Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
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Now I try to tell you that I need you. (ambros&viola)

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poisoned soul

MessageSujet: Now I try to tell you that I need you. (ambros&viola) Lun 4 Mai - 14:25


Elle dépose le téléphone sur le combiné, elle vient d'annuler leur réservation au restaurant. Elle n'a pas envie de sortir, elle n'a pas envie d'aller voir du monde. Elle veut juste rester dans cette maison. Elle s'y sent en sécurité, depuis toute petite. Elle a l'impression, qu'ici, personne ne vienne l'éventrer ou lui arracher le coeur, malgré le drame qu'il a pu avoir. Si elle croit aux esprits, elle ne cherche pas à avoir la certitude de leurs existences et ne tenterait pas de jeux idiots pour pouvoir parler avec sa défunte mère. Pourtant, ce n'est pas l'envie qui lui manque, ni le désir. Depuis neuf ans, jour pour jour, elle sait qu'elle ne passera plus porte, elle ne verra jamais sa Pâtisserie ni le monde qu'elle a créé à l'intérieur. Et parler d'absents, Viola n'aime pas. Elle ne peut pas dire à Ambros que mère lui manque plus que son père. Elle ne peut pas dire qu'elle veut lui parler, la revoir. Parce qu'elle ne sait pas comment gérer ce qu'elle ressent, qu'elle ne sait pas comment gérer ses sentiments face à lui. Elle ne sait pas comment le lui dire d'ailleurs. De modèle d'amour, elle n'en a jamais vraiment eu, elle n'a pas les images de tendresses comme celles des films, comme celles des livres. Elle les connait parce qu'elle les a lus, parce qu'elle les a vus. Mais elle croit au prince charmant, Ambros lui ressemble. Si on enlève les cheveux et le cheval blanc. La petite fille a grandi depuis qu'il l'a pris sous son aile, elle est devenue une femme qui sait ce qu'elle veut. Et tout ce qu'elle ne veut pas d'ailleurs. Elle a profité d'avoir fini plutôt pour faire les courses. Si pas de restaurant, il faut bien pouvoir manger quelques choses. Quelque chose de simple et de quoi faire plaisir à Ambros. Elle sait qu'elle ne peut pas imposer son régime alimentaire à tout le monde et pour le peu de viande qu'elle a vu entrer dans la maison, elle s'autorise à aller en prendre. Manger un hamburger végétarien, ce n'est pas donné tout a le monde. La blonde a tout pris pour que sa cuisine ressemble à un fast food. Enfin, presque, elle n’en compte pas empoisonner Ambros en prenant de la nourriture aux McDonald. Question de principe et les poisons de nos jours sont plus efficaces que ceux-là. Adepte de la grande sainte nourriture, elle se contente que des McFlurry. D'ailleurs, elle en a pris, pas au McDo, mais de quoi faire la glace. Puis, elle a pris deux trois films, principalement d'horreur, pour bien montrer qu'elle ne sortirait pas aujourd'hui. Pas besoin de dire pourquoi, de toute façon, qu'est-ce que ça change ? Elle a droit à son jardin secret. Quand elle est rentrée, elle a tout mis dans le frigo et les glace, dans le congélateur. Viola s'est aussi changée, elle s'est mise à son aise. Un vieux short de pyjama noir assez court et qui met en valeur ses fesses et un débardeur qui marque bien sa poitrine. Elle ne l'a pas fait exprès, elle a juste pris ce qui lui sert pour dormir, elle n'a pas envie de mettre quelque chose de sophistiqué pour manger des hamburgers. Hamburgers qu'elle commence à faire. D'abord, ceux d'Ambros. Armée de gants en plastique, elle les façonne pour que ça entre dans le pain, puis elle sort les siens, à base de tofu. Elle s'amuse d'ailleurs à la faire. La musique mise, elle danse en cuisinant, il est à peine vingt heures, elle a une heure de répit pour danser et faire les frites, maison s'il vous plait. Elle sort la graisse une fois le tout préparer et prépare déjà les pains. Pour cuire, il faudra attendre qu'Ambros revienne de la clinique. De quoi préparer la table de salon, les films sur un coin, deux assiettes et deux verres et une bouteille de vodka. Un des rares alcools forts qu'elle aime boire purs. Elle regarde sa table, ça n'a rien de romantique, mais elle s'en fout. Enfin, elle essaie de ne pas prêter attention. Elle aimerait qui la voit comme une femme et non comme une petite fille. Il ne l'a pas vu grandir et il n'a pas promis à sa mère de s'occuper d'elle comme un père, alors il peut très bien cesser de la voir comme une petite chose fragile, elle n'en a pas une. Elle a survécu à une balle, tout de même. D'ailleurs, elle soulève un peu son t-shirt pour voir la cicatrice, elle chipote un peu du bout des doigts. Elle a cessé de lui faire mal il y a des années, mais elle exprime le vide et l'absence. Elle ne regrette pas son père, elle ne l'a jamais aimé comme elle aurait du l'aimer, mais sa mère lui manque au fil du temps et neuf ans passés sans elle, c'est quand même une punition de Dieu qu'elle ne pense pas avoir mérité, mais elle n'a plus le temps de penser à ça, elle remet son débardeur pour cacher la cicatrice et offre un énorme sourire au nouvel arrivant. Elle espère juste qu'elle ne se fera pas trop crier dessus pour le restaurant, ça fait quand même un moment qu'ils avaient réservé.

« J'ai annulé le restaurant, j'avais pas envie sortir alors du coup, j'ai pris de quoi préparer des hamburgers végétariens. » Elle marque un temps de pause, avant de reprendre, avec un petit sourire. « Et de la vraie viande pour toi, j'ai pris des films, deux trois sont d'horreur, j'espère qu'il y en aura un de bien. On mangera devant la télé. Puis, j'ai pris de la vodka et des glaces pour le dessert. Laisse-moi te débarrasser. »

Elle esquisse un petit sourire et s'avance vers lui pour ranger son manteau et déposé sur sa joue un baiser, pour lui dire bonjour.
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MessageSujet: Re: Now I try to tell you that I need you. (ambros&viola) Mar 5 Mai - 2:09


