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Losing sanity, but not willing to lose you too | Gus'

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poisoned soul

MessageSujet: Losing sanity, but not willing to lose you too | Gus' Dim 26 Avr - 17:00



Losing sanity   but not willing to lose you too.
Gusztáv&Felícia



« Putain de merde ! Quoi ? » Felicia se frappa le front avec le plat de la main en découvrant le désastre que trois petites semaines de négligence avaient provoquées. Trois semaines ! Et elle n’était même pas portugaise ! Elle sauta dans la baignoire en jappant de douleur alors que la température de l’eau n’était pas encore optimale. Un coup d’œil à son portable lui indiqua qu’elle avait deux heures pour se refaire un visage humain. Une heure trente s’il fallait compter sur le rôti à sortir du four et les légumes à lancer. En langage féminin, c’était presque une catastrophe parce qu’elle aurait à peine le temps de se rendre présentable. Et non elle n’exagérait même pas. Mais c’était un cas de force majeure, une urgence, un véritable cauchemar quand elle avait croisé un peu plus tôt la « nouvelle voisine trop sympathique ». Une jolie blonde perchée sur des hauts talons et avec des seins qui défiaient la gravité, alors qu’elle portait le même vieux pull depuis trois jours et qu’elle ne s’était pas brossé les cheveux depuis une bonne semaine. Un vrai cauchemar donc.

Quand elle pensait à Gus partit ce matin avec sa jolie petite gueule d’ange et sa barbe toute emmêlée… C’était juste le coup de pied au cul qui lui avait fallu pour sortir de son inertie. Bien sûr, ce n’était pas comme si le problème était réglé. Elle avait stoppé devant le miroir et observé sa silhouette fine avec un certain désarroi et elle avait ainsi perdu de précieuses minutes dans sa préparation. Une tristesse qui était loin d’être la même qu’en se rendant compte que porter une robe avec les kilos en trop qu’elle avait sur la couenne était hors de question et qu’elle entrait très difficilement dans son jean préféré. Celui qui donnait envie de lui coller des fessées. Mais une femme étant ce qu’elle est, elle réussit à s’y glisser comme dans une seconde peau – ce qui signifiait beaucoup de gesticulations en étant allongée sur le lit en tirant dessus comme une forcené – et toute la frénésie dans laquelle elle était avait graduellement baissé alors qu’en tirant sur son décolleté elle se demandait à quel moment il devenait flagrant qu’elle essayait d’aguicher. Un couteau en main, elle coupait une carotte pour la énième fois,  alors qu’elle s’apprêtait à jouer le coup du fameux « ah tiens chéri tu es déjà rentré ? » avec nonchalance et classe et rappeler au Rendor le dossier urgent dont il devait s’occuper. Le sien.

Mais au bout d’une demi-heure de coups d’yeux anxieux à l’horloge et après avoir réduit la pauvre carotte en bouillie elle se demanda si elle n’avait pas loupé une réunion importante. Non. S’il n’avait pas laissé un message indiquant qu’il aurait un minuscule retard. Non plus. Avant de se mettre à tailler en pièces sa planche en bois elle lâcha son couteau et se mit à feuilleter un magazine. Puis elle éteint les bougies qui commençaient à goûter sur la table en bois. Avant de se résigner à emballer le rôti froid, tout en se retenant d’aller frapper à la porte de la voisine pour lui enfoncer une carotte dans le gosier. Elle laissa deux messages, qu’elle voulait décontractés mais en sachant le métier que faisait Rendor il était difficile de s’abstenir d’avoir des arrières pensées. Elle l’aimait pour ce qu’il était, pour les convictions qu’il défendait mais parfois elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’il ferait une reconversion merveilleuse comme garagiste ou n’importe quoi qui n’impliquait pas criminels et flingues. Elle dû s’endormir à un moment, se réveillant en sursaut quand la porte claqua. Frottant ses yeux endormis, et étalant avec art le maquillage qu’elle s’était échinée à appliquer, Felicia se tourna en s’agenouillant sur le canapé, observant la progression de son homme dans la demeure.

