Il ne faut pas oublier de laisser un petit commentaire sur prd et bazzart.
Merci de privilégier les inscriptions masculines.

Partagez|

(Brynòra) ♚ tell me why.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Invité
Invité
poisoned soul

MessageSujet: (Brynòra) ♚ tell me why. Dim 26 Avr - 14:59

tell me why ✩
LEONORA & BRYNJOLF
Cela ne fait que quelques jours que tu es de retour parmi la civilisation. Tu as du mal à t'adapter. Tu es resté éloigné pendant tellement d'années que tout te semble étranger. Que ce soit la technologie ou les habitudes des gens. Tu as décidé de t'installer à Budapest, mais ton endroit favori reste la forêt. Tes habitudes de loup ont la vie dures. Heureusement pour toi, ton métier te permet de rester dans l'endroit que tu affectionnes le plus. Il n'y a que là que tu te sois toi même. Quittant la ville trop bruyante à ton goût, c'est vers la forêt que tu diriges l'air serein. Tu cours. Courir fait partie de ta nature. Tu n'arrives pas à te résoudre de conduire une voiture ou de prendre les transports en commun. Tu préfères courir. Tu es plus rapide qu'un humain normal et tu couvres la distance avec facilité. En ville, tes sens surdéveloppés sont un handicap constant. Tu as souvent des maux de tête à cause du bruit incessant. Tu ressens les émotions des gens, ce qui te déplaît fortement. Cet aspect de ta vie influence toujours ton humeur. Si tu croises des gens joyeux, tu es plus joyeux en général. L'inverse fonctionne aussi. C'est pour cela que lorsque le bruit de la ville ne devient plus qu'un lourdement, tu ralentis l'allure. Tu te sens délivré. C'est ridicule d'agir comme cela, tu le sais. Tu dois faire un effort, réapprendre à vivre avec la civilisation. Tu es resté si seul si longtemps... Mais la mort de Svenja t'avais détruis et tu n'arrivais pas à te reconstruire. Ta solitude avait été ta meilleure amie. Tu avais fuis la population, comme un lâche, car tu avais peur de tomber sur une fille qui aurait le même sourire qu'elle. Tu avais peur d'entendre une chanson qui te ferait penser à elle. Les gens qui n'ont jamais perdu leur âme sœur ne peuvent comprendre.

L'odeur de la forêt te parvient enfin. Tu y seras dans quelques minutes à peine. Tu marches désormais. Tu regardes les alentours et deviens très attentif aux bruits qui t'entourent. Tu entends les oiseaux chanter, des renards qui se battent au loin, un lapin en train de creuser et tellement d'autres choses qu'un humain ne pourrait déceler. Tu finis enfin par voir l'entrée de la forêt. Tu passes à côté du premier arbre quelques secondes après. Tu inspires et t'arrêtes. Cette odeur t'arrache un sourire. Oui, la forêt est ta seule maison. Le seul endroit où tu te sens apaiser. Tu t'avances dans l'obscurité provoquée par les arbres. Les ténèbres. Ce sont tes ténèbres. Alors que tu avances, tu détectes une odeur familière, trop familière. Celle d'un loup. Ou plutôt d'une louve. Cela fait tellement longtemps que tu n'as plus fais face à l'un des tiens que la curiosité te pousse à suivre cette trace. Plus tu as l'impression de t'approcher de la louve, plus tu la sens s'éloigner de toi. Elle t'évite clairement et son comportement te semble bizarre. Les loups sont naturellement sociables entre eux. Utilisant tous tes sens, tu suis sa trace. Tu connais bien cette forêt. Tu t'y rends tous les jours. Ton plan se met en place et tu fais en sorte de la ramener vers l'entrée de la forêt, à découvert. Ton plan semble fonctionner. Tu te mets à courir pour accélérer l'allure. Tu sors de l'obscurité et tu vois sa silhouette non loin de là. Tu te mets à grogner, comme un alpha qui rappellerait à l'ordre un membre de sa meute. Oui, tes habitudes de loup ont la vie dures. Tu changes de tactique. « Et! »    Ta voix te surprend, tu n'as plus l'habitude de l'entendre. Tu ralentis un peu l'allure vu qu'elle semble avoir ralenti elle aussi. « Pourquoi tu fuis? »   Un ton ironique s'est emparé de ta voix. Tu es même légèrement mesquin. La mort de Svenja t'as changé, on ne peut pas le nier. Tu n'es plus aussi gentil qu'avant, mais cette louve était la première que tu voyais depuis tellement longtemps que tu ne pouvais la laisser partir sans l'aborder. De plus, elle t'intriguait dans sa façon de te fuir. Un sourire en coin se dessine sur ton visage.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Leonóra Keresztély
poisoned soul + drink from the cup of life
avatar
poisoned soul
√ Messages : 169
√ Date d'inscription : 23/04/2015

MessageSujet: Re: (Brynòra) ♚ tell me why. Dim 26 Avr - 23:01

Bryn&Leo
Tell me
Why

Animal fear.

