Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
Merci de privilégier les inscriptions masculines.

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Une odeur de déjà vu

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poisoned soul

MessageSujet: Une odeur de déjà vu Dim 17 Mai - 18:14



Une odeur de déjà vu
ft. Silas & Juli


Pas de voitures en cette belle journée au garage. Autant tourner l'enseigne un peu rétro, qui disait d'une police en italique « Sorry, we're closed » et tant pis pour ceux qui ne comprenaient pas l'anglais. Le soleil pointait le bout de son nez à Budapest, l'occasion de sortir la meute. Enfin, pas celle des lycans, seulement le cercle restreint, sa petite meute à elle. Car après avoir partagé un succulent déjeuner fraîchement capturé chez le boucher du coin, os de jarret de porc pour l'un,  côte de mouton pour l'autre et araignée de bœuf plus que bleue pour Juli, voici que le trio infernal quittait l'antre de la tôle et des tournevis. Boxster préférait rester, leur envoyant en guise de salutations un grand « Dégaaaaaaaaaage ! » : sans doute le perroquet avait-il entendu la lycane dire à ses deux chiens qu'ils dégageaient de là pour l'après-midi.
Les laisses restaient toujours rangées dans son sac à dos. Nul besoin puisque leurs sorties étaient coordonnées comme du papier à musique : Beethoven prenait les devants, il attendrissait les passants avec le petit fût d'eau-de-vie qui pendait à son collier. Juli suivait, elle empêchait les passants de s'approcher de la belle Moon, qui restait derrière, méfiante et fière à la fois. Elle attirait toujours les regards avec son pelage d'un blanc pur, tout le monde voulait la toucher, mais ça aurait été le drame assuré. Juli elle seule -et quelques membres de la vraie meute- pouvait la caresser sans être accueillie par deux rangées de crocs acérés.

Le but de cette belle équipe n'était nullement de se pavaner parmi les simples mortels. Non, ils allaient au parc. Parce que ce beau monde avait besoin de se défouler. Juli avait même prévu baskets et jogging, sans parler des frisbee et nonos en plastique -ou pas. Et, à peine les vastes étendues d'herbe s'offraient-elles à leurs yeux qu'ils s'élancèrent, sans considération pour la bande de greluches à poussettes qui leur faisait face. On slalomait à travers, on entendait les femmes pester pour le manque de politesses, on s'en foutait. Par contre, quand cette folle furieuse de Moon faisait croire qu'elle n'avait pas assez mangé à  midi...


« Non, Moooooooon... PAS LES CANARDS! »

La Berger Blanc Suisse baissait les oreilles et se détournait de son objectif tout en montrant les crocs à Juli. Cette dernière en faisait de même, fixait la chienne droit dans les yeux jusqu'à ce qu'elle baisse l'échine et file en couinant. La louve n'avait jamais eu à lever la main ou à utiliser de quelconques subterfuges pour éduquer ses chiens. C'était instinctif, animal, ils étaient le reflet de ce qu'elle ne pouvait être en dehors de la pleine lune. Bien maigre consolation.

Ils poursuivaient donc leur petit bonhomme de chemin, jusqu'à passer devant un banc. Un jeune homme y était assis, peu importe... Jusqu'à ce que Juli stoppe sa course, quelques mètres après. Elle se figea net, aux aguets, les chiens continuaient, mettant un moment avant de stopper à leur tour en se rendant compte que leur maîtresse n'avançait plus. Quelque chose n'allait pas. Les deux canins se mettaient à renifler le sol tout en venant peu à peu se placer derrière elle pour s'asseoir.
Puis elle se retournait vers le garçon qui dessinait, le fixait en plissant les yeux, sans l'ouvrir pour l'instant. Il y avait une odeur, elle venait de lui. Juli l'avait déjà sentie, mais impossible de savoir où, pourtant c'était trop familier, autant que le parfum de la viande de ce midi. Mais une note un peu plus musquée s'y mêlait, un petit quelque chose d'encore plus familier. Pourtant, le grand gaillard ne lui disait rien, elle ne l'avait jamais vu. Et elle doute qu'il ait croisé la louve, la louve n'a jamais rencontré d'humains, elle arriverait à s'en souvenir,
quand même. Elle ne faisait que des rêves de rencontres qui n'avaient rien de réel, pas comme ses flash de transformation. Ses rêve étaient bien trop tordus, ils lui montraient tantôt la louve dévorant le visage d'une femme, tantôt l'abdomen d'un homme, avec sur ce dernier, toujours un réveil en sursaut après le premier coup de dents, la faim au ventre. Mais ces rêves n'étaient probablement que des fantasmes de lycanthrope.

Trop intriguée par l'odeur, elle céda, faisant demi-tour pour se diriger vers le banc et poser son pied dessus, juste à à côté du mystérieux odorant, reniflant pour tenter encore une fois vainement de l'identifier. Elle lui adressa finalement un regard agacé, frustrée de ne pas trouver ce qu'il avait de si familier. Et son pied était vraiment près de lui, sa basket puait littéralement parce qu'elle ne l'utilisait que pour le sport ou les activités salissantes, sans jamais penser au lavage. Excellent argument pour faire connaissance.