« Qu’est-ce que tu foutais merde ! » Ne put-elle pas s’empêcher de grogner, se retenant de lui sauter dessus. « Tout va bien ? » Elle se leva enfin pour s’approcher et ce faisant constata que pour une fois elle n’était pas celle qui était le plus en mauvais état. « On t’a vu comme ça ? » Elle croisa ses doigts derrière son dos en espérant que la voisine n’en ait pas loupé une miette. « Dure journée ou ? J’avais fait à manger tu veux que je te sorte une assiette ? » Quelque chose l’empêchait de franchir le pas et le prendre dans ses bras. Rien qu’une seconde. Avant qu’elle ne cède finalement et veuille passer ses bras autour de son cou pour se presser contre lui. « Je me suis inquiétée pour toi. Dis-moi ce que je peux faire pour toi, tu as une mine affreuse. » De nouveau elle se mordit la lèvre, s’empêchant de l’ensevelir sous d’avantage de questions. Elle se rendait compte qu’elle n’était peut-être pas très rationnelle, parce qu’elle avait passé les trois dernières semaines au fond de son lit la plupart du temps.
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MessageSujet: Re: Losing sanity, but not willing to lose you too | Gus' Mar 28 Avr - 18:22



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Une nuit de plus à fuir. Une nuit de plus à ne pas rentrer. Il ne se reconnaît plus. Il ne sait plus comment vivre, comment se sentir. Gustav, il n’a pas envie qu’elle puisse sentir son malaise, qu’elle puisse se rendre compte que son futur mari est en train de devenir un autre homme.
Lorsqu’il se trouve près d’elle, il ressent trop de choses. Empathe, il ne sait pas comment gérer le flot d’émotions qui se percutent à lui. Ça le rend fou. Ça le rend instable. Elle et la souffrance qu’elle ressent depuis la perte de leur enfant, il ne fait que se heurter à sa peine de plus belle et il n’aime pas savoir ô combien elle le remet en doute depuis la morsure. Elle ne sait pas. Il ne peut pas lui dire. Il ne sait pas comment le dire. Il ne sait pas comment penser. Il ne sait pas ce qu’il est alors il n’arrive pas à le verbaliser.
Un verre de plus. Les cadavres de bouteille qui s’accumule contre la table et son état qui ne fait que s’aggraver. Il n’arrive pas à affronter la bête qui sommeille en lui et c’est plus facile de se saouler, de se sentir dans un autre état, que de tenter de l’affronter.

« Qu’est-ce que tu foutais merde ! » Il vient à peine de pousser la porte. Il pensait qu’elle serait en train de dormir, mais comme une parfaite femme, elle est en train de l’attendre, de se ronger les sangs. Elle ne devrait pas. « Tout va bien ? » Le flot d’émotion. Il n’aime pas lire trop facilement en elle, c’est en train de le rendre fou. Son regard se baisse sur elle. L’abus d’alcool dans son sang l’empêche de penser correctement, mais aussi de ressentir. C’est pour cette raison qu’il abuse de l’alcool. « On t’a vu comme ça ? » Il n’a pas envie de parler. Il a envie de briser. D’oublier cet homme qui ne lui ressemble pas. La violence qui le ronge, qui le possède. « J’en sais rien.» Haussement d’épaules. « Dure journée ou ? J’avais fait à manger tu veux que je te sorte une assiette ? » Felicia. Elle est la femme parfaite. Il formait le couple parfait avant qu’il ne devienne ce monstre incontrôlable. Il a peur. Il a peur de tellement de choses. De lui faire du mal à elle. Un sourire passe contre ses lèvres. Elle arrive à le calmer un peu, mais la rage revient toujours pour qu’il se heurte à la foutue réalité. « Pourquoi pas.» Ses sens partent en vrille. L’alcool qui le rend un peu vacillant, mais pas au point de venir s’écrouler contre le sol.
Elle s’approche. Elle passe ses bras autour de lui et son odeur à elle vient se percuter dans le fond de ses narines. Elle sent bon. Encore plus depuis que ses sens sont trop développés, il arrive à la respirer, mais il est aussi en train de briser leur avenir. « Je me suis inquiétée pour toi. Dis-moi ce que je peux faire pour toi, tu as une mine affreuse. » Il a envie de soupir parce qu’il se sent comme le pire des hommes. Il était là pour la supporter dans leur perte et maintenant, il ne fait que fuir la réalité pour ne pas devoir s’y confronter. Il ne sait pas comment le dire. Il n’a pas envie de le dire. Je suis devenue un monstre, mais tout va bien. Non. Rien ne va plus. Il laisse la pulpe de ses doigts passer dans le dos de la jeune femme, un baiser qu’il pose contre le sommet de sa tête. Il ne sait pas comment lui dire. Il ne sait pas quoi lui dire. Il ne peut pas lui dire. « Ca va..» Un souffle. Un souffle et il se détache doucement d’elle pour retirer son manteau qu’il laisse tomber sur le rebord du canapé. « Je pense que je vais manger quelque chose.» C’est plus facile d’éviter le sujet que de foncer directement dedans. C’est ce qu’il fait.
Il se détache d’elle pour se diriger vers la cuisine.
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MessageSujet: Re: Losing sanity, but not willing to lose you too | Gus' Mer 6 Mai - 9:19



