Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
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- Damn you ! - No, I left the contrary ! (ESZ)

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poisoned soul

MessageSujet: - Damn you ! - No, I left the contrary ! (ESZ) Lun 18 Mai - 10:19


Eszter Vilma & Mòzes Juhasz

... Parce qu’elle,    elle est venue ici avec moi...





La nuit n'allait pas tarder à disparaître au profit du jour qui dans quelques heures maintenant viendrait à pointer le bout de son nez. Pour ces raisons, le jeune homme avait décidé, sans bien même attendre la réponse de son employeur de quitter les lieux. Rentrer le plus rapidement possible, ou du moins, se fut le prétexte qu'il utilisa afin de pouvoir se retirer sans attirer l'attention. Non loin de lui, à quelques mètres seulement, alors qu'il marchait dans les ruelles sombres de la ville, son endroit de prédilection, son terrain de jeu et de chasse, se trouvait un groupe de jeunes femmes, il les avait repéré depuis leur entrée dans le bar dans lequel il travaillait quelques soirs par semaine. Elles étaient jeunes, un peu éméchées par les verres d'alcool qu'elles avaient pu voir. Il pouvait, il sentait, il humait, l'odeur de leurs sangs couler dans leurs longues veines. La vie battait son plein dans leurs corps sveltes habillés de robes toutes aussi courtes les unes que les autres. Hissées sur leurs talons, il le savait, elles ne pourraient absolument pas fuir lorsqu'il viendrait à frapper.

Un léger vent frais se faisait sentir, du moins, pour elles. Lui ne ressentait plus le froid, trop habitué à vivre dans l'ombre, se terrant le jour, n'ayant plus la connaissance de la chaleur du soleil venant se poser sur sa peau.
Par le passé, cette habitude était l'une des choses les plus agréables qu'il eut connu. Mais ça, comme on le dirait si bien, c'était avant. Il s'apprêtait à s'approcher d'elles, elles qui riaient, beaucoup trop fort au goût du vampire qui avec le temps semblait de moins en moins supporter les bruits qu'il qualifiait de parasites. Dans quelques secondes elles seraient siennes, dans quelques secondes ce sang si chaud qui traversait leurs corps finiraient dans le sien, son corps froid, et sans aucune vie humaine à l'intérieur.

L'impatience lui montait, une sensation qu'il ne connaissait que trop bien, une sensation qui le mettait en joie, la partie allait bientôt commencer. Du moins, le pensait-il. Alors qu'il s'approchait dangereusement de ses demoiselles, un bruit plutôt très léger, comme le bruit d'une feuille que l'on écrase, retint son attention. Ce bruit de pas, il ne le connaissait que trop bien. Si au début il ne s'en était pas inquiété plus que ça, ce soir, alors qu'il voyait son « dîner » s'en aller dans un bus, l'impatience qui lui parcourait le corps jusqu'à présent se transforma, non pas en colère, mais interrogation.
Qu'elle ne pense pas qu'il ne l'avait pas remarqué, bien au contraire, il pouvait sentir sa présence, depuis un moment déjà. Ses sens étaient sur-développés, il l'avait sentie, il l'avait entendu.
Depuis plusieurs jours déjà. Il en feintait l'indifférence, de toutes façons, il savait déjà qu'elle était bien trop faible pour lui résister, il savait qu'il n'en ferait qu'une bouchée. Mais, jusqu'à présent, il n'avait rien fait, pas un geste à son égard, pas une parole, pas même un regard. Il savait qu'elle était là, mais il en feintait l'ignorance ! S'engouffrant dans une ruelle, plus sombre que les autres, si elle avait fait fuir son dîner, elle deviendrait à son tours sa proie, son repas du soir avant qu'il ne rentre chez lui, se terrer alors que le jour se lèverait.

