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Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa)

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Mircea Brâncuși
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MessageSujet: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Dim 17 Mai - 8:38

Des beautés fanées, des vies au trépas, la maladie qui grogne à la chair. Les vies se cognent contre lui, l’immortel qui choisit, observe et se demande laquelle va terminer entre les canines gourmandes. Au centre ville qu’il évolue parmi la foule, des touristes pour cible, des enfants à l’absence de famille, une petite qui perd la peluche adorée et le voilà à rendre le jouet, à imaginer un instant qu’elle serait parfaite. La chance l’abandonne. Les parents sont là, remercient et ne se doutent pas qu’une fraction de seconde plus tôt, il envisageait de dérober la jolie. Le sourire du diable ricoche comme un avertissement à l’enfant qui se retourne précipitamment. Une autre cible que Mircea doit envisager, la faim qui tord le corps, et déjà les effets se manifestent. La cire du visage, la peau qui craquèle au corps. Quatre jours qu’il s’est abstenu de nourriture, quatre jours à errer car trop difficile, trop gourmet pour ses repas. Aucune fille souillée par la drogue, aucune enfant malade. A la jeunesse, à la beauté. Ce sont des nymphes qui ont sa préférence, les immaculées qu’il emmène à l’autel du dernier sacrifice. Le jeu reprend, l’observation plus accrue, l’attente d’une proie. Au musée qu’il se rend, là où curieusement elles abandonnent la frayeur. Il se joue des guides, détourne leur parole, évoque ses connaissances et déloge l’idiot pour s’accaparer une foule. Un titre qu’il se donne. Professeur. Une figure accepte de marcher à ses côtés, une naive qui tombe à la gueule d’un affamé. Mots et mensonge.

L’acharnement des corps. La belle qu’il tient contre le mur. Le cou perforé. La vie qu’il dévore sans lui octroyer le droit de protester. Il n’est pas de ceux à s’arrêter, à avoir une once d’empathie pour les humains. Des repas. Des beautés qu’il retient dans la mort. La porte s’ouvre sans qu’il ne remarque. L’intention focalisée au sang et au corps percuté des reins malins.

Une balle déchire l’épaule gauche, oblige le monstre à ployer. La jolie qu’il relâche. Elle qui s’enfuit sans chercher à comprendre. Il chute au sol, au grognement d’une étrangère à son corps, du mal qui se répand. La chair qui se referme sur l’objet, la balle toujours logée dans l’épaule. IL SAIT. Animal blessé qui prend le temps de refaire les vêtements, à l’apparence impeccable qu’il prétend mais le visage est déformé par la colère, les traits qui exposent la hargne jamais démontrée. Chemise devenue carmine. « Narcissa… Narcissa. Il me semblait avoir signé un traité de paix » Le corps qui pivote vers la chasseuse. D’un mouvement il pourrait briser la nuque, d’un mouvement elle ne serait plus qu’un souvenir, un corps taché, abandonné. Mircea n’en fait rien. Pas même un pas en avant. « Tu as fait fuir une proie… tu l’as laissé s’échapper avec la conscience que les monstres existent. Rattrape-la. Il faut la tuer… aucun mortel ne doit savoir, c’est la règle, n’est-ce pas ? » La neutralité de l’intonation. Effrayant. Il n’a jamais présenté cette facette. L’ogre affamé. Le monstre sous la carne. Trois pas. Le lit qu’il effleure du bout des doigts. « J’ai besoin de me nourrir. Soit tu me donnes ton sang soit… je prends la première qui croise mon regard et tu sais qu’elle n’en sortira pas vivante… ton choix » La balle mord à l’épaule. Il se tient au rebord du lit, main appuyée.
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MessageSujet: Re: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Lun 18 Mai - 21:40



Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne
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La trace qu’elle tente de retrouve depuis des semaines. Elle ne veut plus vivre dans ce rêve. Elle ne veut plus vibrer dans cette fausse réalité, dans ses rêves d’enfant. Plus une gamine. Plus une petite impressionnable. Elle veut plus. Elle veut plus que la pulpe de ses doigts sur sa peau. Se détacher de cette obsession, de ce monstre à même de ronger ses rêves et son imaginaire. Qu’elle se détache de cette image, de son envie de plus, des envies qu’elle ne comprend pas, qu’elle refoule. L’arme qu’elle pose contre son flanc, qui dort. Les balles qu’elle aurait pu tremper dans du sang de loup. Elle ne veut pas le tuer. Elle ne peut pas le tuer. Trop de fascination pour qu’elle se laisse allez à son rôle de chasseuse, pour qu’elle laisse la marque sur sa peau se faire plus grande, ronger son épiderme. Les traces qu’elle tente de reconstruire pour avoir le chemin à même de le mener à lui. Détendeur de ses rêves d’enfants, des obsessions malsaines à même d’animer son âme. La lame contre sa cuisse. Le sang de loup-garou dans le fond de sa poche. Pas assez pour briser. Assez pour calmer. Elle n’a pas envie de finir la nuque brisée. Elle ne sait pas la réaction en se montrant hostile. Elle ne connaît que l’ombre passive. Il reste un monstre. Ceux qu’elle se doit de tuer.

L’hôtel. La gamine qu’il amène. Cette jalousie qu’elle veut contrôler mais qui se fait sentir dans ses veines, qui fait vibrer son corps et les escaliers qu’elle monte rapidement. L’arme entre les doigts. Elle ne cogne pas. Elle se glisse comme un ombre et tire un coup. Le silencieux rend la scène trop calme, mais le grognement fait vibrer son épiderme. L’ombre passive n’est plus aussi calme et la gamine s’éclipse. Elle ne la retient pas. Qu’elle parle du monstre. Qu’elle parle de ce qui vient de se produire. Les rumeurs ne seront que plus présentes. Les monstres seront chassés. « Narcissa… Narcissa. Il me semblait avoir signé un traité de paix » Elle laisse son regard se poser sur lui. Plus l’enfant. Plus la gamine. La femme. L’obsédée. Elle qui tente de se détourner, mais qui n’arrive pas à chasser l’ombre de ses pensées. Elle ne peut pas se le permettre, la gamine. Les Báthory ne s’entichent pas des monstres. Ils ne sont qui violence et chaos. L’arme qu’elle tient entre ses phalanges, l’arme encore pointée vers lui alors que la voix résonne en écho dans la pièce. « Ça ressemblait plutôt à un adieu qu’un traité.» Sarcasme dans le fond de sa voix à elle ou amertume. Elle n’aime pas qu’il se joue d’elle. Elle tente de se réveille de ce rêve, de leur rêve. La seringue de sang lycan qui dort dans la poche de son pantalon. Celle qui transperce la peau et se déverse son venin. Une arme de chasseur. Utile. Elle tue les loups pour leur sang. Pour tuer les vampires. Elle ne veut pourtant pas le tuer lui. Elle ne sait pas ce qu’elle veut. Elle déteste cette hésitation, cette fascination. « Tu as fait fuir une proie… tu l’as laissé s’échapper avec la conscience que les monstres existent. Rattrape-la. Il faut la tuer… aucun mortel ne doit savoir, c’est la règle, n’est-ce pas ? » Un ordre qu’il lui lance. La voix froide. La voix trop différente. Elle fait pourtant un pas, alors qu’il n’en fait pas. L’arme entre les doigts. La main qui ne tremble pas. La peur qu’elle ne connaisse plus, trop souvent confrontée à la violence, endoctrinée pour se battre. Silencieuse. Elle s’arrête à quelques mètres. La distance qui se réduit lentement.