« Ben quoi, j'ai le droit de m'étirer, non? »
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poisoned soul

MessageSujet: Re: Une odeur de déjà vu Dim 17 Mai - 23:07

une odeur de déjà vu
juli & silas
c'est une belle journée, le genre de journée que silas préféré passer en extérieur plutôt qu'enfermé dans une librairie – même si celle-ci est un de ces endroits préférés, il laisse la compagnie permanente des livres dans un endroit confiné à des gens comme aloïs. et puis, il a posé son après-midi, silas, alors il a tout le loisir de déambuler à droite à gauche, aventurier de la ville, là où ses pieds le mènent, une clope à la main. agir sur un coup de tête, c'est bien silas et c'est sur un coup de tête qu'il se retrouve direction le centre historique. entre les bâtiments, chargés d'histoire, les monuments modernes, les églises mais surtout, les gens qui s'y mêlent au rythme de la ville ne cessent de passionner le jeune homme. alors, déjà, c'est assis sur un banc, le carnet sur les genoux et le crayon à la main qu'on le trouve, à peine arrivé.

les yeux glissent, du papier aux gens, vas et viens ininterrompus. le mouvement oeil-main est presque simultané, coordonné avec une précision presque mécanique – son regard attrape un détail, sa main le reproduit, sur le papier recyclé du carnet de dessin, déjà rempli à craquer. sils dessine, croque cet homme là-bas, qui à les yeux rivés sur son téléphone, mais un sourire aux lèvres. puis cette fille, avec les cheveux courts et un piercing au nez, les sourcils froncés. ce bébé et sa mère, un peu plus loin, qui profitent de la journée. aucun accroc dans la mécanique artistique de silas. son crayon glisse, les traits apparaissent et ses pensées, elles, sont libres de vaquer comme bon leurs semblent sans perturber leur propriétaire.

assis sur son banc, silas relève à peine les yeux, il capte vaguement la blonde et ses chiens, assez quand bien même pour commencer à dessiner la courbe du nez de la jeune fille – la jeune femme ? - sur une nouvelle page de son carnet. il dessine, et fronce le nez, puis relève vraiment les yeux. il est intrigué, intrigué par une odeur qu'il connaît sans savoir d'où exactement. plus de blonde devant lui, mais toujours cette odeur que silas peine à lier avec un souvenir – pourtant, il est sûr, il la connaît, cette odeur, il est sûr et certain que ce n'est pas la première fois qu'il la sent. une odeur de déjà-vu, et le souvenir refuse de se lier. soupir et haussement d'épaules – peut-être un hasard, ou simplement une personne qu'il a déjà croisé. budapest est grande, et pourtant, les gens se croisent et connaissent plus qu'on ne le pense. le monde est petit, dit-on si bien.

il va rebaisser les yeux sur son cahier, reprendre le crayon qu'il avait coincé entre ses dents, mais c'est la collision – l'odeur est plus forte, mais sa propriétaire aussi. et même, précisément, juste à côté de lui, le pied posé à quelque centimètres de lui, dégageant l'odeur familière des chaussures de sports portés, usées à l’extrême, qui se mêle voir domine celle qu'il a d'abord senti. sils fronce les sourcils, s'appuie négligemment contre le dossier du banc. « j'ai rien dis, moi.  » rétorque-t-il à la blonde, qui le regarde comme s'il est un individu nuisible. génial, sur qui je suis tombé encore, pense-t-il déjà en refermant son carnet. mais déjà, ses yeux clairs se posent sur le berger allemand suisse, assise sagement derrière sa maîtresse. blanche comme neige, magnifique, silas ne peut s'empêcher de se pencher et de tendre prudemment une main vers l'animal. « salut toi. » dit-il calmement, attendant que la chienne vienne d'elle-même lui sentir la main. déjà, il a presque oublié l'odeur qui l'a perturbé, et aussi la présence de la blonde.  il ne détourne pas le regard de la bête, mais s'adresse à la blonde, son cerveau lui rappelant sa proximité. « tu voulais quelque chose? » lance-t-il, oublie le vouvoiement de politesse - bah, elle doit avoir mon âge, même moins se justifie silas mentalement.
electric bird.

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MessageSujet: Re: Une odeur de déjà vu Lun 18 Mai - 10:03



Une odeur de déjà vu
ft. Silas & Juli


Juli tentait de se servir de sa proximité pour voler un coup d'oeil aux croquis du garçon, en vain. Il s'adossait au banc et lui répondait avant de refermer son cahier, dommage. Et il ne prenait même pas la mouche alors qu'elle l'avait pourtant cherché en lui présentant ainsi son pied. Il réagissait à la cool, presque jemenfoutiste, c'était plutôt positif, même si pour le coup, elle était vexée. Enfin, il fronçait quand même les sourcils, ce qui avait pour effet d'illuminer le visage de la lycane d'un large sourire d'emmerdeuse. Donc il ne se plaignait pas?

« Eh bah tant mieux! »

Voilà qui ne réglait en rien l'intrigue odorante, alors qu'elle reposait pied à terre, maintenant à son tour embaumée par la puanteur de sa chaussure, et ça lui gâchait les sens, il fallait qu'elle renifle encore le garçon pour trouver de nouveaux indices.
Les senteurs de camembert plutôt volatiles se fixaient encore à ses narines, comme celles d'un vieux cognac. Il fallait donc trouver quelque chose, une diversion le temps de pouvoir reprendre l'investigation olfactive. Et le charme naturel de Moon opérait. Juli n'avait pas à ajouter quoi que ce soit pour justifier encore sa présence, à ceci près qu'on allait bientôt avoir le droit à un drame : ce pauvre fou tendait la main vers la toute-blanche, inconscient du danger.
Mais il n'était peut-être pas si naïf, il se montrait respectueux en stoppant son mouvement avant d'imposer sa main à l'animal, la saluant. Les yeux de Juli, eux, s'écarquillèrent alors que son souffle se coupait. Elle savait que d'une seconde à l'autre, Moon pouvait attaquer. Elle la fixait, elle savait que la chienne sentait le regard de sa maîtresse surveiller ses gestes. Et de l'autre côté, Beethoven venait se coller à Juli en levant la tête vers elle, tout aussi conscient du danger, effrayé à l'idée de voir sa compère se mettre une nouvelle fois dans de beaux draps. La lycane avait senti la masse du Saint Bernard s'appuyer contre elle, partageait une seconde son regard inquiet.