« Je peux savoir pourquoi tu me suis ? » Dit-il alors que ses longs doigts venaient entourer le cou de la jeune femme, qu'il venait à la coincer violemment contre le mur. Avait-elle mérité son sort ? Pour Mòzes, bien évidemment. Son regard était devenu de la braise, sa main se refermait peu à peu sur le petit cou chaud de sa victime qu'il ne pouvait pas encore identifier, son visage étant un peu trop encore dans la pénombre. Une chose est sûre, elle ne s'en tirerait pas aussi facilement, cette... humaine.
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poisoned soul

MessageSujet: Re: - Damn you ! - No, I left the contrary ! (ESZ) Lun 18 Mai - 20:03



Do not go gentle Into that good night
ft. Mozes & Eszter


Une nouvelle nuit tombait sur Budapest. Eszter était seule, chez elle, à réviser ses partiels. Mais elle connaissait déjà tout par cœur, ne relisait que pour s'assurer de ne rien omettre. Car ses études  étaient son refuge, le meilleur moyen de ne plus penser à autre chose, maintenant qu'elle avait la conviction que Frederik ne reviendrait pas. Elle avait essayé bien des choses, s'offrait aux crocs de certains vampires, cherchait à voir s'il venait défendre son territoire, mais rien. Il avait totalement disparu, elle ne voulait pas admettre l'éventualité qu'il soit mort.
Alors elle révisait, mais à travers les pages d'histoire, toutes les époques, ces dates phares, elle ne pouvait cesser d'imaginer une silhouette obscure à travers la nuit, regardant les événements se produit, spectateur et témoin à travers les siècles. Cela suffisait. Ce n'était pas le bon soir. La rousse claquait violemment la couverture du manuel. Elle avait besoin de s'évader, encore. Se donner à un énième vampire ? Non, pas ce soir. Elle était fatiguée, mais pas de sommeil, car elle était bien éveillée. Alors, sans peur pour les ombres de la nuit, toujours aussi naïve malgré les expériences, elle enfilait une veste par dessus son pull, oubliait son habituel foulard parce qu'il faisait moins froid, elle aimait la fraîcheur...

Puis elle quittait son logement, pour errer dans la rue, d'abord sans autre but que de se dégourdir les jambes. Sa promenade la menait à travers le campus presque désert. Certains étudiants avaient encore le courage de rôder en bande. Personne ne prêtait attention à la jeune humaine, pas ceux de son espèce, elle leur rendait bien d’ailleurs. Malgré les tentatives de ses amies les plus dévergondées, jamais elle n'avait été officiellement en couple comme les autres le faisaient régulièrement. Et ses amies ne comprenaient pas, ne se doutaient même pas des goûts de la rousse, son secret. C'était un peu ironique, elle-même ne savait pas de son côté qu'elle fréquentait des sorcières, comme un coup du destin : la vampirophile et les magiciennes. Presque le nom d'un navet pour adolescente en fleur. Heureusement, elle n'apprendrait peut-être jamais la vérité, et vice-versa. C'était mieux ainsi.
Eszter respirait le parfum de l'herbe fraîche en traversant une pelouse et plus loin, le bus déposait quelques jeunes. Le nom de la ligne interpella la rousse : deux arrêts plus loin se trouvait un bar, dans lequel travaillait quelqu'un de spécial. Elle n'avait rien de mieux à faire que d'aller commander une grenadine au serveur alors qu'ils ne servaient plus que des alcools forts à cette heure avancée. Elle courut donc après le bus, faisant de grands signes pour qu'il stoppe, en vain. Tant pis, même si elle mettait une éternité, elle avait trouvé quelque chose à faire pour se changer les idées.
Il lui fallut un bon moment pour rejoindre le bar, croisant au passage une bande d'étudiantes aux tenues provocatrices, qu'elle ignorait, elle ne ressentait pas le besoin de se vêtir de la sorte, jamais, uniquement lorsque ses amies l'y contraignaient, il fallait y aller au forcing. Traçant sa route, elle entrait dans le bar, cherchait, s’avançait parmi les corps, avant de
Le voir sortir de ce capharnaüm. Lui. Comment pouvait-il ressembler... Avoir cet air sur le visage, cette mélancolie, ces traits... Le souffle d'Eszter se coupait. A chaque fois, depuis qu'elle avait croisé son regard, son cœur faisait un tour dans sa poitrine, elle croyait l'espace d'un instant revoir Frederik, mais prenait conscience que ce n'était pas lui, qu'il était bien plus jeune, qu'il n'était qu'un homme qui vivait la nuit, ce qui expliquait la blancheur de sa peau. Mais elle ne pouvait pas s'empêcher de le suivre, s'imaginer qu'il était quelqu'un d'autre, rôder autour comme elle l'avait fait avec le premier vampire qu'elle avait rencontré, qui avait scellé son destin.
Mais lui, il était différent, inconnu. Elle n'avait pas su mettre un espèce sur ses traits, il avait quelque chose d'humain, une flamme qui l'animait, contrairement à son vampire disparu. Elle n'osait pas s'approcher, demander, elle préférait rêver, il était l'autre échappatoire après les études et elle approchait, dans son dos, le voyait regarder les étudiantes qu'elle avait remarqué plus tôt. Elle s'avançait, pour voir un peu mieux. Son pied glissait sur un journal qu'un idiot n'avait pas été capable de jeter à la poubelle. Et il partait alors les étudiantes montaient dans un bus. Comme s'il avait entendu le bruit à cette distance. Mais c'était impossible, pour peu qu'il eut été humain. Alors elle suivait, s'engouffrait à son tour dans la sombre ruelle de laquelle il avait déjà disparu. Eszter marchait, observait, prenait le temps.