Le monde est folie, le monde est vide de sens. Elle n’en peut plus, elle devient folle et elle voudrait s’enterrer chez elle jusqu’à ce que la frénésie prenne fin. Sauf qu’elle ne cessera jamais. Tant que la Lune dominera, Leonóra sera l’esclave des sens, la soumise des rayons argentés. Aucun havre de paix, nul lieu pour se ressourcer. Si elle le pouvait, elle regarderait la forêt que le font tous les Loups. Non seulement elle s’y refuse, par pur esprit de contradiction, mais elle ne peut pas. Les hautes cimes l’angoissent, le tressaillement des bosquets lui arrache des couinements de terreur. Dix ans. Dix ans qu’elle essaie de combattre la bête planquée derrière les ombres.  
Là, de suite, elle voudrait être ailleurs, bien loin des Hommes auxquels elle s’évertue à se mêler. Bien loin de l’orchestre qui l’emploie.
Chaque jour la louve se ronge les sangs pour obtenir le meilleur rendu possible, une interprétation à la fois fidèle et inédite d’un classique éculé. Ils s’attaquent à Vivaldi, elle en meurt intérieurement mais elle tient bon, elle guide comme elle doit le faire, suit la baguette d’un œil distrait. Montent les contestations, la révolte des médiocres qui ne suivent pas sa cadence. Leo sent la colère, l’indignation et son crâne menace d’exploser. Pire, elle menace d’empaler son second violon avec son archet.
La brune serre les dents et inspire du plus profond de ses poumons. Même lorsque la pleine lune est encore loin, il y a des jours avec et des jours sans. Cette fois, il est temps de partir avant de s’exposer. Elle les tuerait si elle le pouvait. Tous.
Elle sort en trombe du Conservatoire, harassée, des sons plein les oreilles, de la colère au fond des yeux. Ses lèvres s’entrouvrent et un flot d’insultes s’en échappe, la louve fulmine dans un coin d’escalier, ses doigts fermement enroulés sur les poignées de son violon.
Le tramway arrive, elle joue des coudes pour s’y engouffrer, grogne un peu sur ceux qui refusent de s’écarter. Les feulements courroucés s’emparent de sa gorge sans qu’elle puisse les arrêter, elle les laisse passer, ça ira mieux plus tard.
La forêt est là, toute proche et elle s’y précipite avant de s’arrêter brusquement, de peur d’être happée par les monstres, de croiser le croque mitaine. Elle sait que si elle lâchait un peu plus les rênes de la louve, elle aurait plus d’affinités avec les bois qu’elle redoute. Sauf que c’est inacceptable, choisir entre la peste et le choléra. Elle préfère vivre dans la peur irrationnelle que céder un centimètre de terrain à la Bête.
Alors Leo erre, elle enfonce dans ses oreilles de vieux écouteurs hurlant du mauvais Prokofiev. Elle n’entend pas toutes les nuances mais le grésillement masque au moins ce qu’elle ne veut pas écouter. Le gazouillis paisible des oiseaux, les putains de lapins gambadant joyeusement en grignotant des feuilles. A nature, elle la vomit et elle l’embrasse en même temps. Ses doigts cherchent une cigarette qu’elle porte à ses lèvres pour effacer les odeurs d’humus derrière le tabac. Trop tard. Ses narines captent quelque chose. Elle se fige, tressaille.
Les effluves d’un loup lui chatouillent les sens et elle fuit. Plus elle fuit, plus il se rapproche. Ses sens en alerte, le cœur au bord des lèvres et le sang à ses tempes, Prokofiev ne parvient même plus supprimer ce qu’elle souhaite ignorer. Elle entend une voix par-dessus les violons, espère l’avoir imaginée.
▬ Et ! Qu’il l’apostrophe entre les arbres, comme s’ils étaient déjà potes, comme s’ils avaient gardé les cochons ensemble.
Sans s’en rendre compte, elle a ralenti, imperceptiblement, et le loup derrière elle a pris ça comme un invitation à poursuivre, à s’approcher. Trop tard. Elle se résigne, allume la clope qui pend au bout de ses doigts crispés et tire sur ses écouteurs, juste à temps pour l’entendre questionner. Pourquoi tu fuis? Immédiatement, elle regrette. Leo se remettrait à marcher en l’ignorant si le ton employé n’avait pas piqué son orgueil.
Elle est fière, la louve, tellement fière qu’elle en est fiévreuse. Une inspiration, profonde. Son odorat s’emplit de tabac et de fumée, elle en oublie un peu que le type derrière elle est un loup. Elle fait volte-face.
▬ Et vous, pourquoi vous me suivez ? Qu’elle lui renvoie sans autre forme de procès. Elle marque le vouvoiement, insiste sur la distance entre eux. Ils ne sont pas faits du même bois et ne le seront jamais, peu importe qui il est, elle n’en veut pas. Ses yeux se plissent, elle ne peut s’empêcher de l’observer dans le moindre détail mais joue l’ignorante. Son regard se fait dédaigneux, son ton acide, elle se referme. Poursuivre les femmes en leur meuglant des questions n’a jamais attiré qui que ce soit, j’espère que vous êtes au courant. La fumée qui s’échappe de ses lèvres en même temps qu’elle exhale un soupir. Elle n’a pas envie de répondre à la question du jeune homme, à vrai dire, elle n’est pas certaine d’en connaître vraiment la réponse.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
poisoned soul

MessageSujet: Re: (Brynòra) ♚ tell me why. Lun 27 Avr - 11:20

tell me why ✩
LEONORA & BRYNJOLF
C'est la première personne que tu croises depuis tellement de temps. Tu tombes sur une louve. Heureusement pour toi, rien en elle ne te rappelle Svenja. Elle ne lui ressemble pas physiquement et ne semble pas avoir le même caractère enjoué qu'elle. Elle a l'air de renier la part de louve qui se trouve en elle et tu ne comprends pas pourquoi. Jusqu'à ce que tu te mettes à réfléchir. En général, ceux qui sont loups de naissance ne repoussent par leur nature. A l'inverse, cela arrivait régulièrement à ceux qui rejoignait ton ancienne meute après avoir été mordu. Ceux qui survivaient étaient rares, mais pas inexistants. C'était peut-être cela? Tu décidas de ne pas juger trop vite et de ne pas faire de conclusion attive, ça ne servait à rien. Tu t'approchas légèrement d'elle, mais tu finis par t'arrêter. Ton grondement ne semblait pas l'avoir vexée et tu en fus soulagé. Tu avais des réactions bien trop animales parfois. Peut-être parce que tu avais vécu dans les bois trop longtemps? C'était possible après tout. Tu avais un peu éteint la part d'humanité qui se trouvait en toi pour n'écouter que la bête. Ce loup noir, solitaire et agressif. Ton sourire narquois sur les lèvres, tu te mets à l'observer, à la détailler. Ta vue améliorée perçoit des détails que l'œil humain ne peut voir. C'est un grand manque de politesse de dévisager les gens, mais tu n'arrives pas à t'en empêcher. Tu es face à une louve, sous sa forme humaine. Depuis le temps... Depuis le temps que tu attendais d'avoir la force pour te confronter de nouveau à, la civilisation.

Elle s'est enfin arrêtée pour se retourner et te faire face. Sa voix cinglante te surprend et te fais légèrement sursauter. C'était nouveau pour toi de parler avec des mots et non des signes gestuels. Dans la forêt, tu n'avais pas parlé. A quoi bon l'aurais tu fais? Personne ne t'aurais répondu.  Sa question t'as pris au dépourvu. Tu ne sais pas trop quoi répondre. « Je ne sais pas trop en faite. »   Elle t'a vouvoyé, ça t'as perturbé aussi. Tu n'as plus l'habitude d'employer les politesses. A nouveau sa voix te surprend et tu penches la tête sur le côté, émettant un léger grognement. Tu ne t'en rends même pas compte. Son ton te déplait légèrement sur le coup. C'est sans doute pour cela que ce son s'est échappé d'entre tes dents. « Et bien non, je ne suis pas au courant. Tu es la première personne que je vois depuis plus de 5 ans. »   Ta voix est sèche et à ton tour tu insistes sur le tutoiement. Il est hors de question d'employer des politesses. Un sourire narquois se dépose à nouveau sur tes lèvres et comme elle, tu sors une cigarette et l'allume. La fumée te détend, t'apaise. « Alors, pourquoi tu fuis? Tu as peur du grand méchant loup? »   Cette situation t'amuse. Habituellement, les loups ne fuient pas les autres de leur espèce. Justement. Ils ont un instinct de meute très développés et cherchent la compagnie de leurs semblables. Ce n'est pas ton cas à toi, loup solitaire, mais lorsque tu sens une odeur d'un semblable, tu veux lui faire face. C'est la curiosité qui te pousse.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Leonóra Keresztély
poisoned soul + drink from the cup of life
avatar
poisoned soul
√ Messages : 169
√ Date d'inscription : 23/04/2015

MessageSujet: Re: (Brynòra) ♚ tell me why. Lun 27 Avr - 15:30

Bryn&Leo
Tell me
Why

Animal fear.