Puis contre toute attente, Moon avançait son museau vers la main du garçon, effleurait le bout des doigts de sa truffe noire sans même montrer les dents, reniflant curieusement pour déterminer le comportement à adopter face au nouvel individu. Et alors que tous les regards se rivaient vers la blanche, la voix du jeune homme se rappela au bon souvenir de Juli, lui demandant si elle voulait quelque chose. Il la tutoyait. Elle savait qu'elle avait encore sa bouille d'adolescente -mais s'en foutait- et elle était habituée à ce genre de traitement, mais elle n'était pas non plus un exemple de manières, elle ignorait la formulation, de toutes façons elle ne comptait pas non plus le vouvoyer. Elle aurait pu lui répondre la vérité, son odeur familière, mais il était encore trop tôt car la bergère semblait mener l'enquête à sa place.


« Oui. Je veux que tu m'expliques pourquoi elle ne te mord pas. Moon est pas du genre caniche à mémé, vois tu ? »

Elle daignait enfin adresser un regard interrogateur à l'odorant. Car oui, les effluves familières parvenaient de nouveau à ses sinus. Mais ce regard fut de courte durée. Moon avait bougé. Maintenant elle s'avançait jusqu'au banc, passant devant sa maîtresse sans en demander l'autorisation. Elle s'assit tout près de l'inconnu pour montrer par son attitude qu'elle ne comptait pas user de son agressivité tant redoutée. Encore plus étonnant, elle levait sa truffe au-dessus du bras étranger : signe de domination passive. Et la pointe de charbon au sommet ce pelage de neige venait se perdre contre l'abdomen du jeune homme, étendant son cou pour l'appuyer sur la jambe humaine.

Le comportement de la chienne était étonnant, Juli pourtant si habile pour interpréter la moindre réaction de ses fidèles compagnons se trouvait ici dans l'impasse. Car Moon ne posait d'habitude ainsi sa tête que sur Beethoven, le soir dans leur canapé, quand Juli quittait le séjour pour aller dormir. C'était à croire que la chienne intégrait instinctivement le jeune homme à sa meute, ça n'avait aucun sens. Et ça allait totalement à l'encontre de ce que Juli venait de dire, fière du caractère de molosse de la blanche, donc complètement ridiculisée par son comportement docile. Il fallait qu'elle se justifie, pour ne pas avoir la honte.


« Non mais j'étais sérieuse là ! Elle a jamais fait ça ! Vous vous connaissez ou t'es... Je sais pas moi, un loup-garou qui plaît aux chiens tiens ! On aurait tout vu... »

Juli était clairement jalouse de voir sa chienne se comporter aussi gentiment avec quelqu'un qui n'était pas de la meute, cela se ressentait dans le timbre de sa voix. Quant à l'idée du loup-garou, elle le suggérait sans état d'âme, même si ça tenait plus de la raillerie, ça expliquerait certainement l'odeur familière.
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MessageSujet: Re: Une odeur de déjà vu Lun 18 Mai - 15:50

une odeur de déjà vu
juli & silas
agressive, celle-là, pense silas. agressive, et sur la défensive alors qu'il est simplement assis sur un banc, n'ayant absolument rien demandé à personne. il est d'un naturel calme, silas, mais cherchez-le un peu et vous le trouverez facilement.
il hausse les sourcils, marmonne un vague « ouais, tant mieux » alors que celle-ci affiche un large sourire – le sourire du genre, l'enfant qui vient d'ouvrir son cadeau de noël et c'est parfaitement ce qu'il attendait.

heureusement, la compagnie animale l'empêche de trop s'agacer. il tends la main vers la bête, doucement, attends que celle-ci vienne vers lui. il lui adresse un léger sourire alors qu'elle renifle sa main tendue. silas décide de la flatter doucement, une légère caresse pour ne pas trop brusquer la chienne. il hausse les épaules. « talent naturel avec les chiens, peut-être ? » suggère-t-il, un peu amusé. en vrai, silas se doute, cela doit bien être lié à sa nouvelle nature de loup-garou. ou peut-être simplement moon – puisqu'elle se prénomme ainsi – a compris que le jeune homme ne représentait pas une menace. les chiens ils sentent ce genre de choses. un peu comme les lycans, d'une certaine manière.

et la chienne s'approche de lui, pose sa tête contre sa jambe d'un air tout naturel, sous le regard éberlué de sa maîtresse. silas passe sa main dans le pelage blanc, doux, de la chienne. « eh bien, tu as pas l'air si méchante que ça, quand-même ! » lui adresse-t-il avec un grand sourire. il est ravi, le garçon, même si la blonde a plutôt l'air d'enrager face à la réaction de sa chienne. il croise les bras, la toise avec un petit air satisfait de sale gamin – qui disparaît bien vite quand juli mentionne les lycans. il a un tout petit rire nerveux, fouille dans sa poche pour en tirer une clope. c'est simplement une coïncidence si elle évoque les loup-garou, de toute façon : ça n'est pas écrit sur son front. « ouais bah j'sais pas moi, ta chienne m'aime bien c'est tout, pas à la peine d'en faire une crise hein.  » il allume sa clope, toujours ce léger pli entre ses sourcils alors qu'il ne parvient pas à se débarrasser de cette odeur – bon sang, mais où a-t-il bien pu la sentir, cette fille ? il expire la fumée, veillant à ne pas l'envoyer sur la blonde, repose son regard azur sur elle. « dis moi – il fait tomber des cendres sur le sol, distraitement – on s'est pas déjà vu ? ou juste croisé quelque part ? ton … visage me dit quelque chose. » il avait failli dire odeur, et là, cette fille l'aurait pris pour un mec vraiment chelou. non, vraiment, qui reconnaît les gens à l'odeur, à part les animaux ? il tapote de son autre main le bois  du banc, réflexe naturel.
electric bird.

