Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
Merci de privilégier les inscriptions masculines.

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Never, ever, believe you [Anton]

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MessageSujet: Never, ever, believe you [Anton] Lun 4 Mai - 16:05


Anton Serban & Amber Page

Never, ever, believe you



Le sourire d'Amber s'élargissait alors qu'elle regardait sa mère. Cette dernière ne savait comment réagir devant la jeune fille, et finalement laissa couler. Récupérant son Marc Jacobs, la blonde enfila une tenue de sport confortable, ouverte sur son ventre plat et sa poitrine généreuse. Elle n'accorda pas un sourire à sa génitrice et quitta l'immense villa qu'avaient acheté ses parents. Bande d’abruti. Mais rien n'était visible sur le visage de la bondinette. Elle attacha ses cheveux en une haute queue de cheval et jeta un regard triste à sa Mini qui attendait sagement dans le garage. Foutu pays de merde. Sortant de son sac à main ses écouteurs, elle les brancha à son téléphone et prit la direction de la salle de sport où elle avait prit l'habitude d'aller en permanence, la seule manie lui restant des Etats-Unis et de Chicago. Avoir un corps parfait pour faire les couvertures des magasins de mode comme lorsqu'elle était petite demandait un échauffement régulier et un régime presque drastique qu'elle s'imposait en permanence.

Jouant avec les mèches de sa queue de cheval alors qu'elle marchait d'un pas déterminé, Amber regardait les tenues des hommes et femmes qui circulaient en sens inverse avec une moue dégouté. En plus d'être moche, ils ne savaient pas s'habiller. La reine réajusta ses lunettes de soleil et se pointa comme une fleur à la salle de sport. Avec un grand sourire d'angelot, elle chercha du coin de l’œil Anton. Le professeur qu'elle appréciait tout particulièrement ou plutôt qu'Asmodée aimait d'une manière toute différente. Amber jeta son chewing-gum et lorsqu'elle l’aperçu, elle se dirigea vers lui, toujours aussi féline dans ses mouvements. Un seul regard à son torse confirma les pensées de l’hôte d'Asmodée.

Salut Anton. Tu t'occupes de moi aujourd'hui ?

Elle accompagna ses paroles d'un énorme sourire à moitié charmeur et d'un regard enjôleur. Anton lui plaisait. Beaucoup. Et depuis le temps qu'il était son professeur, elle avait eu le temps de se mettre dans la poche. Et pourtant, elle avait toujours fait en sorte que jamais il ne la touche à même la peau. Parce qu'elle ne voulait pas que son pouvoir vienne s’insérer dans l'histoire. Elle avait peur des aides qu'Asmodée lui apportait.
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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Lun 4 Mai - 18:52


   
 

   
Never, ever, believe in you

   

Anton aimait son travail, il ne regrettait pour rien au monde l'abandon de ses études de droit, au grand dam de sa famille et de Barbara, son ex femme, rencontrée durant lesdites études. Elle n'aimait pas le savoir passer ses journées à modeler des filles plus superficielles les unes que les autres, se pointant parfois à la salle de sport au beau milieu de la journée pour vérifier qu'il ne fasse pas d'excès de zèle. Mais il n'y avait pas plus fidèle que Anton, elle le savait au fond, elle avait juste besoin de montrer sa jalousie...
Aujourd'hui, les choses étaient différentes. Divorcé depuis plus de deux ans, il était de retour à Budapest, dans une nouvelle salle de sport, l'une des plus en vogue en ville. Son physique était vendeur pour ce genre d'établissement, il en tirait une bonne paie et... Voyait son métier bien différemment sur certains aspects.
Il était accoudé à un vélo d’appartement, discutant avec un collègue : ils cherchaient à savoir qui des deux filles qui leur tournaient le dos, plus loin, était la mieux roulée. Ils se mettaient assez rapidement d'accord sur la question, poussant la conversation jusqu'au défi : dans le lit de qui se jetterait-elle en premier ?
Il avait pris l'habitude, c'était une nouvelle façon de travailler plutôt confortable : on oubliait rapidement les soucis personnels par de futiles plaisirs. Même s'il disait plus qu'il ne faisait : s'il ramenait une cliente chez lui, il faisait en sorte que personne ne l'apprenne, c'était important pour son image professionnelle.

En train de rire avec son collègue, ce dernier lui donna un coup de coude discret en lui montrant une direction d'un signe de tête. Par réflexe, il suivit le regard de l'autre coach après quoi un petit sourire se dessina sur son visage. Tonio -le collègue- lui chuchotait quelque chose de pas très classe à l'oreille, se recevant une claque amicale derrière la tête en réponse, avant de disparaître.
En effet, la jeune et charmante Amber venait de faire son apparition. La première fois qu'elle était venu, Tonio avait mis une option sur elle, mais la demoiselle s'était à chaque fois dirigée vers Anton pour bénéficier de ses précieux conseils. Et encore une fois, la mine aussi radieuse que charmeuse, lui demandait de s'occuper d'elle pour cette séance. Il fit semblant d'hésiter, se tenant le menton et levant les yeux au ciel, avant de rediriger son regard vers elle, l'ai malicieux.


« Ma chère Amber, je me demande encore pourquoi tu poses cette question. J'étais justement en train de t'attendre : on vient de recevoir une nouvelle machine, tout droit importée des États-Unis. Viens voir, je suis sûr que tu vas adorer. »

Il lui fit signe de le suivre dans une pièce regroupant plusieurs appareils de musculation. Ils étaient en dehors des heures de grosse fréquentation et se trouvaient seuls dan la salle. Puis il la conduisit jusqu'au nouvel appareil, flambant neuf, sur lequel il fallait s'asseoir, adossé à un plan vertical auquel étaient suspendues des poignées.

« Je te montre, après c'est à toi. Sinon, comment vas tu? »

Vu la dernière séance qu'il lui avait suggérée, il se doutait qu'elle avait du hériter de courbatures durant plusieurs jours, aussi lui adressait-il un sourire taquin tout en s'installant sur la machine, assis, bras vers l'arrière à agripper les poignées et tirer dessus tout en gardant ses pieds coincés pour ne pas décoller son dos. Après un lourd effort répété, il quitta sa place et effectua quelques manipulations sur le dispositif qui servait à retirer du poids.

« Ils l'avaient pas réglé, c'était au poids maximum... On va commencer léger pour toi, tu peux t'installer. »

Il laissa la demoiselle prendre place puis l'observa répéter les mouvements qu'il lui avait montré, mais elle était mal placée, son dos n'était pas plaqué contre le dossier et elle se cambrait, dangereuse position pour les vertèbres.

« Appuie ton dos, rentre ton ventre. »

Sans prévenir, pour lui montrer, il vint plaquer sa main contre l'abdomen de la demoiselle pour le pousser jusqu'au dossier. Mais un mouvement pourtant si simple et habituel se transforma en autre chose. Il n'enlevait pas aussitôt sa main comme il le faisait avec tous les autres clients. Il se mettait à fixer la demoiselle dans les yeux, d'un regard égaré entre l'envie et l'interrogation. Et sans demander permission, par un réflexe naturel, il laissait sa main glisser jusqu'à la courbe des hanches, ses doigts caresser, sonder la texture de la peau...
Il s'approchait lentement d'elle, sans la lâcher, glissait sa bouche à l'oreille de la belle, hésitant.


« Sorcière? »

Ce mot jetait un froid, il rompait le contact définitivement, ramenant sa main à sa poche pour l'y abriter. Il s'était attendu à tout sauf à cela. Il ne l'avait jamais même effleurée avant, et pour cause, son expérience de chasseur lui avait permis de comprendre rapidement que ce désir soudain, cette attaque séduisante, n'était pas entièrement nés de son esprit. Et s'il ne la touchait plus, il gardait sa tête à proximité, la fixant avec autorité, pour lui imposer de dire la vérité sur sa nature. Si elle ne savait pas ce qu'était un chasseur, elle le découvrirait bien rapidement.

