maigre, trop gros, trop propre ou trop sale, y'a toujours du trop lorsque le verdict tombe. Alors quitte à se faire tirer une flèche dans la jambe, autant leur donner une bonne raison de le faire ; respect à ceux qui passent outre leur naturel sociétaire pour creuser un peu plus dans cette cage thoracique renforcée. ~ sa langue natale le hante, est omniprésente, surtout quand il pète un boulon. Il aura tendance à balancer des injures en allemand, à continuer jusqu'à ce qu'il percute que son interlocuteur comprend pas un traitre mot de son florilège de vulgarités. Que c'est honteux, gênant, ces deux termes il connaît pas, ou plutôt il s'y éternise pas ; à partir du moment où tu penses faire faux, où tu t'arrêtes de briser des dogmes sous prétexte que c'est pas bien ou pas convenu, t'arrêtes d'être libre. Et cette chose, il l'aime beaucoup trop pour se focaliser sur des principes qu'arrêtent pas d'évoluer.

   

ton pseudo : Lau. ~ âge : 19 ans.  Razz  ~ pays : France.  silent  ~ fréquence de connexion : je passe au moins une fois dans la journée, pour les RPs ça risque d'être plus irrégulier.    ~ comment t'es arrivé ici? : partenariat, je crois.  ~ un commentaire? :  Razz  Smile  cyclops  santa  Sleep ouais ceci est un commentaire m'voyez.  jocolor


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Sam 30 Mai - 19:14



story of my life
Parce que toute douleur a sa prose qui doit être respectée.

paradiso


Il doit avoir l'air bien con, le Adam, à sourire autant qu'un croissant de lune. Il doit avoir l'air sincèrement atteint, même ses gestes sont d'une tendresse à faire vomir le plus inespéré. Du bout de ses doigts, il caresse la hanche à moitié nue de sa compagne, qui à ses côtés dort d'un sommeil paisible. Du plus loin qu'il se souvienne, Anna a toujours été un rayon de soleil. Déjà quand ils étaient plus jeunes, elle marchait pas non, elle dansait, elle flottait un peu dans l'air avec ses petits pieds chinois qui tapotaient sur le sol trop sale. Trop précieuse pour ce monde souillé, sans doute. Même envolée vers d'autres rivages, partie pour des endroits sûrement plus plaisants que leur actuel présent, elle semble emplie d'une inconscience qui la caractérise. Ce qu'il aime pas, Jäger quand elle est comme ça ; c'est qu'il peut plus voir ses prunelles. Parce qu'il s'il aime ses longues jambes qui n'en finissent pas et s'écrasent jusqu'aux nuages, il peut pas se passer des prunelles océans qu'elle dévoile lorsqu'elle papillonne des cils. Il se plonge dedans, il s'y noie, il y boit la tasse et ses poumons sont déjà rongés par le sel de cette mer là. Pas trop morte, pas trop celle de la Méditerranée non plus, pas tant Indienne pour autant. Plutôt celle du transi qu'est sourd, aveugle et paraplégique. Merde, il est vraiment mal barré. Un petit rire lui échappe, aussi flottant qu'une plume portée par un courant d'air. Petit à petit, ses gestes glissent vers son ventre. Il a encore poussé. Il s'est arrondi, il a quoi, maintenant ? Six mois ? Sept peut-être ? Si y'a des futurs pères qui comptent les jours jusqu'à l'accouchement, lui il préfère se laisser porter, en attendant la surprise et l'infarctus compris dans le lot du futur à trois. Tout dans l'appartement a déjà changé. Y'a plus de bordel, y'a des pots de peinture qui dégoulinent, des affaires pas encore déballées qui attendent avec impatience d'attendre un poupon témoignant de leur amour - ou de leur bêtise. On a pas idée de s'enfermer dans la sphère familiale aussi tôt, c'est tout se foutre en l'air, c'est des responsabilités, c'est de nouvelles hypothèses, c'est un renouveau. Et il flippe, Adam. Il flippe parce qu'il sait pas, parce qu'il sait jamais rien et que si tout était écrit dans la pierre ; ce serait beaucoup trop facile. Est-ce qu'il va être bon ? Est-ce qu'il va être plausible ? Est-ce qu'il va convenir ? Est-ce que ça, cette petite chose qui se développe en elle, ne va pas tout foutre en l'air ? Un frisson s'arrache dans son échine, lui fait rebrousser les babines en une grimace maladroite. Il peut vraiment pas profiter de l'instant présent, il en est pas capable. Il trouve toujours un moyen de bousiller ce qu'il touche, elle a du bol de pas être encore totalement éclatée la Anna, et il sait pas par quel miracle elle tient encore le bon bout avec un compagnon comme lui. Jäger c'est synonyme de gaffes, Jäger ça va pas de pair avec bonheur, Jäger faut vivre avec, ça colle à la peau depuis des décennies et bientôt il fera passer le flambeau. Soupirant plus que de raison, il se dégage de cette petite forme douillette pour se dégourdir les jambes, il se rapproche de la fenêtre voisine, s'accoude à la surface en marbre puis serre ses doigts, enfonce ses ongles dans son épiderme blafard. Tout va bien se passer. Il va tomber amoureux une seconde fois. Il va endosser le rôle du père comme tout homme digne de ce nom doit le faire. Tout va bien se passer. Y'a aucun facteur de risque, y'a rien où ça pourrait capoter. Y'a rien. Y'a juste Adam, et il est là, le hic.