Leurs regards se croisent, ils s’entremêlent et, l’espace de quelques secondes, la louve danse dans l’ambre de ses iris. Leo cille et sa silhouette vacille. Elle plante bien profondément ses pieds dans la terre meuble, tant pis pour les talons hors de prix. Des dizaines de questions dans son esprit, dans centaines de raisons de s’enfuir et pourtant, la violoniste reste là, silencieuse et immobile. Qu’elle maudit la louve de l’enjoindre à rester, qu’elle maudit son esprit pour la noyer d’interrogations curieuses.
▬ Je ne sais pas trop en faite. Il lui répond, elle le sent désarçonné, la surprise sur sa peau sent les feuilles sèches, la terre mouillée. Les yeux de l’héritière Hongroise roulent lentement dans leurs orbites alors que le désespoir d’être restée l’envahit peu à peu. Tout ça… Pour ça.. Sur sa peau à elle, c’est la colère qui roule, les senteurs musquées et amères de l’agacement. Elle n’aime pas sa gueule, n’aime pas ses manières. Dans un certain sens, il est purement loup comme elle en a vu des dizaines dans la meute de Cardiff. Purement animal, bourru et se complaisant dans l’irrespect. Elle aussi, elle a mis le respect de côté depuis longtemps mais elle ne se roule pas dedans pour autant.
▬ Ah ! Crache-t-elle comme si c’était évident, le dédain suintant des tous les pores de sa peau. Evidemment qu’il n’en savait rien, il n’avait rien à lui dire, ça tombait bien, elle n’avait rien à lui raconter non plus. Ils n’avaient plus qu’à se saluer bassement et tourner les talons, voilà voilà.
Mais il grogne et cette fois, pas de Prokofiev pour masquer les grondements, pas d’écouteurs pour feindre l’ignorance. De justesse elle retient les feulements de la louve qui refuse de se soumettre et ses lèvres tirent frénétiquement sur le mégot qu’elle consume.
▬ Et bien non, je ne suis pas au courant. Tu es la première personne que je vois depuis plus de 5 ans. Froncement de sourcils, légère exaspération qu’il n’adopte pas une attitude plus polie. Il la tutoie à dessein, comme pour marquer l’espèce, la malédiction commune, montrer que leur souveraine est la lune et qu’ils partagent le même venin. Elle déteste ça et son échine se tend, parcourue de frissons agacés, de frémissements outrés. Mais plus que son impolitesse, c’est sa phrase qui lui marque l’esprit. Leo se garde bien de lui en faire part, de relancer le sujet mais l’idée qu’il ait pu rester à l’écart de la civilisation durant cinq ans pique sa curiosité. Ou alors est-ce une métaphore dont elle ne saisit pas toutes les nuances ? Peut-être qu’il était aveugle, avant… Elle se pince l’arête du nez et hausse vaguement une épaule. Il faut absolument qu’elle cesse de se torturer avec des questions stupides là où il n’y a pas la place. Lui, il a le sourire narquois de ceux qui dominent la situation, ceux qui ont un coup d’avance. Et elle, elle a juste envie de vomir. Le dégoût à ses lèvres crispées dans un sourire froid, elle fixe la braise qui illumine le mégot de son interlocuteur. Il s’en amuse tellement. Elle en meurt.
▬ Alors, pourquoi tu fuis ? Tu as peur du grand méchant loup ? La question lui arrache un glapissement indigné, discret. Elle souffle comme un bœuf en colère.
▬ Il n’y a pas de loup, ici. Répond-t-elle avec un peu trop de précipitation. Un silence, pour se recentrer. Elle joue à l’ignorante, à la tête brûlée, l’héritière impétueuse. Disons que suivre quelqu’un pendant cinq minutes n’est pas la meilleure façon de lui donner envie de vous connaître. Elle ne sait pas pourquoi mais elle s’est rapprochée de lui, de quelques petits pas. Un. Deux. Trois. Elle lui souffle sa fumée aux narines, veut lui montrer qu’elle n’a pas peur parce qu’après tout, elle ne sait rien. Si je vous dis que j’ai peur des loups, vous partez ? Leo lui renvoie ses questions à la figure, porte son déni profond comme le meilleur des boucliers. Elle ne ploiera pas, c’est lui qui la lâchera en premier.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
poisoned soul

MessageSujet: Re: (Brynòra) ♚ tell me why. Mar 28 Avr - 8:54

tell me why ✩
LEONORA & BRYNJOLF
Si la curiosité ne t'avais pas titillé, tu aurais sans doute laisser la jeune femme partir. Hélas pour elle, ta curiosité avait pris le dessus. Tu commençais tout doucement à te lasser de la solitude et tu avais besoin de recommencer à vivre. Pendant 5 ans, le temps semblait s'être arrêté pour toi. Faire taire l'humain en toi avait été facile. Par contre, à cet instant précis, tu n'arrivais pas à faire taire le loup en toi. Ta part animale semblait toujours prendre le dessus. Elle a l'air surprise de la réponse que tu lui sers. Même toi tu t'es surpris à lui dire ça. C'est un peu ridicule, non? Tu n'aurais tout simplement pas du répondre. Tu haussas les épaules tout en levant les yeux au ciel. Tient, voilà une attitude bien humaine. Ca t'arrachas un léger sourire avant que tes yeux ne se reposent sur la jeune femme. Ton regard sombre la scrutait sous tous les angles. Le dédain émanant de sa voix te fit hérisser le poil. Tu aurais pu te remettre à grogner, mais tu te tins. Tu essayas de faire un effort, au sinon elle finirait par partir et elle t'intriguait vraiment. Tu voulais essayer de la comprendre. Si elle était venue dans la forêt, c'est qu'elle ne refusait pas totalement la part animale en elle. C'était son instinct de louve qui avait dû l'emmener ici. Quand elle t'as fuis, même chose. Si elle n'avait pas été une louve, elle n'aurait jamais pu se rendre compte de ta présence. Mais toutes ses réactions t'étonnais. Elle n'aimait pas être une louve. Ca se sentait à des kilomètres à la ronde.

Lorsqu'elle affirma qu'il n'y avait pas de loup ici, tu arquas un sourcil. Riait-elle ou était elle sérieuse? « Tu es sûre de ça? »   Tu jetas ta cigarette au sol, amusé. Dans un mouvement très fluide, tu te retrouvas à croupis et un grognement animal - bien plus puissant que les précédents - s'échappa de ta bouche. Tu te redressas quelques secondes après. La couleur de tes yeux avait légèrement changer. Elle avait viré au jaune. « Je n'aurai pas du te poursuivre si tu n'avais pas fuis dés le départ. »   Elle est plus proche d toi maintenant, mais tu gardes quand même tes distances. Un rictus s'empare de ta lèvre lorsqu'elle te souffle la fumée de sa cigarette au nez. Elle a peur des loups. Une nouvelle blague? « Une louve qui a peur d'un loup? Quel paradoxe. »   Tu penchas la tête légèrement sur le côté. Tes muscles se détendirent. Toutes tes attitudes agressives disparurent peu à peu. « Aurais-tu étais mordue, pas hasard? »   Pour la première fois depuis votre échange, ta voix n'a aucune animosité. Tu es réellement curieux.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Leonóra Keresztély
poisoned soul + drink from the cup of life
avatar
poisoned soul
√ Messages : 169
√ Date d'inscription : 23/04/2015

MessageSujet: Re: (Brynòra) ♚ tell me why. Mer 29 Avr - 0:32

Bryn&Leo
Tell me
Why

Animal fear.