Mais le temps la rattrapait bien vite, sous la forme d'une main qui s'enserrait autour de sa gorge, la plaquait contre le mur, alors qu'elle attrapait par réflexe le poignet qui la tenait prisonnière de ses deux mains. Son rythme cardiaque s'accélérait. Elle avait du mal à discerner le regard colérique de ce qu'elle savait être un vampire, grâce à la froideur de sa peau. Et il lui demandait pourquoi elle le suivait. Non. Pas lui. C'était impossible, il ne fallait pas qu'ils se rencontrent, elle ne voulait pas savoir qui il était. Mais elle ne se débattait pas pour autant, le fixant en silence, d'un regard déçu. Elle contemplait, cherchait à détailler se traits dans la pénombre. Puis elle baissait le yeux, elle ne voulait pas le voir de si près, l'obscurité effaçait les détails, elle ne remarquait que les similitudes, peinée de constater la ressemblance. Elle ne voulait pas se trouver là. Si ça avait été n'importe quel autre vampire, elle lui aurait simplement suggéré de se nourrir pour avoir la paix, mais pour la première fois depuis trop longtemps, elle craignait enfin la morsure.
Un sourire nostalgique naissait sur ses lèvre rose alors qu'elle regardait encore à terre. Puis elle osait regarder ses propres mains, toujours fixées au poignet du vampire. Une lumière brillait à présent en elle à l'idée de s'accrocher littéralement à la vie. Elle pouvait encore avoir peur d'un vampire. Pas pour la bonne raison, mais l'idée y était. Et elle se remémorait la question qu'il avait posé. Elle avait enfin une réponse, qui sonnait plus comme une énigme tant elle était improbable.


« Parce que je ne veux pas mourir. »

Cela n'avait aucun sens. Mais la rousse avait étudié l'histoire, se passionnait pour l'antiquité et les légendaires énigmes, celles du Sphinx par exemple, qui s'évertuait à conter des vérités maquillées de mots incohérents. A travers cette phrase étrange, elle avait évoqué tant de choses, le fait de ne pas accepter la mort d'un immortel, le fait qu'en toute honnêteté, elle ne veuille pas mourir, encore moins si cela voulait dire renaître. Mais aussi le fait qu'elle donne vie aux légendes urbaines, sans vouloir leur ôter leur part de mystère, puis le refus de la réalité aux prix de l'imagination.
En résumé, son propos était incohérent, elle désirait plus que tout le mettre sur une fausse piste, parce qu'elle ne voulait pas être honnête avec lui, pour qu'il ne le soit pas avec elle, pour qu'elle n'en sache pas plus et garde l'illusion qu'elle se faisait de lui. Le fantôme de Fredrik, qui contrairement aux fantômes humains, semblait bien plus jeune. Mais elle ne lui donnerai pas son sang, à lui, il n'en avait pas besoin. Et ses airs de jeune seigneur de la nuit disaient qu'il méritait mieux que cela, que de se nourrir au fond d'une ruelle.

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MessageSujet: Re: - Damn you ! - No, I left the contrary ! (ESZ) Ven 22 Mai - 9:32


Eszter Vilma & Mòzes Juhasz

... Parce qu’elle,    elle est venue ici avec moi...