Journée spéciale, c’est les quatre ans de la pâtisserie de sa douce enfant. Ils ont prévu de fêter ça avec un restaurant. Pas vraiment la meilleur manière de faire à son avis mais il n’a pas accepté pour les réjouissances. Il voulait juste une soirée à deux, sans personne pour leur prendre l’instant.  Nombreux ont été les collègues qui lui ont demandé s’il était malade au vu de la grimace radieuse qui tranchait son visage. Un sourire mal camouflé et bien exceptionnel pour le ronchon, accro au boulot. Il est un tout autre homme avant ces soirées. Il n’est pas bien difficile de le remarquer. La tête, un peu dans les nuages, il n’a qu’une envie. Voir le soleil disparaitre pour se précipité dans sa tanière de bonheur auprès de Viola. Il ne s’occupe pas vraiment en attendant que les heures défilent. Il les subit. Il se surprend à trouver le temps long alors qu’il ne perd rien. L’éternité ne se compte pas. Il aura tout le temps de rattraper les grains de sables qui ne s’évadent pas vraiment. Et si on raconte juste qu’ils ne peuvent se compter à cause de la durée que la tâche prendrait, lui il pourrait le faire. Bien que Viola risque d’avoir disparu quand il en sortira  la tête. Elle risque de s’ajouter à son compte et de lui faire perdre la tête par ces irrégularités. Seulement le sablier qui se tournent et se retourne ne lui fait plus d’effet. Il ne supporte plus d’entendre l’un des bouts cogner le bureau imaginaire à chaque fois que le temps est écoulé. Heureusement que le soleil est censé se coucher dans cinq minutes. Heureusement qu’il n’y a pas eu d’erreur et qu’il a pu se précipité sous le portique de sa maison sans croisé le moindre rayon de soleil. Il n’a même pas senti la chaleur du jour. Il est assez tard pour que les problèmes aient été évités. C’est le moment de détente qui commence à l’instant ou sa clé rentre dans la serrure. Il ne s’attendait pas à voir la jeune fille en si petite tenue au premier étage. Il lui offre d’ailleurs un regard interrogatif comme seule salutation. Son regard qui se fait bien vite balayer par un sourire compréhensif et pas des plus mécontents. C’est ça une soirée à deux.

« T’en fais pas, ce sera parfait. »

Elle n’a pas de quoi s’inquiéter, ce n’est pas comme s’il désirait vraiment se changer pour ressortir. Au contraire, il est bien content de pouvoir se débarrasser de  sa veste même si elle continue à lui exposer son programme tardif. Il se laisse débarrasser de sa veste sans rechigner. Il veut bien la laisser faire si elle est d’aussi bonne humeur.

« Tu as essayé de transformer la soirée bateau en soirée parfaite ? »

Il laisse un léger rire lui échappé alors qu’il se déchausse pour ranger le tout et enfin être à l’aise. Bien qu’il lui manque encore quelques choses. Pas de regard en sa direction, il se permet d’utiliser son don pour réapparaitre assez rapidement en pantalon de jogging assez fin et t-shirt. Les pyjamas multi-saison qu’il ne quitte jamais.  Il vient offrir un baisser sur le crâne de sa petite protéger avant de se lancer dans une conversation quelconque.

« Alors on mange quand ? Tu vas jamais tenir s'il faut trop attendre. Il est à onze heures ton couvre-feu d'habitude, non ? »

L’air innocent, il se plait à lui rappeler ses plus jeunes années. S’il n’était pas mis sous silence concernant son bas âge, il lui aurait très probablement raconté un tas d’autre histoire, bien plus passionnante à ses yeux. Aujourd’hui, il n’a plus grand-chose à lui apprendre. Mais si elle était toujours enfant, il n’aurait pas remarqué le début de ses fesses ou la courbe de sa poitrine. Elle a grandi trop vite. Il ne peut plus chérir les moments à deux de la même façon. Il ne voit plus le monde pareil. Il n’aurait pas eu à lui baisser un peu plus son haut pour toucher la peau de son ventre encore légèrement visible, avant son geste.  Et il aurait encore moins pu oublier la cuisine pour se soucier uniquement des jaquettes de films bien moins effrayantes que leur genre l’indiquait.
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MessageSujet: Re: Now I try to tell you that I need you. (ambros&viola) Mer 6 Mai - 16:26


Le fait d'avoir changé de programme l'a assez perturbé pour qu'elle veuille reprendre le téléphone et rattraper le coup. Mais il est trop tard, pour récupérer la table et de renvoyer ses achats dans le magasin. La blondinette ne peut pas regretter et s'octroie un petit caprice. Elle ne veut pas sortir et cette idée est bien trop présente pour qu'elle puisse réellement regretter. Le temps passe et l'absence reste présente. Elle n'arrive à mettre des mots pour lui parler, pour lui dire qu'elle aimerait que sa mère soit présente. Mais elle n'a rien dit, elle ne dit rien. À quoi cela sert ? Ambros ne doit pas savoir ce qu'il se passe réellement. Il ne peut pas tout savoir, de toute façon. Le temps de cacher sa blessure et de l'accueillir avec un grand sourire. Il fait partie de sa famille, il fait partie d'elle aussi. Mettre des mots sur ce qu'elle n'y arrive serait utile, pour eux deux, mais elle sait qu'elle l'aime et elle ne veut pas mettre de mots sur ça. Si elle est prête à tout pour qu'il cesse de la voir comme une petite fille, elle ne veut pas qu'il prenne la porte face à ce qu'elle ressent. Elle préfère déballer son programme, avec un petit sourire.

« Ce sera bien plus que parfait, en plus, c'est moi qui cuisine. »

Elle tire la langue, mais elle ne ment pas. Ambros sait très bien suivre une recette, mais quand il s'agit d'assaisonner, elle a souvent peur que ça se transforme en poison. Mais elle s'en amuse assez pour qu'il le sache, il n'a jamais mal réagi, ce qui l'a rassuré et lui permet aussi de continuer avec ses petites allusions. Ça le rend presque attendrissant.

« On peut dire qu'elle a été reporté. au 25 juillet. Sauf si tu veux faire quelque chose de spécial. »

La soirée au restaurant est reportée, elle aime assez ce restaurant pour vouloir y manger régulièrement, si aujourd'hui elle ne veut pas, ce n'est pas à cause de la nourriture, juste une forte envie de rester dans cette maison. Peut-être que le fantôme de sa mère sera là, aujourd'hui, qu'elle lui parlera, qu'elle pourra l'entendre, elle peut garder l'espoir, non ? Une partie de ouija la tente, mais elle n'a pas envie de réveiller des mauvais démons et elle voit très mal Ambros la suivre. Il n'a pas la tête à se laisser impressionner par ce genre d'expérience. Elle a le dos tourner et se dirige dans la cuisine. Elle lance la graisse et commence à préparer pour la cuisson. De quoi être prise dans ses pensées et être surprise par le baiser sur le sommet de son crâne. Ainsi que de sa tenue. Elle se permet un petit regard sur le corps qu'il offre et la petite flamme du désir trouve place. Elle essaie de la faire fuir et qu'elle ne laisse rien voir..