Sans surprise, côtoyer le loup qu’elle souhaitait fuir fait inévitablement ressortir la bête. Ses instincts s’agitent, frénétiques, agacés. La louve lui mord l’âme pour la pousser à lui en céder une part. Peut-être est-ce parce qu’inconsciemment elle a accepté, accepté que la malédiction résonne, enfants de la lune sans complaisance. Evidemment qu’elle fuirait si l’animal prédateur ne renâclait pas aux confins de son esprit à chaque lâche pensée qu’elle formulait. Entre accepter et admettre, il y a tout un monde, tout un univers qu’elle se garde de traverser. Elle se demande ce qu’il veut de plus. Elle le reconnaît comme loup, cela devrait lui suffire. Certes ce n’est ni formel ni verbal mais le simple fait qu’elle soit restée pour échanger quelques mots en atteste. C’est sa façon de faire les choses, il va devoir s’en contenter.
▬ Tu es sûre de ça ? Non. Bien sûr que non, c’est un mensonge, elle le sait mais elle préfère se persuader du contraire. Les loups ne sont pas là, pas encore. Mais lui, il s’en amuse, prend ça pour une blague. Ses lèvres se pincent, elle secoue la tête. Cigarette au sol, sourire narquois de la part de l’homme. Soudain il s’accroupit, avec une fluidité des plus naturelles, des plus menaçantes, un grognement monte, fort, puissant. Le corps de Leo s’est tendu, ses muscles se sont contractés et elle gronde en retour. La louve aurait peur si elle n’était pas particulièrement vexée. Un glapissement lui échappe cependant, alors qu’il se redresse. La bête au fond des pupilles, le fauve sur les iris. Les prunelles de la louve répondent au changement et se teintent d’ambre à leur tour. La violoniste bat des cils pour effacer la vision et chasser la bête. Elle n’a rien vu, elle n’a pas peur.
▬ Je n'aurai pas du te poursuivre si tu n'avais pas fuis dés le départ.  Entre ses dents elle siffle, lui concédant mentalement le point. Il a raison, il a tort, ça n’a pas d’importance. Elle aurait dû fuir beaucoup plus vite, c’est tout.
Et pourtant, elle se rapproche au lieu de reculer, ses expirations fébriles laissent échapper des nuages de tabac à chaque pas, elle a ses yeux dans ceux du loup et tout le sérieux du monde sur le visage, décidée à gagner cette bataille. Jouer l’humaine, la stupide, l’ignorante, ça fonctionne avec tout le monde, pourquoi pas lui ? Qu’il ne réponde pas à cette question mentale, qu’il ne sente pas l’indécision courant sur sa peau. Il semble de ceux qui s’engouffrent dans les failles et elle espère se tromper.
▬ Une louve qui a peur d'un loup? Quel paradoxe. Sa respiration s’étrangle et une toux nerveuse la secoue. Il vient de mettre des mots sur ce qu’elle est, Leo se sent étouffer, mourir et son regard s’emplit de ressentiment. Il a senti son dégoût, il a compris le paradoxe. Alors pourquoi insister ? Pourquoi s’évertuer à chercher la louve sous la peau de la femme ?
▬ Il faut croire que je ne fais rien comme tout le monde. Qu'elle siffle malgré elle avant de se mordre la lèvre inférieure et de regretter ses mots trop criants de vérité.

La violoniste se tait, ses doigts tremblants ont lâché la cigarette sur le sol humide. Incapable d’esquisser le moindre mouvement, Leo l’observe simplement pencher la tête comme un chien curieux. Elle ne peut s’empêcher de penser à l’animal qui rampe dans leurs veines à tous les deux, le monstre tapis dans leurs entrailles. Il embrasse sa nature, elle la fuit. Son regard n’ose plus croiser celui de l’inconnu et elle fixe ses pieds, soudainement d’un intérêt particulièrement fabuleux.  
▬ Aurais-tu étais mordue, par hasard ? La surprise. Elle relève les yeux, croise les prunelles pleines de curiosité. Immédiatement elle grogne, de dépit, de rage, de dégoût. Le grondement s’amplifie entre ses dents serrées et elle tourne les talons pour s’éloigner de lui et son air détaché.
Les mains posées sur ses genoux trop maigres, l’héritière déchue retient des haut-le-cœur tandis que la nausée s’emparent de sa gorge comme un torrent acide, ses poumons aspirent frénétiquement de larges goulées d’air. Elle a peur et il va finir par le sentir. Il lui semble sentir la sueur, le plastique brûlé, l’odeur de la panique se glissant sous sa peau.
La louve fouille fébrilement ses poches à la recherche d’une nouvelle cigarette qu’elle accroche à ses lèvres tremblantes. Elle a envisagé de partir en courant mais premièrement elle n’irait pas bien loin en talons (et de toute évidence il était hors de question de les abandonner ici) et deuxièmement elle avait l’intime conviction qu’il la suivrait quoi qu’elle fasse. Alors elle soupire et, lentement, fait volte-face.
▬ Vous essayez de me faire dire quoi ? Nerveusement, elle touche la croix en argent enveloppée de scotch avec l’espoir d’être plus humaine. Elle sait qu’il est bien trop tard pour jouer à cela mais une partie d’elle persiste et signe. Ca vous apporterait quoi de le savoir, vraiment ? S’il s’est adouci, ce n’est pas son cas. Leo déteste admettre ce qu’elle est, tout ce que cela implique mais, surtout, elle ne veut pas en parler. Jamais. Surtout pas avec quelqu’un qui pourrait comprendre. Les douleurs, les difficultés, l’idée de parler de la furie nocturne ne lui inspire que du dégoût si ce n’est de la honte. Sans s’en rendre compte, elle s’est de nouveau approchée de l’homme, des reflets ambrés au fond du regard. Sa main remonte légèrement son t-shirt pour révéler la morsure, l’amas de chair cicatrisé qu’elle ne dévoile à personne. Elle ne sait pas pourquoi elle le fait, elle regrette un peu, beaucoup. C’est trop tard. Alors elle a la rage, contre lui, contre elle. Vous êtes heureux maintenant ? Vous avez traqué une louve et lui avez fait admettre ce qu’elle ne voulait pas. On va danser nus sous la prochaine lune pour fêter ça ! Sa voix siffle dans le silence, tranchante et amère. Ses pupilles dilatés plantées dans celle de l’homme, tout proche, elle a la rage et l’ironie qui lui collent à la peau, elle pourrait presque sentir l’odeur de sa propre défaite, comme un parfum capiteux. Lourd, détestable.
▬ Vous êtes qui, d’abord ? Un souffle, après la tempête.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
poisoned soul

MessageSujet: Re: (Brynòra) ♚ tell me why. Jeu 30 Avr - 11:55

tell me why ✩
LEONORA & BRYNJOLF
On ne peut pas renoncer à sa nature. On a beau essayer de lutter contre elle, c'est impossible de l'éviter. Par conséquent, un loup reste un loup. Un vampire, un vampire. Etc... C'est ta vision des choses et c'est bien connu, tu es quelqu'un de têtu. Alors même si tu as tords, tu as raison. Et Dieu sait qu'il vaut mieux aller dans ton sens plutôt que de s'y opposer. Le son que tu émis lorsque tu t'accroupis n'avait rien de joueur. C'était le grondement d'un loup, d'un vrai. Un loup en colère. Bien que tu ne le sois pas nécessairement. Le corps de la demoiselle se trouvant en face de toi finit par réagir, enfin, à tes nombreuses suppliques. Un large sourire se pose sur tes lèvres alors que tu te redresses. Tu as gagné sur ce coup là. La louve en elle a fini par apparaître, que ce soit dans la tension de son corps ou dans le jaune de ses pupilles. Ton sourire reste collé au visage et tu es incapable de t'en défaire. Une nouvelle preuve de ta théorie. On ne peut repousser indéfiniment sa nature. C'est impossible. La bête qui sommeille en elle a des instincts bien plus puissants que ses simples instincts d'humaine. Elle refuse de l'admettre, de le voir, de le ressentir. Mais un jour, la bête en elle finira par exploser et elle n'aura pas d'autres choix que de l'accepter enfin. Un humain normal l'aurait sans doute laissée tranquille et n'aurait pas remarqué sa nature. Un vampire n'aurait pas pu passer à côté. Un loup non plus logiquement. Tu repèrerais la présence d'un loup à des kilomètres et tu pouvais dire surement que Budapest comptait son lot de loups et de vampires. Les seules que tu n'arrivais pas à reconnaître parmi les humains, c'était les sorcières et les sorciers. Ca viendrait peut-être au fil du temps, mais leurs odeurs étaient très similaires à celles des humains normaux. La réaction de la jeune femme te fit arquer un sourcil. Elle manque de s'étouffer. De nouveau tu te mets à rire. Pour une première rencontre depuis longtemps, elle est bien amusante.