Il pouvait tout entendre, le bruit du sang dans ses veines affluant beaucoup plus vite qu'habituellement. Ce sang, ce breuvage qu'il se délectait de goûter, cette douce et chaude boisson qui lui permettait de survivre, qui, lorsqu'il en buvait le faisait redevenir une once humain. La chaleur s'installant dans son corps, une légère couleur rosée venant sur ses joues. Il pouvait même entendre les battements de son cœur, son cœur qui s'emballait, alors que sa main, froide comme le marbre, resserrait son étreinte autour du cou chaud de sa prochaine victime ? Mòzes était un prédateur, un tueur, un assoiffé de sang et elle, elle était présente, si faible.
Ses mains, chaudes, étaient posées sur son bras, il aurait pu n'en faire qu'une seule bouchée, la tuer sur le coup, resserrer son étreinte autour de son fragile petit cou, l'étouffer ou même, briser son cou. La colère pouvait se lire sur son visage tandis que ses phalanges craquait un peu plus contre sa peau. Elle, le petit être fragile, la pauvre victime en détresse qui devait certainement voir sa vie entrain de lui défiler sous les yeux. Une vie qu'elle avait très certainement aimé, une vie qu'il n'allait pas tarder à briser. Une vie que lui, lui, il ne pouvait plus avoir maintenant qu'il faisait parti de cette race, cette espèce qui ne vivait que la nuit. Oui les détestait, les humains, parce que lui aussi en avait été un, oui il les admirait, les humains, parce que lui ne pouvait plus en être un. Eux pouvaient profiter des rayons du soleil, boire à outrance, manger cette chair qu'était la bonne viande animal, les légumes, les pâtisseries. Mòzes n'avait quant à lui que ce mauvais goût de cendre. Tout ces petits plaisirs n'avaient plus aucun goût pour lui, la seule chose qui l'animait, qui le maintenait en vie et qui l'attirait était le sang, ce sang qu'il allait boire dans le cou de sa nouvelle victime.

« Parce que je ne veux pas mourir. » Sa réponse le troubla. Que voulait-elle dire ? Il fronça les sourcils, son étreinte sembla tant se défaire que de se resserrer. Jusqu'à présent, il n'avait pas eu le temps, il n'avait pas prit la peine de la regarder. Elle, cette chair ambulante. Rousse comme le cuivre, sa peau était blanche, par le léger froid qui régnait sur la ville. Son regard, bien qu'il semble vide, n'appelait pas à la terreur, elle ne semblait pas terroriser par ce qu'il était, par le sort peut-être inévitable qui l'attendrait. Elle semblait perdue, peinée, mais aucunement effrayée par la situation. « Je pourrai te tuer en un rien de temps ! » Reprit-il. Son regard plongé dans celui de cette jeune femme. « Je pourrai faire de toi ce que je veux ! » Le ton de sa voix était glacial, impénétrable, cruel et sanguinaire. Oui il pouvait faire d'elle ce qu'il désire, un simple regard, une simple pensée et son corps ne lui appartiendrait plus, à elle, il serait dés à présent le sien, il pouvait tout aussi bien lui ordonner de se couper la jugulaire que de rester figer sur place pour qu'il boive, qu'il se délecte, qu'il se nourrisse de son sang. L'idée lui était bien évidemment passée par la tête, mais, aussi étrangement que cela pouvait paraître, il ne fit rien. Restant dans cette position, la main autour de son cou, afin qu'elle ne puisse bouger, afin qu'elle sente qu'il pouvait la tuer, qu'il était maître de la situation.

« Tu crois que je ne t'ai pas senti me suivre ? » La colère montait en lui, à vrai dire il ne comprenait pas la situation. Qui était-elle ? Que lui voulait-elle ? Cherchait-elle à mourir ? Cherchait-elle à le détruire ? « Qui es-tu ? Un chasseur ? » La décollant très légèrement du mur, il la plaqua de nouveau, avec une force telle qu'il put entendre le bruit de son crâne contre la froideur des briques. Que lui voulait-elle ? Un chasseur ? Dieu qu'elle était bien trop fragile, trop frêle pour l'être. Mais le temps, le temps avait appris au vampire à se méfier des apparences. Les chasseurs, avec le temps, étaient devenues plus agiles et plus performants dans le camouflage. Qui était-elle ?
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MessageSujet: Re: - Damn you ! - No, I left the contrary ! (ESZ) Lun 25 Mai - 20:10