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MessageSujet: Re: Une odeur de déjà vu Mar 19 Mai - 17:07



Une odeur de déjà vu
ft. Silas & Juli


Talent avec les chiens mes fesses oui, non mais pour qui il se prenait lui, la grande Brigitte Bardot à frisettes peut-être ? Non parce que ça n'avait rien à voir, ça ne méritait même pas de gâcher sa salive pour répondre en fait. Alors Juli retroussait les babines en plissant les yeux d'un regard méprisant, faisant lentement non de la tête. Et en plus il se la pétait en croisant les bras, comme s'il venait de gagner une partie de tarot en mode garde contre chien, la raclure. Ma la blonde avait beau essayé de le détester pour se payer sa tête ainsi, elle n'y arrivait pas. L'odeur.
Et voilà qu'il parlait en mode décontracté à Moon, qui se laissait faire comme un chihuahua. Super, le chien de garde. Et Beethoven qui sentait sa maîtresse fulminer de jalousie, levait une patte compatissante qu'il appuyait sur son jogging pour la calmer quand le péteux lui disait de pas piquer sa crise parce que la blanche l'appréciait. Au moins il n'avait pas percuté sur sa remarque accidentelle sur les loups-garous, il a eu ce petit rire, du genre « tu vas les cherche ou tes répliques à deux balles ? ». Exaspérée, Juli ne répondait pas, attendait que Moon cesse son manège, tantôt levant les yeux au ciel, tantôt les baissant vers Beethoven, jusqu'à ce que...
Le voyant s'allumer une cigarette, la louve mima une toux excessivement surjouée alors qu'il avait pris soin de ne pas l'enfumer. Et son odorat, bordel ! Il n'y avait décidément que les humains pour s'adonner à des pratiques aussi malsaines... Ou pas, ok, certains membres de la meute fumaient, mais jamais quand ils étaient réunis, seul le cigare était autorisé. Bref, Moon campait et alors que l'impatience se faisait sentir, le garçon posait une question, un peu comme de la drague pourrie, le traditionnel « on s'connait ? », en plus, pervers hésitait avant de prononcer le mot visage, comme s'il avait voulu dire autre chose. Non mais. Alors Juli hochait la tête positivement, avec un grand sourire narquois.


« Bah si, mais t'étais trop bourré pour t'en souvenir quand j'ai quitté ton lit! »

Joueuse, elle arrivait à faire transparaître l’honnêteté dans le ton de sa voix. Puis elle venait finalement s'asseoir sur le banc, se laissant tomber en manquant d'écraser la main du jeune homme  qui venait de tapoter au même endroit.
Juli prenait le temps de s'étendre au fond du banc avant de soupirer bruyamment. Elle se saisit de son sac à dos pour en sortir deux jouets en piteux état, rongés de partout, et pas que par des chiens, si l'on avait le nez assez fin pour le comprendre. Instinctivement, Moon et Beethoven levaient la tête pour venir se placer en position de départ, excités. Ils adorait le moment de la chasse au nonos. Alors la louve ne les fit pas attendre plus longtemps et lança les deux objets tout à tour : le bleu pour Moon et le rose pour Beethoven. Mais le choix des couleurs n'était pas le plus inquiétant, il s'agissait plutôt de la distance que les chiens allaient devoir parcourir pour retrouver leur trophée. La force de Juli dépassait la normale humaine, ce qui était d'autant plus étonnant pour ce petit gabarit qui venait d'envoyer en orbite les jouets.
Elle laissa finalement tomber son sac à terre, ils seraient tranquilles, sans les chiens, pendant quelques minutes. Juli s'accouda donc au dossier du banc, le buste orienté vers le supposé humain en le fixant d'un air « t'as vu comme j'suis forte ? ». Puis elle renifla, peut-être avec un certain manque de discrétion, fronçant les sourcils alors que les effluves de la cigarette lui venaient au nez. Elle pinça ensuite les lèvre et baissa les yeux, pour les relever, le regard un peu plus sérieux (et c'était rare!) vers lui.


« Sérieusement ? Tu crois que je me serai arrêtée si on s'était pas déjà croisés ?  Mais personnellement c'est pas ta tête que j'ai reconnu. »

Elle laissa planer le mystère quelques secondes. Ce qu'elle allait dire était peut-être un peu osé,  mais elle aurait senti le danger si elle avait eu un chasseur en face d'elle. Et si ce n'était qu'un humain normal, ce serait drôle de lui coller les jetons en passant pour une dingue. Alors, jugeant que le suspense avait assez duré, elle arracha des mains du garçon la cigarette d'un geste vif et précis comme les crocs qui fendent la chair, pour la lancer plus loin dans l'herbe, avec un air toujours aussi sérieux.

« C'est ton odeur. »
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MessageSujet: Re: Une odeur de déjà vu Mer 20 Mai - 18:12

une odeur de déjà vu
juli & silas
s'il sent un peu de mépris de la part de la blonde, il a l'impression de ressentir qu'elle ne le déteste pas absolument. froncement de sourcils sans qu'il ne s'y attarde, trop occupé à flatter moon, puis la laissant s'installer contre lui, comme si tout est absolument normal. pourtant, silas se rends bien compte que rien n'est plus normal à partir du jour où il a été mordu. bénédiction ou malédiction, son cœur balance encore, selon les jours, l'envie du moment. il chasse la fumée de la cigarette d'une main à la toux de la jeune femme. il lève les yeux à sa remarque – oh non, une telle personnalité, il ne l'aurai pas oublié, même avec quelques grammes d'alcool dans le sang, et même avec des substances illicites. railleur, il hausse un sourcil. « ah-ah, bien sûr. je prends pas mes conquêtes au berceau, rêve pas, désolé. » il prit le même ton joyeux qu'elle, la petite pique est lancé.