   

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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Lun 4 Mai - 19:29


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Never, ever, believe you



Amber offrit un clin d'oeil coquin à Tonio avant de reporter son attention sur Anton. Son visage d'ange, ses lèvres tendues sur un sourire et sa moue innocente derrière ses grands yeux bleus, rien n'aurait pu laisser imaginer que derrière l'ange se cachait le pire des démons. Elle regarda le coach avec une moue triste alors qu'elle le voyait réfléchir et lui sourit lorsqu'il lui répondit. Une machine de chez moi alors. glissa-t-elle de ses lèvres ourlées d'un rouge glossy rose qui lui faisait une bouche de poupée.

Elle le suivit, déposant son sac à main à côté de la machine qu'elle avait déjà vu alors qu'elle n'était qu'une adolescente mais dont elle n'avait jamais eu l'immense honneur de ce servir. Amber le regarda s'installer et l'écouta à moitié, admirant les muscles d'Anton, sentant Asmodée s’éveiller en son sein. Elle gardait pourtant le total contrôle de son corps, évitant de mordiller sa lèvre inférieure, se contentant d'un sourire envers son professeur.

J'ai cru que j'allais te tuer le lendemain. J'avais mal à des muscles dont je ne connaissais même pas l’existence. Et toi ? ajouta-t-elle avec un sourire poli. Bien élevée comme elle se devait de l'être. Enfin en public.

Elle le regarda changer les poids en souriant, sachant pertinemment que sa force n'était en rien comparable avec celle de l'homme qui se tenait devant elle. Asmodée bavait sur ses biceps et Amber tentait de garder son calme. Il lui faisait terriblement envie mais elle ne disait rien, attendant qu'il ouvre lui-même le bal. La blonde n'allait jamais chercher un homme, elle attendait toujours qu'il vienne la chercher d'eux même.

Amber s'installa à la place du coach, écoutant avec intérêt ses conseils. Cambrant légèrement sur sa chute de rein qu'elle savait irrésistible, la blonde fit une petite moue lorsqu'il lui demanda de rentrer son dos mais elle ne fut pas assez rapide pour empêcher le geste d'Anton alors que sa main se posa sur son ventre. C'est repartie pour un tour. pensa-t-elle alors que la main du brun se faisait aventureuse, glissant jusqu'à ses hanches et que déjà son corps réagissait à son tour, poussé à bout par les bons désirs d'Asmodée, que son dos se cambrait alors que ses lèvres s'entrouvraient et que son regard de chat se coulait dans celui du jeune homme. Sa gorge se déployait, son souffle s'électrisant mais le contact fut rapidement rompu et elle se retrouva face à la glace. prisonnière de la machine, Amber ne pouvait reculer et pourtant la peur s'inscrivit dans son regard.


Que... Quoi ? Sorcière ? Tu te fout de ma gueule, j'ai l'air d'avoir une verrue sur le pif et un chapeau pointu ?   Son mauvais caractère reprenait le contrôle sur la peur et elle haussa les épaules. Je sais pas ce que c'est qu'il s'est passé entre nous mais c'était génial non ? Elle lui sourit de toute ses dents, calmant la sueur froide qui était brutalement née sur sa nuque. Asmodée dans son coeur hurlait de le toucher mais elle refusait de laisser aller ce pouvoir étrange qu'elle ne contrôlait pas. C'était bien trop dangereux et elle avait peur de blesser quelqu'un dans l'entreprise.
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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Mar 5 Mai - 15:22


   
 


   
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Anton éclata d'un rire gentiment moqueur lorsqu'Amber avouait avoir eu d'affreuses courbatures suite à la précédente séance. C'était bon signe, son travail portait ses fruits, mais les filles aimaient tellement se plaindre... Faites faire la même séance à un homme et il vous fera croire qu'il ne s'est jamais senti mieux le lendemain.

« Maintenant que tu connais l'existence de ces muscles, tu vas pouvoir les travailler !
Moi ? Toujours en forme!
 »

Oui, Anton allait toujours bien, tant que cela ne touchait qu'à sa vie sociale humaine. Personne ne se douterait jamais qu'il puisse une seule seconde aller mal, et c'était parfait ainsi.
Le problème qui se posait parfois dans cette apparente parfaite vie, c'était quand son statut de chasseur venait se mêler au quotidien. Comme ici : une cliente sympa, qu'il pensait avoir cernée, il avait suffit d'un seul contact physique pour bouleverser cette image de délicate demoiselle. Et non seulement il se mettait à éprouver un désir aussi puissant que surnaturel d'honorer le corps de la demoiselle ici et maintenant, mais contre toute attente elle non plus ne semblait plus contrôler ses pulsions, ou bien n'avait-elle aucune gêne pour exprimer ses envies par rapport au fait de se trouver dans un lieu public.

Anton se mit à penser bien plus que le mot qu'il avait prononcé : Amber était une jeune succube. Et s'il avait espéré le lui faire avouer, il n'avait pas pris en compte le fait que ce genre de pouvoir pouvait être simplement apparenté à un fort appétit sexuel par sa détentrice. La preuve avec sa jeune élève : elle ne semblait vraiment pas comprendre à quoi il faisait allusion en parlant de sorcière, citant les clichés des livres pour enfants. Puis elle se calmait quelque peu, tirant sa propre conclusion. Elle avait apprécié l'instant qu'ils venaient d'avoir, le qualifiant de génial. Anton ne bougeait pas, restait froid pour lui répondre.


« Non, ce n'était pas génial. C'était inconscient. »

Et cela pour deux raisons : d'une part il n'avait pas envie d'être surpris à batifoler sur son lieu de travail, et d'autre part car personne ici n'avait « consciemment » choisi de se sauter dessus ainsi. Peut-être elle un peu ? Il ne pouvait pas encore être certain qu'elle ignore ce qu'elle était. Alors il se redressa pour commencer à faire les cent pas autour de la machine, mains de les poches, réfléchissant. Il n'avait encore jamais rencontré de vraie succube et ignorait si elles existaient réellement, bien que définies dans quelques uns de ses manuels. Ces femmes pouvait avec de l’entraînement éveiller les désirs charnels de n'importe quelle créature, peu importe le sexe. C'était intéressant comme pouvoir, une authentique charmeuse de serpents.
Restait à savoir ce que pouvait faire le chasseur de ces suspicions. Il n'avait rien contre les sorcières tant qu'elles ne lui nuisaient pas, bien au contraire elles pouvaient s'avérer de précieuses alliées... Ou de foutus aimants à danger ! Il avait encore le choix, il pouvait simplement dire à Amber qu'il avait été troublé par la douceur de sa peau, jouer le naïf... Ou lui montrer qu'il avait compris plus de choses sur elle que la plupart des crétins qu'elle avait du toucher. Il s'arrêtait donc de marcher pour revenir vers elle, sans pénétrer son espace privé. Il s'appuyait d'une main sur la machine, l'autre toujours dans sa poche. Il arborait une mine qui se voulait rassurante pour la blonde, car ses mots n'allaient pas être simples à accepter.


« Crois moi, ce n'est pas la carrosserie, mais ce qu'il y a dessous qui a besoin d'entraînement. »

   

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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Mar 5 Mai - 16:00


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Never, ever, believe you



Une moue vexée s'afficha sur les lèvres de la jeune fille et elle redressa la menton, touché dans son orgueil. Inconscient. Elle planta son regard de chat dans celui de son vis à vis, gardant cette petite moue boudeuse si craquante et croisant les bras sur sa poitrine avantageuse. Et il avait beau faire les cent pas, elle n'appréciait pas vraiment qu'on la traite de sorcière. Elle n'était ni vielle ni laide alors pourquoi avait-il laisser sortir de telles paroles ? A la rigueur, elle voulait bien être une sorcière avec le physique d'Hermione Granger et encore, c'était bien trop lui demander. De la magie. Rien d'autre qu'un possession. Une fois de plus Amber maudit l'entité qui la contrôlait par instant, et baissa les yeux alors que le visage du coach ne semblait pas vouloir se détendre.