inferno


Plic, ploc, plic, ploc.
C'est répétitif, ça tombe du bout des doigts, ça goutte, goutte, goutte dans une symphonie finale qui veut rien dire, qu'il comprend pas. Il a le regard vitreux, il a la tête en vrac, sous ses pieds des tas de brindilles craquent alors que son poids menace de tout relâcher. Il est fatigué. Et ça brûle dans son avant-bras, là où il a été mordu y'a quelques semaines, ou un mois. Il sait plus, Adam. Il sait même plus qui il est, ce qu'il peut bien foutre ici, puis y'a ce goût dans le fond de sa gorge, omniprésent qui lui file la gerbe. Il tousse pour s'en débarrasser, sauf que c'est de pire en pire, ça s'incruste dans ses gênes alors que ce plic, ploc, intempestif continue sa danse sous les rayons d'un soleil naissant tout juste. Pour s'en protéger, quelques doigts viennent se caler vers ses prunelles dépassées par les évènements. Cet instant se perd dans le temps. Il se rend compte qu'y'a un truc qui va pas, que ça a merdé quelque part. Que lui, a merdé. Petit à petit, ses paupières dégagent en arrière alors qu'il admire l'oeuvre de ses mains ensanglantées, c'est visqueux, ça pue, c'est pas de la vase, ni de la boue et au bout y'a comme des restes de chair qui se sont enfoncés sous ses ongles. Jäger se sent paumé. Pire que paumé. Fautif. Il sait pas d'où ça vient, d'où ça débarque, pourtant c'est en lui, ça revient dans sa tête comme un mauvais film des années cinquante, alors qu'il a juste à baisser la tête pour percuter de plein fouet son crime. Les boyaux à l'air, son intestin grêle pourrait avoir l'air d'un noeud de papier cadeau mal fermé, c'est vert, tout vert et sa tronche a été dévorée à moitié. Y'a des traces de griffes ici, là, des morsures qui ont décroché, arraché, avalé. Y'a rien qui sort de sa bouche, il en recule d'un pas, puis de deux avant de se vautrer sur le cul. C'est même pas de l'effroi, c'est juste du dégoût. Qui a fait ça ? Il le sait. Pourquoi il a fait ça ? Il le sait aussi. Sa mémoire qui flanche se cogne à des virages qui lui offrent que des bribes d'images brouillées. Son ventre se crispe, son échine se courbe. « Merde, merde, merde, merde. » Et le voilà qui dégueule allègrement sur les feuilles mortes qui jonchent le sol. Y'a pas que des céréales là-dedans, c'est de la viande fraîchement digérée, qu'a pas encore assez bien fondue. Y'a du muscle, des fibres qui s'accrochent à ses dents. En plus ça pue, ça s'incruste dans ses narines jusqu'à faire hérisser ses poils et sa tignasse en foutoir complet. La peur qui contrôle tout revient lui faire une visite surprise dès lors qu'il se rend compte que la gonzesse déchirée, là, elle a des cheveux blonds. Blonds comme les blés. Blonds comme un soleil d'été. Blonds comme. « Putain, nan, nan, nan. » Il le répète une quinzaine de fois avant de se lancer avec maladresse sur le macchabée, il retient une autre déferlante d'acidité et enfin glisse ses mains sur les fringues imbibées. Ils font comme une éponge, ça sort puis ça rentre, ça sort puis ça rentre. Pourtant, elle est petite, elle est chétive, ça reste impressionnant la quantité de liquide que peut amasser un être humain. Chier, cette connasse a même pas ses papiers. Il s'énerve, il s'excite alors que tout a commencé par une foutue pleine lune paresseuse. C'est peut-être elle, ou peut-être pas. Il sent l'émotion lui grimper dans les iris, encore un peu et il va chialer, encore un peu et - portable qui sonne, le fait sursauter alors qu'il vient de fouiller les restes d'un buffet pour les corbeaux. Il zieute, il décroche et toute la pression retombe. « ADAM ! Enfin - tu, rah tu m'as fait une peur bleue, tu m'avais dit qu'tu rentrais tard, mais quand j't'ai pas vu d'la nuit j'ai - » Elle continue. Elle cause toujours trop quand elle est sur les rotules la mère de sa fille, sa moitié, son quelque chose trop important qui s'est fait une place de choix. Ses genoux faiblissent, il lève la tête vers le ciel et dans une prière muette, il remercie Dieu, même si les bras de Satan attendent avec impatience sa venue. Le chaperon rouge, il a pas gagné. Pas cette fois. Le loup a eu sa revanche, son requiem. Il renaît de tripes en cendres, il a pas fait que la bouffer, il s'est crevé son reste d'humanité.