il tire une nouvelle taffe alors qu'elle s'installe à côté de lui, retire sa main juste avant qu'elle ne l'écrase sans merci. sils se décale légèrement – assez pour ne pas être collée à elle, ne lui en déplaise, il tient à son espace vital. ses yeux l'observent faire son manège, alors que moon se décolle maintenant de lui, prête à jouer. un sourire. il regarde la jeune femme lancer les jeux, avec une force qui contraste totalement avec son allure juvénile, son petit format et ses airs. il lui adresse un petit sourire en coin. « pas mal, ton lancer. » silas veux ajouter une petite remarque, encore, mais le regard d'un coup plus sérieux de juli l'interromps dans sa pensée. il l'observe, se concentre sur les odeurs et petits détails, alors qu'elle pince les lèvres. « Sérieusement ? Tu crois que je me serai arrêtée si on s'était pas déjà croisés ?  Mais personnellement c'est pas ta tête que j'ai reconnu. » lui fait-elle. silas marque une pause, ses pensées filent à mille à l'heure dans le temps de répit qu'elle lui accorde. pas sa tête ? alors quoi ? l'idée l'effleure à peine … et il la chasse, trop vite – cette fille ne peut pas être un loup-garou. c'est pas possible, pense silas. puis se remets à penser à toutes les choses qu'il pensait impossible il y a quelque mois et ce dit que si, peut-être, c'est possible que la blondinette devant lui soit aussi une lycan. ça explique l'odeur, ça explique cette impression de déjà vu...

« c'est ton odeur » elle lâche, aussi naturellement que ça.

en lui arrachant des mains sa cigarette, en l'arrachant de ses pensées. il regarde la clope voler quelques mètres plus loin, une légère déception. il repose son regard sur la blonde, réalise un peu ce qui se passe. il éclate de rire, vraiment – un rire qui peut paraître moqueur, mais en réalité, silas est juste un peu dépassé par les événements. il reprit son sérieux, plante son regard dans celui de la fille. « mon odeur... mon dieu, me dis pas que toi aussi, t'es un lycan. » il incline la tête. ce serai juste la deuxième louve qu'il connaît, après mihaela – à croire que la lycanthropie est bien plus courante que ce qu'on pense, du moins à budapest. il soupire. « mais je me souviens pas pour autant t'avoir senti avant.  » ou plutôt, si, il se souviens, mais pas précisément, pas assez pour lui expliquer. à vrai dire, le seul souvenir qui soit aussi flou, c'est celui de sa morsure – il fronce les sourcils, enchaîne sans attendre que juli ouvre la bouche. « t'as déjà mordu quelqu'un ?  »
electric bird.

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MessageSujet: Re: Une odeur de déjà vu Ven 22 Mai - 18:58



Une odeur de déjà vu
ft. Silas & Juli


Il ne prenait pas ses conquêtes au berceau, ben voyons ! S'il avait su l'âge qu'elle avait réellement il aurait fermé son clapet. Mais c'était ainsi, Juli paraissait adolescente, elle réagissait même encore comme une adolescente, parce qu'elle était née ainsi, atteinte par les caractéristiques de son espèce dès son premier souffle. Elle avait pourtant bel et bien l'expérience d'une femme de 21 ans, les capacités de réflexion et le tempérament, mais tout était tellement plus simple de se comporter comme à l'âge qu'on lui donnait. Même au sein de la meute, elle en jouait, seule sa famille n'était pas dupe, ne la voyait plus comme le louveteau. Il lui arrivait cependant d'oublier ce détail de son apparence. Comme ici, et bien sûr ça lui paraissait comique qu'une fille qui semblait avoir 16-17 ans lui dise avoir fait des galipettes avec lui alors qu'il paraissait avoir au moins cinq années de plus. Mais lorsqu'il lui disait de ne pas rêver, elle levait les yeux aux ciel, moqueuse. Il n'avait pas saisi l'ironie, ou il entrait dans son jeu. Le corps des hommes ne la faisait de toutes façons pas rêver, alors elle le prenait sur le ton de la rigolade.
Et à croire qu'il pensait encore qu'elle le prenait pour le sex-symbol local, il se décalait alors qu'elle prenait place à ses côtés. Elle sentait bien qu'elle envahissait son espace vital, mais c'était sa manière de procéder, aller au devant des choses. Peut-être le côté animal, celui qui dit qu'on se place où on veut, n'en déplaise, pour affirmer sa domination. Le fait de se décaler, c'est abdiquer, c'est se soumettre. Il était foutu, le pauvre.

Elle affirmait cette subtile domination (sans même avoir conscience de la signification de son comportement) en offrant une belle démonstration de sa force surhumaine. Elle aimait en jouer, ça impressionnait toujours, ça attirait le respect... Sauf de ceux qui n'étaient pas dupes. Et cette fois-ci, ça marchait, elle recevait des félicitations et se sentait fière, à peine modeste.


« Ouais, pas mal, peut faire mieux quand même hein! »