« On mangera quand ce sera prêt, monsieur le pressé ! Et j'ai passé l'âge de me coucher aussitôt ! Ce n'est pas parce que tu es vieux que tout le monde l'est ! »

Elle rit légèrement en le laissant abaisser son haut. Il n'était pas si relevé que ça, si ? Elle ne creuse pas plus loin, la graisse est prête. Elle laisse Ambros partir voir les films, elle n'a pas pris des films réellement effrayants selon le vendeur. Entre Anabelle, The Conjuring et Catacombes, rien de transcendant et qui permet d'avoir réellement peur. Elle a pris les premiers, elle ne s'est pas cassé la tête avec ça. Elle espère ne pas avoir à les regarder et à assouvir le feu qui s'est allumé seule. Le temps que les hamburgers cuisent, elle vient chercher les assiettes, elle passe derrière, en pinçant légèrement son ventre et de lui offrir son plus beau sourire.

« On va manger. »

Les assiettes en main, elle escalade le fauteuil et fonce préparer les hamburgers et les frites. Elle ne quitte pas son sourire et le sentiment créer par Ambros ne suffit à lui permettre d'oublier.. Elle apporte les assiettes en lâchant un « tu peux commencer à manger, j'arrive » et elle fonce dans son sac. Elle se prépare un joint et le tien dans sa main, avec son zippo. Elle se jette dans le fauteuil, à côté d'Ambros et lui, un sourire angélique qui signifie : tu ne peux rien me dire, j'ai passé l'âge. Fumer apaisera sa faim envers lui et le souvenir de sa mère. Elle le lui tend, toujours avec son air angélique :

« t'en veut un peu ? Paraît que ça donne une seconde jeunesse au petit vieux. »

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MessageSujet: Re: Now I try to tell you that I need you. (ambros&viola) Ven 8 Mai - 15:08


Il se laisse taquiner sur sa cuisine sans trop réagir. Il laisse son côté ronchon prendre un peu le dessus. Sel, poivre, cumin ou autre, tout les plats garde leur horrible goût, même les truc végétarien de la petite. Il s'était attendu à un truc avec un arrière goût plus prononcés au vu des nombreuse critiques humaines mais non. Il s'avère que c'est simplement une question de principe. Tout comme lui aime faire plaisir à Viola, en essayant de cuisiner pour elle, de temps à autre. Il ne veut pas être mis de côté, il veut voir un minimum dans ses yeux, qui resteront toujours pour lui ceux d'un enfant. Alors oui il râle pour le principe et parce qu'il n'arrive pas à s'améliorer depuis leur vie commune.

« Une vraie petite femme au foyer. »

Son sourire d'innocent aux lèvres, il veut simplement l'embêter avec toutes ses petites attentions. Entre la cuisine et le débarrasser de ses affaires, elle commence à bien coller à l'image qu'il en garde. Surtout lorsqu'on sait qu'il ne se colle pas aux tâches de ménage mais que la maison est pourtant bien propre. Ca lui permet de continuer à avoir besoin de la jeune femme. Ils ne rangent pas de la même façon et il lui faut bien un guide pour les affaires qu'il laisse délibérément traîner hors de sa chambre.

« Tant que tu ne me laisses pas seul, je me fous bien du programme. »

Ca fait trop d'années passées pour être heureux de fêter seul la nouvelle. Il veut être avec elle car outre une fausse date d'anniversaire, c'est surtout la première fois qu'il a rencontré le bébé qui changea sa vie. Le petit bout abandonné du bar a trouver comment grandir toujours à ses côtés. C'est un événement qui se fête. Leur relation atteint presque ving-cinq ans sans qu'il n'ait eut le temps de se lasser. Un véritable exploite à marquer d'une pierre blanche. Bien qu'ils aient encore le temps d'y penser et qu'il espère faire autre chose avant cette prochaine sortie. Même si pour l'instant il a juste pensé à enfilé une tenue plus décontracté. C'est peut-être la raison qui l'a empêché de voir le regard sans aucune innocence de Viola. Sa tenue n'a rien d'exceptionnel et ne laisse rien de bien apparaître. Au contraire des tenues de la jeune femme qui sont toujours assez suggestives et qui l'empêche de savoir s'il veut regarder ou juste cacher ses courbes. Il ne pensait pas la surprendre d'un baiser pas si inhabituel.

« Est-ce ma faute si j'aime bien ta cuisine ?... Je me voyais encore jeune justement. Tu sera bien difficile demain si tu ne dors pas assez. »

Le sourire aux lèvres, si elle veut commencer sur l'âge elle peut bien le faire. Elle n'est encore qu'un bébé face à un vieillard. Que penserait-elle si elle connaissait son véritable âge, si elle connaissait sa nature ? C'est tentant de tout lui dévoiler. Il l'aurait sûrement fait s'il ne voulait pas la protèger du danger et la garder jalousement pour lui. Il lui offre une dernière attention avant de quitter la pièce pour observer les résumés des boîtiers, bien que les noms lui disent vaguement quelques chose. Il a fait le rapprochement entre les deux suites indirect. Et il serait peut-être bien de commencer par ça. Ce n'est pas parce que c'est vendredi soir que Viola tiendra pour les trois. Elle ne lui en voudra pas de choisir sans elle. Il s'apprêtait à mettre le dvd dans l'appareil lorsqu'il l'a vu passé en coup de vent. Il ne peut pas s'empêcher de lui faire remarquer la mauvaise manière dont elle se comporte.

« Monte pas sur le fauteuil !  C'est pas ton lit. Il a coûté plus cher ! »

Un petit soupir de désapprobation, c'est autant pour la forme que de par l'âge du fauteuil, ainsi que l'attachement à ce dernier. En comparaison les deux matelas superposé qui forment le lit de Viola ne valent rien. Elle peut le transformé en mauvais trampoline si elle veut mais le salon n'est pas le lieu approprié. Encore moins que un léger fil de paranoïa s'immisce pour lui souffler une chute sur la table. Heureusement que pour l'instant, ce n'est jamais arrivé. Il n'a pas de peur à avoir, il peut s'occuper de son dvd et se saisir tranquillement de son assiette qui se voit bien rapidement vidé de quelques frites pour l'assiette voisine. Il a appris à rendre ça moins imposant en fourrant les frites dans son hamburgers, attendant par politesse pour manger. Il ne mange pas par plaisir alors autant être distrait par le film et sa conversation. Seulement ce n'est pas le ketchup qu'elle a oublié. C'est bien moins légale. Il ne veut pas tirer dessus, tout comme il ne veut pas la voir planer dès le début de leur soirée, alors il s'en saisit distraitement.