purgatorio


On refait pas la nature humaine. On peut même pas la retaper ou se plaindre au bon Dieu pour lui donner un peu de sens. Elle est telle qu'elle est, bestiole sociale elle est rien sans les paroles, les gestes qui vont de pair. Et c'est franchement laid de s'attacher, de ressentir des sentiments, d'être en phase avec quelqu'un. Alors y'en a qui foutent tout en l'air, qui s'en débarrasse comme on efface un mot écrit à la craie sur un tableau. Comme ça, sans prévenir, sans murmurer une raison à l'oreille. Il aurait peut-être dû lui raconter des bobards, à sa belle blonde. Lui gueuler qu'elle aurait mieux fait d'avorter, que leur gamine c'était une belle connerie, qu'il assumait pas, qu'il en voulait surtout pas. Et ç'aurait été mentir. Mentir, il a jamais su y faire Adam. Même quand il était tout petit, il savait pas conter de fausses aventures à son frère. Il en était pas capable. Y'a un truc qui trahissait son filon sinueux, une grimace, un tremblement dans le coin de la lèvre. C'était perdu d'avance. Alors il avait même pas fait ses valises, pour son bien, pour le leur aussi il avait claqué la porte sans jamais revenir un beau matin. Ce genre de trucs, ça prévient jamais à l'avance, si la vie elle donne, elle peut reprendre beaucoup et en retire qu'une satisfaction carnassière. Depuis, qui il est devenu Jäger ? Il a pas quitté Budapest, il est là, à se remonter les manches, le visage dégueulassé par de la suie et le souffle court. Non pas par la fatigue, plutôt par l'anxiété. Dans ses mains il tient un téléphone portable, modèle classique qu'il a pas acheté au même prix qu'il pourrait se farcir une villa. Il l'utilise que pour appeler, et c'est ce qu'il veut faire. Après une année. Un an, c'est quoi un an ? C'est trois cent soixante-sept jours, autant d'heures que de seconde, un sablier qui s'écoule, s'écoule, sans s'arrêter pour ceux qui s'inquiètent. Le sien, il est toujours en marche, il est juste un peu fêlé à gauche, à droite, il menace de péter à chaque grain qui se fraie un chemin dans le passage étroit. Il tient la route, il tient le choc, ce trou du cul. Pinçant sa lèvre inférieure, ses doigts tremblent à l'idée de commettre l'autre indignation qu'il veut faire. En bon ermite, il devrait continuer sur cette pente jusqu'à crever d'un AVC dans un coin de son nouvel appartement minuscule, suffisant pour un être aussi médiocre, instable, dangereux. Et ça lui revient, sa respiration elle se remet à tanguer, c'est pire qu'une tempête vengeresse. C'est pour eux putain, c'est pour eux qu'il a fait ça, c'est pour pas se retrouver avec leur sang sous les ongles et leurs visages dans l'estomac. La bile menace de remonter à cette simple image, il en secoue sa tignasse, s'éloigne des collègues qui cassent la croûte plus loin et le tintement des touches lui fait prendre conscience qu'il peut plus reculer. Surtout quand il glisse l'appareil à son oreille et qu'il attend. C'est que ça lui fait la même sensation que de patienter pour un verdict à l'hôpital ; soit il est en stade avancé dans son cancer des poumons, soit il est en pleine guérison. C'est pas à lui d'en juger, il a le pouvoir sur rien, pas même sur ce qu'il est. « Allo ? » C'est grave, ça vient du fin fond des enfers, c'est tiré en longueur, tellement qu'il peut apercevoir dans ses songes la position de son interlocuteur qui vient de répondre. Adossé au meuble de son salon, la tignasse en bataille, un tee-shirt un peu trop grand pour lui et ses yeux à moitié dans le gaz. C'est Lukas qu'il voulait, c'est Lukas qu'il a eu. Il se demande ce qu'il doit faire. Il pourrait raccrocher, il devrait le faire pour sa santé à lui, non pas la sienne. Faire passer ça pour une petite blague téléphonique ou encore un faux numéro. Sauf que ça, il le change pas, il se racle la gorge avec la finesse d'un camionneur puis ajoute, en Allemand pour se faire griller aussi rapidement que possible. «  Lukas... P'tain c'est bon d't'entendre. » L'odieux spectre revient de son placard pour hanter ceux qui pioncent dans sa chambre. Il joue la carte de la sincérité, oui c'est bon d'entendre ce vrombissement grave, de pouvoir se dire qu'il est encore apte à décrocher ce moyen de communication, qu'il est là, autour de lui, même s'il l'a plus chopé à part depuis. C'est moche, la confiance mise à mal, surtout quand ça touche deux frangins qui se mettaient sur la gueule lorsqu'ils étaient en primaire, qui se tendaient la main, qui se battaient l'un pour l'autre. Maintenant c'est cassé, la corde solide elle s'est effritée jusqu'à devenir un petit morceau qui tient qu'à un petit coup de ciseau. Et clac. Il en resterait plus rien. Il est désespéré, mais pas à ce point ? Pas vrai, hein ? Il sent quelques sueurs froides se pointer le long de sa nuque, c'est froid, c'est chaud, il sait plus trop. En plus l'autre nain il se fait désirer à l'autre bout du fil, ça