« J’ai besoin de me nourrir. Soit tu me donnes ton sang soit… je prends la première qui croise mon regard et tu sais qu’elle n’en sortira pas vivante… ton choix » Un pas. Un petit pas. Elle s’approche, l’arme pointée vers lui. « Tu aurais pu boire mon sang depuis des années, je ne vois pas pourquoi je te l’offrirais ce soir.» Un souffle. Elle laisse son regard se poser, le détailler l’observer. « Je n’ai plus envie de vivre dans ce rêve.» Une menace. Un aveu. C’est difficile à dire, parce qu’elle le menace d’une arme, parce qu’elle ne joue pas la poupée fragile qu’il connaît. Elle n’a plus envie d’être prise. Elle n’a plus envie de le désirer, de vouloir l’approcher. La mort semble une alternative plus simple, mais c’est risqué. Toujours risqué. Encore plus avec celui qui a su se glisser dans son esprit pour la rendre malade. Par sa présence. Par son regard. « Je viens pour dissiper le songe.» Elle ne sait pas le nom. Elle ne sait rien alors qu’il en sait trop. Il faut qu’elle en finisse.
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Mircea Brâncuși
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MessageSujet: Re: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Mar 19 Mai - 11:13


« J’ai fait une promesse à ton père… » Le souffle mécréant de la vérité enfin dévoilée, de la promesse d’un meurtre, d’une vengeance pour sa petite décapitée à ses yeux, pour le père assassin. C’est la vie de Narcissa qu’il a juré de prendre. Elle qu’il doit emmener à ses ombres cannibales, elle qu’il doit fracasser de ses crocs assassins. L’envie s’est étiolée avec les années, l’envie de prendre la vie alors qu’il l’a voyait grandir, qu’il était là à se jurer qu’un jour il tordrait le cou et enverrait la jolie dans quelques boites. Tete et le lendemain un bout de jambe, le suivant un œil. Une idée fabuleuse qu’il avait rapidement abandonnée. Un rêve perpétuel qu’il avait maintenu, comme avec d’autres, ces figures adorées avec lesquelles il avait joué le temps de l’enfance, devenant leur croquemitaine, compagnie des songes, des nocturnes envies. Narcissa avait échappé aux décadences du monstre. Pas une fois il n’avait posé les mains, des effleurements mais jamais plus. Elle qu’il n’a pas saccagé. Laissée vierge pour d’autres. « ... il ne t’en a parlé. Il pensait que tu saurais combattre, il pensait que tu seras comme lui. Chasseur. Tu possèdes la marque ? » La chair voilée de tissus, les dessins qu’il ne discerne pas. A la nécessité de boire du sang. De vieilles histoires contées, de celles auxquelles il n’a jamais fait attention. Des chasseurs, il n’en a jamais attaqué. Pas d'actes stupides. De Narcissa, il ne sait plus rien. Abandonnée pendant des années, il n’a pas vu l’évolution, les premiers saccages, le fusil aux mains. Ennemis. Condamnés à la chasse perpétuelle. A celui qui obtiendra la tête de l’autre.

L’arme en sa direction. Canon pointé au cœur. La crainte se déverse lentement. Mourir ne lui a jamais effleuré l’esprit, jamais il n’a songé qu’un humain pourrait être responsable de sa fin. Que huit siècles s’étoufferaient par quelques balles et une tête au bout d’une pique. Une crainte qu’il n’a jamais porté envers les humains, eux les aimés, ces figures, ces cœurs débordants. Existence de chasseurs. Les pas en sa direction, un bras qu’il tend et la main qui se pose sur l’arme, paume qui entrave le canon. « Je me demandais… tu as pensé à moi, la première fois ? Tu penses toujours à moi ? » La maladie qui roule à la langue, des questions perverses dont il quémande une réponse. Sa curiosité qu’il démontre, les rêves dans lesquels il a voyagé, les entrelacs qu’il a aperçu. Le visage est absent d’expression, c’est la même neutralité, le dérangeant des questions qu’il ne semble pas reconnaître. Une situation qu’il détourne pour recréer un cauchemar. Reprendre le contrôle, ne pas se laisser dominer par une enfant.

Assis au bord du lit, l’épaule crie à la douleur d’un corps étranger, d’une balle sur laquelle les tissus se sont refermés. Mouvements de bras qui deviennent complexes. « J’ai besoin que tu l’enlèves… en échange, je te donne mon prénom » La valeur d’un prénom, à ces anciennes croyances que le connaître octroie le pouvoir. Croyances de son peuple déraciné. L’identité qu’il offre contre la survie. Une balle qu’il ne pourra pas retirer seul. Veste qu’il enlève, cravate qu’il défait. Les tissus qui tombent. « S’il te plait. Je n’ai pas envie de me battre, je déteste combattre les agneaux » L’insulte prononcée. La faiblesse jetée. Défi.  


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MessageSujet: Re: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Mar 19 Mai - 11:51



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[size=12]« J’ai fait une promesse à ton père… » Elle ne sait pas. Elle ne sait pas l’histoire. Elle ne sait pas qu’il connait son paternel. Lui qui a entraîné sa fille comme un homme. Il n’aimerait pas qu’elle s’entiche d’un vampire, qu’elle se sente incapable de le chasser de son esprit ou de le tuer. Elle voudrait qu’il soit fier. Elle ne sait plus. Elle ne parle pas Narcissa. Elle ne sait pas. Elle ne sait pas cette histoire. « ... il ne t’en a parlé. Il pensait que tu saurais combattre, il pensait que tu seras comme lui. Chasseur. Tu possèdes la marque ? » La mâchoire qui se serre et la phalange qui presse l’arme. Cette arme qu’elle pointe à son cœur. Qu’elle vise à ce cœur pourri, ce cœur mort. « Les femmes dans la famille Báthory ne chassent pas.» Froid dans le fond de sa voix. Elle ne répondre pas. Il saura. Pas besoin qu’elle parle. Elle ne saurait pas manier une arme aussi aisément sans pratique, sans avoir déjà tiré avant. Il le saura. Pas besoin qu’elle parle.

Il s’approche. Elle se fige. Qu’il ne vienne pas. Narcissa, elle ne contrôle rien face à lui. Son monstre. Son ombre. Elle déteste ça. Elle doit les tuer. Elle doit le détester, comme les autres. Il reste porté dans son esprit, elle ne s’en détache pas. Qu’elle mette fin à ce rêve. Aux rêves communs. « Je me demandais… tu as pensé à moi, la première fois ? Tu penses toujours à moi ? » L’envie d’appuyer sur la gâchette qui lui prend. L’envie qui ronge les tripes. Simplement pour se venger des propos qu’il lance, pour calmer la rage. « Tu me donnes simplement envie de te tirer dans la main.» Rage dans la voix. Trouble dans son esprit. Son désir pour lui qui ne quitte jamais son être. « Je ne fantasme pas sur les montres.» Faux. Sur lui oui. Elle a charmé plus d’un monstre pour tuer, pour enfoncer le pieu dans le cœur, pour couper la tête. Le carmin à ses doigts. Aucune envie de lui donner raison. De lui offrir ce plaisir de savoir. Ce pouvoir sur elle. Il en possède déjà trop.