Tu n'en reviens toujours pas que cette louve ne s'accepte pas comme tel. Sait-elle que c'est un privilège de faire partie de cette race? Parce que sous les inconvénients de ton espèce et de la sienne, il y a de nombreux avantages qu'elle essaye d'ignorer visiblement. « Tu n'agis pas trop comme une louve, non. »   Elle jette sa cigarette sur le sol. Tu n'as pas besoin de regarder l'action, tu l'entends. Tu entends le mégot tomber sur le sol. Entendre le moindre bruit. C'est un avantage par moment! Un des nombreux avantages d'être loup. Son regard se met à te fuir, mais tu le retrouves bien rapidement quand tu poses la question qui fâche en général. Lorsqu'elle gronde, ton instinct animal te fait dévoiler les dents. Pas dans un sourire, dans une espèce de grimace propre au loup. Tu refermes rapidement la bouche cependant Elle s'éloigne de toi, nerveuse. Tu la suis prudemment. A distance toujours. Tu n'es pas prêt à mettre de la proximité avec quelqu'un pour le moment. Une nouvelle cigarette à la bouche, elle te fait enfin face. Ton regard accroche le sien et tes pupilles deviennent jaunes, inconsciemment cette fois. « Ca expliquerait pas mal de choses en faite. »   Se croyait-elle seule dans son cas? Seule à détester sa nature de loup? Quand on né comme ça, on ne connaît que cette vie là. Mais être mordu... La personne avait une vie humaine et banale avant. Une vie modifiée. Peut-être était-ce la peur de l'inconnu qui les poussait à résister à leur part animale? Elle te montre la morsure. Tu gardes ton calme pourtant ça te frustre. Parce que tu ne supportes pas ces loups qui croquent les humains. Tu trouves ça stupide. Tu ne le ferais pas toi même. Tu ne lui réponds pas. Tu souris en coin. Elle est bornée dit donc! Elle te questionne sur ton identité. C'est à ton tour de lui tourner le dos. « Juste un loup solitaire. »   Tu fixes la forêt. Tu distingues chaque arbre. Même plus loin encore. Tu vois des animaux qu'un œil humain ne verrait pas. « Brynjolf. Moi, c'est Brynjolf. Et je suis désolé de ce qui t'es arrivé. »   Ta voix est sincère. Parce qu'elle aurait pu vivre sa vie d'humaine et être heureuse. Mais le sort avait fait qu'elle était louve désormais, et elle devait l'accepter pour en tirer profit.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Leonóra Keresztély
poisoned soul + drink from the cup of life
avatar
poisoned soul
√ Messages : 169
√ Date d'inscription : 23/04/2015

MessageSujet: Re: (Brynòra) ♚ tell me why. Jeu 7 Mai - 18:41

Bryn&Leo
Tell me
Why

Animal fear.
 Elle donnerait sa vie, sa fortune, son goût pour la musique pour être loin, loin d’ici et loin de lui. Elle vendrait son âme si cela pouvait lui permettre de s’éloigner de quelques kilomètres. Leonóra s’est toujours interrogée sur ce qu’elle serait capable d’abandonner pour retrouver son humanité ou remonter le temps, avant la morsure, et la réponse n’a connu aucune variation : Tout. Elle donnerait tout, sans exception aucun. Alors forcément, quand l’autre lui dit qu’elle n’agit pas comme une louve, Leo sourit. Parce que c’est un peu le but. Elle n’a aucune envie d’agir comme l’animal qui la dévore de l’intérieur, plutôt étonner les rares semblables qu’elle ne peut éviter que renoncer à l’humanité.
Parce qu’elle est humaine, Leo, putain, elle est humaine, si profondément qu’elle en meurt de l’intérieur chaque fois qu’elle y repense. C’est à son humanité qu’elle renonce et non aux sens lupins inhérents à sa « race », celle dont elle ne veut pas. C’est à celle qu’elle était qu’elle renonce plus qu’à la part de la louve qui grandit. Les instincts, les sens aiguisés, elle les refuse. Renoncer implique une acceptation antérieure et, entre Leo et l’animal rampant tout au fond d’elle, ça n’a jamais été le cas. Elles ne s’acceptent pas mutuellement, l’une veut dévorer celle qui s’évertue à fuir, l’autre muselle le fauve de toute la force de ses entrailles.
D’une manière générale, la violoniste comprend mal que l’on puisse embrasser la haine, la bête qui court sous la peau. Elle ne conçoit aucunement que, par éducation autant que nature, ceux qui se qualifient comme ses semblables acceptent sans ciller la fatalité. Toute une existence placée sous le signe de l’esclavage brutal de la Lune. Toute une vie à ployer sous les instincts. Même après dix ans, elle n’y trouve toujours aucun attrait, aucune raison valable.
Ce qu’elle comprend encore moins, c’est la diffusion éhontée de la malédiction dans les veines des prochains. Elle ne parle pas de morsure, pas d’accident plus ou moins fortuit par la meute ou le malheureux solitaire. Ca, elle sait. Elle ne sait que trop bien combien il est difficile de contenir l’instinct du chasseur lorsque l’astre sélène règne en maitre.
C’est à la propagation consciente et assumée qu’elle songe, la reproduction des anciens schèmes avec un égoïsme sans borne.
Léo connaît bien l’écrasante influence de la génétique, de l’héritage dont on ne veut pas, la colère née de l’évidence, cette horreur qui vous prend aux tripes à la seconde même où vous réalisez les similitudes entre vous et les géniteurs que vous rejetez. Elle n’ose imaginer celle qui pouvait s’emparer des louveteaux lors de leur première lune, l’idée même lui arrache quelques frissons d’horreur.
Sauf qu’ils ne sont en rien similaires,  elle n’a jamais fait la rencontre d’un lycan naturel qui aurait un dégoût profond de sa nature. Elle hésite encore à décider si c’est elle ou le monde qui ne tourne pas rond.
▬ Ca expliquerait pas mal de choses en faite.
Son regard incandescent dévisage le jeune homme, ignorant les pupilles qui se teintent de jaune. Elle n’a pas besoin de se demander si les siennes font de même, elle le sait. Dans ses entrailles bouillonnent frustration et agacement.
Qu’en sait-il, lui ? A le voir agir, Leo le pense fier, se liant au loup qui dort en lui sans problème aucun. Elle porte des jugements un peu hâtifs sur ce qu’elle voit mais ça ne lui pose aucun problème. A vrai dire, elle n’a pas besoin de savoir, de creuser plus loin que ce qu’elle voit.
▬  Juste un loup solitaire.
Et pourtant, elle reste. Leo penche même un peu la tête comme la louve curieuse qu’elle est tout au fond. Le simple fait qu’il soit un solitaire la rassure légèrement. Le bon côté des choses est, qu’au moins, il n’essaiera pas de la rallier à sa meute à la noix. Les prunelles de la violoniste se tournent brièvement vers la forêt, suivant le mouvement initié par son interlocuteur. Elle se demande, l’espace de quelques secondes, s’ils voient tous la même chose. Puis se dit que non, probablement pas. Pour Leo, tout est noir, tout est sombre, en forêt, teinté de ténèbres et de sang.
▬  Brynjolf. Moi, c'est Brynjolf. Et je suis désolé de ce qui t'es arrivé. Il se présente enfin et elle hoche la tête sans vraiment savoir que faire de cette information. Elle a posé la question après tout. Et je suis désolé de ce qui t'es arrivé. Soupir de la part de la louve, grognement bourru. Décidément, il réveille les instincts qu’elle voudrait en sommeil.
▬ On est deux à être désolés, dans ce cas. Qu’elle lâche avec toute la résignation du monde. Ses yeux s’abaissent sur ses pieds qu’elle trouve décidément toujours aussi fabuleux et elle se mord la lèvre inférieure. Un silence relatif les a enveloppés. Relatif parce qu’il sera court. Relatif parce que, malgré tout, ses sens aiguisés reprennent le dessus et que rien n’est jamais pleinement silencieux. Leo grimace et recouvre les infimes bruits qu’elle capte par le son de sa propre voix.  ▬ Leonóra. Grince-t-elle du bout des lèvres. Je me prétendrais bien enchantée de vous rencontrer mais ce serait un mensonge. Qu’est-ce qu’il vous est arrivé, à vous ? Vous aurez juste dans la forêt comme ça, pour le plaisir de poursuivre les jeunes filles en fleur ? Elle demande, elle veut le jauger, savoir à qui elle a réellement affaire. Vous n’avez pas répondu à toutes mes questions, aussi. Maintenant qu’on s’est mutuellement reconnus comme des loups. Ca vous apporte quoi ? On se sent les fesses ? Evidemment, il faut qu’elle bougonne un peu, qu’elle se renfrogne et qu’elle en fasse des caisses.