Do not go gentle Into that good night
ft. Mozes & Eszter

La main du vampire, si froide, plus dure contre sa peau tiède que la brise hivernale dans sa nuque, quand elle oubliait son foulard. Jamais on ne lui avait tenu la gorge ainsi. Les précédents vampires qu'elle avait connu n'en avaient pas senti le besoin, mais lui... Le feu prédateur semblait brûler derrière la glace. Il était dangereux, et la fascination, les histoires qu'elle avait pu imaginer à travers les traits du vampire, ils laissaient peu à peu place à l'appréhension, alors qu'il disait pouvoir la tuer.
Le yeux de la rousse se relevaient vivement, osaient interroger le vampire. Pourquoi avait-elle raconté n'importe quoi ? Avait-elle senti le danger sans s'en rendre à compte ? A dire qu'elle ne voulait pas mourir.... Puis il enchérissait, affirmait à présent pouvoir faire d'elle ce qu'il souhaitait. Il ne ressemblait décidément à Frederik que par l'apparence. Sur quoi était-elle tombée ? Peut-être la sentence, parce qu'elle avait pêché, même si elle restait fermement convaincue que Dieu n'était qu'une croyance invoquée pour consoler l'esprit des hommes. Et la peur naissait à travers ses yeux brillants, incrédules devant tant de cruauté, Eszter s'en voulait, sentait la douleur lentement s’immiscer autour de sa gorge malmenée. Sa voix semblait parvenir à l'oreille avec difficulté, fragile.


« S'il vous plaît... »

Mais rien n'y faisait, comme si le simple fait d'avoir suivi le vampire un peu trop longtemps l'avait sorti de ses gonds. Elle avait pris trop de libertés à se mêler à la nuit, en avait oublié sa place dans la cruelle chaîne alimentaire. Once de chance -ou de sursis- à travers cette mésaventure, s'il lui tenait la gorge, c'est qu'il n'était pas encore prêt à mordre. Alors se puisse-t-il encore qu'elle ait une chance ?
Son regard semblait prononcer milles excuses pour épargner sa salive, alors que le vampire lui reprochait de l'avoir suivie. Il savait donc, peut-être même qu'il avait deviné depuis plusieurs nuits. Et cela lui déplaisait, au prédateur, de plus en plus agacé. Mais pourquoi tant de rage ? Elle n'avait fait aucun mal, s'il ne l'avait pas interceptée cette nuit, il n'aurait jamais eu non plus à le faire les suivantes, et ça aurait été mieux comme ça, Eszter se serait lassée. Maintenant, elle voulait seulement qu'il s'apaise, fermait les yeux et serrait les dents pour étouffer un petit cri, alors qu'il l'agitait comme un pantin, la décollait pour mieux la re-plaquer contre le mur. Ses frêles doigts s'agrippaient de toute leur petite force, laissant les ongles se planter accidentellement dans la peau morte, comme si cela atténuait la douleur. Et de fines larmes naissaient, portes ouvertes à une peur depuis trop longtemps négligée, à la souffrance contre l'arrière de son crâne. Elle en avait presque oublié la question qui semblait avoir déchaîné la violence. Elle rouvrait les yeux, le regard terrifié cette fois-ci, Eszter voulait qu'on la lâche, mais ne s'agitait pas encore. Elle se souvenait de la question, du mot chasseur, qu'elle ne comprenait pas, jamais entendu parler de ça. Et souffle à moitié coupé, voix sèche et saccadée, entrecoupé de minces sanglots, la rousse cherchait à se justifier


« Non ! Je ne savais même pas... Qu'il y avait des chasseurs... »

Elle était sincère, ses yeux le criaient. Mais comment convaincre ? Une main quittait l'immortel poignet. Cherchait en vain à décoller les doigts de celle qui la maintenait prisonnière, griffant sa propre nuque au passage. Puis d'un geste désespéré, elle tendait le bras, demandait merci, présentait une veine bleutée au bout de son poignet, doigts déployés, sous le menton du vampire. Le membre tremblait comme une feuille, jamais cela ne s'était produit quand il s'agissait de donner son sang. Le précieux breuvage était la seule arme de la rousse, elle le savait, il apaisait la soif, la brutalité.
S'offrir ainsi n'était pas une belle chose, davantage à la recherche de la survie que du grand frisson. Mais par ce geste, elle prouvait aussi qu'elle savait, peut-être y verrait-il le signe qu'elle avait déjà donné son sang. Et elle insistait, il fallait prouver la nature de ses intentions.