« J'espère que tu as l'assurance si je me casse quelque chose à cause de ma nouvelle jeunesse. »

Il le porte à ses lèvres pour tirer une taffe. Dégueulasse. Bien plus que la nourriture. Elle aurait dû se contenter de ça. Mais il ne le lâche pas pour autant, il se lève sans la laisser reprendre quoi que ce soit.

« Je vais chercher les boisons tu veux quelques chose ? »

Il n'attends pas sa réponse pour aller se chercher un verre d'eau à la cuisine et ce que la jeune femme voudra, éteignant au passage ce qu'il tenait précédemment en main. Il le lui rendra plus tard. Elle a juste droit au verre déposé devant elle et au début du film suite à l'appui sur la touche de lecture.

« Tu as le droit de fumer mais seulement dans ta chambre. Et puis les mélanges avec l'alcool, c'est pas bon. Il faut que tu sache te lever demain. »
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MessageSujet: Re: Now I try to tell you that I need you. (ambros&viola) Ven 8 Mai - 17:31


Viola n'est pas une femme au foyer. Elle ne veut pas qu'il la voie comme ça. Elle n'a pas d'enfants, pas de maris. Et à vingt-quatre ans, elle ne se voit pas construire une famille, elle ne se voit pas vivre une banale vie. Même si pour le moment, elle ne vit pas une vie pleine d'aventure, mais elle cherche à conquérir Ambros, ce qui mérite toutes les aventures. Mais si en plus de la voir comme une petite fille, il la voit comme une petite femme au foyer, elle n'est pas prête d'avoir une place de choix dans son coeur. Elle ne supporterait pas de toute façon que quelqu'un d'autre vienne prendre sa place. Mais si les mots ne sortent pas de sa bouche, les belles femmes de son âge risquent fort de prendre sa place.  

« C'est peut-être ton fantasme, mais ce n'est pas moi qui serai ta petite femme au foyer. » Elle opte pour une fausse mine boudeuse et déclare avec des airs de saintes-nitouches. « Les femmes nues sous le tablier, c'est bien un fantasme revu et re-revue, Monsieur Ambros. Vous êtes donc sans imagination ?»

Elle tente une approche discrète, peut-être qu'en éveillant son désir, il décidera de la faire sienne. Mais l'approche n'est pas discrète, quand elle y réfléchit. Dans tous les cas, elle ne cherche pas à avouer ce qu'elle désire vraiment, Ambros n'a qu'à lire entre les lignes, il n'a qu'à essayer de trouver ce qu'elle cherche à lui faire comprendre. Parce qu'elle n'a pas le courage de le voir partir en courant. Elle n'a pas envie de le voir lui dire que ce n'est pas possible. Elle n'est plus la petite fille de dix-sept ans. Elle en 7 ans de plus, il peut bien la voir grandir. Il n'a rien à perdre, de toute façon. Mais elle ne cherche pas loin. La blondinette parle de son anniversaire, elle esquisse un léger sourire à sa phrase. Non, elle ne le laissera pas seul. Et le fait qu'il le demande ne la dérange pas. Tout au contraire.

« Ça me laisse au moins le temps de tout organisé, même si tu t'en fous, manger une pizza sur une nappe de pique-nique, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux. » Elle lui offre un sourire sincère, un petit discret en lui murmurant :  « Je ne te laisserai jamais tomber, tu sais. »

Le petit bout de femme est ailleurs, elle a laissé son esprit dans un coin, outre la petite flamme qu'elle ne contrôle. Elle n'est pas si innocente, elle a déjà eu des préliminaires, ses rêves sont parfois bien trop explicites et internet se révèle être un bijou pour les films érotiques ou du simple porno, elle n'est que novice, pas innocente. Elle est attirée par l'idée de passer le cap, d'offrir la fleur à un homme. Enfin, à lui. Le seul homme à qui elle se sent prête de se donner, corps et âme. C'est quand même flagrant, non ? Il faut qu'elle cesse de penser, elle n'est pas une femme sans limites, elle n'est pas ce genre de femme qui assume ce qu'elle est, qui est prêt à battre des ailes et des cils pour avoir l'homme qu'elle a choisi.

« J'espère bien ! J'y mets tout mon amour ! Et puis, je doute que tu voies jeune, monsieur ! Tu comptes tes rides dans ton sommeil. » Elle rit doucement, avant d'éluder la question du réveil du lendemain. « Puis demain, c'est congé pour moi, je pourrais rester au lit touuuute la journée ! »

Elle part chercher les assiettes une fois les hamburgers, elle passe sur les fauteuils ce qui fait rager Ambros, elle affiche un sourire de triomphe, fière d'avoir attiré son mécontentement. Elle est tentée de rester dessus et lui offrir une petite provocation. Elle reste peut-être une enfant sur certains points, dont chercher le regard désapprobateur d'Ambros. Il est le genre de monsieur, qui en colère, donnerait presque plus d'élégance, de charisme, mais elle ne souhaite pas tellement le voir en colère, elle préfère la douceur sur ses traits, ça le rend plus rassurant.

« Bah râle pas, j'assouplis le cuir pour mieux déposer tes fesses. Puis mon lit coûte moins cher, mais il est plus confortable et plus spacieux. » Elle le regarde un instant, en lâchant. « Puis assouplir le cuire, ça permettra de mieux épouser mon corps quand je perdrais ma virginité. »

Elle lance une seconde allusion, plus générale. Elle teste à nouveau Ambros. Elle cherche à voir s'il peut céder, s'il offre quelques failles. Quelques moments de faiblesse à son égard. Mais elle revient, après l'avoir laissé, avec la nourriture. Elle dépose les assiettes et part aussi vite se faire un joint. Non, elle ne veut pas que les souvenirs arrivent en courant, elle ne veut pas dire que ce jour n'est pas un jour comme les autres. Et elle veut profiter de la soirée sans idée. Ce serait bien qu'il sache lire dans les pensées, qu'il comprenne ça, en plus de la petite flamme à son égard.

« Pas besoin d'assurance, tu as les os assez solides pour surmonter une fracture, c'est l'effet de la jeunesse. Tu ne risques pas de te briser quelque chose si tu vois où tu marches et que tu évites, c'est promis ! »

Elle élargit son sourire quand elle le voit accepter le joint. Il se serait un peu déridé, cette journée, à la clinique ? Elle est contente, de partager son petit plaisir. Il cherche même à boire. Un vrai gentleman. Elle se contente d'un jus d'orange. Elle n'a pas envie de boire plus que ça, pas maintenant. Les souvenirs ne sont pas encore là. Ils sont loin. Mais il revient avec le verre de jus d'orange sans le joint, elle lance un regard interrogateur avant qu'il élude la question. Elle s'enfonce dans le fauteuil, un regard mauvais à l'adresse d'Ambros. De quoi se mêle-t'il ?