devrait être son deuxième prénom. « T'es où ? » C'est que ça sent pas bon, en plus. « Bordel mec t'es OU ?! » Bienvenue dans le monde réel, Adam. Il s'attendait à quoi aussi ? A ce qu'il l'accueille avec des fleurs ? Qu'il fasse comme si de rien n'était et lui demande comment ça se passe dans son nouvel environnement ? Il sait même pas qu'il est dans la ruelle voisine, qu'il est possible de le croiser quand il va tôt le matin faire sa besogne. Faut croire qu'espérer c'est encore dans ses cordes, même s'il devrait plus, même si ce droit il l'a plus. Y'a tout qui s'enchaîne, ses organes qui pulsent violemment contre son corps, si bien que sa main libre vient se poser sur le mur avoisinant, malgré lui ses muscles se raidissent, ses jointures deviennent blanches. Il est là le problème, le problème il vient de lui, pas des autres. Faut qu'il arrête de se la jouer saloperie qui veut tout remettre sur le dos d'autrui. Faut qu'il assume, assume d'être une bête sanguinaire qui se gère un peu mieux mais qu'a toujours autant les glandes de pas pouvoir protéger sa famille, assume la trahison, la lâcheté, assume l'agonie qu'il a laissée derrière lui avec ses cendres déjà envolées. Quinze fois son muscle rose tourne dans sa bouche, à quinze reprises y'a la même répartie qui sort. « J'vais bien, t'as juste - j'vais bien, d'accord ? T'as pas à t'inquiéter. » Autant demander à chien d'arrêter d'essayer de se choper la queue ou à la populace entière de plus respirer. C'est pas possible. Il en est conscient en plus, surtout face à un gars qui de l'autre côté du combiné doit se retenir de gueuler à la mort. Ce gars qu'est du même sang. Ce même sang, ce même esprit. Un rien peut tout foutre en l'air, c'est plus un mythe. Trente secondes. C'est tout ce qu'il a fallut pour qu'il mette à mal l'existence de deux êtres. Trois, en incluant Ada qui doit rien savoir à son sujet. Y pourrait s'excuser, demander pardon, invoquer la crise de la trentaine très précoce, les attraper dans ses bras. Un an, c'est pas grand-chose finalement. C'est trop tard pourtant, il a fait son choix, c'est l'irrévocable qui permet pas de remonter à un instant précis. Croire qu'on a le choix, c'est complètement idiot. Parfois on l'a pas, et cette phrase tout faite il la ferait bien bouffer à l’hurluberlu qui l'a prononcé un jour. On a pas toujours le choix. Parfois c'est comme ça, faut pas tortiller des heures devant une page blanche, faire des croquis, ça sert à rien. J'suis là, qu'il a envie de prononcer, sauf que ses cordes vocales répondent pas à l'appel. Il est tout seul face à son massacre. Pire que son premier brunch dans la forêt. « Tu t'fous d'moi ? On pensait qu't'étais mort, MORT, m. o. r. t., m'dis pas d'pas m'inquiéter, dis-moi où t'es, dis-moi où t'es, ou... » Il appellera les poulets. Qu'est-ce qu'ils pourront faire ? En sachant qu'il a émis un signe de vie, ils prendront pas en compte cette scène de ménage, ils se diront qu'il s'est tiré pour pas s'occuper de sa gonzesse et de son résidu de passion qui doit marcher à quatre pattes déjà, et ils recommenceront à taper dans les beignets à la façon des Américains tout en sirotant un café. Il a tout prévu. Sa conscience doit pas être si attardé que ça. Alors qu'il se prépare à en rajouter une, ça bouge dans le petit nid de Lukas, ça bouge même trop si bien qu'il redoute ce passage de main. Puis ça retourne à cette langue d'origine, celle qui roule, un peu brute et à la fois si tendre, exotique, ferme, elle fait pourtant office d'un requiem pour elle. Elle. Elle. Anna. « Adam, Adam, putain, c'est toi ? ADAM, C'EST TOI OUI OU MERDE ? » Elle beugle, elle s'en arrache la peau de la gorge, elle use pas de son ventre pour cracher son venin ; elle va s'en souvenir comme d'un lendemain de concert. Elle va souffrir tout autant. Mais, c'est quoi d'avoir le timbre cassé plutôt qu'un coeur brisé ? C'est qu'une piètre punition, puis de toute manière, ce truc qui bat à l'intérieur, ça fait que se plier, ça peut pas éclater, ça se tord juste. Y'a que sa respiration de sauvage qui transperce les petits trous. Il voudrait lui demander ce qui est le pire. L'homme ou l'animal. Ce qui est le plus laid. L'homme ou l'animal. Ce qui devrait se faire cramer sur un bucher du siècle dernier. Sa salive passe le long de son oesophage, aussi rude que de l'acide. Il éloigne l'objet de son oreille, le regarde une seconde et ça coupe. A l'autre bout, ça doit faire le même bruit qu'un électrocardiogramme. C'est long, c'est paniqué, puis ça se stoppe avant de permettre aux cris de se faire entendre. En trente secondes, on peut faire éclater une bombe dans des tours. En trente secondes, on peut se vautrer d'un escalier. En trente secondes, on peut retrouver un parent éloigné. Et en trente secondes, Adam est arrivé à décimer vingt-deux ans de confiance, six ans d'insouciance et une année. Une seule. Une de renaissance.