Il se pose sur le bord du lit. Une chambre. Un lit. Connerie. Elle n’aurait pas dû venir. « J’ai besoin que tu l’enlèves… en échange, je te donne mon prénom » L’arme entre ses doigts. Les balles qu’elle devrait tirer. Au cœur. À la tête. Le cribler de balles. Elle descend pourtant le canon. Elle retire la veste qui couvre ses bras à elle. La peau un peu dévoilée. Le cœur qui s’emporte. La chaleur qu’elle ressent. La marque qu’il ne voit pas. Qui ronge son dos. Ses bras. Il faudrait un peu de sang pour qu’il sache, pour qu’il puisse voir l’ampleur du massacre. De ses massacres. Silencieuse. Elle s’approche. Reste debout devant lui. Cette envie de le briser, comme de toucher sa peau une fois de plus. Le foutu chaos dans son crâne. « S’il te plait. Je n’ai pas envie de me battre, je déteste combattre les agneaux » Un agneau. Il ne sait pas. Il ne connait rien d’elle que la poupée qu’elle semble être, qu’elle est aux yeux des autres. Elle ne parle pas. Pas encore. Elle a envie d’hurler. De le briser. Autant que de laisser ses mains à lui parcourir son corps, sa peau trop brûlante. « Bouge pas.» Voix froide. Elle se pose à genou contre le lit. Trop près de lui. La lame qu’elle retire de contre sa cuisse. La lame d’argent. Celle qui fait couler le sang des loups.
La lame qui s’enfonce dans la chaire sans tendresse, sans douceur. Le sang qui coule à ses doigts et la balle qu’elle cherche de son arme. Son cœur qui vrille. Ses pensées qui se percutent. Foutu bordel. La chaire qu’elle déchire sans douceur. Le bras qu’elle brise sans tendresse. Elle n’est pas une enfant. Elle n’est pas tendresse. Elle ne sait pas pourquoi elle l’aide. Ce n’est pas ce qu’elle doit faire. Pas ça. La balle qu’elle retire finalement et qu’elle laisse tomber contre le sol. La peau froide qu'elle ressent sous la pulpe de ses doigts. Le carmin à la main et son regard qui se pose sur le sang. Ce sang sur sa peau opaline. Son sang à lui. Le dilemme qu’elle rejette depuis toujours. Le sang qu’elle refuse depuis longtemps. Le sang qui rend plus fort. Elle ne peut pas. Elle ne peut pas. Son souffle qu’elle tente de contrôler. Qu’elle se recule. Qu’elle se lave les mains. Le promiscuité troublante. Le sang sur les mains. « Le prénom.» Son regard s’accroche aux siens. Elle devrait s’éloigner, mais elle reste posée près de lui. Foutue tentation dont elle ne se détache pas. Narcissa, elle garde sa lame entre ses doigts. Elle lutte. Elle ne sait plus comment faire. « Je ne suis pas la gamine que tu observais pendant la nuit.» Un souffle. Elle n’est plus la douce petite fille. Elle est une femme. Une chasseuse. Elle sait tuer.

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Mircea Brâncuși
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MessageSujet: Re: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Mar 19 Mai - 13:11


La paume contre le canon. Il n’a aucune crainte quant à la destruction des chairs. Tout se reforme. Détruire et reconstruire. Seul le soleil est l’accusateur, le bourreau. « Fais donc… elle se reconstruira, mais tu sais déjà tout ça » Une chasseuse, une enfant entrainée pour combattre, pour délaisser toute forme d’empathie, un petit soldat né avec un fusil dans la main. Une incompréhension pour Mircea. Et surtout de ceux qui abattent pour les trophées, ces histoires qu’il a attendu, d’une famille qui aime à afficher les têtes dans une salle, les carcasses des décapités. Le mépris pour ces animaux, ces joueurs contre lesquels il n’a aucun pouvoir, se jeter dans la mêlée, violer la propriété serait un suicide.

Les paroles amusées. La question qu’il s’est toujours posé. La réponse qu’il devine. « Menteuse » Sifflement d’un serpent certain d’une proie qu’il va cueillir à ses crocs. Il connaît la vérité, les rêves, les volontés, et ces murmures, il a toujours été là, dans les rêves, à côtoyer ses chimères, à voir ce qu’elle désirait. « Tu ne m’as pas répondu » La menace qui glisse. Il hait quand les questions sont détournées. La main délaisse l’arme pour la poche du pantalon. « Tu as pensé à moi ou alors… tu es encore immaculée, une enfant qui attend la main tendue du loup » Un rappel au conte ancien, du Chaperon qui accepte le jeu, à la prétention qu’elle ne connaît pas la finalité. Le visage proche des tentatrices. « Il fallait me demander… j’aurais accepté » Les moqueries se faufilent aux mots, à l’intonation rieuse, les lippes sournoises.

La lame à la cuisse, il n’en attendait pas moins d’elle. D’autres armes dérobées au corps. Il imagine, peut-être des couteaux au dos. Mircea n’a pas le temps d’imaginer le reste de l’armement, la lame déchire l’épaule. Créature qui geint de la douleur, les canines apparentes, le monstre prêt à la vengeance. Ce n’est que le mal ressenti, la violence qui appelle à la défense. Les mains qu’il accroche au rebord, à en détruire le bois. Le métal arrache les chairs, détruit les reconstituées. La langue qu’il se mord au sang. Le mal qui se déverse à la gorge. Les insultes qu’il crache dans sa langue natale, une langue de l’oublie. La douleur était une habitude de sa vie d’homme, des souvenirs, il n’en reste rien. Il la soupçonne de faire exprès, de prétendre qu’elle ne tient pas la balle. Soumis à ce qu’elle souhaite. C’est l’attente. Le métal étranger rebondit au sol. Un soupir de soulagement. Il manque de tomber sur le matelas.

Son sang tente celle qui l’a sauvé. « Approche » La main tâchée qu’il tient dans la sienne, le sang versé qu’il observe, les doigts tachés. Les écarlates qu’il porte à ses lèvres, embrasse et rend immaculés de carmin. Le regard qu’il ne quitte pas. Les gestes qu’il abandonne à ses envies. « Tu n’as pas le droit d’y gouter, tu sais qu’un vampire n’offre pas son sang sans conséquences » Le baiser à la paume. La main qu’il relâche. « Mircea » La tête qu’il incline, à ces anciennes présentations.« Qui es-tu ? Une arme ne fait pas de toi un chasseur, une arme ne fait pas de toi une guerrière » L’ombre se relève péniblement, à la blessure toujours ouverte. Bouteille et cristal qu’il effleure de ses doigts, à la boisson qui n’a plus aucun gout pour lui. Des cendres à la gorge. Un verre qu’il attrape et tend vers Narcissa. « Ton sang, dans ce verre… sinon j’irai tuer les occupants de la chambre voisine » Le choix qu’il offre une seconde fois, l’absence de morsure qui lui donne. « La blessure ne se refermera pas tant que j’aurai faim, et tu sais probablement ce qu’il arrive si une créature perd le contrôle… je ne veux pas te montrer ça »


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MessageSujet: Re: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Mar 19 Mai - 14:13



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« Menteuse. Tu ne m’as pas répondu. Tu as pensé à moi ou alors… tu es encore immaculée, une enfant qui attend la main tendue du loup. Il fallait me demander… j’aurais accepté. » La rage qu’elle déverse dans la plaie, dans la lame qu’elle laisse entrer dans l’épaule. Elle ne bronche pas. Elle ne bouge pas à la vue des dents. Elle ne bouge pas à le vue du monstre. Ce n’est pas la première fois qu’elle y fait face, mais la première fois qu’elle crève d’y céder. Autant. Le désir prenant. Le désir bouillant et la haine dévastatrice. Elle se penche vers lui. Souffle dans son cou alors que la lame brise la chaire. Qu’il cesse de jouer avec elle. D’allumer des désirs indécents qu’elle ressent depuis longtemps. Trop longtemps. « Je ne pouvais pas parler à une chimère que je croyais fausse. Pas le moyen de demander.» Une réponse qui se veut positive. Qu’elle aurait crevé qu’il prenne possession d’elle. Une façon de dire qu’elle a sûrement pensé à lui, mais qu’elle ne prononcera pas les mots.