« Je suis désolée... Je n'aurais pas dû vous suivre. Prenez, je ne vous veux pas de mal, par pitié lâchez moi. »

Demander pitié, c'était pour les faibles, et en cet instant, elle se sentait si faible, Eszter. Elle lâchait même le vampire de sa deuxième main pour capituler, elle espérait qu'il fasse de même, qu'il morde, pour ne pas avoir à subir l’interrogatoire. Elle ne voulait pas avoir à lui révéler la stupide vérité, l'avoir suivi juste parce qu'il lui ressemblait. Maintenant qu'elle se trouvait devant le fait accompli, elle pensait avoir agi de manière ridicule, mais elle ne pouvait s'empêcher de le dévisager une énième fois, revoir les similitudes, avoir envie de prononcer le nom, Frederik.
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MessageSujet: Re: - Damn you ! - No, I left the contrary ! (ESZ) Sam 13 Juin - 10:56


Eszter Vilma & Mòzes Juhasz

... Parce qu’elle,    elle est venue ici avec moi...




Elle était là, devant lui, il pouvait en faire ce qu'il voulait. Il aurait pu en faire ce qu'il voulait. La tuer sur le coup, s'emparer de la vie qui coulait dans ses veines. Il aurait pu, avec une facilité déconcertante. En quelques secondes à peine, cette jeune femme, au visage si doux, serait devenue aussi froide que lui. Les battements de son cœur ne taperaient plus dans les oreilles du jeune vampire. Ces battements qui s'accéléraient, ne faisant qu'augmenter l'afflux de sang dans ses veines. Et ça, ça il en avait horreur. En quelques secondes seulement, en un seul claquement de doigts il aurait pu mettre fin à ses jours.
Mais, aussi étrange que cela puisse paraître, il ne le faisait pas. Optant pour la menace, il voulait lui faire peur, comprendre pourquoi elle le suivait, comprendre pourquoi elle ne présentait à lui et surtout comprendre pourquoi elle ne semblait pas apeurée de la situation. En avait-elle déjà vu d'autres ? Connu d'autres ? Chasseur ? Victime ? Qui était-elle ?

« Je suis désolée... Je n'aurais pas dû vous suivre. Prenez, je ne vous veux pas de mal, par pitié lâchez moi. » Son bras tendu en direction de la bouche du vampire. Il n'en fallait pas plus pour qu'il ferme les yeux et hume l'odeur fleuri qui venait à lui. Son bras tendu, elle se donnait littéralement à lui. Pourquoi ? Prenant une profonde inspiration, il pouvait sentir ses crocs tirer dans ses gencives, désireux de venir se planter dans les veines bleues qu'elle lui présentait. Son sang devait être délicieux, il n'en doutait pas un seul instant. Mais, mais il ne fit rien.
Desserrant l'étreinte de ses mains et libérant ainsi le fragile petit cou de celle qui aurait pu être sa proie. Il devait se contrôler. Ne pas céder à ses pulsions. Pourquoi ? Parce qu'il en ignorait lui-même la raison. À cet instant, alors qu'elle était comme une souris piégée, il lui laissait une chance, une chance de partir en courant, une chance pour elle de ne pas mourir, dans cette ruelle sombre, de cette si triste manière. Il se recula, un pas, puis un autre et encore un. De façon à pouvoir lui laisser l'entière responsabilité de ses actes. « Tu ne sais pas ce que tu fais ! » Dit-il en baissant sa tête en direction de ses pieds. Ses crocs ne se retiraient pas. C'était comme une douleur qui ne le quittait pas.

Son bras, toujours dénudé qu'elle avait baissé le long de son corps. Il l'appelait. Fronçant les sourcils, il prit le temps de la regarder, de regarder son corps. Sous cette peau blanche se cachait des blessures, comme des cicatrices, marques qu'il ne connaissait que trop bien, fort malheureusement. Qui était-elle ? « C'est à ça que tu t'amuses ? Te donner à n'importe quel monstre qui se présente à toi ? » Reprit-il de manière sèche et très brutale. Comme un père moralisateur à l'égard de sa fille qui venait tout juste de faire une bêtise.
Aussi fragile qu'elle semblait être, Mòzes semblait comme être prit d'une pitié pour elle. Cette envie de lui sucer le sang jusqu'à la dernière goutte disparue. Elle ne l'attirait plus, ou du moins, pas à cet instant. Lui le chasseur, elle la proie. Mais elle semblait connaître, elle semblait savoir, et elle se donnait, pour quelle raison ? Pour qui donnait-elle son sang ? Etait-ce un jeu pour elle ? Un moyen de faire de sa vie une attraction ? Servir de repas à des bêtes comme lui. Pour la première fois depuis leur rencontre, Mòzes la regarda droit dans les yeux, plongeant son regard froid dans celui de cette jeune femme. Qui était-elle ?
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