Oui, elle se vantait de sa force comme les petite racailles en herbe, à l'école, ou comme ces bodybuilders qui ne savaient rien faire d'autre de leurs muscles que de soulever des poids.
Mais peu importe, elle passait à autre chose, lui dévoilait peu à peu pourquoi elle avait stoppé en le sentant. Et lorsqu'elle lui révélait l'intérêt olfactif, il éclatait de rire. La petite frappe fronçait les sourcils, le dévisageait. Ne la prenait-il pas au sérieux ? C'était prévisible, mais c'était d'autant plus vexant qu'elle ne l'ait pas plutôt effrayé, ça aurait été plus drôle... Sauf que sa réponse fut tout aussi paradoxale que son rire. Était-ce en réalité un rire nerveux ? Parce qu'il lâchait comme ça le mot « lycan », et le mot « aussi ». Mais elle connaissait l'odeur de la meute, ou celle des semblables rencontrés, comme cette abrutie de rouquine qui l'avait royalement ignorée alors qu'elle lui offrait l'opportunité de sa vie en la joignant dans la meute.
Et justement, lui aussi soulevait un point intéressant, disant ne jamais l'avoir sentie auparavant, alors que tous les deux semblaient être familiers. Se seraient-ils croisés dans la forêt lors d'une pleine lune ? Juli semblait -comme cela n'arrivait qu'en de rares occasions- réfléchir. D'où venait son odeur ? En plus elle s'en souvenait différemment, pas aussi forte, comme si soit sa mémoire avait été altérée, soit lui avait changé.
Les sourcils plissés, la mine pourtant satisfaite de constater que son instinct ne l'ait pas trompée, elle ne disait rien pour attendre la suite. Suite qui fut d'autant plus intrigante, puisqu'il lui demandait si elle avait déjà mordu quelqu'un. Mais pourquoi diable cette question ? Tous deux semblaient aussi intrigués, pas pour les mêmes raisons, mais lui posait sa dernière question comme si elle avait de l'importance.
Déjà mordu quelqu'un ? Non, elle essayait plutôt de jouer de ses poings quand il y avait bagarre. Mais à la pleine lune, c'était dur à dire. Elle n'avait que des flash assez brefs de ses nuits, se souvenait principalement du bonheur et de la béatitude de se sentir libre, animale, sans état d'âme, sans autre aspiration que galoper à travers les bois, chasser... Chasser ? Oui mais quoi ? Le goût du gibier lui revenait en bouche brièvement. Le goût de la viande, plus généralement, quelquefois plus savoureuse qu'à d'autres moments. Mais plus la viande était bonne, moins elle se souvenait des détails, seule la satisfaction comptait. Et quand elle se prenait à rêver de dévorer un humain, durant ses nuits dans le lit, elle ne voyait pas de visage. Se disait que c'était un fantasme, la meute prenait soin de se transformer en forêt pour éviter les chasseurs, et ceux de leur simple espèce.
Alors se puisse-t-il que sans le savoir... Non. Car si effectivement elle s'était réveillée plusieurs fois la faim au ventre, après s'être imaginé avoir croqué l'abdomen d'un homme, cela voudrait dire que le souvenir du visage féminin dont être se rassasiait pouvait avoir quelque chose de réel. Alors avait-elle mordu ? Il méritait les félicitations du jury le garçon, il lui posait une colle et la laissait sans voix, un air anormal se lisait sur son visage, alors qu'elle tentait de mettre des mots sur son ressenti.


« Pourquoi tu me demande ça ? Genre t'as été mordu et tu crois que c'est moi ? Genre on reconnaît notre odeur alors qu'on s'est jamais vu ? T'es né de la dernière lune ou quoi? On se souvient pas le matin. Enfin juste un peu, mais toi tu me dis rien, jamais vu, y'a que ton odeur. Enfin c'est bizarre. Parce qu'elle était différente... Je sais pas, moins... Anim...erde! »

Juli était spontanée, elle ne réfléchissait jamais vraiment avant d'agir, ni de parler. Et en parlant, elle réalisait le truc qui clochait. Cette différence dans l'odeur, ce côté musqué, cette pointe de puissance aromatique qui caractérisait un lycan. Mais alors, se pouvait-il qu'elle ait croqué le jeune homme sans se souvenir ?
Sa bouche restait ouverte, en suspens dans sa réflexion. L'odeur lui rappelait maintenant ce rêve, celui de la faim inassouvie, celui de la morsure au flanc. Alors elle fixait le garçon, dans l’incompréhension la plus totale.


« Je peux? »

Elle désignait son abdomen du bout du doigt. Il fallait qu'elle en ait le cœur net. Elle se fichait de la réponse, elle attrapait son vêtement pour soulever, mettre son ventre à nu. Une cicatrice. Une morsure. C'était donc pour cela qu'il demandait si elle avait déjà mordu. Et Juli fixait l’œuvre sanguinaire, hypnotisée, la curiosité se mêlant à la fascination sur son visage, oscillant entre positif et négatif.

« On dit lycanE pour les filles... Et ça date de quand, ça ? Tu te souviens du pelage de la louve? »

Sans même s'en rendre compte, elle avait dores et déjà utilisé le féminin.
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MessageSujet: Re: Une odeur de déjà vu Dim 24 Mai - 8:24

une odeur de déjà vu
juli & silas
elle le dévisage, la blondinette, mais silas s'en fout clairement d'avoir l'air étrange, à éclater de rire comme ça, sans vraiment de raison. tout cela le dépasse un peu – c'est un nouveau monde un peu perturbant, déroutant qui s'offre à lui, il y perds un peu pied, alors que le reste du monde semble parfaitement à l'aise avec tout ça. par exemple, la blonde à côté de lui. alors il rit, un peu nerveusement, à défaut de savoir encore comment le gérer totalement. encore un lycan, à croire que budapest abrite une population de lycans supérieure à.... à celle du reste du monde ? et puis il a lâché la question qui lui brûlait les lèvres – est-ce qu'elle a déjà mordu quelqu'un ? c'est de la curiosité pure et simple qui pousse silas à ouvrir la bouche. après tout, c'est une louve, peut-être plus expérimentée que lui, lui qui ignore tout, alors peut-être qu'elle a déjà changé quelqu'un, peut-être qu'elle peut lui expliquer des tas de trucs... le cerveau de silas fonctionne a mille à l'heure, son regard essaye de se poser, ça, là, capte le froncement de sourcils de la jeune femme. et son étrange silence. il pince les lèvres, retiens presque son souffle en attendant la suite.