//hj; Désolée du retard T_T//

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
poisoned soul

MessageSujet: Re: (Brynòra) ♚ tell me why. Dim 10 Mai - 11:42

tell me why ✩
LEONORA & BRYNJOLF
Impossible de faire marche arrière. Impossible de redevenir humain. Impossible. Impossible n'est pas un mot que tu emplois d'ordinaire, mais il faut se rendre à l'évidence. Personne n'a encore trouvé le moyen pour qu'un loup redevienne humain. Si tu avais le choix, choisirais tu de renoncer à la bête qui sommeille en toi? A cette bête maudite et damnée, comme le considérait ta mère? Non... Tu n'abandonnerais jamais cette partie de ton être. Plutôt mourir que de redevenir un banal petit humain. Tu ne te sentirais plus toi même. Tu as toujours été un loup, depuis ton plus jeune âge. Tu n'avais rien connu d'autre. Tu pouvais comprendre que ceux qui avaient été mordus voulaient changer de vie, mais la plupart des natifs vivaient en harmonie avec leur facette animale. Tu étais un solitaire, bien que ce ne soit pas très naturel chez un loup de l'être. C'était le fait de perdre un être cher qui t'avais poussé à partir, mais aussi le fait que tu ne voulais plus te soumettre à qui que ce soit. D'une part, tu avais un côté bien dominant ancré en toi. D'autre part, tu te refusais d'avoir une meute. Tu serais incapable de les mener à bien et de les protéger, ce qui est tout de même l'un des rôles principal d'un alpha digne de ce nom. Ton ancien alpha n'avait pas été foutu de stopper ce fichu vampire qui avait eu la peau de ta bien aimée. Si tu le recroisais un jour, tu n'étais pas sûr de lui laisser la vie sauve. Il avait failli à sa mission, celle de protéger sa meute au prix de sa vie même. Tu ne comprenais toujours pas pourquoi ce vampire s'en était pris à Svenja. Sans doute parce qu'elle était seule à ce moment là. Seule dans sa maison, pendant que son frère était parti et ses parents étaient chez l'alpha. Tu ne t'en remettrais jamais. Tu en voulais à la meute entière. Ca aurait pu être un autre. Ca aurait pu être toi. Tu aurais préféré. Largement.

Tu ne sais pas pourquoi tu finis par lui donner ton prénom. Tu préfères éviter en général. Mais maintenant que tu dois retourner à la civilisation, ne dois tu pas faire un effort et être sociable? Le début de rencontre n'avait pas été terrible, mais tu t'étais détendu enfin. C'était la première personne que tu croisais depuis longtemps. Une louve en prime. Tu trouvais donc que ça c'était plutôt bien passé pour une première, bien que la demoiselle t'intriguait et que tu le faisais ouvertement savoir. Face à la forêt, tu inspires longuement avant de faire face à nouveau à la louve. Tes prunelles sont redevenues océans. Tu affiches un mince sourire peiné, sourire sincère. Elle est désolée aussi. Elle détestait sa nature. C'était clair et net. Elle refusait d'admettre que désormais, elle était une louve et que sa vie humaine était finie. « Comment est-ce arrivé? »   Elle n'était pas obligée de répondre, mais ta curiosité était sans fin désormais. « Si ce n'est pas indiscret. »   Bien sûr que ça l'était mais en fin de compte tu t'en moquais un peu parce que tu voulais savoir. Tu te demandais où s'était arrivé surtout. Te demandant aussi qui l'avait mordue. Une louve? Un loup? Un jeune? Un plus âgé? Si c'était un plus âgé, ça avait été volontaire à coup sûr. Un jeune aurait agit sans s'en rendre compte, hélas. « La forêt est un peu comme ma maison. J'y ai vécu pendant près de 5 ans, hors de la civilisation. »   De nouveau ton honnêteté t'étonne, mais tu ne dis pas les raisons qui t'ont poussé à partir. Tu ne le dirais jamais. Tu avais ignoré sa petite provocation et t'étais contenté de sourire amusé. « A moi, ça n'apporte rien. A toi, ça t'apporte le fait que tu acceptes ce que tu es devenue, en partie du moins. Et nous ne sommes pas des chiens. »   Tu levas les yeux au ciel, amusé, tout en haussant les épaules.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Leonóra Keresztély
poisoned soul + drink from the cup of life
avatar
poisoned soul
√ Messages : 169
√ Date d'inscription : 23/04/2015