Amber allait ouvrir la bouche pour parler quand il se rapprocha et qu'elle pu le regarder droit dans les yeux, sa moue boudeuse remplacé par un sourire immense et un regard d'ange. La blonde attrapa sa queue de cheval et se mit à jouer avec, mimant à la perfection l'innocente qui n'a rien à se reprocher ou la gamine prise en faute qui n'écoute pas ce que ses parents ont à lui dire. Mais son attitude de petite peste disparu dès les paroles d'Anton. Elle osa un sourcil avant de relever la tête vers lui, son sourire disparaissant en quelques secondes. De quoi...

Dessous... Qu'est ce que tu veux dire Anton. Tu crois quoi, que je suis cinglée ou que j'ai des "pouvoirs magiques" Amber mima de ses mains les guillemets avant de continuer Réagit, tu crois à la magie ? S'il y avait des sorcières ici, voilà longtemps qu'on aurait capté tu crois pas ? Et si j'en étais une, voilà longtemps que j'aurais appris à maitriser ce ... truc.

Elle baissa les yeux, mordillant légèrement dans sa joue sans oser relever ses yeux jusqu'au coach. Oui, elle avait quelque chose de bizarre en elle, quelque chose qu'elle ne comprenait pas. Mais si elle avait des pouvoirs, elle saurait les contrôler et ils ne répondraient pas à la bonne volonté de ce démon qui grossissait en elle avec les années. C'était des prunelles emplies de questions qu'elle releva vers beau jeune homme.

Tu... tu sais quelque chose sur ce truc ?

La jeune femme avait cessé de paraitre peste pour montrer sa presque peur de ce qui hurlait en elle. Ses pouvoirs qu'elle faisait taire pour éviter la catastrophe. Elle n'était qu'une enfant quand tout avait commencé mais quelque chose avait amplifié la possession; Quelque chose dont-elle ne parvenait à se souvenir. Et qu'elle savait plus qu'important.
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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Mer 6 Mai - 15:03


   
 


   
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Le petit manège de la blonde ne prenait pas. Si elle avait simplement mal fait un exercice et refusé d'écouter ses conseils, il aurait certainement cédé devant cette moue mi-innocente, mi-séduisante et lui aurait dit que ce n'était pas grave, serait passé à autre chose. Mais il était question ici de magie et le chasseur qui était en lui ne pouvait pas l'éponge sur le phénomène dont il avait été témoin, ne serait-ce parce qu'il voyait Amber se mettre en danger elle-même plus que les autres. Et mine de rien, il l'appréciait cette petite peste au yeux de biche.
Raison de plus pour se montrer ferme et ignorer ses plaintes. Il restait de marbre en écoutant la réponse de la belle, plus fermée qu'un coffre fort à l'idée que la magie puisse exister en ce monde. C'était dingue cette tendance chez les humain : plus quelque chose leur pendait au bout du nez, moins ils le voyaient. La célèbre politique de l'autruche. Un cas flagrant ici. Raison pour laquelle il restait silencieux, car l'absence de mots parlait bien plus que la moindre tentative d'argumentation... A un détail près : il était maintenant agacé de l'entendre raconter que si ce qu'elle avait était un pouvoir magique, elle l'aurait depuis longtemps maîtrisé. Alors il répliquait, toujours aussi ferme.


« Si je te met un couteau entre les mains, dis moi si tu es capable de le lancer au milieu d'une cible à plusieurs mètres de distance ? C'est pourtant un objet du quotidien, tu t'en sers souvent, seulement tu le conçois comme un outils de table, pas comme une arme. Ton « truc » fonctionne de la même manière, passif tant que tu ne le verras pas sous un autre angle. »


Amber semblait enfin céder, baisser les yeux comme si elle admettait avoir une grande particularité, c'était un bon début. Il la laissa cogiter quelques secondes et se montrait moins froid, ouvert aux confessions lorsqu'elle relevait les yeux vers lui. Elle demandait enfin ce qu'il avait de concret à dire sur le sujet, elle allait être servie, mais il ne fallait pas la brusquer. Alors il hochait simplement la tête, pour acquiescer de ses connaissance.
Anton laissa planer un nouveau silence, pour trouver des mots qui ne la choqueraient pas. Il était difficile d'admettre une vérité aussi sombre que celle qui se cachait méticuleusement aux yeux du commun des mortels. Il utiliserait donc une métaphore, lui laissant encore le choix de rebrousser chemin à ses risques et périls.


« Choisis la pilule bleue et notre conversation n'a pas eu lieu, tu es une fille aussi normale que séduisante et tu peux mettre qui tu veux dans ton lit, rien de plus. Choisis la pilule rouge et tu découvriras la vérité sur des choses que ton esprit fermé n'aurait jamais imaginées.  A propos de toi, à propos du monde qui t'entoure, à propos de moi... »

Pour illustrer son propos, il avait tendu la main gauche vers elle au début de la reprise de la célèbre citation, lui présentant une pilule bleue imaginaire, puis suivait la main droite, pour la pilule rouge. Elle verrait bien ce qui se produirait selon le creux de main qu'elle toucherait pour faire semblant de prendre la pilule qu'elle choisirait.
Et au cas où elle trouve la métaphore ridicule, il hochait la tête, insistant, pour qu'elle fasse à son tour le geste. Il serait déçu si elle choisissait la bleue, mais sans doute était-ce la solution la plus simple pour elle, peut-être trop jeune pour vouloir se prendre la tête avec des choses qui la dépassaient de loin. Il comprendrait. Mais cela ne l'empêchait pas de pimenter un peu plus la difficulté du choix.


« Si tu prends la rouge, ce sera bien entendu à toi de rompre le contact. »

Si elle était partante, elle aurait pour premier apprentissage la maîtrise de soi-même. Si elle touchait sa main droite, il ne se retiendrait pas face au charme du pouvoir, elle devrait le repousser même sans en avoir envie, et qui sait ce qui adviendrait si elle n'en était pas capable?

   

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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Jeu 7 Mai - 7:18


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Never, ever, believe you



La jeune fille le regardait faire, l’écoutant attentivement. Amber avait peur d’elle-même depuis si longtemps. Elle avait hurlé dans son enfance lorsqu’elle avait compris que ses démons étaient bien réels, qu’ils n’étaient le fruit de son imagination. Les silences d’Anton lui étaient cruels. Elle avait besoin de réponses, de savoir ce qu’elle était. Une sorcière ? Impossible, elle était la victime d’une mauvaise blague. Mais dans son esprit et à ses narines remontaient l’odeur lourde de l’encens d’une messe dont elle n’avait plus aucuns souvenirs. Amber plongeait de grands yeux inquiets dans ceux du coach, cherchant à y lire une réponse sans rien voir de concret. Si son regard se faisait moins froid, Anton n’était plus le beau gosse rieur et charismatique qui la faisait frémir. Il était dangereux, c’était le seul mot qui venait à l’esprit de la blonde alors qu’elle comprenait que ses muscles n’étaient peut-être pas présents simplement pour faire joli. Les questions se faisaient légion dans l’esprit de la blonde alors qu’elle mordait dans sa lèvre inférieure en évitant le regard du beau châtain qui la transperçait de part en part. Il semblait lire en elle comme dans un livre ouvert et pour Amber, c’était hors de question que qui que ce soit puisse comprendre la complexité de sa personnalité. Il était plus facile de faire croire à cette garce imbue d’elle-même et un peu trop portée sur la chose qu’elle était que de voir rencontrer cette jeune adulte qui refusait de réellement grandir et de faire face au monde qui l’entourait, se complaisant dans son propre malheur.