il lève les yeux au ciel, le garçon. « je sais bien qu'on se souviens de rien, ça fait peut-être pas longtemps, mais crois moi, j'ai remarqué. » raille-t-il, déjà un peu agacé. ok, il est peut-être un loup depuis peu, mais de là à le prendre de haut, quand même.
« moins quoi, t'as dis ? » il n'a pas écouté la suite, déjà enfoncé dans son agacement, seulement sorti par le juron de juli. il se redresse – il y a quelque chose qui cloche, visiblement, elle s'est rendue compte de quelque chose. « quoi, qu'est-ce qu'il y a ?!  » il est intrigué, mais sans répondre à sa question, elle soulève déjà son t-shirt. « te gênes pas, vas-y... » marmonne-t-il, la laissant faire – de toute façon, même s'il avait protesté, elle a déjà vu la blessure sous le tissu. il baisse les yeux, contemple la marque sur son ventre, qui lui ramène des souvenirs. déjà quelques semaines ce sont écoulées depuis cette morsure ; elle est cicatrisée – bien plus vite que s'il était encore humain – mais on la voit encore, on la sent encore parfaitement sous les doigts, légère aspérité sur sa peau. le brun rabaisse son t-shirt, le réajuste avec un soupir. « ok, ok, t'es une lycane. » se corrige-t-il. il passe les doigts dans ses cheveux, essayant de se rappeler. « je sais pas, ça fait pas longtemps. quelques semaines, grand maximum, je pense. »

silas enfonce les mains dans ses poches, donne un petit coup de pieds dans un caillou et se retourne vers elle. une louve ? silas n'a pas mentionné de louve – alors, est-ce qu'elle en sait plus que lui ? « louve ? tu penses que c'est une louve qui m'a mordu ? ... je sais pas – son pelage était clair, je crois, je suis pas sûr. je me suis pas vraiment attardé sur ça, quand je me suis fais mordre. pourquoi? » sils détaille le visage de la louve, essayant de déceler ce à quoi elle pense. curiosité, bien sûr, mais il n'arrive pas à savoir ce qu'elle ressent exactement face à tout ça.
electric bird.

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MessageSujet: Re: Une odeur de déjà vu Mar 26 Mai - 19:04



Une odeur de déjà vu
ft. Silas & Juli

Juli ignorait royalement le sarcasme du jeune homme. Elle avait appuyé sur le fait que l'on se souvienne peu des pleines lunes principalement pour elle-même, mais comme elle était tout bonnement incapable de se remettre en question, elle rageait, le prenait de haut pour déverser sa propre frustration sur lui. Et pourtant, un sourire imperceptible naissait sur son visage lorsqu'il disait avoir remarqué l'amnésie. Il était un peu agacé, elle aimait ça, mais elle aimait moins son manque de concentration, alors qu'elle lui parlait. Si elle n'avait pas dit merde, il n'aurait même pas remarqué qu'elle faisait une découverte importante en décrivant la différence qu'elle percevait dans son odeur. Et voilà qu'il se réveillait, demandait ce qu'elle avait dit, semblait même tout à coup curieux. Trop tard, elle avait déjà pris de l'avance, elle constatait la cicatrice alors qu'il se plaignait du geste, regagnait sa pudeur aussitôt la main de la blonde éloignée du vêtement.

« Oh c'est bon, fais pas ta princesse, j'en ai vu plein des gens à poil! »

Elle puis elle avait juste regardé son ventre, quoi. Pour sa part elle n'était d'ailleurs absolument pas pudique, l'avantage d'être en meute, on était tous nus et heureux de l'être aux matins des pleines lunes. Elle avait même manifesté avec le Femen une fois, parce qu'elle avait perdu un pari, et pour voir des boobs. Et la police l'avait une fois de plus interceptée pour lui dire que la nudité partielle des mineurs était intolérable, elle avait 20 ans.
Bref, il avait remis bien en place son vêtement, le louveteau. Et il capitulait alors qu'elle revendiquait la conjugaison du lycan au féminin. Il répondait ensuite à sa question, sa transformation était récente... Tout comme l'étrange rêve de Juli, comme par hasard. Et elle hochait la tête, pensive, avec ce sérieux que l'on ne lui connaissait que face au moteur d'une Rolls Royce.
Il se faisait tout de même désirer, le garçon, en laissant traîner la dernière réponse, malmenant un caillou qui ne lui avait rien fait. Et il soulevait un point particulièrement intéressant : oui, elle avait dit louve, et non, elle n'avait pas utilisé le féminin par décision réfléchie. Mais effectivement, elle commençait à se soupçonner elle-même. Et elle restait muette alors qu'il parlait de la clarté du pelage. La plupart des loups étaient tricolores, toujours une point de fauve, pas elle. Elle avait fait une vidéo selfie d'une transformation pour avoir un souvenir à regarder tel Narcisse au bord de l'eau. Un gris simple, ça avait été décevant de ne pas avoir quelque chose d'original comme des zebrures ou une crête à l'image de ses animaux préférés, les hyènes. Mais en se renseignant, elle avait compris que sa robe avait sa part d'originalité, plus claire que la plupart de ses camarades aux teintes fauve... Comme dans la description si faible en détails qu'il lui faisait de la créature qui l'avait transformé. Mais pourquoi diable n'avait-il pas fait plus attention ? Il la regardait maintenant comme un merlan frit, à croire que Juli en savait plus que lui.

Mais ce n'est pas le cas, elle se trouvait en cet instant perdue dans ses pensées, à renifler bruyamment. Elle ne se souvenait pas avoir mordu d'humains, ce qui ne voulait pas dire qu'elle ne l'avait pas fait. Mais quelque chose la perturbait, sa meute allait en forêt pour éviter les massacres, ils savaient bien que leurs loups ne se gêneraient pas face à un humain. Donc, pourquoi était-il en vie ? Qu'il s'agisse d'elle ou de n'importe quel autre loup, rien ne pouvait les détourner de leur repas. Elle se léchait d'ailleurs la lèvre supérieure, en repensant à son déjeuner, comme si ça l'aidait à réfléchir, mettre au clair ses idées.