Losing sanity   but not willing to lose you too.
Gusztáv&Felícia



Felicia ne fit pas de remarque sur l’odeur d’alcool qui l’imprégnait, elle ne se sentait pas d’accabler Gus alors qu’elle-même s’était laissée happée par le chagrin si longtemps et qu’elle continuait à le laisser la ronger. Elle savait également qu’il faisait un métier difficile, même s’il ne lui réservait que les anecdotes drôles qui pouvaient survenir. Elle lisait les journées, elle regardait la télé et elle connaissait la nature profonde de l’être humain. Elle savait qu’il était capable du pire, comme du meilleur. Gustav elle le voyait un peu comme une force de la nature. Il avait toujours su la protéger de la tempête et elle espérait qu’il lui avait communiqué un peu de sa force, pour qu’elle puisse lui venir en aide à son tour s’il en avait besoin. Un sourire s’épanouit sur son visage, et elle hocha la tête alors qu’il acceptait de manger. Après les verres enchaînés, ça lui ferait du bien d’avoir quelque chose de solide dans l’estomac. Elle aurait voulu ses lèvres sur les siennes, mais il lui épargnait sans doute son haleine chargée de vodka et elle aimait retrouver sa douceur dans ces petites attentions.

« Attends laisse-moi m’en occuper. » Fit-elle en trottinant à sa suite. Il faisait le brave mais Gustav ne se soûlait jamais pour rien et après tout ce qu’il avait fait pour elle, elle voulait faire quelque chose pour lui. C’était l’idée de ce repas au départ, qu’il rentre et qu’il voit que leur vie pouvait reprendre. Elle passa devant lui, se retournant pour lui faire face et poser ses paumes contre son torse pour l’arrêter. « J’ai fait un rôti à tomber à la renverse. » Se vanta-t-elle, le relâchant pour exécuter une petite danse de la victoire en balançant ses hanches de gauche à droite. « Et attends de voir le dessert ! » Ce n’était pas grave s’il était en retard, il suffisait de faire réchauffer le plat et ils pourraient en profiter de la même façon. Pendant que le four montait à température, elle lui sortit un grand verre d’eau. Elle aurait pu lui proposer un café mais il travaillait le lendemain et il ne pouvait pas rester éveillé toute la nuit.

Elle grimpa sur le comptoir d’un bond agile, et elle agrippa le bas de sa chemise pour l’attirer à elle. Pour qu’il ne se dérobe plus, elle referma ses cuisses autour de ses hanches. Elle tâta ses épaules et secoua la tête. « Tu es tout tendu. » Grogna-t-elle, massant ses épaules noueuses et musclées. Elle ne boudait pas son plaisir dans la tâche, Gustav était bien bâti. Et elle puisait un réconfort similaire à la proximité de son corps. Son odeur était depuis toujours signe de sécurité et de bien-être. « Dis donc tu as intensifié tes séances de sport au boulot ? On dirait que tu as pris du muscle encore. J’aime ça. » Ronronna-t-elle, les yeux à demi-plissés et un sourire aux lèvres, comme un chaton devant un bol de crème. Elle voulait qu’il lui fasse un sourire, un vrai et qu’il arrête de se montrer aussi distant et après elle pourrait le laisser en paix un peu.

Elle embrassa le bout de son nez, et mordilla ensuite son menton. Des deux, c’était lui qui était le plus doué pour maintenir l’équilibre dans le couple. Il était la force tranquille qui rassurait. Il se chargeait des choses les plus futiles, comme de réparer le robinet de la cuisine qui fuyait, comme les protéger des tracas extérieurs en formant un cocon protecteur dans la force de ses bras. Dans cet espace intime, elle était invincible. « J’ai été horrible ces derniers temps, excuse-moi. J’ai de la chance d’avoir mon Superman personnel… » Elle lui sourit avec tendresse et amour, son regard le couvant de gourmandise. « Un sacré beau morceau d’ailleurs… » Du bout des ongles, elle caressa sa nuque, toujours dans le but de l’apaiser. « Mais j’oublie pas qu’on est une équipe. Et tu sais que tu peux me parler si tu en as besoin… J’écoute maintenant. »