Elle regarda le poing qui se tendait devant elle et son cœur loupa un battement. Le choix était presque cornélien. Savoir, enfin comprendre d’où venait ce démon qui la hantait depuis si longtemps ou tout reprendre à zéro, faire comme si rien ne s’était passé, un jeu auquel elle était devenue très forte avec le temps. Amber déglutit, son regard allant d’un poing à l’autre sans savoir lequel choisir. Le droit représentait une tentation que l’hôte du démon ne saurait refuser. Mais la suite des paroles d’Anton la fit arrêter son geste.

Je… Je suis pas sûr d’y arriver.

Elle plongea ses yeux de chat dans ceux du coach, laissant sa peur enfin réellement dévoilée. Sa respiration était lourde, son cœur battait milles battements à la seconde. Elle avala sa salive, les mains tremblantes. Et sans prévenir, elle attrapa sa main droite.

Le choc fut immédiat et la déferlante du pouvoir d’Asmodée le fut tout autant. Les yeux bleus d’Amber se mirent à briller, ses pupilles se dilatant devant le désir qui naissait en elle. Elle entrouvrit les lèvres, fixant celles de son vis-à-vis, se rapprochant dangereusement du corps du chasseur, les mouvements de son bassin se faisant félins alors qu’elle le touchait un peu plus, sa peau se faisant brulante. Dans l’esprit d’Amber se livrait un combat mortel pour le contrôle de ce corps mais Asmodée ne semblait pas prêt à laisser le monopole à la blonde. Elle forçait, de toutes ses forces et petit à petit, elle récupérait des parts d’instinct de son corps. Elle sentait le sang revenir et elle criait un « non », réussissant à repousser la peau si tentante d’Anton.

A bout de souffle, la jeune fille se rassit sur la machine, tournant presque de l’œil comme si elle avait couru un marathon. Asmodée, comme un serpent vaincu, se rétractait petit à petit dans sa cachette, promettant de revenir bien vite, de reprendre le contrôle. Un sourire vainqueur s’afficha sur les lèvres d’Amber alors que son regard s’éclairait à la manière d’un enfant :

J’ai réussi. Anton… j’ai réussi

La joie se lisait dans ses prunelles opalescentes alors qu’elle se jetait dans les bras du chasseur, sans vraiment se rendre contre de ses actions. Piquant un fard, la blonde s’éloigna rapidement avant de s’excuser suivit d’un petit rire stupide. Elle l’avait fait. Elle avait vaincu Asmodée. Mais gagner une bataille ne signifie pas gagner la guerre et Amber en était tout à fait consciente.

Apprends-moi. Explique-moi. S’il te plait Anton. Apprends-moi ce que tu sais sur ce que je suis et pourquoi il me hante de la sorte.
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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Jeu 7 Mai - 17:44


   
 

   
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Elle n'était pas sure d'y arriver. La voix de la blonde sonnait comme un excuse. Première erreur : les excuses sont la chose la plus inutile en ce bas monde. Anton devait-il par exemple s'excuser d'avoir bu du sang de vampire ? Non, cela lui avait sauvé la vie. Son père s'était-il excusé de ne pas avoir accompagné la mère de deux fils Serban lors d'une chasse mortelle qu'elle avait elle-même voulu faire en solitaire ? Eh bien ça aurait été un non-sens, un irrespect même. Il était donc inacceptable d'entendre Amber s'excuser d'avance, même si elle était née avec une cuillère en argent dans la bouche, qu'elle n'avait eu qu'à prononcer le mot « pardon » mille fois dans sa vie pour que l'on tombe à ses pieds. Elle s'apprêtait à découvrir un monde bien moins subtile, là où les fait bien plus que les mots importaient.

Il ne se montra donc absolument pas rassurant alors que la peur se lisait dans son regard. Elle était seule face à elle-même, face à son choix de se diriger vers la pilule rouge. Était-elle prête à assumer ? Elle avait au moins le cran de passer à l'acter. Sa douce main venait empoigner celle du chasseur, comme une onctueuse couche de peinture que l'on dépose sur un meuble ébréché, sali par l'usage.
Anton repensait à l'avertissement qu'il lui avait donné, comme envoûté, il en venait à se dire que c'était le choix de la belle et que pour une fois dans sa vie, il n'avait qu'à se laisser aller, ignorer la nature de la force mystique qui cherchait à contrôler ses pulsions, la laisser faire.
Tout commençait par un geste si simple, ses doigts s'écartaient pour se laisser glisser lentement de part et d'autre du poignet de la belle, jusqu'au coude, puis l'épaule. Elle s'approchait, la situation était sienne, à elle seule. Le regard du chasseur lui répondait, emprunt d'une fascination malsaine et d'un appétit charnel. Son second bras venait recueillir la hanche qu'il avait plus tôt libérée, pour se faufiler plus en arrière, découvrir les courbes qui se creusaient pour mieux s'onduler, plus bas. L'épaule perdait de son intérêt, il venait délicatement chercher sous sa gorge, toujours du bout des doigts, pour sonder. En haut aussi, la chasse aux formes s'apprêtait à débuter, glissant millimètre par millimètre vers le bas. Mais un « non » le tirait de sa torpeur avant même qu'il n'entame l’ascension.

Le charme était rompu. Anton se surprenait à penser que l'échec aurait été tout aussi agréable, alors que la pression sanguine redescendait. Il l'observait tandis qu'elle reprenait place sur la machine, troublé. Lui aussi semblait étonné de sa victoire, si elle n'avait pas eu lieu, il aurait probablement fini par reprendre son propre contrôle et la repousser, mais il n'en avait pas eu besoin et s'assit à son tour sur la machine d'à côté, manière de lui témoigner du respect, car un coach ne s’assoit jamais. Il reste debout, montre passivement sa supériorité à l'élève.
Et c'est alors qu'elle revenait vers lui pour le serrer dans ses bras. Il s'attendait à devoir garder le contrôle cette fois-ci, mais rien ne se passait, elle se détachait rapidement sans même céder au pouvoir qui devait s'être endormi pour le moment. Voilà qui était intéressant. Elle était inexpérimentée et n'avait aucun contrôle sur le flux de l'énergie magique qui la traversait, ici par exemple elle s'était épuisée rien qu'à dominer sa propre nature.
Anton la laissait donc reprendre ses esprits, en profitait pour faire de même alors qu'il avait eu l'inconscience de la laisser dominer la situation plus tôt. Peut-être une intuition... Et voilà que telle la fleur qui s'ouvrait, la demoiselle encore si close quelques minutes plus tôt demandait à en savoir plus. Bien. Le chasseur ne commencerait certainement pas par lui évoquer les covens, il se contenterait de lui annoncer le plus simple, tout en restant assis, humble.


« Personne ne te hante, Amber. Je te l'ai dit, tu es une sorcière, pas celles que tu trouves dans les contes, mais de ces personnes qui ont un pouvoir inexplicable, tant qu'on ne les guide pas pour le comprendre. Et ton pouvoir est assez particulier, ai-je vraiment besoin de te l'expliquer ou comprends-tu ce qu'il a comme effet sur ceux que tu touches? »

Son regard était aussi interrogateur que serein. Il savait qu'elle aurait bien vite compris de quoi il en retournait à partir du moment où elle avait assimilé les bases. Mais nous n'étions pas dans Harry Potter, il ne suffisait pas qu'un gaillard costaud vienne dire au jeune innocent « tu es un sorcier, Harry ». Il devait prouver sa bonne foi, en dire un peu plus.