La lame se retire finalement de la chaire et elle file contre la cuisse une fois de plus. Le sang qui y reste. Le sang sur ses doigts. « Approche » Les frissons qui passent contre son épiderme, qu’elle voudrait retenir pour ne pas montrer. Son corps réagit. Elle déteste ça. Être faible. Elle a envie de le tuer. Elle a envie de le briser un peu plus. Comme elle a envie de plus. De plus que ses lèvres à lui contre sa paume. « Tu n’as pas le droit d’y goûter, tu sais qu’un vampire n’offre pas son sang sans conséquence » Elle sait. Elle sait trop bien. Elle le laisse rendre sa main opaline, retirer son carmin à lui. Elle se mord la lèvre. Elle se percute à trop de sensations qu’elle ne contrôle pas. « Je sais.» Sa main qu’elle reprend. Cette envie de découvrir sa chaire. Le nombre de fois où elle y a pensé. Ou elle tentait de le retrouver. Foutu bordel dans son crâne. « Mircea » Son regard qui tente de sonder le sien. Trop de choses dans le fond des yeux du vampire. Elle reste silencieuse. Elle attend le bon moment pour parler. « Un nom sur la chimère. Le rêve se brise.» Un semblant de sourire sur ses lèvres à elle alors qu’il faudrait qu’elle s’éloigne, elle ne se détache pas du lit. Elle n’en a pas la moindre envie. C’est la lutte dans son esprit. « Qui es-tu ? Une arme ne fait pas de toi un chasseur, une arme ne fait pas de toi une guerrière » Un sourire qui passe sur ses lèvres. Une chasseuse. C’est ce qu’elle connaît depuis toujours. Il ne sait pas. Il ne connaît que ce qu’elle laisse paraître.

« Tu verras.» Elle attrape le verre qu’il lui tend. Elle n’a pas besoin de parler. Il pourra voir par lui-même. « Ton sang, dans ce verre… sinon j’irai tuer les occupants de la chambre voisine. La blessure ne se refermera pas tant que j’aurai faim, et tu sais probablement ce qu’il arrive si une créature perd le contrôle… je ne veux pas te montrer ça » Son regard qui ne quitte pas le sien. Soupire qu’elle laisse paraître. Elle ne tue pas les monstres pour sauver les innocents. Les cadavres. Elle s’en fou. Elle tue parce qu’elle ne connaît que ça. Parce que c’est en elle. « Tu dois savoir que les cadavres que tu laisses derrière toi m’importent peu. Je ne sauve pas les innocents.» Les Báthory sont des monstres sanglants, simplement. Elle a dû se prouver. Elle a dû tuer pour le plaisir. Elle. Elle qui vacille entre ses désirs pour lui et les valeurs de sa famille. Elle doit prouver.
Elle tend la coupe à Mircea. Ce nom qui résonne dans son esprit. « Tiens ça.» Un ordre qu’elle lance doucement et la lame qu’elle attrape de contre sa cuisse. La main qu’elle entaille sans broncher. Elle connaît bien la douleur. Le sang qui coule au fond de la coupe. La coupe qui se remplit, qui devient écarlate de son sang. « Tu veux savoir qui je suis. Bois et tu verras.» Elle ne va pas dire. Il verra la marque qui ronge son dos, sa chaire et ses bras. Elle a trop tué. La lame qu’elle repose dans son étui, contre sa cuisse. La main qui se referme sur la blessure. Qu’il boit. Il saura. Elle. Elle reste posée contre le lit. Elle devrait le briser. Le sang de loup qui dort dans sa poche. En cas de danger. Elle ne sait pas. Elle ne lui fait pas confiance. Elle a pourtant envie de plus. Toujours plus.
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Mircea Brâncuși
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MessageSujet: Re: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Mer 20 Mai - 3:04


Des mensonges. Toujours ces mêmes paroles, ce refus de la vérité. De toutes les âmes torturées, il connaît les déviances et les envies formulées, le désir qui craquèle, les petites qui aiment à la cruauté d’un diable. « Mais tu y croyais à mon existence, tu la cherchais. Toujours à trainer dans mon ombre, à espérer que je vienne » Des nuits où il ne venait pas, parfois des mois et à la fin, il s’est éloigné pendant des années, car d’autres avaient son regard. Narcissa n’a jamais eu l’exclusivité, mais c’est ce qu’il lui octroyait, une croyance qu’elle était unique, qu’il n’était là que pour elle. Un menteur. Mircea a vogué dans de nombreux rêves, il s’est fait le croquemitaine de beaucoup et quelques unes seulement ont retenu son attention. Ambroise qu’il tient encore, qu’il envisage d’amener avec lui. Et de Narcissa ? Elle est encore trop jeune, trop naïve.

« Tu dois savoir que les cadavres que tu laisses derrière toi m’importent peu. Je ne sauve pas les innocents » La révélation. Il se tourne vers elle, la surprise aux ambres. Elle n’est donc pas de ceux à réguler les populations, ceux qui tuent par nécessité. Les garde-fous. Elle est la mort, une faucheuse qui repend le sang, qui massacre comme lui peut le faire. « Tu tues par plaisir, par envie du sang et de la puissance. Comment fais-tu pour les piéger ? Ils aiment ta naïveté, c’est ça… l’enfant. Le cygne qui s’offre »

Deux pas en avant, à la vitesse incohérente, malade, le vol des rideaux. Au sang qui goutte, à la paume tranchée qu’il veut boire. Le calice aussitôt retiré de sa vision. Le gémissement du souffrant qui flirte à ses lèvres. Le cristal qu’il accepte. Le liquide épais qu’il aimerait à conserver pour l’odeur. Le verre à ses lippes. D’un grand cru qu’il avale. Yeux clos. Son sang à elle qu’il n’a jamais réclamé. Mircea s’est toujours tenu éloigné du corps, à se promettre de ne pas l’entacher mais l’envie était toujours là. D’y perforer au sein ou aux cuisses. Le corps sien. « Ca refroidit si rapidement » Les babines pourléchées. Dernière goutte qu’il ne laisse pas s’échapper.

Les tracés se forment, des arabesques au bras de Narcissa, des serpents d’argents qu’il discerne. Le verre tombe et s’éclate au sol. Les gestes sont fous, le haut qu’il lui arrache, le tissu massacré pour la révélation qu’il ne soupçonnait pas. La nuque qu’il tient à sa paume. L’enfant jetée contre le lit, visage aux draps. « Combien sont morts pour tes envies ? » Le souffle à la peau. Il effleure l’opaline. A l’envie d’y planter les canines. La prise qui ne lui laisse aucune possibilité de se débattre. Jolie étouffée au lit. Dos dénudé. Les tracés d’infamies. « Qu’est-ce que tu aimes ? La traque ou la mort ? » Des siens tués, Mircea n’est pas là pour les venger, lui qui vogue à la solitude, lui qui n’aime qu’une unique de son espèce. Les autres sont des étrangers. D’un geste il est à l’écart, contre le mur, les bras croisés au torse. Lui qui ne l’a pensait pas capable de tuer les siens. L’étonnement grandit, la curiosité de savoir comment elle s’y prend. Changement pour un autre sujet. «  Retourne-toi. Je veux voir ta cicatrice… la trace de mes méfaits » Le souvenir d’une guerre. A la plaie recousue maladroitement.

Le sang offert était trop peu. Il tremble à en vouloir plus.


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MessageSujet: Re: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Mer 20 Mai - 18:15



Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne
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« Tu tues par plaisir, par envie du sang et de la puissance. Comment fais-tu pour les piéger ? Ils aiment ta naïveté, c’est ça… l’enfant. Le cygne qui s’offre » Narcissa, elle ne dit rien. Elle se contente de jeter un regard à la coupe pleine. Elle ne dit pas. Pas à lui. Il se contentera de subir. Elle veut lui montrer. Lui. Celui qu’elle traque en tuant les autres, en vidant son venin sur les autres, en faisant couler le carmin sur ses mains.