« Demain j'ai congé. Et ne me prends pas pour une conne, j'fais pas les mélanges, moi. » Elle se lève en se mettant exprès sur le fauteuil, debout, pour passer vers la cuisine et récupérer son bien. Elle le garde bien en main, sans l'allumer. Un regard provocateur, avant de le mettre dans son soutien-gorge et de prendre l'Hamburger. Elle croque volontiers une bonne bouchée, avec un petit sourire d'ange. « Viens le chercher, si tu oses. » Elle garde son sourire, en faisant exprès de se concentrer dans le film.


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MessageSujet: Re: Now I try to tell you that I need you. (ambros&viola) Sam 9 Mai - 8:52


« Crois-tu vraiment que je fantasmerais sur une enfant ? Rien sous le tablier ce n'est pas très imaginatif.»

Ce n'est pas avec elle qu'il discutera de ses fantasme. Ce n'est pas comme ça que leur relations fonctionne. Il a juste été responsable d'elle et il attend le moment où elle prendra son envol. Même s'il risque de continuer à veiller sur sa sécurité peut importe le lieu. Il faut qu'elle trouve un petit copain pendant qu'il taira sa jalousie de ne pas pouvoir passer ce temps-là avec elle. Elle doit vivre pendant qu'il continuera son chemin dans la mort. Elle ne peut pas tout comprendre, elle ne connaît pas la vérité derrière toute les dates et l'importance de fêter à deux son anniversaire. Mais au moins sa réponse a le mérite de le faire sourire. Elle ne le laissera jamais tomber, c'est tellement cliché. Elle finira par partir avec l'âge. Il ne veut pas la condamner à l'éternité. Il aime sa présence humaine.  La cohabitation est plus facile ou du moins elle le semble. Il n'aurait pas le temps de se lasser d'elle en septante ou quatre-vingt ans. Il l'abandonnera probablement une nouvelle fois dans sa vie d'adulte avant de revenir quand elle sera assez vieille pour que personne ne croit à ses histoires de visiteurs. Il se recréera une place pour s'assurer qu'elle ne l'ait pas oublier. Ait simplement semblant de ne pas l'avoir entendu. Il veut encore un peu profiter avant de se remettre en route. Ce sera dur de trouver une autre présence, un autre regard admiratif de gosse. Il ne veut plus d'humain. Il laissera mourir le prochain gamin qui s'étouffera par sa faute. C'est bien trop compliqué, une fois qu'on s'attache à ces petits êtres éphémères. Il profite tant qu'il peut des attentions insignifiante tel qu'un baiser ou un contact avec la peau tiède. Il s’évertue à ne pas penser au lendemain.

« Moi aussi je voudrais rester toute la journée au lit, chanceuse. » Ce n'est pas que ça le dérange de travailler, au contraire. Lorsque les congés sont là, il est obligé de rester sans contact, isolé dans sa chambre. Ou profiter un minimum du salon , tous rideaux fermés pour un prétendu mal de tête. « Peut-être que je cherche mes rides mais il n'y a pas d'âge pour les cheveux blancs. J'ai cru en voir un ou deux quand tu as pris ma veste... »

Et de son air innocent, il quitte la pièce comme il y est arrivé. Il s'intéresse au dvd avant de voir Viola chercher les assiettes en passant par le canapé et protester à ses remarques. Et dire qu'il pensait avoir éviter la crise d'adolescence à vingt-quatre ans. Et si le début le laisse indifférent la suite est moins plaisante. Il ne veut pas connaître tous les détails de sa vie sexuel. Il veut encore moins tomber sur elle quand cela arrivera.

« Je préfèrerais que tu fasse ça dans ta chambre. Ou que tu nettoies au moins le fauteuil après, je veux encore pouvoir m'asseoir dedans sans avoir peur de l'endroit où je m'assieds. »

Il n'est vraiment pas tenter par les tâches fantômes ou par le voyeurisme lorsque la scène comporte comme actrice celle qu'il a en partie éduquée, sa voix au teinte autoritaire le prouve.  Bien qu'elle ait assez grandit pour le narguer avec ses responsabilités présumés et son autorisation à fumer quand bon lui semble. Autant lui jouer un mauvais tour avec son joint.

« A condition que j’évite ? Tu as prévus un parcours d'obstacle à la fin de la soirée ? »

Un petit sourire amusé aux lèvres, il sait bien que marché correctement lui évitera les petits bobos. Même si pour le coup, il sait aussi que le joint ne lui fera aucun effet et qu'il n'a pas de crainte à avoir. Surtout que les éventuels cicatrices et fractures guérirait sur le chemin de l'hôpital. Mais non à la place il préfère aller l'éteindre et l'abandonner à la cuisine en l'échangeant contre un verre de jus d'orange. Ce n'est pas passer inaperçu. La soirée ne sera pas calme si elle continue sur cette lancée. Il ne veut pas lui cèder. Il ne rentrera pas dans sa provocation, elle réussit juste à le faire râler audiblement pour son nouveau passage sur le canapé. Il sait ce qu'elle s'apprête à faire, ce n'est pas dur à deviner. Tant pis pour elle. Il voulait juste passer une soirée normal pour une fois. Il ne répondra pas à ses provocations sur la nouvelle cachette de son joint. A ce propos, il lui offre à peine un regard d'ailleurs. De quoi lui montrer qu'il a compris mais que non, elle n'aura rien.