« Tu as aussi du remarquer qu'il était plus compliqué de me piéger. Pourtant, je suis bien moins équipé que toi en terme de magie. Je n'ai aucun pouvoir en fait. J'ai juste hérité d'une mission qui consiste à protéger les humains, contre certains, pas nécessairement des sorciers. Et si tu te poses la question, tout le monde n'a pas de don, ça tombe presque au hasard, parfois par hérédité, parfois parce que c'est comme ça. Tes pouvoirs, te sont-ils apparus sans raison, ou y en a-t-il d'autres dans ta famille? »

   

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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Mar 12 Mai - 6:31


Anton Serban & Amber Page

Never, ever, believe you


Amber regardait le jeune homme qui lui faisait face, sa peau encore électrisée par le contact. Elle avala doucement sa salive, retenant l’envie qu’elle avait d’encore et encore utiliser son pouvoir. Elle le restait comme une drogue qui coulait dans ses veines et qui se réveillait, un peu plus forte à chaque fois qu’elle faisait appel à Asmodée. Mais elle l’avait vaincu et le démon se terrait pour l’heure dans le plus profond de ses chairs alors que la jeune fille sentait cette force magnifique qui illuminait son visage. La blonde regardait le chasseur avec un sourire, on ne peut plus fière d’elle-même. C’était stupide mais mon dieu qu’elle aimait ça.

Anton lui expliqua la vérité mais Amber ne put le croire. Voilà trop longtemps qu’elle avait conscience d’Asmodée en son sein et aucunes paroles ne pourraient changer cela. Cette messe dont elle n’avait aucun souvenir, cette première fois, tout avait appelé le démon à ses côtés. Cette magie qu’elle possédait n’était pas un cadeau du ciel mais bien une offre de l’enfer. Pourtant, elle tournait ses prunelles de chat vers le coach, le regardant comme si elle le découvrait. Son regard descendit jusqu’à ses mains, qu’elle porta en l’air devant son visage, s’attardant sur leurs pouvoirs si étrange. Si Anton avait raison, c’était uniquement d’elle que venait le problème. Pas de démon brutal en elle, juste cette croyance de la possession qui s’était invitée en elle, soufflée par la langue cruelle d’une vipère. Les sourcils de la blonde se froncèrent légèrement alors qu’elle rapprochait les extrémités de ses doigts, sentant la piqure de la magie.

Mais à la suite des paroles du beau châtain, le visage d’Amber se glaça et elle se referma comme une huitre, refusant de dire la moindre chose. D’où venait ses pouvoirs, il n’avait pas à le savoir. Car la blonde savait que ce qui était arrivé, si elle n’en avait aucuns souvenirs, était quelque chose de terrible. Qu’on racontait dans les films d’horreur pour effrayer les adolescents en mal d’adrénaline. Elle devait parler. Elle devait lui dire. Mais une lutte se formait maintenant entre les deux parties de son cerveau et un puissant mal de tête s’installait doucement en elle.

Je… J’en sais rien Anton. Je crois qu’il m'est arrivé un truc quand j’étais petite mais je suis incapable de m’en souvenir. Et puis… Non, je suis la seule. Je crois. J’en sais rien. Je sais même pas qui je suis Anton…

La voix de la jolie blonde s’était presque brisée sur ses derniers mots, alors qu’elle relevait son visage jusqu’au chasseur. Qui était-elle ? Quelle était cette sombre magie qui lui donnait envie de recommencer, encore et encore? Dans son regard trop bleu brillait mille questions. Il pouvait lui apprendre. Elle était sûre qu’il saurait lui apprendre. Mais Amber ne demandait que rarement de l’aide. La dernière fois qu’elle l’avait fait, son frère l’avait trahît pour l’offrir en pâture à l’église.  
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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Mar 12 Mai - 19:06


   
 

   
Never, ever, believe in you

   

Il était intéressant d'observer la demoiselle se redécouvrir, regarder ses mains comme si elle leur accordait enfin le crédit de leur pouvoir. Faire face à son propre corps, c'était commencer à s'accepter. Il en dirait plus, peu à peu, dans les limites de ce qu'elle était capable d’emmagasiner pour l'instant... Mais cela semblait si infime, car voilà déjà qu'elle se braquait. Il avait peut-être été imprudent d'évoquer aussitôt les origines du don, l'hérédité, des choses qui pouvaient fâcher. Alors il l'écoutait calmement pour lui montrer que cela n'avait rien de provocateur.
Cela fonctionnait, elle s'ouvrait pour admettre l'obscurité dans laquelle elle baignait : personne pour l'aiguiller avant lui. Elle semblait aussi avoir eu une mauvaise expérience dans sa jeunesse sans pouvoir dire de quoi il s'agissait. Soit elle avait inconsciemment oublié pour se protéger, soit sa mémoire avait été effacée. Mais cela, elle était seule à pouvoir le découvrir. Car elle avouait enfin être perdue. La blondinette bourgeoise pleine d'assurance disparaissait pour laisser place à l'enfant égarée.

Il ne savait pas quoi faire pour elle, il ne pouvait même pas poser une main sur son épaule pour la consoler. Et il était hors de question de la mettre en relation avec ces bandes de folles que regroupaient les covens. Lui, humain, chasseur, pouvait-il guider une sorcière aussi bien que celles de son espèce ? Et pourquoi en pendrait-il la peine, comme s'il n'avait pas déjà assez de soucis sur le dos...
Mais se préoccuper des soucis des autres, n'est-ce pas le meilleur moyen de ne pas penser aux siens ? Tellement de gens font ça, peut-être devrait-il essayer ? Alors il se relevait, maintenant convaincu.


« Je ne sais pas si je pourrais t'aider à réponde à toutes tes questions, mais au moins tu peux me faire confiance, ton secret est sauf. Évites aussi de parler de notre conversation aux gens qui fréquentent la salle, ça m'épargnera des histoire...
Sinon, j'ai quelques bouquins de magie chez moi qui pourraient t'aider, je peux t'en prêter. Et je peux t’entraîner, je pense avoir assez d'expérience pour ça. Mais ne me demande pas de trouver les réponses à ta place.
 »

Il était insistant là-dessus. Il ne savait pas par où commencer, mais il était certain que ce n'était pas par là. Que les choses se révéleraient à elle avec le temps et l'expérience. Persuadé que tout commençait par la pratique, il jaugerait de la puissance de son don, l'inciterait peut-être à toucher des créatures surnaturelles pour voir ce qui se passait et lui ouvrir les yeux sur son potentiel, qu'elle cernerait mieux pour mieux contrôler. Il lui montrerait aussi des petits rituels de magie qui n'avaient rien à voir avec son pouvoir, pour lui apprendre à aimer ce qu'elle était, ce qu'elle pouvait faire d'autre.
Il s'approcha donc d'elle et lui tendit la main, comme si ce geste était le plus naturel du monde.


« Si c'est vraiment ce que tu veux, ce n'est pas ici que nous allons continuer. Il faut que tu saches qui je suis pour ne pas avoir peur de moi. Déjà si tu acceptes ça, tu seras sur la bonne voie. Car ton nouveau monde, il est rempli de monstres. Et je ne peux pas tous les chasser, il faudra apprendre à s'en méfier. »

Si elle acceptait, il n'hésiterai pas à lui montrer le double fond de la grande armoire dans sa chambre, qui n'avait rien à envier à Narnia.

   

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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Mer 13 Mai - 5:23


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Never, ever, believe you



Le souffle d’Amber fut reprit alors qu’elle regardait le chasseur, sans vraiment savoir si elle devait croire ses paroles ou suivre cette main qu’il lui tendait. Il pouvait surement l’aider. De toute manière, avait-elle le choix ? Anton était le seul qui connaissait ce qu’elle était, qui avait compris cette magie sourde dans son cœur. Mais le souvenir de la trahison de son frère était encore trop cuisant dans son esprit. Bien qu’elle leur écarte les cuisses, la blonde se méfiait des hommes comme de la peste. On disait les filles dangereuses et leurs langues dignes des vipères mais les hommes pouvaient se montrer bien plus terribles. Son frère l’avait trahit voilà ce qu’il lui semblait un siècle. Qui pouvait promettre qu’elle devait croire le châtain ? Elle inspira, expira, calmement, rassemblant son souffle comme pour un exercice de yoga.