« J'en sais rien, mais tu peux me dire pourquoi elle a pas fini le travail ? Non parce que si monsieur est si expérimenté que ça, il devrait savoir qu'un loup termine toujours son assiette. »

Et toc, il est remis à sa place, le jeune. Et dans le même temps, Moon accourait alors que Beethoven était à la traîne. Elle venait rapporter le jouet, mais ne semblait pas partante pour un nouveau lancer, elle reposait l’objet au pied de sa maîtresse, posait son postérieur un instant en lançant un regard interrogateur à Juli, avant de finalement décider de se coucher aux pieds du garçon.
Juli la regardait faire, comme si la chienne cherchait à faire passer un message. Message qu'elle trouvait à la fois absurde et légèrement censé. Elle réagissait comme avec les membres de la meute, manifestait avec arrogance la confiance qu'elle portait au mordu. Mais même si c'était une autre preuve, la mécanicienne refusait de croire qu'elle était responsable de la transformation du brave garçon, c'était tellement... Incroyable ? Génial ? Insensé ? Non, vraiment, elle était perturbée, elle n'expliquait pas l'odeur, ni le comportement de son molosse, encore moins le fait que la grande imbécile qu'elle était se retrouve maintenant déstabilisée à ce point.


« J'arrive pas à y croire. Elle te traite comme un membre de la meute. Je comprends pas. De toutes façons on peut pas savoir qui t'a mordu hein ? Si c'était moi, t'aurais reconnu mon odeur non ? Parce que bon, je dis la louve mais je sais pas, le pelage clair, tu sais, c'est... En fait c'est plutôt comme le mien. »

Tout en lui adressant un sourire innocent, elle se mit à cherche quelque chose, un éclair dans la lueur de son regard. C'était une bonne stratégie de lui dire qu'elle se soupçonnait elle-même, au risque de s'en prendre une car elle avait ruiné sa vie, par exemple, ou au risque de se faire rire au nez et confirmé qu'elle se soupçonnait sans raisons.
Mais plus elle y pensait, plus elle se disait que ça serait vraiment cool, d'avoir perpétué son espèce, enfanté à la manière Juli style. Et même qu'un sourire plus grand, plus carnassier et rêveur à la fois, se dessinait sur son visage aux dents bien apparentes.


« Et tu ferai quoi si tu retrouvais qui t'a mordu? »
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MessageSujet: Re: Une odeur de déjà vu Sam 30 Mai - 19:07

une odeur de déjà vu
juli & silas
pourquoi la louve qui l'avait attaqué n'avait pas « fini le travail » lui demande juli – et silas soupire. c'est une question que lui-même s'est posé mainte fois : à quoi doit-il sa survie ? le soir de sa morsure, quand l'animal s'était jeté sur lui, il avait bien cru mourir. il avait cru ses derniers instants arrivés, sa vie défilait devant ses yeux, du moins, c'est l'impression qu'il avait eu. silas se souvient avoir pensé à ses petites sœurs, pensant ne jamais les revoir. et pourtant, la louve s'était détournée de lui avant de l'achever. le laissant pour mort, lui offrant un don, une nouvelle vie. silas ne comprends toujours pas exactement, mais il se souvient que quelque chose avait alerté la louve – et c'était grâce à ça s'il n'y est pas resté. « quelque chose l'a distraite, je pense. sa meute, peut-être ? ou un chasseur – non un chasseur serait intervenu avant. sûrement un autre loup, un des siens. en tout cas, elle a été interrompue, ça, c'est certain. » il réfléchit à voix haute, au rythme de ses pensées. non, ce n'est pas un chasseur qui a interrompu la louve – un chasseur aurait tenté de repousser la bête du pauvre humain innocent qu'il était alors. alors peut-être un autre loup, oui.

moon vient de se réinstaller au pieds de silas, qui glissa du banc pour s’asseoir par terre à côté de l'animal. il passe sa main dans le pelage de la chienne, comme s'il la connaît depuis toujours. ce qui, visiblement, n'échappe pas à juli, et ne lui plaît pas non plus. il croise les jambes, relève les yeux vers la jeune femme. « peut-être qu'elle comprends et accepte le truc plus vite que nous. et je reconnais ton odeur hein – enfin, je l'ai déjà senti, et je connais pas une centaine de loups non plus. » il plisse les yeux, scrute la blonde. son intuition lui souffle que moon a raison – juli est peut-être bien celle qui l'as mordu, et qu'il fait donc parti de sa meute. il secoue la tête, chasse la pensée. ou non. c'est quand même le plus plausible : ça expliquerai qu'il aie cette impression de déjà-vu et le comportement de moon. « tu serais capable de mordre quelqu'un ? » il a du mal à imaginer ce visage presque angélique être capable de presque tuer quelqu'un. mais après tout, qui penserait en le voyant, qu'à la pleine lune, il se transforme en bête ? personne – et les apparences sont trompeuses, il le sait bien.

qu'est-ce qu'il ferait, c'est une bonne question, se dit silas. il remercierait peut-être de ne pas l'avoir tuer, déjà. et il ignore tout de la vie d'un loup : il a des centaines de questions, des questions auxquelles il n'a pas encore pensé et que même les livres les plus obscures rangés au fond de la bibliothèque d'aloïs ne pourraient lui donner de réponses. « je la remercierai de pas m'avoir tué. » lance-t-il en riant. « non, sérieusement. je poserai des questions, sur tout les trucs que j'ignore encore. les meutes, tout ça. » car niveau connaissance, à part ce qu'il a lu, il est aussi ignorant qu'un louveteau nouveau-né. il caresse distraitement moon. « et toi, tu ferais quoi si tu découvrais la personne que t'as mordu ? » il gratte son menton à la barbe naissante et hausse un sourcil. une manière détournée de lui demander ce qu'elle ferait de lui – s'il est bien celui qu'elle a mordu. si elle est bien celle qui a fait de lui ce qu'il est. « au fait.  » silas repousse une mèche anarchique, qui n'en fait qu'à sa tête. « moi c'est silas. » ajoute-t-il, réalisant qu'il ne connaît toujours pas le prénom de cette fille.  
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