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MessageSujet: Re: Losing sanity, but not willing to lose you too | Gus' Ven 8 Mai - 10:05



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Il se sent horrible. Horrible de ne plus passer autant de temps avec elle. Horrible de fuir dans l’alcool pour ne plus penser. Ce n’est pas la bonne solution, il le sait, mais ça engourdit les sens alors il devient moins sensible, moins empathe. Ça lui donne cette impression d’être normal, de ne plus ressentir trop de choses. Ça le rend fou. Son corps change. Son être change. Il n’est plus la même personne. Il n’est plus cet homme tendre, cet homme souriant. Il est en train de devenir un monstre et il déteste cette parcelle de lui. « Attends laisse-moi m’en occuper. » Il aimerait que ce soit comme avant, mais il n’assume pas cette partie de lui. Il n’assume pas, parce qu’il n’y a jamais cru. « J’ai fait un rôti à tomber à la renverse Et attends de voir le dessert !» Gustav, il se fait silencieux, il calque ses pas sur ceux de la demoiselle, il suit sa fiancée dans la cuisine malgré le fait que ses pas sont instables, chancelants. Il a abusé. Comme trop souvent pendant le mois en cours. Elle ne dit rien. Elle ne se rend pas compte ou elle laisse passer ses bavures, il n’en sait rien.

Il ne voit rien venir lorsqu’elle l’accroche pour qu’il s’approche. Le brun laisse ses paumes se poser contre le comptoir derrière elle. Ca lui manque. Sa vie d’avant. Il ressent trop de chose. Il a peur de la blesser avec cette agressivité débordante. « Tu es tout tendu. » Gustav, il ne bouge pas. Il laisse on regard se porter dans celui de la brune. Il a l’impression qu’il est en train de devenir un autre homme et il ne sait plus comment gérer la situation. C’est en train de le rendre fou, de le briser un peu plus. « Dis donc tu as intensifié tes séances de sport au boulot ? On dirait que tu as pris du muscle encore. J’aime ça. » Elle a tort. Ce n’est pas ça, mais il se contente de hausser les épaules et répondre à l’affirmatif. C’est sûrement dû à ce qu’il est devenu depuis quelques mois, mais il n’en sait rien. Il ne sait même pas ce qu’il est. « Oui. Je m’entraîne un peu plus.» Il a l’impression d’être ce mur de glace alors qu’elle tente de le calmer, de savoir ce qui se passe. Il n’a pas envie de parler. Il ne sait pas ce qu’il pourrait dire. Il ne sait rien.

Il laisse faire la demoiselle. Il ne sait pas s’il a envie de ça, il a envie de s’éloigner. Ses idées ne cessent de vaciller d’une envie à l’autre. La voix de sa fiancée le sort de ses pensées et il pose son regard sur elle. « J’ai été horrible ces derniers temps, excuse-moi. J’ai de la chance d’avoir mon Superman personnel… Un sacré beau morceau d’ailleurs… » Il n’a rien d’un superman. Pas depuis quelques mois. Il n’est qu’un fantôme. Qu’un homme qui ne se ressemble pas. Ses mains, elles restent posées sur le comptoir, comme s’il avait peur de la toucher. Il n’a pas envie de la briser. Il ne mesure plus sa force. « Mais j’oublie pas qu’on est une équipe. Et tu sais que tu peux me parler si tu en as besoin… J’écoute maintenant. » Elle sait. Elle sait qu’il cache quelque chose, mais elle ne peut pas en comprendre l’ampleur. Il n’a pas envie de se lancer sur ce sujet. Pas du tout. « C’est rien Felicia. Je vois des meurtres horribles, ça n’a rien de facile et j’ai besoin de me détendre.» Faux. Faux et faux. Il se réveille dans des mares de sang le lendemain de la pleine lune. Il doit enquêter sur ses propres meurtres.
Gustav, il finit par se détacher de l’étreinte de la jeune femme et attrape le verre d’eau qu’elle lui avait préparé un moment plus tôt. Il ne cesse de la fuir. C’est plus simple comme ça. « Ne t’en fais pas pour moi. Je vais bien.» Il n’est plus le même. Ca ne lui ressemble pas, mais il n’a pas envie de parler, il n’a pas la moindre idée de comment il pourrait lui expliquer les choses. « Ne me pose pas trop de questions, tu sais que je ne peux pas te parler de mon boulot.» Simplement. C’est facile de jouer cette carte et c’est cette voie qu’il emprunte.
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