Ses yeux le dévorent lui, alors qu’il trempe ses lèvres dans le rouge de son sang. « Ca refroidit si rapidement » Sourire qui passe. Sourire qui se fane. Il boit. Les marques serpentines qui apparaissent sur sa peau. Le dos couvert. Les bras. Il reste encore de la place pour la marque, mais son corps est de plus en plus rongé. Les morts qui s’accumulent. Le dessin qui se précise avec le temps. Plus de lignes. Plus de détails à chaque mort.
Elle sursaute. Pas le temps de réagir. Le haut qui vole en lambeaux et son corps contre le lit. Elle prend appui contre ses bras, son souffle qui se coupe alors qu’elle le sent dans son dos. Elle n’est plus l’enfant. Elle tue. Pour le plaisir. Pour la famille. Pour faire sa place. Pour le trouver. Pour se prouver. Pour le plaisir de la chasse, pour le jeu, pour voir l’incompréhension dans les yeux des vampires qui se rendent compte de ce qu’elle est. Son sang qu’elle n’a jamais offert. Son corps marqué par les combats, mais vierge des canines. « Combien sont morts pour tes envies ? » - « Je ne compte plus.» Un souffle. Sa peau qui réagit au touché alors qu’elle voudrait le refouler. « Qu’est-ce que tu aimes ? La traque ou la mort ? » Un sourire qui passe sur ses lèvres. Elle ne sait pas. Sûrement les deux. Mais elle aime trouver, elle aime faire miroiter les espoirs et briser. Voir le chaos dans le fond des yeux alors que la poupée offerte achève le monstre.
Elle soupire lorsqu’il s’éloigne. Elle se sent libre. Elle ne joue pas la poupée fragile. Elle ne joue pas l’enfant. Elle ne joue simplement pas. Il doit voir. Il va comprendre sans qu’elle parle. «  Retourne-toi. Je veux voir ta cicatrice… la trace de mes méfaits » La marque à son bas ventre.

Narcissa, elle bouge. La lame qui dort à sa cuisse. Le venin de loup caché. Elle ne doit plus se faire avoir de la sorte. Qu’elle montre ce qu’elle fait aux autres. Le regard de poupée. Le sourire de gentille fille qui crève de s’offrir. Elle fait semblant. Sauf avec lui. Elle sait bien jouer la poupée candide.
Elle se pose sur le bord du lit, la tête qui se penche sur le côté, les cheveux qu’elle dégage pour montre la nuque. Geste fluide. Geste doux. Le regard qu’elle ne quitte pas. Le sien. Détenteur de plusieurs fantasmes et des cauchemars de son enfance. La pulpe de ses doigts qui glisse à son cou, dans ses cheveux pour retomber le long de son corps.
Elle fait fit de la nudité de son corps. Ça ne la gêne pas. Pas comme l’autre fois. Elle était trop fragile. Maintenant, elle montre. Elle ne joue plus la petite fille qui risque de claquer sous ses doigts. Narcissa, elle se lève. Pas féline. Douce. La poupée à offrir. Celle emplie de désir qu’elle montre aux monstres, la vierge tentante, la curieuse qui veut servir de repas, devenir un jouet docile. Elle se pose devant lui, les doigts qui passe sur le tissu de sa chemise, les boutons qu’elle replace lentement dans le bon ordre, les cheveux sur le côté, le cou offert, le visage qu’elle tourne un peu, le mouvement des muscles dont elle joue, la jugulaire trop visible. La chemise est correctement replacée. Les boutons en ordre. Le col qu’elle met droit. Ses doigts chauds qui effleurent son cou à lui. La promiscuité troublante. Lorsqu’elle joue, rien ne paraît sur son visage, que le jeu, que les masques. Que la finalité en tête. Le meurtre avant qu’il se laisse tenter. Le bon moment pour injecter le venin. Mircea. C’est différent. Sourire doux, candide. Corps à offrir. Les masques. Les mensonges. La pulpe qui glisse doucement sur le tissu de la chemise, sur le torse pour s’évanouir, pour laisser le fantôme d’une caresse. Elle se penche. Les gestes qui parlent. La traque qu’elle fait. Le charme aux monstres pour qu’il ne doute pas et les meurtres bien pensés.
Promiscuité étouffante. Son souffle dans le cou de la bête. « J’ai beaucoup à offrir. » Faux. Elle n'offre rien. La mante religieuse. Phrase à double sens. Phrase qu’elle lance souvent, après quelques manèges aux monstres. Après quelques bouts de peau trop découverte et la nuque dégagée. Les sourires. Les regards. Souffle chaud contre la peau pâle.
Les doigts qui caressent la seringue qui éclate contre la peau. Une arme de chasse. Elle déverse son venin au coup à la peau.

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Mircea Brâncuși
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MessageSujet: Re: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Jeu 21 Mai - 2:49


La vierge offerte, donnée à l’autel pour les caprices du diable, la vierge déchirée et retournée. De quelques unes qu’il a brisé avec amusement, démantelée devant leur Dieu, offerte et revendue à l’idée d’un paradis perdu. Narcissa échappe à la catégorie des cygnes blancs, de ces enfants venues le cou dénudé, le sourire maladroit sur les lèvres. Il saisit le jeu, la maladie qui court à ses gestes, la séduction mauvaise. Le corps à demi-nu n’est rien, juste un souvenir de ce qu’il a aperçu, de ces nuits à observer la jolie dans ses songes, puis à se glisser à la maison, observant sans éprouver la moindre gène.

L’envie de rire, de lui dire que reboutonner une chemise tachée est un acte inutile, que de toute façon, il va la jeter, comme les autres, qu’il ne prend pas le temps de dégorger le tissu du sang, qu’il achète et collectionne les costumes et d’un caprice détruit tout. Il s’étonne de la proximité désirée, des doigts qui courent au col. C’est la chaleur sous la paume qu’il aime, plus que le jeu idiot dans lequel elle s’est lancée. Séduction pour petite lolita. La vie battante qu’il prend et aime à côtoyer, le cœur courageux qui tangue à l’intérieur. Des battements plus rapides, mais ce n’est pas la peur qui gronde en elle, c’est autre. Et le cou offert comme un festin, comme ces banquets somptueux dont il avait autrefois l’habitude, vierges jetées pour ses envies, eux les infernaux à courir le monde. Il n’est pas séduit l’éternel, il n’est qu’amusé de la situation. Les enfants ne saisissent pas la complexité, oublient qu’il ne suffit pas d’un roulement de hanche et d’une caresse volage au cou. « J’ai beaucoup à offrir. » La grimace d’une envie soudaine. Le mensonge qui s’enroule à la langue d’une pécheresse. « Comme tes cuisses ? Et la virginité précieusement gardée ? » La vulgarité des propos est étouffée. Une seringue qu’elle décoche à son cou, l’aiguille qui perfore et déverse le poison des autres. D’un geste il attrape le bras de l’idiote, du poignet qu’il éclate mais le monstre ploie avant la dernière étape, avant de lui arracher les doigts les uns après les autres. Grognement soudain. A terre qu’il est, la main qui enserre le cou, à l’espoir que le mal ne se propage pas plus loin. Trop tard. Les veines deviennent noires, du mal injecté. Aux yeux qui crachent du sang, à la bouche qui se remplie du carmin qu’il a avalé plus tôt. Crachat au sol. « Tu as encore des autres… jouets à me montrer ? » Les mots hachés de la douleur. Se relever est un supplice, aux muscles endoloris, à ces plaies qu’il n’a pas ressenti depuis des siècles – la douleur. Du venin qui se faufile jusqu’à ses cicatrices jamais refermées, jusqu’aux morsures de loups. Comme une reconnaissance. Debout, à se tenir au mur, il n’est plus capable du moindre geste. « Sadisme… » Le murmure faible, à peine audible. Une méthode pour éradiquer le piège. Le sang qu’il doit verser. Objets tranchants qu’il ne trouve pas, plus aucun regard pour Narcissa, juste sa survie. Un stylo qui devient arme, les veines perforées de la pointe. L’Effroyable qui s’effondre au lit.  