« Tu feras ce que tu voudras, où tu voudras quand tu auras trouvé un foyer à toi seule. Tu vis encore avec moi et j'ai pas envie que ça pue l'herbe dans toute la maison. »

Être grincheux serait une excuse pour arrêter de manger mais il faudrait finir les restes demain. Il montre sa désapprobation autrement, il se lève du fauteuil qu'ils partageait pour prendre place dans un plus petit, le plus loin possible de Viola. L'angle pour apercevoir la télévision est plus mauvais mais il ne s'en soucie pas. Il se laisse un peu emporter alors qu'il mange du bout des lèvres son repas. Il n'a pas envie de faire plaisir à la jeune femme. C'est déjà d'avoir réussis à avaler une moitié de cette nourriture dégueulasse. L'autre moitié même pas entamé repose sur l'assiette. Il y aura des restes demain. Ce n'est pas tout de devoir manger, si en plus, il a droit à un film qui ne commence pas de manière très attrayante. Il aurait pu être un des sept nains, il n'a pas beaucoup plus de bonne foi.
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MessageSujet: Re: Now I try to tell you that I need you. (ambros&viola) Sam 9 Mai - 18:16


« Ce n'est pas ma faute si tu ne vois pas la différence entre femme et enfant. Il est temps de porter des lunettes. »

Elle prend une petite mine boudeuse, elle aurait aimé que pour une fois, il oublie qu'elle a été enfant. S'il le faut, elle peut se mettre nue, pour lui prouver qu'elle n'est plus une enfant. Elle ne sait pas ce qu'il attend, ce qu'il compte réellement faire, mais son coeur s'est lié au sien, sans son accord et elle ne veut pas le voir partir loin, elle ne veut pas le voir dans les bras d'une belle et mystérieuse femme. Non. Elle ne fait pas un complexe d'Oedipe. Ce n'est pas son père, ils n'ont pas le même sang. Il a été la corde de sortie, celui qui lui a permis de s'en sortir, de tenir droit. Et elle mettrait sa main à couper qu'il est le seul qui a de l'importance dans sa vie. Même les sentiments pour ses ex ont disparu comme on efface un tableau d'école. Elle a besoin d'Ambros, elle ne voit pas sa vie sans lui. C'est une évidence qui prend place souvent la nuit, quand elle n'arrive pas à dormir ou qu'elle sent les larmes venir contre sa volonté. Elle ne veut pas se réveiller un matin où il ne sera pas là.

« Tu n'as qu'à prendre congé. Tu bosses beaucoup en ce moment. » Un petit sourire tendre avec l'envie qu'il répond oui à son petit caprice. Puis ça lui permettra de ne pas être seule toute la journée. Mais elle n'a pas envie de l'admettre. « C'est toi qui me donnes les cheveux blancs ! Je me fais du souci ! Ton grand âge ne me permet pas d'avoir l'esprit tranquille. »

Elle le laisse partir pour s'occuper de ce qu'elle devait faire. Si elle voulait une soirée parfaite, elle ne peut pas tout diriger et elle ne le ferait pas de toute façon. Elle veut juste oublier. Oublier tout ce qu'il y a dans son esprit, elle a le droit, non ? D'être la parfaite petite blonde qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Tant pis pour le reste, tant pis si elle se fait passé pour plus bête qu'elle ne l'est. Mais elle n'arrivera jamais à ne pas réfléchir à ses actes, ni à ces mots. Elle a juste cherché à le provoquer et qu'il lui permettre de dire ce qu'elle pense sur le coeur.. Mais elle n'a jamais ce qu'elle veut. Elle n'a jamais la porte ouverte pour lui dire ce qu'elle a lui dire lâche comme elle est, elle se contente de répondre à sa phrase et ne pas lui dire ce qu'il pousse à agir comme ça. Il n'a qu'à le déduire.

« Ouais, peut-être, mais l'idée que tu t'assois sans savoir où ça s'est passé est plus drôle. Et peut-être que c'est déjà arrivé. »

Il a droit à un sourire méchant, non, elle ne veut pas être adorable, là, à l'instant même. Ce qu'elle veut, juste ce qu'elle veut c'est qu'il la plaque contre le mur et qu'elle sache ce qu'il a vraiment dans la tête. Elle choisit mal son jour. Elle ne contrôle pas ses envies et le fait qu'elle soit à fleur de peau n'arrange rien. Mais elle tente malgré tout d'être moins chiante qu'à son habitude. Même si elle le voulait vraiment. Mais elle oublie vite, une fois près de lui, le joint fait et proposé, elle se détend doucement.

« Ca peut être cool, le parcours d'obstacle, avec les yeux bandés, le premier qui tombe, il a perdu ! »

Elle lui dit ce qu'elle veut et attend. Quand il revient, avec le verre et sans le joint, elle avait juste envie de lui dire qu'il ne comprenait pas, qu'il arrête de juger comme ça. Elle n'est pas une droguée, elle s'en fiche de ce qu'il pense. Elle veut juste être bien. Et quand elle part le chercher, elle ne peut s'empêcher de sourire quand il râle quand elle passe sur le fauteuil et reprend le joint. Elle le met entre ses seins, mais rien ne fonctionne. Le regard noir, elle n'a pas envie de répondre, elle a juste envie d'aller lui dire se faire foutre et s'enfermer dans la chambre, mais au final, elle lui lance le joint en plein dans la figure en se levant quand il change de fauteuil.

« Ouais bah si tu fumais plus t'aurais pas un balai dans l'c*l et tu ouvrirais les yeux. »

Ça l'a blessée assez pour qu'elle s'enfuie dans la cuisine, elle n'arrive pas à contrôler ses larmes et elle ne veut pas qu'il la voie pleurer. Dans la cuisine, elle essuie rageusement ses larmes. Elle n'a plus faim, elle ne mangera pas, en revenant s'assoir. Mais avant de revenir, elle monte dans sa chambre pour enfiler un gilet, elle a froid et les efforts pour attirer son attention ne fonctionnent pas. Et les nuisettes, ça ne servirait à rien, il la verrait arriver comme un éléphant au milieu d'un magasin de porcelaine. Autant laisser tomber, elle ne veut pas gâcher la soirée parce qu'elle se comporte comme une capricieuse. En descendant, elle met les mains dans ses poches et sent une petite boite. Elle la sort, une fois en bas. Elle se rappelle qu'elle avait acheté une chevalière, la semaine passée, pour son anniversaire. Elle la regarde, elle a beaucoup de choses à se faire pardonner, elle peut lui offrir, elle n'a rien à perdre. Même si elle n'est pas sûre qu'Ambros puisse bien l'accepter. Elle veut juste qu'il ne la laisse pas, elle ne veut pas être seule. Elle revient dans le salon, elle dépose la boite sur l'accoudoir et se rassoit dans le fauteuil, les jambes contre sa poitrine. Elle regarde l'homme, avec une appréhension qui peut se lire dans son regard. Elle ne sait pas comment il va le prendre. Et si un je suis désolée travers ses lèvres presque inaudibles, la suite est bien plus audible.

« J'espère qu'elle te plaira, ça représente beaucoup pour moi. » Elle dépose son menton sur ses genoux et attend le reste. Tant pis pour son anniversaire, elle trouvera un autre cadeau, beaucoup moins cher, mais au moins, elle est sûre qu'elle ne le perd pas.