Seid ihr das Essen ?
Nein, wir sind der Jäger !
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poisoned soul

MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Sam 30 Mai - 19:25

Oh, super choix d'avatar ! Smile
Bienvenue et bonne rédaction.
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Sam 30 Mai - 19:34

ABF la divine. Sleep Artiste peintre en plus, j'approuve. I love you
Merci beaucoup jolie. Razz
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Ksenia Vasnetsov
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Sam 30 Mai - 19:49

Un loulouuuup Smile

Et ce choix d'avatar qui déchire ! Je te souhaite la bienvenue, ayant lu vos questions dans la section invités, j'ai hâte de voir tout ça en oeuvre (oui, j'espionne tout le monde Razz)

Bon courage pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Sam 30 Mai - 19:53

Ohlala, je suis contente que Florent fasse cet effet, et je peux que te renvoyer le compliment ; j'ai rarement vu d'enfants sur les forums, la tienne est juste trop mignonne même si je la connais pas. scratch Sleep Et dans ce cas j'espère ne décevoir personne, merci beaucoup. I love you bom
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poisoned soul

MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Sam 30 Mai - 20:30

L'Ágnes en moi fait dire que ta maman, c'est une cool

bienvenue I love you
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Sam 30 Mai - 20:35

Bienvenue parmi nous clown
Ton choix d'avatar rock du pâté
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Sam 30 Mai - 20:42