MessageSujet: Re: (Brynòra) ♚ tell me why. Mer 13 Mai - 22:56

Bryn&Leo
Tell me
Why

Animal fear.
 Les monstres étaient là, toujours. Tapis dans l’ombre. Elle a beau s’évertuer à les fuir, de toutes ses forces, tout faire pour les ignorer, ils finissent toujours par sortir. Il faut bien croire qu’on ne renie pas ce qui fait son essence aussi facilement. Elle en souffrirait aussi, en fait, d’avoir la louve arrachée à son être. Les sens accrus, la vie plus brillante. L’existence perdrait certainement de son intensité et elle, une partie de son âme. La plus sauvage.
L’ignorance ne fait pas disparaître les monstres. Ce n’est pas parce qu’elle décide qu’ils n’existent pas que cela reflète la réalité. Y croire dur comme fer n’a jamais rendu la Terre plus plate. Elle ferme les yeux, quelques secondes, avec l’espoir naïf que Brynjolf disparaisse de sa vue en quelques battements de paupières. Un. Deux. Trois. Toujours là. Toujours désespérément là. Les questions qui viennent, trébuchent entre les lèvres de la louve, l’agacement visible d’être incapable de partir. Il est comme magnétique, l’appel du semblable, le mâle et la meute qu’elle rejette.
▬ Comment est-ce arrivé? Question qu’elle aurait dû anticiper. Celle qu’elle refuse d’aborder parce que porteuse de bien trop de souvenirs, d’horreur. Son regard se voile un peu, les réminiscences dans le fond des iris. La colère face à l’interrogation si brute, remontant à la surface les ténèbres amères. De toute façon elle ne sait pas, elle ne veut pas savoir. Par peur, peut-être, d’y voir un miroir d’elle-même, la malédiction transmise involontairement, ce qu’elle a pu faire, déjà. Ces souvenirs qu’elle bloque. Le pardon qu’elle n’est absolument pas certaine d’accorder. Si ce n'est pas indiscret. Il ajoute, comme s’il n’était pas sûr. Leo fronce le nez, sa frêle silhouette irradie de rancœur. Poser ses pieds sur la table et demander après si ça ne pose pas de problème. S’essuyer sur la politesse, les convenances.
▬ C’est indiscret. La réponse fuse, tranchante, tout comme le regard incendiaire qu’elle lui jette. Ca passe comme une excuse à retardement et ne fait pas mieux passer la question et elle ne prend pas la peine d’y répondre. Cette histoire, elle la garde pour plus tard. Ou pour jamais. Sur le papier, elle est banale, probablement similaire à des dizaines d’autres. Les soirées qui tournent mal, l’alcool, la Lune, haute et rieuse. La terreur, profonde, abyssale. Puis les ténèbres. Enfin la mort qui effleure le cœur. Viennent les questions, les révélations et la disparition des amis. Seule survivante d’un massacre sans nom, seule âme condamnée à errer. Leo sait bien qu’elle n’est pas unique représentante de sa situation, chacun vit avec son poison comme il l’entend.
Peut-être donnera-t-elle son histoire, un jour. Mais pour l’instant c’est la sienne qu’elle veut. Pourquoi tant d’ardeur à chercher la louve, poser des questions. Pourquoi ne pas partir, n’est-il pas satisfait ?
▬ La forêt est un peu comme ma maison. J'y ai vécu pendant près de 5 ans, hors de la civilisation. Elle fronce les sourcils. Qui voudrait se couper de toute civilisation et pour quelle raison ? Pour Leo c’est inconcevable, de l’auto-sabotage. Elle dépérirait probablement au fond de la forêt, à discuter avec les lapins et les papillons. Ses yeux fixent un instant la forêt avant de revenir sur Brynjolf. Elle comprend un peu mieux les réactions sauvages, sa façon lupine de se comporter. Tout ce qu’elle déteste. La louve hausse un sourcil mais s’abstient de faire une quelconque remarque sur ce qu’elle considère comme une trahison envers le genre humain. Abandonner ce qu’il est une majorité du temps pour le côté sauvage. Elle n’imagine pas et elle s’apprête à provoquer, encore, sans même y faire attention. Mais il enchaîne, déjà.
▬ A moi, ça n'apporte rien. A toi, ça t'apporte le fait que tu acceptes ce que tu es devenue, en partie du moins. Et nous ne sommes pas des chiens. Serait-ce censé lui apporter du réconfort ? Est-ce qu’il espère lui faire croire qu’il fait tout ça pour elle ? Leo s’étrangle d’irritation et de colère mêlée. Un rire étouffé s’échappe de ses lèvres, ironique, agacé. Ca le fait rire, Brynjolf, il roule des yeux comme si ça lui paraissait évident.
▬ Alors quoi ? Tu vas me faire croire que toute cette rencontre m’est bénéfique ? Que tu vas m’ouvrir les yeux sur les merveilleuses possibilités que peut m’offrir la lycanthropie ? Le tutoiement remplace la politesse passée. Elle a enterré le respect avec le peu d’estime curieuse qu’elle pouvait avoir pour lui. Ses yeux se parent d’ambre et d’éclairs. Etincelante colère, l’amertume sur le bord de la langue. Elle serre les poings et ses jointures pâlissent, sans y porter attention, elle s’est grandie, suivant l’impulsion de la louve qui gronde et cherche à imposer sa vision des choses. Elle ne lui laisse pas le temps d’intervenir et poursuit, la rage au ventre. Tu brises la bulle, tu poses des questions qui dérange et tu penses que ça peut me permettre d’accepter ? Mais dis-moi, Brynjolf, qu’a-t-on de mieux que les chiens ? Qu’y-a-il de bien à être un monstre ? Fureur qui monte, ses pas qui la rapprochent de l’homme-loup. Le fuite n’effleure plus l’esprit enragé.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
poisoned soul

MessageSujet: Re: (Brynòra) ♚ tell me why. Lun 18 Mai - 6:29

tell me why ✩
LEONORA & BRYNJOLF
L'indiscrétion était ton point fort à vrai dire. Ayant vécu à l'écart de la population, tu ne savais plus les limites à ne pas franchir. Il allait falloir que tu réapprennes tout doucement, à ton rythme. Même le respect te faisait défaut. En avais-tu déjà eu avant? Oui, tu en avais bien plus, mais depuis la mort de ta dulcinée, il était hors de question de respecter qui que ce soit. Tu considérais le respect comme inutile. Beaucoup de personnes te prendraient pour un fou d'avoir des idées pareilles, mais tes idées sont arrêtées. Tu es têtu et pour te faire changer d'avis sur ce sujet, il te faudra des années et encore... Tu n'es pas sûr de changer. Ta curiosité te pousse toujours à poser mille et une question, à tout savoir. Tu en as besoin. Tu es un peu comme une fille qui aime entendre les commérages, mais qui garde tout pour elle. Tu veux être au courant de tout, mais ne pas t'en mêler par la suite. Hélas pour toi, la jeune demoiselle te rabouille et te dit que c'est indiscret. Tu lèves les yeux au ciel. Tant pis. Ce sera peut-être pour une prochaine fois, mais aujourd'hui, tu n'as pas envie d'insister car tu as déjà gagner en quelque sorte. L'animal en elle s'est réveillé et elle est obligée d'admettre qu'il fait partie d'elle. C'est déjà un bon point. Un jour, elle finira par aimer sa nature de loup et les avantages que ça comporte d'en être un. Il n'y a pas que des désavantages. Il faut juste savoir tirer profit des avantages. Toi, tu ne vois aucun désavantage, parce que tu te fiches que la part animale en toi tue des gens. Tu t'en fiches. C'est de sa faute, pas la tienne. Vos deux personnalités sont bien distinctes. Alors oui, tu aimes être un loup, même si ça doit couter quelques vies, bien que tu n'en prends quasi plus avec le temps.