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MessageSujet: Re: Now I try to tell you that I need you. (ambros&viola) Dim 10 Mai - 6:31


La discussion entre femme et fille risque de tourner en rond. Bien sûr qu'il voit les deux facettes et qu'il comprend que Viola voudrait être grande. Mais la voir grandir ne lui a toujours pas permis de se dire qu'elle n'est qu'une femme qu'il n'a pas crée. Son sang diffère du sien mais il la voit comme un enfant qui a besoin de la protection d'un père. Il ne lui offre plus qu'un simple sourire amusé à sa moue boudeuse, avant de disparaître pour changer de tenue. Mais rapidement les échanges reprennent. Elle ne s'en prend plus à sa vision de la femme ou de l'enfant qu'elle est mais à son âge, déjà trop avancé pour elle. Viola lui propose de prendre congé. Une bonne idée si elle ne se présentait pas le soir même. Il ne peut avoir des patients mécontents parce qu'il a décidé de reporter leur rendez-vous et pourtant c'est tentant.

« Je verrai ce que je peux faire demain. » Une phrase à traduire par je verrais comment se passe la soirée pour savoir si j'ai envie de la continuer jusque demain. « Y a pas de quoi s'inquièter. Je suis loin d'être un vieux sénile, prêt  à se briser. »

Il n'allait pas enfoncer un peu plus le clou sur son âge. Il a quand même un minimum de fierté. Même s'il ne connaitra jamais les problèmes lié à un nombre d'années humaine plus avancées.  Il n'a pas de quoi se tracasser. Il ne verra pas une Viola infirmière, avant qu'elle ait trouvé quelqu'un dont elle voudra prendre soin. Ce ne sera pas lui. Il est juste là dans l'attente d'une transition. Il la distraie sans l'aider à passer à autre chose. Les dvd sont, eux aussi là pour ça. Mais au fil de  leur déplacement dans les pièces, les discussions changent. Il a toucher un point sensible chez Viola apparemment, sans arriver vraiment à comprendre ce qui la dérange.

« A moins d'avoir réussis à le faire en moins d'une seconde, tu te contredis. Mais j'espère que t'y à au moins pris plaisir. »

Il ne peut pas râler autant qu'elle, il n'y voit pas la raison. C'est donc bien l'amusement qui est venu se peindre sur ses traits. Peut-être que le picotement de jalousie au fond de ses entraille ressortirait si les propos avait été plus convoquant. Peut-être qu'il envierait celui ou celle qui prendra la fleur de la jeune femme. Il a eut le temps pour se décidé mais il n'y arrive, il ne peut pas. Et puis malgré ses croyances, c'est bien lui qui lui a volé sa première fois au travers des rêves. Elle ne peut rien contre ça. Et pourtant l'ambiance se détend  avec un joint pour au moins quelques minutes. Ils arrivent à parler tranquillement de parcours à l'aveugle. L'idée le fait rire.

« Je suis sûre que je peux te battre sans même frôler la chute ! »

C'est bien un défi. Si elle veut jouer à un jeu du genre, il est partant. Il ne trichera même pas en essayant de voir au travers ou sous le bandeau. Il veut bien retomber en enfance pour la soirée mais sans drogue ou alcool. Il n'en profiterait pas de toute façon et il veut que Viola soit dans le même état. Jouer la nounou est une tâche qu'il voudrait abandonné au passé. Alors il a échangé le bien contre une boisson. Un geste qu'il a vite regretté en voyant le début de colère qui emprisonne Viola. Il n'apprécie pas la manière qu'elle a de s'y attaché et apparemment c'est réciproque lorsqu'il s'agit des paroles jetés à sa figure. Il râle assez pour changer de place mais c'est le joint qui atterrit au côté de son hamburger. Ses yeux se relève sur l'enfant capricieuse qui lui répond sans lui laisser la possibilité de réagir. Il a bien voulu se lever en la voyant fuir mais il s'est rassit dans un soupir. A quoi ça servirait de l'empêcher de s'énerver ? Il veille de loin. Il écoute les pleurs qu'il capte. Il a envie d'aller s'excuser mais non. Sa présence ne doit pas être désirer. Il la laisse prendre son temps. Le film sur pause, il retourne déposer le joint et l'assiette dans la cuisine, avant de reprendre place dans le fauteuil. Les yeux fermés la tête renversé, il s'en va au moment où il n'y avait pas de dispute. Il s'imagine la facilité qu'ils avaient à communiquer lorsqu'elle ne parlait pas encore bien. Il s'est coupé du monde. Il ne veut pas savoir si elle a décidé de sortir avec des jeunes de son âge ou si elle a préféré s'enfermer dans sa chambre plutôt que de subir ses humeurs.

Il se fait tirer des doux souvenirs par une petite voix mal assurée. Ses yeux s'ouvrent sur son visage où il déchiffre presque trop facilement le sentiment. Il offre un petit sourire tout aussi désolé que les paroles. Ce n'est pas la faute de l'un d'eux en particulier si ils n'arrivent pas à se comprendre. Seulement son regard se fait attirer par une petit boite posé sur l'accoudoir. Il ouvre la bouche pour demander ce que c'est mais la réponse vient seule. Il prend le petit présent, caressant un peu l'extérieur. Il ne sait toujours pas se décider sur la juste réaction à avoir. Lentement, il soulève le couvercle pour voir ce qu'elle contient. Il se retient de montrer son émotions. C'est la première fois qu'elle lui fait un cadeau et ça doit bien être la première aussi. S'il savait que ça ne risquait rien, il aurait sans doute laisser couler une larme. Ses doigts caresse le froid métal, sans le retirer de son présentoir. C'est un beau bijoux qui a dû coûter une fortune. Il ne peut pas accepter.  

« Tu as du payer une fortune... Tu devrais la rapporter, tu pourrais te trouver un appartement avec ça au lieu de continuer de vivre avec moi... »

Il n'a pas relever les yeux sur elle. Il n'a pas le courage de lui dire en face. Il ne veut pas vraiment la voir partir mais à vingt-quatre ans, il serait temps. Elle devrait aller voir ailleurs, se trouver un foyer plus chaleureux. Et si ses paroles semblent dur, il n'a pas cessé de toucher le bijoux. Un peu de sang coule de son oeil gauche, ce que la demoiselle ne peut pas voir d'où elle est. De ses doigts, maintenant tâchés, il est venu effacé la larme sans se soucier de la main qui a dû se déposer à nouveau sur la boite. Il veut garder le bien. Ce n'est pas grave si ça a coûté cher. Il lui rajoutera un peu plus d'argent à son prochain versement.

« Merci. »

Un murmure, encore moins audible que les précédentes excuses. Ses lèvres ont bougé mais il n'est pas certain que sa voix se soit élevée.