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MessageSujet: Re: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Ven 22 Mai - 17:00



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« Comme tes cuisses ? Et la virginité précieusement gardée ? » Les mots ne choquent pas. Elle ne fait qu’un petit jeu. Qu’un jeu qui normalement dur des semaines. Parce qu’elle approche. Parce qu’elle sourit. Parce qu’elle joue la vierge. Des conneries. Elle n’est pas ce qu’elle prétend. Jamais. Qu’une façon de tuer sans se faire prendre, d’attendre le moment loin des doutes et attaquer.
La seringue qui se percute au cou. Le sang qui se déverse et file dans ses veines. Le corps qui se contracte. Elle se détache de lui. Ses iris observent lui qui obsède son esprit depuis des années. Il se tord. Le sang à sa bouche. Le sang qui remonte. Pas assez pour tuer. Elle ne veut pas le tuer. Elle ne peut pas. Elle pourrait. Là. Maintenant. C’est ce qu’elle ferait normalement. La lame à sa cuisse qui sert à couper, trancher, perforer. Les mots saccadés sous la pression de la douleur. « Tu as encore des autres… jouets à me montrer ? » - « Je risque trop à répondre à ta question, tu dois déjà m'en vouloir.» Elle aurait pu. La demeure est Bathory est emplis d’arme sadique pour la torture. Il ne tue pas dans la douceur. Il s’amuse à semer le chaos, à verser le sang et à se faire des trophées. Élevée dans le vice de la mort. Dans le goût pour le sang, pour la douleur. « Sadisme… » Il s’effondre au lit. Elle reste debout. Elle se tourne pour l’observer. Elle ne fait rien pour l’aider, ni pour l’empêcher de se sortir de cette impasse. La douleur qu’elle entend. Le corps qui sursaute, qui suffoque.

Elle observe le poison qui coule, le sang qui s’échapper de ses veines. Narcissa, elle s’approche finalement du lit pour passer contre lui, califourchon contre ses hanches à lui. « Il n’y a pas assez pour tuer là-dedans. » Elle parle de la fiole. Du sang qu’elle vient de lui envoyer. La pulpe qui caresse la peau de son visage, le sang qu’elle essuie à sa bouche doucement. Elle joue avec le feu, elle joue avec la bête. C’est dangereux, sûrement. Qu’importe. Elle s’en fou Narcissa. « Normalement, j’aurais été plus loin. Je n’ai jamais eu envie de te tuer. Tu le sais bien. »
Les doigts qui effleurent le menton, la trace de sang un peu plus tôt et elle se détache de lui. « Tu voulais savoir. Tu as demandé qui je suis. Je t’ai montré.» Souffle. Elle, brisée par ses envies depuis des années. À se tortuer. Élevée pour tuer. C’est une honte qu’elle ne tente pas de l’achever, de le briser un peu plus. Normalement, elle aurait d’autres armes, d’autres moyens de se défendre, mais elle n’a rien d’autre. Que la haine. Que le chaos dans son esprit de ne pas pouvoir le briser. De ne pas être capable d’endosser le rôle de sa famille quand elle se trouve devant lui. Elle aurait voulu briser le rêve, mettre fin aux songes et aux envies. Elle n’y arrive pas. Elle joue avec le feu. Elle montre. Elle fait vivre. Pas assez pour le briser, pour mettre sa vie en danger. Juste la douleur qu’elle fait ressentir, qu’elle fait vivre. Elle sait. Elle connaît bien les points faibles.
Sa peau contraste à la sienne. Encore plus maintenant. Parce qu’il est fiable. La moins gauche qu’elle ouvre. La plaie à sa main. Invitation qu’elle offre. Peut-être qu’il ne la prendra pas. Peu importe. Elle n’a jamais offert. Elle n’a jamais laissé boire à la source, laissé boire son sang. Mircea. Le monstre de son enfance. Il a des droits que les autres n’ont pas.
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MessageSujet: Re: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Sam 23 Mai - 2:52


Le Titan est déchu de ses droits, renvoyé et enchainé. Effondré au lit, le sang dégorge sur les draps et tache l’autrefois immaculé. Les plaies ne se referment pas, rien ne peut se réparer à cause de l’injection. Condamné. Juste une petite dose mais le mal rogne, le sang à ses lèvres, les yeux qu’il peine à ouvrir sous l’afflux. Mircea n’a jamais connu un tel effet, une douleur aussi prenante. Il comprend maintenant les récits des autres, ceux qui disaient qu’il y avait pire que le soleil comme mort. Le sang de loup-garou. Il tremble de la mort qui ne vient pas, des veines perforées dont il attend la fin, que tout s’écoule. « Je risque trop à répondre à ta question, tu dois déjà m'en vouloir » Crachat de sang et rire hystérique, du malade mental confiné durant trop longtemps entre quatre murs. Lui en vouloir ? LUI EN VOULOIR ?! Il aurait toléré toutes les armes, toutes les offenses, toutes les insultes mais pas sa mise à mort, pas la guillotine rieuse qu’elle a arrêté de justesse sur sa nuque. Les mots s’entravent à sa langue, une impossibilité à répliquer, des forces qu’il doit conserver.

Assise sur lui, assise confortablement alors qu’il meurt, alors que bientôt, huit cent années redeviendront des cendres. Un juste retour des choses. Il observe,  les yeux à demi-clos par la douleur du poison et surtout de la perte de sang, bientôt, il n’y aura plus rien. La tête qu’il tourne sous la caresse imposée, au dégout pour la paume qui se glisse contre sa joue et ses lèvres. La bouche qu’il entrouvre légèrement, à la vision des canines, d’une volonté de mordre et de ne laisser qu’un cadavre, de boire jusqu’à la dernière goutte.

La main blessée s’ouvre pour une invitation. Le sang qui se piège à l’odorat, l’envie qui suplante la raison. Il sait qu’il n’a pas droit à l’erreur, que ses mouvements sont ralentis, qu’il est à l’égal des humains maintenant. C’est un fauve qui se jette sur l’idiote, la fait basculer sous lui. Gorge tenue d’une main, souffle coupé et mouvements anéantis. « Je te hais… imprime ces mots à ta mémoire » Pas de répit pour l’inconsciente, les crocs qui déchirent le cou, saccagent et déchirent la peau. Le sang baigne à ses lèvres, fontaine de jouvence dont il ne sera pas repus. Elle qu’il tient sous son poids, elle qui ne possède aucune issue, pas même l’arme à la cuisse. Le bras tentateur qu’il brise d’un geste. Les plaies cicatrisent et disparaissent. Un colosse revenu de ses enfers. Et elle sous ses mains, elle qui perd la vie, elle pour qui il n’a plus aucun regard. Traitresse. Chasseuse. Narcissa est un passé. Ne reste que la proie. « Et si je te volais ce que tu gardes précieusement ? » Une main qu’il porte à la cuisse, au tissu qu’il pourrait déchirer d’un geste mais il n’en fait rien, l’envie est absente, même d’une sauvage vengeance. « Tu avais toutes les armes à disposition, tu avais ma confiance, et mon respect… tu n’as plus rien, juste ta carcasse, une enveloppe humaine pourrissante » La moquerie contre les lèvres non touchées. « Enfant maladroite qui espérait de l’amour » Un doigt qu’il pose contre la bouche de la désaimée. « Un secret… les monstres aiment leurs égaux » Il s’arrache à elle pour retrouver place dans le salon adjacent.