Les monstres… Elle en avait déjà vu, ses puissants hommes loups et celui qui s’était transformé devant elle, que sa magie avait rendu si doux et calme, comme un chien bien dressé. Elle mordilla sa lèvre inférieure, regardant la main tendue, comme un cheval aux aguets qui hésite à traverser la rivière. Puis Amber prit sa décision et attrapa la main. La douce chaleur qui la parcourait se fit brasier mais Asmodée ne montrait pas le bout de son nez, surement blessé par la petite victoire de la jeune fille. Les prunelles de la blonde se lèvent jusqu’à celles de son vis-à-vis, inquiètes. Il pouvait lui apprendre tellement de chose si elle le laissait faire. Mais fallait-il encore qu’elle accepte de faire taire son mauvais caractère et cette soif de liberté qui l’envahissait à chaque jour qui passaient.

Je te suis.

La voix de la jeune fille s’était déjà faite plus assurée alors qu’elle le fixait, tentant de lire dans le regard qui lui faisait face, de comprendre. Sa main semblait bruire de mille étincelles de magie mais elle gardait un minima de contrôle sur son pouvoir. Elle le devait. La fatigue papillonnait dans son regard alors qu’elle luttait pour garder le contact entre leurs peaux. Elle le lâcha, se sentant partir.

Je… peux pas garder le contact très longtemps, contrôler ce pouvoir. Murmura-t-elle d’une voix faible. La fatigue était impressionnante, bien plus difficile à surmonter que lorsqu’elle faisait appel à Asmodée. Il était plus dur de lutter que de lui laisser le pouvoir. Le démon avait su assoir sa domination sur la blonde et elle n’était rien d’autre qu’une mortelle pour lutter contre lui.

Elle regardait Anton, le regard épuisé. La blonde voulait des réponses. Plus que ce qu’elle avait eu pour l’instant. Mais avec cet état dans lequel la lutte l’avait poussée, elle n’était pas vraiment en mesure d’intimider qui que ce soit.
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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Jeu 14 Mai - 17:45


   
 

   
Never, ever, believe in you

   

Amber attrapait sa main, qu'il resserra par réflexe, comme pour faire passer une crampe avant de relâcher la pression. Il avait vu juste en la provoquant plus tôt, en la poussant à chasser cet excès de magie contenu. L'idée d’entraînement qui se planifiait peu à peu dans sa tête n'était peut-être pas si mauvaise. Ce serait bien pratique pour le chasseur d'avoir comme alliée une sorcière... Si elle ne prenait pas peur en découvrant son petit hobby nocturne. Aussi prenait-il un air rassurant en voyant le regard inquiet de la demoiselle qui disait le suivre, sans sembler sûre d'elle. Il hochait la tête pour lui signifier qu'elle faisait un excellent choix, commençant à prendre la direction de la sortie de cette pièce.
Mais alors qu'elle paraissait un peu plus sure d'elle, leurs main se séparèrent en chemin. Il ne fallait peut-être pas pousser le bouchon trop loin. Et si Amber se mettait à argumenter, elle n'aurait pas eu besoin de le faire pour que le chasseur comprenne qu'il avait mis la barre trop haut. La blonde semblait en effet fatiguée. Alors il plaçait ses propres mains dans son dos, avant de la rassurer.


« Ce que tu as accomplis est déjà très bien. De toutes façons j'ai pas envie que mes collègues nous voient main dans la main. Tu peux faire comme si tu étais blessée, ou quelque chose comme ça, pour qu'ils croient que je t'emmène chez un médecin? »

C'était un peu salaud de lui demander de faire ça, car il avait déjà fait ce genre de suggestion à des filles, pour les conduire chez lui, mais pour d'autres raisons que l'apprentissage de la magie. Mais cette fois-ci, il passait devant sans attendre de réponse, pour traverser la salle de sport jusqu'à la sortie, attrapant sa sacoche sous le comptoir de l'accueil au passage. Il n'avait qu'un casque de moto, et Amber était censée être blessée, alors pour que quelques clients qui fumaient leur clope d'après sport devant la salle ne se posent pas de questions, il fit signe à un taxi. Puis lorsqu'une voiture daigna s'arrêter devant eux, il ouvrit la porte à Amber pour l'aider à s'installer, en bon gentleman.
Une fois arrivés à bon port, dans le vieil immeuble baroque respirant l'histoire, le chasseur prit la direction de l'étroite cage d’ascenseur, qui semblait dater d'une autre époque. Il fit signe à Amber d'y entrer, sans la toucher.


« Ne t'inquiète pas, c'est solide. Et puis même si je prends les escaliers d'habitude, j'habite au dernier. Tu étais déjà venue à Obuda ? »

Autant faire la conversation en attendant que le mécanisme termine son ascension. Ce qui fut plutôt rapide. Et un tour de clé plus tard, il la faisait entrer dans le vieil appartement, vaste en superficie, mais très sobre, peu de meubles. Il y avait l'essentiel. Cuisine équipée, frigo américain, tables et chaises de salle à manger, canapé et télévision. Entre ces deux derniers, une table basse sur laquelle était encore posés une bouteille de vodka et un verre. Pas très classe pour recevoir, mais la visite était inattendue.
Son regard se posa sur le plan de travail de la cuisine. Une dague et des traces de sang de la nuit précédente, il n'avait pas nettoyé. Pourvu qu'elle ne le voit pas tout de suite. Alors pour détourner son attention, il montrait le canapé pour lui faire signe de s'installer.


« Fais comme chez toi, tu veux de l'eau ? Ne bouge pas, je vais te chercher un peu de lecture. »

Il disparaissait quelques instants dans la pièce d'à côté dont la porte était restée ouverte, sa chambre. Vaste pièce aussi, meublée entre autres d'une bibliothèque sur laquelle il attrapa quelques livres parlant de magie.
Il revint ensuite les poser sur la table basse, à côté de la bouteille d'alcool. Puis avant de s'installer, il allait chercher deux verres d'eau dans la cuisine. Il revint pour les poser et prenait finalement place à côté de Amber, lui souriant calmement.


« Ces livres te donneront les bases sur la magie et les sorciers. Mais pas de pratique là-dedans, c'est un peu tôt. J'ai quelques manuels qui expliquent des rituels de débutant pour quand tu seras prête. Et pour ça, il faut que tu m'écoutes. Tu n'es pas sauve si tu révèles ton pouvoir à n'importe qui, qu'il s'agisse d'autres sorciers... Ou de chasseurs. »

Il avait prononcé ce dernier mot d'un ton sec et glacial. Comme s'il lui parlait de monstres, du pire prédateur auquel aurait à faire Amber. Anton était bien placé pour savoir que tous ses confrères n'avaient pas eu la même éducation que lui. Certains voyaient tout ce qui était non-humain comme des abominations à abattre. D'autres pensaient que les sorcières étaient à l'origine des autres créatures, et que par conséquent, leur extinction provoquerait la fin des problèmes, de leur lourde mission.
L’aîné des fils Serban se redressa, sérieux, ajoutant quelque chose de lourd à l'atmosphère déjà glauque de son appartement. C'est ici même que la demoiselle signait le début de son apprentissage, en acceptant toute la vérité.


« Comme moi. »

Son visage était si neutre qu'il était impossible de savoir s'il l'avait finalement conduite ici pour l'abattre, ou réellement l'aider. Encore une fois, c'était à elle de trouver la réponse.