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MessageSujet: Re: Now I try to tell you that I need you. (ambros&viola) Lun 11 Mai - 13:07


« Je serai sage ! »

De quoi insisté, de quoi lui faire comprendre qu'elle ne veut pas le laisser partir demain. Non, elle est plus tentée de passé la journée avec lui, que seul. Puis, de toute façon, ça change quoi, s'il prend une journée de congé ? Il n'a rien à perdre, tout a gagné.. Le temps est quelque chose qu'ils n'ont pas, pour quoi ne pas le prendre de temps en temps en temps ? Voler les heures ou les secondes ? Pour savourer ce qu'ils n'ont pas le temps, de prendre plaisir.. Elle ne veut pas regretter plus tard no grandir trop vite. Le temps l'effraie.

« Mais l'avantage d'être un vieux sénile c'est qu'on peut prendre soin de toi tout le temps, voyons ! »

Elle se mord les lèvres pour la suite. Elle était pas lui dire qu'à force d'être sénile, il pourra l'aimer tous les jours beaucoup plus. Mais la suite ne vient pas, elle reste coincée entre ses lèvres, elle reste là, sans rien dire. Petite fille perdue, elle ne veut pas céder la première, elle ne veut pas se donner entière la première. Malgré la suite et ses allusions flagrantes, elle sait très bien qu'elle dépasse certaines limites, elle sait très bien qu'elle devrait se terre parfois, ne rien dire et laisser couler les paroles sans qu'elle intervienne. Mais c'est plus fort qu'elle, elle ne contrôle pas. Ses envies ou ses désirs sont parfois des petites personnes qui ont pris forment et qui ne quittent pas son cerveau. Elles prennent les commandes sans que Viola puisse dire quoi que ce soit, sans qu'elle s'en rende réellement compte, tout de suite. Elle se contente de laisser les mots sortir eux-mêmes de sa bouche, comme s'ils avaient leurs propres volontés, leur propre conscience.

« Pfff. »

Elle n'arrive pas à répliquer ni à trouver une réponse. Elle ne veut pas lui laisser avoir le dernier, mais elle n'a pas le choix, il faut faire avec. Elle fait ce qu'elle a faire, elle se contente de suivre ce qu'elle doit faire. Le cerveau sur pause, elle tente de ne penser à rien, de mettre les petits bourgeons du doute et de la douleur dans une petite boite. De quoi lui donner l'envie d'aller chercher un joint. Elle devrait lui, peut-être. Lui qu'aujourd'hui, ça fait aussi neuf ans qu'ils sont morts, lui dire que sa mère lui manque. Lui dire qu'elle aimerait pour une fois parler d'eux. Mais les mots se perdent avant même qu'ils franchissent sa bouche. Elle se contente de partir sur ailleurs, rentrer dans son monde à lui, essayer de créer un monde à eux. Ils n'ont rien à perdre, n'est-ce pas ? Ils n'ont rien à perdre, un petit cocon que pour eux deux, ce n'est pas la fin du monde.

« A moins que tu as les sens sur développer, je ne pense pas. Ou tu me caches la vérité, alors ! Tu es un vampire assoiffé de sang qui cherche à gouverner le monde ? » Elle le regarde sérieusement quelques minutes, avant d'exploser de rire. « De toute façon, tu n'as pas la tête d'un vampire façon, plus de celui d'un bourreau de travail. »

Elle esquisse un sourire avant que tout dérape, elle ne contrôle pas. Ni sa colère ni le fait qu'il s'éloigne d'elle. C'est plus le fait qu'il s'éloigne d'elle qui la fait réagir.. Il ne peut pas la laisser comme ça. Ce n'est pas grave, s'il ne veut pas jouer, ce n'est pas grave s'il boude, mais qu'il reste à ses côtés, elle a l'impression qu'on lui arrache le coeur. Mais ça lui a arraché les larmes, de quoi les laisser couler une fois dans la cuisine. Elle ne supporte pas ça, elle ne veut pas qu'il s'en aille, même d'un petit fauteuil. Elle est peut-être capricieuse, elle est peut-être difficile, mais elle sait ce qu'elle veut et ce qu'elle ne veut pas. Elle s'enfuit pour se couvrir d'un gilet, elle veut cesser de jouer et de le chercher. Elle laisse tomber pour aujourd'hui. Elle descend en trouvant la boite dans sa poche, elle la regarde, elle ne sait pas quoi faire, elle n'arrive pas à se décider sur quoi faire. Elle décide de la donner, il n'a que ça à faire et à réparer les morceaux. Il n'a pas d'autre choix ou juste elle ne veut pas aller voir plus loin que le bout de son nez. La petite fille s'avance, un peu piteuse d'être la responsable de l'ambiance, qui est partie bien rapidement. Elle lui dépose le cadeau, elle s'excuse, elle sait qu'elle est responsable. Autant admettre, même à demi-mot. Elle attend avec impatience, ou presque. Elle part s’asseoir, ses yeux inquiets, légèrement. Elle a peur de la recevoir en plus front, mais la suite ne lui plait pas. Elle passe une main dans ses cheveux et soupire, plus par désarroi et tristesse que par exaspération. Elle le regarde deux longues secondes avant de s'exprimer.

« Le prix n'a pas d'importance et de toute façon, j'ai des économies. Si je voulais partir, je l'aurais fait il y a longtemps. »

Avouer qu'elle n'est pas prête de le quitter, c'est quelque chose qu'elle ne voulait pas faire, ou juste qu'il le devine. Elle pensait que la bague aurait pu lui mettre la puce à l'oreille. Elle remarque le sang sur sa joue, elle s'inquiète un peu. De quoi se lever et attraper un mouchoir sur la table. Elle s'assoit sur les genoux, ou plutôt, elle s'impose et frotte doucement le sang. Elle dépose un léger baiser sur la joue, puis un second avant regarder la petite boite qu'il a dans les mains. Elle voit ses lèvres bouger pour faire un merci. Elle esquisse un sourire. Elle attend quelques minutes ou quelques secondes, elle ne le sait pas. Elle attrape doucement la boite et attrape la bague pour la mettre au doigt d'Ambros, il changera quand il aura envie, tant pis pour après. Elle remarque le sang sur son doigt. Elle ne dit rein, elle le frotte avec le sien en espérant que ça le fasse partir.Elle enfui vite sa tête dans le cou d'Ambros, elle ne veut pas le voir partir. Elle veut qu'il reste, tout le temps. Quitte à provoquer sa mort pour ne pas le voir partir, elle s'en sent bien capable. La petite blonde reste la tête dans son cou, les yeux clos.




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Now I try to tell you that I need you. (ambros&viola)

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