Ton nouvel élan de sincérité t'étonnait. Heureusement pour toi, elle ne posa aucune question indiscrète au sujet de ton isolement. Elle l'aurait fais, tu te serais sans doute enfui dans les ténèbres que t'offrais la forêt et tu n'en serais pas ressorti avant quelques jours. La partie animale qui est présente en toi a eu le loisir de s'exprimer pendant 5 longues années. Maintenant, il est temps pour toi de reprendre des habitudes humaines. D'essayer de calmer l'animal, mais il n'y a rien à faire, tes mimiques et tes gestes resteront ceux de la bête. Ce loup noir de jais qui apparaît les soirs de pleine lune. La jeune demoiselle semble à moitié s'étouffer à ta réflexion. Tu arques un sourcil, sceptique. A quoi s'attendait-elle? Que tu lui répondes que vous ressembliez à des chiens? Ces stupides animaux contraints à vivre en permanence avec un humain? Non. Un loup est fier. Un loup est majestueux. Et un loup est surtout libre. « Bien sûr que cette rencontre t'es bénéfique, mais tu ne t'en rends pas encore compte. Et tu apprendras qu'être loup n'est pas si terrible que ça à partir du moment ou tu acceptes de l'être. »   C'était le premier pas. L'acceptation. Une fois ce pas là franchi, on pouvait tirer profit de tout ce que la lycanthropie mettait à votre disposition. Tu comptais lui ouvrir les yeux. Peut-être pas aujourd'hui, mais un jour, certes. « Nous ne sommes pas des monstres. Les humains sont des monstres, les vampires aussi. Mais pas nous. Certes, notre part animale a soif de sang les soirs de pleine lune, mais on peut maitriser cette partie de notre personnalité. On peut la dompter avec les années. Alors non, nous ne sommes pas des monstres. Nous ne tuons pas pour le plaisir comme le ferait un être humain et un vampire. »   Tu inspiras doucement avant de continuer. « Et un jour, tu t'en rendras compte. »   Tu avais ignoré sa colère, continuant à parler sur un ton calme bien que tes yeux aient de nouveau virer au jeune, au aguet.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Leonóra Keresztély
poisoned soul + drink from the cup of life
avatar
poisoned soul
√ Messages : 169
√ Date d'inscription : 23/04/2015

MessageSujet: Re: (Brynòra) ♚ tell me why. Ven 29 Mai - 21:50

Bryn&Leo
Tell me
why

Animal fear.

 Elle se met soudainement à rire, sa gorge offerte au sarcasme. Parce qu’il ne lui reste plus que ça face à l’immense mascarade. Forcément une blague, un coup du destin qui ne cessait de tourmenter la louve. Il est là, les pieds plantés dans la terre, à essayer de lui montrer les bons côtés de sa race, avec ses mimiques trop animales. Leo grimace, retient sa propre bête, l’autre sauterait certainement sur l’occasion pour pointer du doigt la nature qui ne s’efface pas, les instincts bien ancrés dans la génétique. La transformation qui change l’humain. Il a l’air si sûr de lui, si certain de son point de vue que la violoniste l’envie un peu. Si elle avait pu, elle aurait réellement préféré embrasser ses travers sans se soucier du reste. Accepter sans se poser de question aurait été plus aisé, elle jalousait profondément les lycans naturels pour leur capacité à être, tout simplement. Et sans doute aucun, Brynjolf était né ainsi. Leo avait suffisamment côtoyé la meute en Angleterre pour savoir discerner le discours sans nuage. Il n’avait forcément connu que l’état sauvage, le loup se mêlant à l’homme. Ca ou il avait subi un lavage de cerveau. Elle ne voyait aucune autre solution.
▬ Bien sûr que cette rencontre t'es bénéfique, mais tu ne t'en rends pas encore compte. Et tu apprendras qu'être loup n'est pas si terrible que ça à partir du moment ou tu acceptes de l'être. Froncement de sourcils, sa réponse est si calme que le feu qui enflamme Leo s’atténue lentement. Elle n’adhère aucunement au point de vue mais se doit de lui reconnaître une sérénité à toute épreuve. Agacée, pourtant, elle claque brièvement la langue et échappe un soupir las.
Tant de fierté dans sa voix, de respect pour sa propre condition. Sur la peau de l’homme, elle sent la fierté qu’il tire de sa contrepartie sauvage, tout le monde qu’elle semble se refuser en restant fermée à la bête. Le raisonnement bancal se poursuit, celui qu’elle rechigne à admette, à écouter réellement. Si elle trouve la plupart des arguments sans fondement, elle ne peut s’empêcher de reconnaître qu’il y a du vrai entre les mots. Leo ne vivra pas vraiment tant qu’elle n’aura pas réellement accepté les deux parties constituant désormais son être. Accepter sans encenser, là se situe la nuance.
▬ Nous ne sommes pas des monstres. Les humains sont des monstres, les vampires aussi. Mais pas nous. Certes, notre part animale a soif de sang les soirs de pleine lune, mais on peut maitriser cette partie de notre personnalité. On peut la dompter avec les années. Alors non, nous ne sommes pas des monstres. Nous ne tuons pas pour le plaisir comme le ferait un être humain et un vampire.
Elle cligne des yeux, peu convaincue. Entend-il vraiment les arguments qu’il avance ? Espère-t-il réellement la convaincre en plaçant l’humanité à laquelle elle s’accroche au statut des monstres qu’elle exècre ? Leo fixe le loup et ses pupilles jaunissantes, un sourire légèrement railleur étirant le coin de ses lèvres. Elle le considère comme l’animal qu’il est, celui qui ne s’intègre absolument pas à la société, celui qu’il ne dompte aucunement.
▬ Nous sommes des animaux, Brynjolf. Elle martèle, bornée.  Nous succombons à la perte de conscience totale lorsque la lune est ronde, nous sommes esclaves des sens, des caprices du ciel. Son hystérie naissante s’est envolée, elle s’assoit sur ses certitudes, refuse d’entendre le point de vue d’un autre. Elle ne connaît pas grand-chose aux vampires en dehors des films qu’elle regarde. Elle se doute bien qu’ils ne brillent pas au soleil mais les placent à la même hauteur que ses semblables. Ils se nourrissent aussi par nécessité, sont des monstres à la conscience viciée. Nous n’avons pas le choix. Insistance sur le choix qu’elle n’a pas eu, celui qu’elle n’aura jamais. Dompter la part animale ne fait pas tout. Elle ne veut pas de la souffrance des nuits lunaires, elle ne veut pas des sens exacerbés, la sensibilité aigue d’un monde qui la dépasse. Comment peux-tu considérer tout cela comme autre chose que monstrueux ? Comment fais-tu pour accepter ? Regarde-toi ! Tu as la bête sous la peau… Nous sommes différents. Différent l’un de l’autre, différents des humains. Leo ne précise pas et cesse de parler, se mordant la lèvre inférieure. Sa sincérité l’étonne, jamais elle n’a parlé aussi ouvertement du ressenti qu’elle avait vis-à-vis de sa condition. Elle s’ouvre malgré elle au lycan inconnu, parce qu’il la pousse dans ses retranchements, à son grand désespoir. Et d’un autre côté, elle apprécie. Un peu.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
poisoned soul

MessageSujet: Re: (Brynòra) ♚ tell me why.

Revenir en haut Aller en bas

(Brynòra) ♚ tell me why.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POISONED SOUL :: RP-