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MessageSujet: Re: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Mar 9 Juin - 15:26



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« Je te hais… imprime ces mots à ta mémoire » Les frissons qui passent contre sa peau. Une connerie qu’elle vient de commettre. Elle n’aurait pas du. À trop vouloir se détacher de lui, briser ce rêve qui obsède sont esprit des années, qui le rend malade, elle a fini par perdre ce qu’elle désirait. Elle ne veut pas. Elle ne peut pas. Impossible de se permettre les désirs, les envies qu’elle ressent pour lui. Elle le sait. Narcissa, elle crève d’oublier, mais elle entend l’amertume dans le fond de sa voix et elle se sent désarmée, incapable d’agir, de penser.
Le corps qui se tend, les crocs à la gorge et cette foutue impression que sa vie file entre les doigts. Ce qu’elle garde depuis des années, ce qu’elle refuse aux autres et qu’elle voulait lui donner. Pas comme ça. Pas maintenant. Elle ne sait plus. Le sang qui file. La tête qui vrille. Le cœur qui bat trop vite et son corps qui se fait faible, qui tremble, qui se perd doucement. Elle ne contrôle plus rien, que la faiblesse qui gagne son corps, qui se glisse sous les pores de sa peau. Son cœur qui faiblit.

« Et si je te volais ce que tu gardes précieusement ? » Elle sent les mains. Le froid contre sa peau bouillante. Contre son épiderme qui en voudrait plus. Elle n’arrive pas à penser, résonner. Que le chaos dans son crâne. Que la douleur à son cou. « Tu avais toutes les armes à disposition, tu avais ma confiance, et mon respect… tu n’as plus rien, juste ta carcasse, une enveloppe humaine pourrissante » elle ne parle pas. Elle n’arrive pas à prononcer, à glisser. Ça la rend folle. La haine dans le fond de sa voix à lui, ce qu’elle ressent. Connerie. Connerie qu’elle n’aurait pas dû faire. Elle voulait se montrer forte. Oublier. Ne pas tomber dans ce piège, entre ses griffes à lui. C’est fait depuis trop longtemps déjà. Qu’elle s’échappe. Qu’elle parte. « Enfant maladroite qui espérait de l’amour. Un secret… les monstres aiment leurs égaux » Il se détache. Elle reste contre le lit. La douleur à la gorge, le sang qui coule encore sur le lit, contre son bras. Ça file.
Son regard cherche. Perdue. La poupée brisée. La chasseuse qui n’est plus. Une simple femme. Une gamine. Les armes qu’elle laisse contre le lit. Son sang. La douleur qui fend son cou. Elle attrape un bout de tissu qu’elle pose contre la plaie ouverte.

Elle se lève. Elle le cherche. Elle marche pour s’approcher. Pas assez de sang pour qu’elle soit en parfait état. Pas assez de conscience pour qu’elle agisse comme elle devrait le faire. Elle aurait dû le tuer pour mettre fin à cet enfer, à ce foutu rêve qu’elle vit depuis trop longtemps, depuis enfant. La main contre sa gorge et le corps qu’elle retrouve dans le salon. Trop faible. Elle vacille. Elle n’est pas droite. Elle se laisse doucement tomber sur le sol devant lui. Qu’il lui pardonne. Connerie. Elle doit parler. Avouer. Offrir. Elle ne sait plus quoi faire. Elle ne cherche jamais le pardon. Pas avec les monstres. Elle n’a pas de remords. Là. C’est différent. « Je n’ai pas le droit de désire un monstre.» Aveu qu’elle laisse glisser. Elle ne sait pas comment faire pour qu’il se tourne vers elle. La vérité qu’elle crache doucement. La main qui tente d’empêcher le sang de couler encore. « C’est trop de risque de courir après un vampire depuis des années.» Par terre, devant lui, suppliante d’un peu d’attention. L’envie de retourner en arrière. Il ne peut pas comprendre, la pression de sa famille, les maux qu’elle ressent depuis trop longtemps. La pression. Les mots de son paternel à même de lui ronger l’esprit. L’envie de pardonner. De supplier. De crier, mais la douleur happe sa gorge et son statut devrait l’empêcher de ployer l’échine pour un monstre. « Je t’aurais jamais tué. J’en suis incapable..» Aveu. Souffle. Mots qui brûlent la gorge.
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Mircea Brâncuși
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MessageSujet: Re: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Jeu 11 Juin - 13:05


Le sang n’est pas assez, un festin avorté, le besoin de plus. Il s’est arrêté à temps, quelques gorgées de plus et elle reposait entre ses bras, anéantie par la colère, mais aussi par un soupçon de tristesse, de ses larmes qui tachent encore le visage du terrible. Voilà où mènent ses amours imaginaires, où conduisent ses folies avec les humains – à la destruction. Comme toutes les autres, elle terminera au tombeau à cause de lui. Un sursis. Les plaies aux bras sont maladroitement refermées, cousues de travers, prêtes à se rouvrir, le sang n’est pas assez, qu’une infime partie du besoin. De plus. D’autres corps à meurtrir. Le colosse est assis sur un fauteuil, pantin désarticulé qui se retrouve incapable de partir, de l’abandonner. Narcissa est encore vivante, du tambour qu’il entend, la respiration, les mouvements, il peut tout savoir. La vie qui percute encore, pour un temps. C’est une marionnette abandonnée qui trouve place devant lui. Enfant qui s’échoue contre le parquet, tombe durement au sol et lui qui ne fait aucun geste pour la rattraper alors qu’une fraction de seconde aurait suffit, qu’il aurait pu. Non. Qu’elle rampe. Qu’elle comprenne la portée de son geste précédent. Le sang injecté a totalement disparu du système, grenat versé sur les draps, un carnage mais la faiblesse est là, les mouvements trop lents, les souvenirs qui chahutent, l’assemblage éclaté. « Je n’ai pas le droit de désirer un monstre.» Un sourire ricoche maladroitement, une moquerie. Désirer les monstres, défier le danger, les laisser entrer dans une chambre et ensuite sous les draps. Le désir est toujours la finalité de son jeu, des incursions dans les rêves. Pas de cauchemars, mais toujours le cavalier noir, l’apparence des diableries.

« Tu as voulu tester ta force… voir si tu pouvais m’abattre » Chasseuse ayant la volonté de connaître ses limites, gamine envoyée à la fournaise. « J’ai vécu plus de huit siècles et tu pensais avoir la capacité de me tuer… » Un regard qu’il ne porte toujours pas vers elle. Les yeux rivés sur la décoration, vers l’absence. « Je ne t’ai pas empêché d’injecter le sang… je n’ai opposé aucune défense mais tu n’as pas arrêté ton geste » La tentatrice rejetée, les méfaits devinés. Il avait attendu un retrait, une prise de conscience, mais l’aiguille s’était enfoncée dans le cou. Une douleur qu’il peut encore ressentir, un fantôme. La rancune est amère. Il ne pardonne pas, ne sait pas revenir sur des actes odieux et surtout pas une mise à mort. Mais l’enfant est là, à ses pieds, pénitente qui attend un Pardon. Une vision dont il pourrait se réjouir, abuser, moquer. Rien. L’odeur du sang tapisse encore la pièce, d’une plaie non refermée, de la gorge qu’il a arraché. Les ambres s'ébattent à la vision d’une humaine disloquée. Poupée tombée. Elle qu’il relève d’une pression au bras, la force qui porte pour la tenir debout. Monstre relevé qui étend son ombre. La tête s’incline vers le cou meurtri. « Ne recule pas » Langue percée d’une canine, le sang aux lèvres, le baiser pardon qui suture la plaie. L’offrande. De la morsure disparue, il s’évade encore, au regret du contact. Les pas qui mènent au balcon, la ville surplombée et les lumières aveuglantes auxquelles il ne s’habitue toujours pas. Le corps est lourd, un poids qu’il retient des mains posées sur la balustrade. Narcissa qui est à l’embrassure. Le parfum  qu’il ne peut pas ignorer. Le sang mêlé à l’odeur de la chair, cocktail parfait. « Combien sont morts pour des trophées au dessus de ta cheminée ? » La question qui fait écho. Accusatrice. Il prétendait ne pas se soucier des autres, et c’est toujours le cas. Ce n’est qu’une évaluation de ses chances. D’une relation qui trouve certainement son terme. « Ton père est toujours vivant ? Il serait heureux de voir ma tête au bout d'une pique… une vieille histoire, vieille rancune...»