   

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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Jeu 14 Mai - 18:25


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Never, ever, believe you



Amber acquiesça, le suivant sans vraiment comprendre où elle était. Ses prunelles papillonnaient, son regard se voilait par intermittence. Elle n'eut pas beaucoup de mal à imiter quelqu'un de blessé, son visage aussi blanc que le linceul qui entourerait son corps une fois la mort venue la trouver. Elle avala difficilement sa salive, marchant seule, sachant que sa peau dévoilée de partout était trop dangereuse et que cette fois, elle ne pourrait luter contre son pouvoir. Asmodée remontait petit à petit à la surface mais elle arrivait encore à empêcher sa main de se lever jusqu'à la peau tentatrice. Amber essaya de se focaliser sur les battements de son coeur alors qu'elle ne se rendait pas vraiment contre de ce qu'il lui disait où de l'endroit où il l'amenait. Sa vision se brouillait.

Elle n'entendit même pas la question dans l'ascenseur, ne répondit pas, essayant de rester debout. Et, alors qu'elle rentrait chez lui, elle fut heureuse de trouver le canapé avant que ses jambes ne la lâche. La première gorgée d'eau fut salvatrice et elle descendit le verre en quelques gorgée, son regard se faisait brutalement plus clair alors qu'elle sentait la présence brulante d'Asmodée la forcer à se réveiller. Juste à temps pour voir les ouvrages devant elle et la présence du châtain, trop proche d'elle. Et elle ouvrit de grands yeux aux paroles qui s'échappaient de ses lèvres.

Amber aurait du fuir. Elle aurait dut refuser de le suivre. Le verre vient tomber sur le sol comme au ralentis avant de se briser en un milliard d'éclat lumineux. Regardant autour d'elle, la blonde chercha un moyen de se défendre et dut se rendre à l'évidence. Il l'avait bel et bien piégé. La proie qu'elle était déglutie avant de plonger son regard dans celui du chasseur. S'il te plait... Ne me tue pas. Je ne savais même pas que j'avais ses "pouvoirs" avant que tu ne me le dises... Son regard se fit suppliant alors que dans un réflexe totalement humain, sa main se posa sur le bras d'Anton. Elle n'eut pas le temps de réagir que déjà son regard se remplissait de magie. Amber n'avait plus assez de force pour lutter, elle le savait bien, et inconsciente, elle regardait Asmodée s'offrir ce corps qui le faisait frémir. La peau de la jeune sorcière se fit de feu, ultra sensible alors que son dos se cambrait, les pattes du dragon tatoué dans sa chair semblant s’animer.

Sensuelle et aussi joueuse que le démon qui la hantait, Amber s'approcha des lèvres du chasseur, clouant cette malédiction d'un baiser. Ondulant contre le corps, elle ôta son haut, libérant ses courbes généreuses. Ses mains glissèrent jusqu'au pantalon du châtain, son basin se rapprochant langoureusement. Elle devait faire quelque chose. Elle devait lutter. Et espérer que son pouvoir avait été aussi affaiblie qu'elle-même. Car seule, elle ne pouvait rien faire. 
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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Sam 16 Mai - 17:18


   
 

   
Never, ever, believe in you


   

Alors que le chasseur rapportait de l'eau, il prit le temps d'observer Amber. La pauvre avait l'air épuisée, il ne s'en était pas vraiment rendu compte avant, soupçonnant simplement une baisse d'énergie passagère. Il espérait qu'elle ne serait pas trop épuisée pour qu'ils puissent un minimum s'entretenir sur l'avenir de la demoiselle. Il avait donc attendu qu'elle finisse de boire pour lui révéler d'une manière assez particulière sa nature de chasseur. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle se réjouisse, il avait besoin de la mettre en présence de la vérité. Il la rassurerait après en lui expliquant le fonctionnement de sa famille, et la raison pour laquelle elle devait choisir la voie du bien.
Mais les choses ne se déroulèrent pas tout à fait comme prévu. Il s'attendait à ce qu'elle prenne peur, il plaidait coupable. Le verre brisé n'était qu'un dommage collatéral. Mais ses mots... Pensait-elle vraiment qu'il souhaite la tuer après lui avoir apporté des livres de magie ? Il souriait, moitié moqueur, moitié rassurant. Jusqu'à ce que son visage se ferme en voyant la main approcher sans avoir le temps de l'esquiver.

Il avait réveillé la peur en elle, son système de défense par la même occasion, comme lorsqu'on tend la main vers un putois, pour gentiment le caresser, et qu'il dégage son odeur nauséabonde pour repousser l'agresseur. Ici la protection fonctionnait à l'inverse, la défense passait par l'attaque et Anton était bien conscient que le désir fougueux qui l'animait désormais n'était pas naturel. Et dire qu'il allait lui répondre pour la rassurer sur ses intention... Voilà qu'au bout de ses lèvres ne se trouvaient plus les mots, mais celles de la blonde. Interloqué, ne s'attendant pas au retour soudain de la puissante magie, il la laissait faire, l'embrassait aussi avec une certaine fougue, sa bonne conscience au placard pour le moment.
Il sentait bien que cela n'était pas normal, mais comme pour lui ôter le doute, la sorcière lui suggérait ce que tout jeune trentenaire divorcé se devait de ne pas refuser : elle enlevait le haut. Et homme qu'il était, il admirait le balai de formes harmonieuses qui s'offrait à ses yeux pleins d'appétit. Comment résister ? La question ne se posait même pas : ses mains venaient se plaquer sur les côtes de la belle, contournant pour le moment les formes généreuse.
Et plus les secondes passaient, plus les chances que la magie cesse d'opérer s’amoindrissaient, la réponse à la main qui glissait vers son pantalon se faisait immédiate. Ses veines se mirent à palpiter de désir, son souffle chaleureux honorait le cou de la blonde avant d'y déposer les lèvres, qui commencèrent bien rapidement leur descente... Pour s'arrêter juste avant que la route ne se fasse colline. Il enlevait à son tour son t-shirt et repartait à la conquête de la terre promise. L'une de ses mains quittait les hauteurs pour glisser sur les hanches de la demoiselles, l'aider à se rapprocher encore plus, se coller contre lui avant d'aller jauger de la fermeté de ses fesses.

Et ç'en était trop. Complètement oublié, au point que son pantalon ne devienne une gêne. Alors tout en embrassant de nouveau la sorcière, il ôtait le bas de son jogging, si facile tant le vêtement était élastique. Puis sans lui demander son avis, il la souleva comme une plume pour la placer en sac à patate sur son épaule, tel l'homme des cavernes qui ramène la captive dans sa hutte. Il profitait d'ailleurs du voyage pour chatouiller ses cuisses du bout des doigts, jusqu'à atteindre sa chambre. Il savait son lit solide et rebondissant, aucune crainte à la lancer dessus, si ce n'était de la faire rire. Anton s'exécuta donc, lança la belle dos vers la couette, rompant par la même occasion le contact physique sans se rendre compte des conséquences...
En quelques fractions de seconde, ses yeux se baissèrent vers son boxer pour constater l'étendue du problème. Puis se yeux se relevèrent timidement vers le corps de la sorcière, ne pouvant s'empêcher de faire une pause en cours de chemin, constatant avec une certaine déception les formes alléchantes qui venaient de lui échapper des mains. Oups. Il secouait un instant sa tête pour maintenant regarder Amber droit dans les yeux. Juste les yeux. Légèrement gêné par son comportement débridé, lui qui était censé l'aider à contrôler son pouvoir.


« C'est embarrassant... Je voulais juste te dire que j'allais te protéger contre les autres chasseurs, à la base. »

   

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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Dim 17 Mai - 8:42


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Never, ever, believe you



Amber n'avait plus de contrôle. plus aucun. Son corps ne lui appartenait pas, son esprit non plus. Elle était obnubilée par les muscles du chasseur, par sa peau qu'elle goutait du bout des lèvres, son dos cambré à se briser, son bassin trop proche de son antre de plaisir. Elle avait besoin de sexe. Asmodée tirait les ficelles de ce magnifique pantin, s'offrant à travers les lèvres de la succube la peau tendre de mille et un hommes. La protection de ses créatures qui lui appartenaient après que les mains douces et si innocentes de la blonde qu'il hantait ne se soient posées sur eux. Elle se laissait faire, répondant par un simple gémissement aux actions du châtain, sa gorge se dévoilant pour lui laisser un plus grand accès. Comme une lionne qui se soumet enfin, elle lui dévoilait cette peau blanche à laquelle palpitait une veine qui attirait les crocs des vampires.