Ágnes, ton personnage envoie tellement du lourd, je le trouve génial. Smile Sleep Merci à vous deux. jocolor
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Sam 30 Mai - 20:51

han merci bom finis ta fiche, réserves moi une place dans tes liens et laisses moi te complimenter back quand j'aurais lu le reste de ta fiche I love you
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Poisoned Soul
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Sam 30 Mai - 20:53

Bienvenue sur PS I love you
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Sam 30 Mai - 20:59

Avec grand plaisir. Sleep I love you Et Narcissa... BATHORY. scratch Comme la comtesse ou je fabule complètement ? Razz Bref, ton nom est superbe, merci. bom
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Mircea Brâncuși
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Dim 31 Mai - 3:26

Bienvenue I love you
Le mélange Adam et Jäger pour le pseudo, c'est tout simplement PARFAIT (oui je fais vraiment attention à ça Sleep). Et ton début de fiche annonce une jolie perfection. Alors je suis curieuse, plus vite, je veux des informations .

Si tu as des questions, n'hésite pas bom
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Dim 31 Mai - 4:40

Oh merci beaucoup pour le pseudo, ça me fait super plaisir et encore une fois, je peux que te renvoyer l'ascenseur.  Sleep J'espère sincèrement qu'Adam plaira, tout cas il me reste bientôt plus que l'histoire à faire. Smile Merci encore. bom
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Dim 31 Mai - 5:55

Bienvenue clown
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Dim 31 Mai - 6:14

Merci. I love you
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Dim 31 Mai - 7:15

j'adooooore le nom de famille Smile bienvenue parmi nous, et bon courage pour ce qu'il te reste à écrire silent
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Dim 31 Mai - 7:38

Rosie, ça fait longtemps que je l'avais plus croisé, elle est sublime. Sleep Merci beaucoup ! Razz
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Dim 31 Mai - 10:03

Adam Jäger a écrit:
Rosie, ça fait longtemps que je l'avais plus croisé, elle est sublime. Sleep Merci beaucoup ! Razz
moi aussi je m'étonne souvent de la voir presque toujours libre, à croire que personne n'aime la jouer Laughing
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Dim 31 Mai - 13:17

OHMONDIEUOHMONDIEUOHMONDIEU
J'ai absolument rien lu pour le moment, je vais le faire après mais FLORENT Like a Star @ heaven
J'ai jamais vu personne le jouer sur un forum à part moi, je te fais plein de câlins rien que pour ça parce qu'il est mrrrr et tellement talentueux et ... Smile (Oui je suis un fanboy du VDF et de tout ce qui touche à Slim & Florent en général )
Du coup bienvenue et réserve moi un lien plisepliseplise *-*
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poisoned soul

MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Dim 31 Mai - 13:47

C'est pour mieux te laisser l'incarner à la perfection. Razz
OH BORDEL DAWID. AVEC CE PRENOM. Sleep santa Je meurs aussi devant cette association, un loup en plus ; UN PEU QUE LE LIEN EST OBLIGATOIRE OUI. bom Merci pour cette avalanche de compliments, c'est adorable et j'espère sincèrement qu'Adam te bottera. I love you scratch
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poisoned soul

MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Dim 31 Mai - 15:53

UN ALLEMAND Smile DANS MES BRAS, PRENONS LE POUVOIR ET INSTAURONS UNE DICTATURE Smile Arrow ahem, le perso promet didonc, j'ai hâte d'en lire plus. Razz la bienvenue par ici, courage pour finir ta fiche I love you
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Dim 31 Mai - 16:00

bienvenue I love you
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poisoned soul

MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Dim 31 Mai - 18:02

BON SANG RICK. I love you Ce mec est un Dieu, je suis en admiration, puis en plus s'il est Allemand c'est le combo PAR-FAIT. Razz Un peu que je viens dans tes bras, sauf si tu souhaites m'immoler, là on risque de pas trop s'entendre - coucou c'est moi qu'a fait un bébé à Anna. silent Evil or Very Mad Merci à vous deux. Sleep santa
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Joel Zsivoczky
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure Lun 1 Juin - 15:55

ouuuh, un loup de chez vasile, il nous faudra un lien I love you bienvenue ! Sleep

_________________
under the lights we went

come, husk your limbs to my floor, bones sucking stones, her coming storm, under the lights you went, chemical ashes head down, heart on a diamond thread, fennel and lashes wet down. young star, hanuted lynx, i want your bones inside my bones
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MessageSujet: Re: (adam) dieu se sait, le diable murmure

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(adam) dieu se sait, le diable murmure

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