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MessageSujet: Re: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Jeu 11 Juin - 16:26



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Poupée à ses pieds qui désire le pardon. Le chaos dans sa caboche. Que des souvenirs. Que les envies qu’elle ne peut assumer. Que le regard de son père, les mots qui hantent. Narcissa, elle ne sait plus. Maintenant, elle n’a pas envie de chasser, de le briser. Que se convaincre qu’elle peut le briser, mais elle sait qu’elle ne pourra pas. Cette obsession maladive. Cette envie de lui appartenir et le mépris qui roule à la langue. « Ne recule pas » Le corps qui se tend. Le corps faible. La peur au fond des tripes. La peur d’une vengeance qu’il pourrait convoiter. Elle ne sait plus. Il se défait d’elle. Elle manque perdre pied. La marque à son cou qui n’est plus. Les frissons encore présents sur sa peau du passage de son corps près du sien. Les envies qui vrillent le cerveau. Les idées qu’elle ne contrôle plus. Le chaos dans son crâne.
Il file et elle attrape le manteau qui traîne pour couvrir son épiderme, pour cacher ses formes. Elle suit ses traces. Elle se glisse dans son ombre. Un petit chien qui cherche à se faire pardonner.

« Combien sont morts pour des trophées au-dessus de ta cheminée ? » Elle ne sait pas. Elle ne compte plus. Les trophées. L’envie de se faire apprécier, de ne pas être qu’une femme dans la famille. De l’oublier. De le retrouver. Les meurtres lorsqu’elle ne tombait pas sur lui. Trouver cette chimère, le cauchemar dans la chambre. « Je ne sais plus.» Trop. Le sang sur les mains. Les morts dans son sillage. Le seul qu’elle ne peut tuer. Le seul qu’elle a perdu. « Ton père est toujours vivant ? Il serait heureux de voir ma tête au bout d'une pique… une vieille histoire, vieille rancune...» Le cœur qui bat. Les idées qui vrillent. La folie qui arrive et les idées de meurtre qui se dessiner.
Le corps enroulé dans le manteau. Le silence. Elle s’approche. Ce désir qui brûle les entrailles. La famille aimée. La famille détestée pour la haine dans le regard.
La pulpe qui glisse contre le dos alors qu’elle reste en arrière-plan, les idées maladives qui se dessinent à son crâne. Elle ne contrôle plus rien. Incapable de penser correctement lorsqu’il est là. « Il est vivant.» Un souffle. La pause qu’elle laisse planer. Les idées malades. Les idées malsaines. « Mircea.» Le prénom qu’elle laisse rouler à la langue. L’attention qu’elle attire, avide. Elle en veut plus. Elle ne veut pas de la haine. Elle veut ce qu’elle avait avant. Elle veut plus. La poupée brisée, la folie qui grandit. « Je peux t’aider à obtenir ta vengeance. Sceller la rancune.» Invitation qu’elle lance. « Je veux faire ça pour toi. je ne veux pas de ta haine.» Sous-entendu. Elle parle du père. Elle parle de la mort. L’intérêt qu’elle sans. La gamine qui se glisse devant lui, entre la barricade et le corps du vampire. Le corps qui vacille encore. Les idées qui se percutent à son crâne. La désespérée qui ne sait plus comment se faire pardonner. Assez de force pour trancher la gorge de son père. Elle a la confiance. La famille. La famille qu’elle aime, qu’elle déteste. Les sentiments ambigus.
Mircea qui ne se détache pas de son esprit. Son rêve. Son cauchemar. Le regard froid. La rage. La haine. La connerie qu’elle a pu faire. « Un bain de sang.» Le souffle. Le murmure. Les pensées de folie qui finissent par se concrétiser. L’offre qu’elle lance. Narcissa, elle ne pense plus correctement. Mircea. Le démon dans son crâne depuis trop longtemps, sur le pas de sa porte, dans le coin de sa chambre, dans ses fantasmes et ses envies. Elle attend. Elle attend la réponse. Elle attend le pardon. Elle cherche le pardon. Elle réclame.
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Mircea Brâncuși
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MessageSujet: Re: Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa) Dim 14 Juin - 10:43


Les mains deviennent serres sur le métal. Le chasseur est toujours vivant, l’assassin de son enfant respire encore malgré les années. Une mort qu’il lui a toujours souhaité sans être capable de lui offrir. L’incapacité de la vengeance, de savourer et ensuite ? Des schémas, des volontés mais Mircea a toujours reculé, certain que sa mort surviendrait immédiatement. Aucun pas dans leur maison. L’infernal gardé par les cerbères, les armes levées. Un territoire qu’il leur a octroyé.

Narcissa. L’identité qui devient un problème, l’enfant qu’il n’a pas su noyer plus tôt. Les muscles se tendent, le corps s’arque au toucher à son dos. Sensation éphémère. Un prénom qu’il lui a donné, puis ça, la possibilité de s’approcher, d’effleurer. Il ne sait pas encore ce qu’il veut d’elle, les idées changent, les volontés se taisent. La trahison est encore amère, l’arme à son cou, le sang versé pour se sauver. « Mircea » Son prénom qu’elle se permet, qu’il lui a offert, la tête qu’il tourne légèrement vers elle, curieux de savoir ce qu’elle cache comme idée. L’identité du monstre connue, elle possède à présent toute son attention.

Les mots cognent et se répercutent comme un écho sans fin. Il comprend l’idée, il entrevoie le carnage qu’elle propose et surtout la fin de toute santé mentale. Non. Mircea ne peut pas lui demander de décapiter le père pour un caprice, il ne peut… il le veut. L’idée terrifie mais l’idée ravie. Le corps enfant se faufile devant le sien, prisonnière. Un geste vif, mauvais, une main qui enserre le cou de la jolie. Le corps qu’il bascule en avant. La chute de plusieurs mètres qu’il retient. « Serait-ce un nouveau piège ? » L’offre est bien trop surprenante pour qu’il puisse y croire. La mort du père, la tombe pour le putride voleur. Un Pardon qu’elle réclame. La paume se resserre encore, le souffle totalement coupé. Une poupée entre ses doigts. « Tu tuerais ton père ? … pour moi ? » Le sourire implose au visage, à la satisfaction de l’idée, d’une glorieuse image. Le père terrassé. Le doute subsiste. Massacrer sa famille pour un autre, lui connaît – de la sienne qu’il a dévoré sous la commande d’un chuchotement. Il relâche l’enfant, le geste surprenant, la paume glisse à la joue. « Garde le manteau, il pourrait t’être utile… » Aucune autre parole. D’une acception ou d’un refus, il lui laisse le doute et disparaît.

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Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne (narcissa)

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