Elle se sentit soulevée et un rire cristallin s'échappa de ses lèvres, appréciant les caresses sur ses fesses, rompant la cambrure envoutante de ses reins. Il la jeta alors qu'elle éclatait de nouveau de rire et son esprit lui fut offert avec une violence sans  nom. Elle inspira brutalement et regarda autour d'elle, le regard perdu, voyant que l'homme en face d'elle était dans le même état.

Amber remonta le drap du lit jusqu'à sa poitrine, cachant ses formes généreuses, le rouge lui montant aux joues. Ses grands yeux bleus semblaient perdues alors qu'elle les plongeait dans les prunelles qui lui faisaient face, haïssant un peu plus son pouvoir. Elle pouvait déjà voir le sourire cruel du démon qui se rétractait, ses lèvres découvertes sur des crocs qui auraient fait pâlir un tigre. La blonde voyait à la perfection à quoi ressemblait le monstre qui la hantait et pourtant il changeait de visage à chaque secondes. Mais il gardait les prunelles d'océan de son premier et cette chevelure brune dans laquelle ses doigts s'étaient perdus à tant de reprise.

Je... Désolée je sais pas ce qui m'a prit. Tu vois à quel point c'est... Dérangeant ? Je contrôle rien, il peut se déclencher dès que je touche quelqu'un ou ne rien faire du tout. Il suffit qu'Asmodée désire que... Elle se stoppa, ayant prononcé le nom de son démon et consciente qu'il ne supportait pas ça. Elle n'avait jamais vraiment vu la colère de l'entité mais elle savait que ça ne présageait rien de bon. Tu dois me prendre pour une folle à parler de mes "pouvoirs" comme d'un démon. Mais il est réel, bel et bien là. 

Elle lui offrit un sourire timide, sans vraiment savoir où se mettre, cachant toujours sa poitrine découverte. Le corps qui lui faisait face était vraiment alléchant. Mais Amber devait faire sortir cette idée de merde de ses pensées avant que le démon ne lui ordonne de le toucher à nouveau. Ils étaient là pour qu'elle apprenne. Et non pour qu'elle viole le chasseur.
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MessageSujet: Re: Never, ever, believe you [Anton] Lun 18 Mai - 8:48


   
 

   
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Les sens du chasseur s'apaisaient alors que la blonde masquait enfin ses formes derrière le drap du lit. Il pouvait enfin cesser de malmener ses nerfs optiques à les maintenir fixés vers les yeux de Amber pour ne pas dévier de la voie de la confiance. Il n'était qu'homme malgré la marque du chasseur qu'il sentait se fondre sous la peau de sa main droite. Et un homme ne gagnait pas la confiance d'une femme en la regardant davantage comme une proie que comme égale.
Par chance, elle ne cédait plus à la panique, celle-là même qui les avait menés vers cette situation déroutante. Le discours de la jeune femme était plus calme, peut-être comprenait-elle enfin qu'il avait eu milles occasions de la tuer s'il avait s'agit de son objectif. Elle en venait même aux excuses. Mais celles-ci se concluaient terriblement car la pauvre demoiselle donnait encore un nom à son pouvoir. Et elle s'interrompait, consciente de son erreur : Anton lui lançait un regard inquisiteur, il lui avait déjà dit que cela ne venait que d'elle, et elle seule. Ils étaient ici pour trouver un moyen de contrôler cela, alors si elle n'était pas capable de retenir la première de toutes les leçons, à quoi bon ?

Elle avait beau chercher à se justifier, redire que le démon était bien présent en elle, cela ne prenait pas, plus les secondes passaient, plus la déception se lisait sur le visage d'Anton. Si bien qu'il se détournait d'elle sans lui répondre, pour ouvrir sa grande armoire, un héritage familial aux boiseries finement sculptées, magnifique cadeau de la lignée Serban tant par la finesse de son architecture que par l’ingéniosité de son double fond indétectable. Mais il n'allait pas encore fouiller tout derrière. Il se contentait de chercher en hauteur, parmi des piles de vêtements contenues dans un recoin, plus utilisés depuis des années.
Il en ressortait quelques vêtements de femme, même un soutien-gorge qu'il hésita à lui donner, car il semblait bien trop petit pour contenir tout ce que respirait la blonde. Puis il lui lançait tout cela sur le lit, à côté d'elle pour qu'elle n'ait qu'à tendre le bras pour s'habiller. Il ne la regardait pas, ses yeux toujours orientés vers le contenu de l'armoire, un brin nostalgique.


« Je pense que ça t'ira, peut-être pas tout, tu n'as qu'à essayer, c'était à mon ex femme. Au moins tu auras quelque chose à te mettre sur les épaules. »

Alors qu'il finissait ses mots, lui-même attrapait à la va-vite un polo à manches longues, un Ralph Lauren, naturellement. Puis un jean qu'il s'empressa d'enfiler pour faire abstraction de ce qui s'était produit plus tôt. Il vérifia ensuite que Amber soit bien en train de s'habiller elle aussi. Puis il activa le dispositif de double fond lorsque la tête de la demoiselle se dirigeait ailleurs. Il s'assurait qu'elle ne découvre pas comment accéder à l'arsenal dont il disposait. Il se contenterai de lui montrer le contenu sans plus d'explications sur cette cachette. Aussi, lorsqu'elle fut enfin habillée, il lui fit signe de venir voir l’intérieur secret du meuble où s'entassaient arbalètes, chaînes en argent, arcs, pistolets, fusils, épées, dagues, menottes d'argent, masque de fer, pieux, munitions en argent, flèches à seringues, ainsi que les armes utilisées par les vétérinaires de savane, pour atteindre les fauves qui ne peuvent être approchés sans danger.
Puis il fixa la blonde, mains en l'air pour lui montrer qu'il ne comptait pas utiliser l'une de ces choses contre elles. Il était encore un peu amer de l'avoir entendue mentionner le démon. Mais le ton de sa voix tentait de ne pas être trop correcteur, davantage négociateur.


« Est-ce que tu vois quelque chose capable de tuer les démons là-dedans ? Non ? Alors ça doit vouloir dire qu'ils n'existent pas. Et je ne tue pas les sorcières contrairement aux plus dangereux de mon espèce. Si tu n'arrêtes pas définitivement de te croire possédée, tu finiras six pieds sous terres. Ton démon, c'est une excuse, un moyen de rejeter la faute. Mais ce genre d'argument, ça ne prend pas face à ceux qui connaissent mieux ton monde que toi, tu ne sera jamais pardonné comme si ce n'était pas de ta faute. Parce que c'est TA faute, ton pouvoir, ta responsabilité. Et que si tu comptes vivre assez longtemps, t'as plutôt intérêt à apprendre à te maîtriser.
Est-ce que je suis assez clair pour toi ?
Parce que tu m'as l'air de quelqu'un de bien, et que c'est du gâchis de te voir aussi paumée.
 »

Sur la fin, il avait pris le temps de choisir ses mots, alors que le timbre de sa voix s'adoucissait. Il était un Serban, un protecteur, et les sorciers en dehors de leurs pouvoirs se rapprochaient tellement des humains. Et tout comme il avait assuré à Magda que le coven dont elle faisait partie était sauf, il en allait de même pour la jeune Amber. Qui lui serait probablement très utile le jour où elle contrôlerait ses pouvoirs.

   

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